"Chevaliers": road-trip, héritages, marcels pour tous et Hermès qui roule en Twingo. Soutenez mon premier court-métrage !

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Présentation détaillée du projet

«Il ne faut jamais finir un voyage, seulement l’interrompre.» - Bernard Giraudeau

 

Pitch :

Le héros est ici un trio, trois amis : Maëlys, Lucia et Gaston. Ils se connaissent depuis toujours. Gaston les réunit, une fois de plus, pour une soirée tous les trois, mais celle-ci est particulière. Il doit leur annoncer le décès soudain de Jeanne, leur guide spirituel et professionnel. Au cours de cette nuit, ils vont décider, sur un coup de tête intelligent, de partir en stop par les "petites routes", quittant la grande ville pour la côte Atlantique. Ils passeront un week-end différent des autres : on n'est jamais le même - ou plutôt on est enfin soi-même - en voyage et après la mort d'un proche. Et surtout, ils y monteront à cheval…

 

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Note d’intention : Je veux raconter comment l'autre, le groupe, sauve l'individu. Le drame lié à la perte de quelqu’un et l’absence d’un être cher sont deux thématiques omniprésentes ici, mais je ne cherche pas à les traiter de manière dramatique. "Sa  mort est si soudaine et absurde que j'ai même pas eu le temps d'être triste". Si en surface les larmes n'affluent pas, une lame de fond se répand en eux et les fait se mouvoir. Comme leur disait Jeanne, leur guide partie comme les parents qui récupèrent les jeunes à la fin d'une colo -c'est à dire sans dire au revoir- "rester, c'est disparaître". Cette histoire se veut être un récit initiatique, un road-trip d'apprentissage de liens. Le voyage comme enseignant. Indissociable du voyage, il y a la nature. Qu'annonce-t-elle? Qu'éveille t-elle ou réveille-t-elle en nous ? La considérer pour ce qu'elle est : un lieu et un personnage, plus puissant que les autres. Je crois à la dimension générationnelle dans ce qu'elle a de plus positif, mais en revanche, son aspect sectaire et clivant m’effraye. Le héros est à la croisée des générations : la sienne, la génération plus jeune, les générations plus vieilles. Desquelles veulent-ils s'occuper? Desquelles vont-ils s'occuper? Ils naviguent entre transmission et réception. Je suis passionné par la langue, les langues. Et le héros fait affaire avec le langage, bien  sûr,  ce  langage  qui  est  une part du Code de ces Chevaliers. Le langage comme signe d'appartenance, de liens, de compréhension mutuelle. Comme recherche du mot juste, pour mieux dire. Réinventer, surprendre, convaincre avec les mots. Par amour de la langue, pour la faire vivre, renaître. Mots inventés par eux-mêmes, mots qu’ils détournent de leur sens usuel (pour parfois mieux revenir à l'originel), plaisir de la syllabe tout court ou de la syllabe en moins, verlan (qui remonte au Moyen Age), argot (XIIIe siècle): rien n'est laissé au hasard pour imposer une langue. Pour ces Chevaliers, il s'agit bien de dire "Bonjour et bienvenu" au langage, bien plus qu'un simple apparat de "film de jeunes" ou témoin d'une mode de mots d'une époque (finit toujours démodé ce qui est à la mode) - là est le piège qu'il faudra éviter.

 

J'ai aussi écrit pour mes comédiennes principales. Lucile (Lucile Delzenne interprète Maëlys) et Marion (Marion Noone interprète de Lucia) sont mes atouts premiers. J'ai essayé le plus possible de tailler les personnages pour elles, et c'est un procédé excitant.

 

Maxime Robert, scénariste et réalisateur de "Chevaliers"

 

"Les chevaliers se définissent par une quête sacrée. Par l'appartenance à un groupe: un ordre."

 

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Note de réalisation : La portée métaphorique, qui est tentée par la structure et la mise en scène, l'est malgré les personnages et n'est jamais conscientisée -du moins jamais affichée- par le héros. Au contraire, les personnages sont très concrets, tout comme les scènes qu'ils vivent et les dialogues qu'ils ont aussi. La direction d'acteur tend à cela : un jeu direct, vif. 

 

Je veux une réalisation mobile, vivante, aérienne. Au plus proche des corps, des visages, des mets, des boissons, des animaux, des éléments (les 4 éléments sont filmés)... et très distante en même temps, afin de montrer les multiples réalités, celles conscientisées par le héros, et les autres. Filmer la nature et le marais de Lyarne, où se situe la maison où le héros passe un week-end, comme puissance particulière, ce lieu étant un personnage à part entière...

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"J't'ai dit, ici c'est particulier."

 

 

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Bande-originale :

 

La musique tient une place prépondérante au sein du film, parfois directement les musiques écoutées par les personnages, notamment celle que met toujours Maëlys, fille de musicienne et qui entretient un rapport spécial à la musique : c'est la djette de la bande et elle entend imposer ce qu'ils écoutent. La musique agit tour à tour en contrepoint ou pour appuyer une onde de jeu ou la déclencher. La bande-originale fait des allers retours entre ajout en post production et musiques déjà écoutées par les personnages.

 

Atmosphère son :

 

Etre au plus près des accessoires (notamment tout ce qui est lié à l'alimentation, avoir tous les sons de la mélodie de la cuisine, d'une bouteille qui se débouche... le spectateur entre aussi dans le film grâce à ses oreilles, par ce que les sons convoquent chez lui). Idem avec la nature, les éléments et leurs notes doivent être saisis. Là encore pour une immersion du spectateur, mais aussi pour traduire ce que ressent le héros, qui traverse des paysages sonores très différents (le silence de l'attente au bord de la route, le grondement des éléments, de la cuisine, les musiques que les personnages écoutent...). La BO fait des allers retours entre ajout en post production et musiques déjà écoutées par les personnages.

 

«Tout bien considéré, il y a deux sortes d’hommes : ceux qui restent chez eux et les autres.»  - Rudyard Kipling

 

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Costumes :

 

Au début de la soirée ils arborent une tenue de ville qui leur ressemble. Il y a un point commun à leur tenue: ils ont tous un cuir... Les costumes ne doivent pas faire "à la mode", mais être plutôt intemporels. Ils partent sur un coup de tête en stop dans la nuit donc Maëlys et Lucia n'ont pas d'affaires à elles. Gaston fera un rapide sac pour eux 3 en partant... La  place des costumes est primordiale; c'est un 'enjeu' en soi, et aussi un élément 'en jeu', à plusieurs reprises pour les comédiens, notamment dans les dialogues.

 

"Un blaze venu des abysses, sorti d'la mythologie le gamin."

 

Oeuvres de références :

 

Livres :

 

L'usage du Monde de Nicolas Bouvier

Yaka aller voir les baleines de Jérôme Bourgine

Touriste de Julien Blanc-Gras

 

Ces trois livres pour le regard qu'ils posent sur le voyage dans toutes ses dimensions.

 

L’amour, La Famille  de Bastien Vivès.

Pour l'aspect spécifique et situationnel, que je vise pour plusieurs scènes du film.

 

Films :

 

La trilogie L'auberge espagnole /  Les poupées russes  / Casse-tête chinois de Cédric Klapisch

Pour  la  direction  d’acteurs  et  le  jeu  des  comédiens  mais  également  pour l’esthétique, réaliste et romanesque à la fois.

 

Chouf de Karim Dridi

Pour la langue imposée au travers des dialogues et la sociologie.

 

The Revenant  de Alejandro Gonzalez Iñarritu et Mud de Jeff Nichols                            

Pour la nature-personnage, la nature comme élément déterminant, influent sur le récit et les trajectoires des personnages.

 

Théâtre :

 

Le personnage d'Octave dans "les Caprices de Marianne", pièce d'Alfred de Musset, Pour son détachement, cette façon de rire de tout (cette dérision bouclier de sa pudeur) et son refus du drame pour le personnage de Gaston.

 

Le personnage de Lorenzaccio dans la pièce éponyme (Musset encore, ou plutôt Musset toujours...) Pour son acuité humaine et sociale, que partagent Maëlys, Gaston et Lucia (bien que cette dernière le montre moins).

 

Tous les spectacles de Joël Pommerat que j'ai pu voir : Cendrillon, La réunification des deux Corées, Cercles-Fictions, Ma chambre froide, Ca ira (1) Fin de Louis...                      

Pour tout. Parce que mon regard sur le monde et l'art ont été transpercé par son oeuvre. Je ne saurais dire en quoi elles ont été des références précisément pour écrire Chevaliers, mais à coup sûr ce film est né sous ce ciel là.

 

 "Les jeunes savent pas encore qui j'suis. C'est comme si j'étais un fantôme. Invisible et       déjà là. J'les saisis, les transperce, les aspire."        

 

L'équipe du film :          

 

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Maxime ROBERT, comédien (rôle de Gaston), scénariste et réalisateur                          Membre et fondateur du Collectif Les Parvenus.

 

Il débute sa formation en Art dramatique au Conservatoire de Région de Nantes en 2008, avant de la poursuivre au Conservatoire Gustave Charpentier à Paris aux côtés de Jean-Luc Galmiche. Sa formation l'amène à travailler la danse avec le Collectif Les Possédés puis avec Benjamin Lamarche. Il complète sa formation avec l'improvisation théâtrale aux côtés, entre autres, d'Arnaud Tsamère, Viviane marcenaro et Matthieu Loos. A Nantes, il joue au Studio Théâtre où il mettra également en scène Dom Juan en 2009. Puis il danse au Sylvia Monfort sous la direction de Nadia Vadori-Gauthier. Depuis 2009, il traverse la France, la Belgique mais aussi la Suisse avec de nombreux spectacles d'improvisation théâtrale . Il a notamment joué dans Le Fabuleux Destin de... et Trivial pour Fuite au Festival d'Avignon off 2014. En 2014, Maxime rejoint le spectacle de danse-théâtre Que reste-t-il de nos (abats) jours? qui est à l'affiche au Théâtre de l'Opprimé à Paris en 2015. Toujours en 2015, il joue dans Looking for Hamlet-Héritages au Théâtre de Belleville avec la Cie Future Noir. Il est aujourd'hui à l'affiche du spectacle Persona avec le Collectif Les Parvenus dans toute la France.       Intervenant et coach depuis 6 ans au sein de nombreuses structures, il se passionne pour la direction d'acteur. Il a réalisé plusieurs teasers et clips. "Chevaliers" est son premier court-métrage. 

                

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Lucile Delzenne, comédienne, rôle de MAËLYS

 

Lucile Delzenne obtient son Diplôme d’Etudes Théâtrales en Avril 2010 à l'Ecole Départementale de Théâtre de Corbeil-Essonnes (EDT91) sous la direction de Christian Jéhanin. Elle travaille à sa sortie avec Barbara Manzetti aux Laboratoires d’Aubervilliers puis joue Ophélie dans Hamlet avec une troupe franco-congolaise au Canada et en Equateur. En 2013, elle rencontre Tatiana Vialle et l’assiste au casting de plusieurs films. Un nouveau monde s’ouvre, celui de l’image et du travail de l’acteur face à la caméra. Elle est « coach enfants » dans Famille à louer de Jean-Pierre Améris et Rock’n Roll de Guillaume Canet. Elle joue en 2015 avec le collectif Lumière d’Août dans POPS ! d’Alexis Fichet. Fascinée par la direction d’acteurs, elle est assistante à la mise en scène de Ronan Rivière dans Faust, première assistante mise en scène de Christophe Offenstein pour Burn Out au cinéma et directrice d'acteurs pour Despedirse, spectacle sous casque audio qui diffuse le son en 3D (création de la Cabine Leslie). Elle joue en 2017 dans deux courts-métrages, Mes lycéennes de Maxime Cappello et Fantôme d'Anne-Sophie Bussière.

 

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Marion Noone, comédienne, rôle de LUCIA

 

Marion Noone démarre sa formation au Conservatoire Régionale de Rennes. En 2011, elle joue La Décision de B. Brecht à l'Opéra de Rennes. Diplômée de l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique (ESAD) en 2014, elle y travaille aux côtés de Jean-Claude Cotillard, François Ransillac ou encore Koffi Kwahulé. Elle est dirigée par Anne-laure Liégeois au Théâtre de l'Aquarium en 2014 dans Nevers For Ever. Au cinéma, elle est devant la caméra de Mikaël Buch dans La Vie Commune. On peut aussi l'entendre en lecture en 2014 sur France Culture ou encore en 2015 au Théâtre de l'Odéon  Elle est collaboratrice artistique et coach d'acteurs  pour On va tout dallasser Pamela de M. Pinsard au Tarmac en 2016.         C'est une fidèle du coach Alexandre Del Perugia qu'elle suit depuis plusieurs années.     En novembre 2017, nous la retrouverons dans Une Commune, mis en scène par Jules Audry, au Théâtre de Vanves.

 

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Florian Bresler, comédien, rôle du CONDUCTEUR DE VOITURE/HERMES

 

Élève au conservatoire d'art dramatique du 1er arrondissement, puis à l'école Blanche Salant et en parallèle formé à l'art de l'improvisation, Florian a toujours tenu à multiplier les stages et les rencontres afin d'observer et s'enrichir de différentes méthodes, même si l'école lui correspondant le plus reste celle de l'improvisation, dont il continue de suivre la formation. Florian a joué dans de nombreux projets, web, télé, ciné, et sur scène régulièrement dans des spectacles d'improvisation.

 

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Nivine Chaikhoun, chef déco et accessoiriste.

Nivine Chaikhoun est née en 1990 à Paris. Elle attache une importance particulière aux objets (d’une brosse à dents à une image d’archive), les récits fictionnels ou non qu’ils véhiculent, leurs aspérités et les liens que l’on peut tisser entre eux et s’emploie à élaborer des dispositifs pour les donner à voir. Après des études à l’ÉSAA Duperré et L’ENSBA Lyon puis un stage à RIo de Janeiro dans l'atelier du sculpteur Ernesto Neto, elle travaille dans un premier temps comme scénographe indépendante puis au côté du designer David des Moutis lorsqu’elle rejoint le studio DDMW en 2016. 

 

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Margot Torres, monteuse

Grâce à une marraine monteuse et quelques bonnes fées sur son passage, Margot est tombé en amour pour le montage. D'abord vu comme l'art du puzzle elle a pu au cours de ses années d'études cinématographiques découvrir une nouvelle manière de s'exprimer par l'agencement d'images et de sons. Elle enchaine alors plusieurs projets cinématographiques, du documentaire à la fiction en passant par le cinéma expérimental. Travaillant régulièrement pour la télévision, elle trouve un équilibre dans le court métrage de fiction. Le court l'Âge de Raison de Mathilde Petit a notamment été sélectionné et primé dans plusieurs festivals. Partageant avec Maxime Robert une vision semblable et une culture commune, elle se lance dans Chevaliers.

 

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Camille Richardeau, production

Camille démarre sa formation au Conservatoire Régional de Rennes en 2010. Très vite, elle se passionne pour la production. Elle a travaillé sur de nombreux tournage de cinéma et de publicité en tant que coordinatrice de production, assistante de production... Elle a été assistante puis directrice de casting.

Elle travaille actuellement pour la société de production La PAC et est modèle à ses heures perdues. 

À quoi servira la collecte ?

Tourner un court-métrage à un coût !

Le projet est totalement indépendant. Pour qu'il voit le jour, votre soutien est précieux !

 

Premier pallier 2000 euros :

 

Sans cette somme, le film ne peut se faire. Ils serviront à :

- louer du matériel: steady cam, micro, perche, éclairages...

- location et essence des deux voitures qui servent aux déplacements de l'équipe ET pour les deux conducteurs qui prennent le héros en stop

- nos seuls accessoires payants: les aliments et les boissons consommés par les personnages.

- payer le centre équestre pour les chevaux.

- permettre repas et table régie pour l'équipe.

 

Deuxième pallier 3200 euros :

 

- avoir de meilleurs repas et table régie pour l'équipe !

- louer plus de matériel et de meilleure qualité

- pouvoir payer des droits musicaux pour la bande-originale

- avoir une  post-production de qualité : montage image, son, mixage, étalonnage et création d'un DIGITAL CINEMA PACKAGE, qui permet l'exploitation numérique du film en salle et en festival

- avoir une journée de tournage supplémentaire

- pallier aux imprévus, qui sont le propre d'un tournage

 

Le court-métrage étant auto-produit, c'est moi, Maxime Robert, qui toucherait l'intégralité des fonds.

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Maxime ROBERT, comédien, scénariste et réalisateur. Membre et fondateur du Collectif Les Parvenus. Il débute sa formation en Art dramatique au Conservatoire de Région de Nantes en 2008, avant de la poursuivre au Conservatoire Gustave Charpentier à Paris aux côtés de Jean-Luc Galmiche. Sa formation l'amène à... Voir la suite

Derniers commentaires

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Je te souhaite une belle aventure
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"L'amitié, camarade, est semblable à la coupe Qui passe, au coin du feu, de la main à la main. L'un y boit son bonheur, et l'autre sa misère ; Le ciel a mis l'oubli pour tous au fond du verre".
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Devenons tous des chevaliers ! En tous cas j'ai déjà mon "BOOCLIER" ;)