Film sur le camp Choucha. Témoignages de réfugiés sur la migration, l'intégration, le racisme dans une Tunisie toujours sans loi d'asile.

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Présentation détaillée du projet

CHOUCHA est un projet de film né d‘une discussion entre le journaliste Mauritanien Djibril Diallo et la cinéaste française Sophie Bachelier.

 

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Djibril Diallo vit et travaille en Tunisie depuis une année ; Il est journaliste d’investigation en langue arabe à Nawaat, site d’actualité le plus lu en Tunisie. Il a plusieurs fois écrit sur le camp CHOUCHA.

 

Sophie Bachelier a réalisé le film MBËKK Mi, le souffle de l’océan, mention spéciale du meilleur long métrage documentaire du Jury Anna Politovskaïa du Festival de film de femmes de Créteil en mars 2013. Film qui traite de l’émigration clandestine au Sénégal vue par celles qui restent sur la rive, les épouses, les mères.

 

 

 

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Le 30 juin 2013, le camp CHOUCHA, en Tunisie, fermait sans que soient résolus les dossiers de plus de 700 réfugiés d’une quinzaine de nationalité. La majorité sont des subsahéliens, les fils symboliques de ces femmes qui s’expriment dans MBËKK Mi.

 

Ces oubliés des gouvernants et des instances internationales font partie des 20 000 personnes entrées au camp CHOUCHA en 2011, encouragées par les Nations-Unies à venir se réfugier là, à moins de 7 km de la frontière Libyenne, suite aux bombardements de la Libye par l’OTAN.

 

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Leurs passeports ont, pour la plupart, expirés après deux ans et demi passés dans l’attente et l’espérance de trouver un pays d’accueil où leurs droits soient respectés. Certains sont opposants politiques, ils ne peuvent recourir à leurs consulats pour les protéger; d’autres ne peuvent non plus regagner leur pays en guerre.

 

Ils sont arrivés en Tunisie en pleine révolution, ils avaient alors bénéficié d’une belle solidarité de la part de la population. Beaucoup avaient pu rentrer dans leurs pays d’origine, d’autres, environ 3 500, se sont vues offrir un pays d'accueil.

 

Restent les autres.

 

Les « rejetés » de l’UNHCR, environ 250, ont formé un quartier et les réfugiés sans pays d’accueil : environ 350, attendent au camp par solidarité envers les premiers. Personne ne sait le temps que cela prendra, un mois, trois ans, dix ans, avant qu’un pays ne les accueille.

 

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La fermeture du camp poussent hommes, femmes et enfants à émigrer clandestinement par la mer dans des conditions totalement inhumaines.

 

Les responsables de l’UNHCR, disent que la fermeture du camp CHOUCHA est une réussite dans l’histoire de leurs annales et refusent de réouvrir les dossiers des rejetés, dont certains auraient pourtant eu a subir, dans l’euphorie du chaos des débuts, certaines grossières erreurs, comme celle de se retrouver par exemple avec une autre nationalité.

 

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Six cent personnes, réfugiés statutaires sans pays d’accueil et “rejected people” refusent ainsi l’intégration locale proposée par l’UNHCR et le gouvernement Tunisien et résistent au camp, sans eau, ni électricité, ni soins. Certains retournent en Libye malgré l’instabilité du pays et prennent la mer pour rejoindre les côtes italiennes. Quelques uns sont arrivés à Lampédusa, d’autres sont morts en Méditerrannée, les rescapés reviennent à la case départ.

 

Le camp CHOUCHA symbolise à lui seul la problématique de l’émigration et de l’intégration en Tunisie, pays qui n’a pas encore adopté de loi sur l’asile.

 

Ce sont les témoignages de ces victimes de guerre, de ces rescapés de la mer, qui se battent pour trouver des solutions mettant fin à leur tragédie, que l’on entendra dans le documentaire CHOUCHA.

 

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                    Ils nous soutiennent:

 

 

 

 

       Logoftdes Page d'accueil | FTDESFtdes - Depuis sa création, le FTDES reçoit de nombreux migrants vivant en Tunisie qui témoignent d'importants manquements à leurs droits: accès aux soins, au logement, situation administrative, discriminations.

           Capture_d_e_cran_2013-11-09_a__19.01.19 Rue89 - Rue89Rue89 - Blogs Rue 89 La semaine dernière, C215 publiait une tribune sur l'art urbain sur Rue89. Sous couvert d'en clarifier la terminologie, le pochoiriste français en ramenait la diversité à deux modes d'expression principaux : le graffiti né sur la côte Est américaine dans les années 60, et le street art apparu au tournant du nouveau millénaire.                                        

 

À quoi servira la collecte ?

2 billets d'avion Paris-Tunis pour l'un des réalisateurs

 

Disques durs, achat de matériel de tournage

 

Frais de traduction et de montage

 

Frais de transports locaux, hébergement pour les deux coréalisateurs

 

Durée 4 mois.

 

La collecte servira à couvrir une partie de ces frais de production.

 

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Sophie Bachelier et Djibril Diallo

Djibril Diallo, journaliste à Nawaat, écrivain Mauritanien spécialiste de l'Afrique et du monde arabe. Coordinateur et présentateur des émissions sur Radio Citoyenne (2007). Vice rédacteur en chef du site Taqadoumy (2009). Militant des droit de l'homme. Co-auteur de la série 'Génocide et délits de complicité’ en Mauritanie. Sophie Bachelier, vidéaste... Voir la suite