La Compagnie Les Temps blancs crée son premier spectacle "Tôt ou Tard" et interroge notre rapport au temps. Elle a besoin de vous!

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The project

L'objectif des 1500 euros est atteint, mais nous avons encore besoin de vous! 

 

La Compagnie Les Temps blancs a besoin de vous pour créer son nouveau spectacle Tôt ou Tard !

 

A la fois expérience sensitive et visuelle Tôt ou Tard traite la question du traumatisme temporel, cette chose étonnante qui nous fait croire qu'on est "à la fois en avance et en retard".  

 

Les premières représentations sont prévues le 20, 21 et 22 Novembre 2013 à 20h30 au Théâtre Kantor de l'ENS de Lyon. 

 

 

Présentation du projet: 

 

                Un monde tout ce qu’il y a de plus normal, sauf qu’un jour, on ne sait plus bien lequel, tout bascule comme toujours. Ce qui fait tout basculer ? Une disparition. De qui ? Ô ce n’est pas vraiment une personne, ce n’est pas vraiment un objet, c’est le temps qui disparaît, en tout cas, celui des horloges, des montres, des portables. Comment fait-on alors pour se repérer, pour être à l’heure, pour rencontrer les autres, quand on n’a plus rien pour mesurer ?  

Précipités dans ce monde fantastique, un groupe d’hommes et de femmes s’interrogent. Alors que les positions divergent sur la stratégie à adopter, alors qu’on discute sur l’utilité du temps et la nécessité de son contrôle, celui-ci bien plus présent qu’il n’y paraît, creuse les individus jusqu’à les dévorer.

 

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         La pièce est une expérience au sens propre du terme. L’expérience se décrit ainsi : Que se passerait-il s’il n’y avait plus de temps des horloges : c’est-à-dire du temps que l’on dit objectif, du temps qui semble tout surplomber, du temps qui se compte, qui se mesure (avec des chiffres, 1 seconde, 2 minutes … etc), du temps qui permet aux gens de se placer sur un terrain commun. Le temps qui fait qu’on peut se donner rendez-vous à telle heure, et que « telle heure » puisse signifier la même chose pour tout le monde. Ici ce temps là a disparu. À partir de là, il faut comprendre que c’est seulement au prix de cette disparition, qu’on peut découvrir ou vivre un autre temps, moins artificiel, plus intensif, peut-être plus collectif.  (Juliette Farjat, sur l’écriture de Tôt ou Tard)

 

Extraits du texte:

 

Scène 1: 

 

 

Les acteurs arrivent en file indienne, chacun repose sa tête sur l’épaule de celui qui le précède. D’un coup, l’alignement se rompt, les personnages se dispersent, s’agitent dans tous les sens. Peu à peu, comme s’ils semblaient avoir fait tout ce qu’ils pouvaient faire, ils s’alignent à nouveau, face au public.

 

ERNEST : J’ai cru que j’étais en retard.

FILLE 1 : Moi aussi !

FILLE 2 : Moi aussi.

LE PROFESSEUR DES TEMPS : Moi aussi.

LE FAUSSAIRE DES TEMPS, en souriant un peu  : Moi aussi.

Silence.

LE PROFESSEUR DES TEMPS : Ça fait au moins une heure que j’attends.

FILLE 2 : Moi c’est pareil.

FILLE 1 : Pareil.

LE FAUSSAIRE DES TEMPS : Moi, plus d’une heure déjà.

Un temps.

FILLE 1 : C’est drôle, j’ai l’impression depuis quelques temps de vivre à l’envers. J’arrive avant d’être arrivée, je pars avant d’être partie.

FILLE 2 : Mais qu’est ce que tu racontes ?

FILLE 1 : J’ai rien dit.

 

Scène 9:

 

FILLE 2, se met au centre de la scène, elle a l’air d’une petite fille. Elle parle très vite. :

Ah ah ah ah, les leçons de piano. Mme Meillant Mme Meillant : 1, 2, 3, 4. Non de dieu vous n’êtes pas dans les temps. Faites un effort. Ah Ah Ah, déjà déjà petite fille ne suis pas dans les temps. Écoutez le métronome, avec moi avec moi 1, 2, 3, 4. Tiens le bâton qui tape sur le piano, quel bruit insupportable. Je ne vois pas bien où est le temps, et si le temps il est entre les coups de bâtons et pas SUR les coups de bâtons.

Attention, 3, 4. Oh elle doit avoir le ventre un peu noué. Tu es prête ? Dis moi quand tu te sens prête. On y va 3, 4. Impossible de bouger. Mais, par où ça commence ? Allez, ne t’inquiète pas, tu vas y arriver, on reprend 3, 4. Hum, excusez moi, je ne sais pas ce qu’elle a aujourd’hui, oh le stress sûrement elle est un peu fragile. Elle n’a pas l’habitude, c’est la première fois. Oh avec moi elle joue très bien. Hein ? Quel gentil sourire. Quel gentil sourire.

Hé tape tape tape sur les touches : ah quel bruit affreux. Pas dans les temps pas dans les temps , je te tape le temps, je te BATS la mesure je te le détruis ton piano, quel gentil sourire.

Ahhahahhahahah mais c’est quoi alors hein Mme Meillant ?

C’est dommage, elle a quelque chose, si elle pouvait avoir un peu de rythme, ça gâche oui ça gâche…

 

 

Le texte du spectacle contient un extrait de la nouvelle de Jorge Luis Borges, L'Autre, première nouvelle du Livre des sables. 

 

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Note d'intention à la mise en scène:

 

Danser, manger, se raser, boire, faire la vaisselle, se présenter, jouer au poète... Que peuvent faire les hommes pour se rassembler ? Comment peut on raconter le temps ?

On raconte des histoires, on laisse parler les poètes, les troubadours, les inventeurs, les raconteurs, les comédiens et le projet s’écrit alors sous cet adage : « N’affirme rien, Raconte ! ».

 

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Ils sont 5 personnages. Ce n’est même pas certain que chacun appartienne à la même époque. Mais par le hasard qui fait souvent les pièces de théâtre, ils se sont retrouvés sur scène tous ensemble, à partir de là, ils vont devoir se battre pour comprendre ce qui leur arrive.

Pour moi créer un spectacle sur le temps, c’est poser la question du rapport au public, poser la question de notre jeunesse qui veut recevoir et transmettre mais qui ne sait plus dans quel temps se situer.

L’époque... je la vois surtout dans mes habitudes, dans internet, dans le téléphone, dans les petites choses du quotidien mais aussi dans la crise, dans l’angoisse, dans la dépression. Alors quand je me demande comment je pourrais parler du temps, sans faire de mathématique, ou de physique, ou de philosophie, quand je me demande comment un spectacle raconte quelque chose sur le temps ? C’est l’intimité du quotidien qui me répond. J’essaye de parler au creux de l’intimité, la mienne, celle de Juliette, celle des acteurs, mais aussi celle du théâtre. Et de l’intimité ne sortent que des choses simples, des récits de vie, des passages et des rencontres. Je veux parler de la transmission et du passage, des habitudes et de la joie de vivre. « Finie la crainte du Finir ».

C’est pour cela sans doute que des balles sont au centre de la scénographie proposée par Hugo Caillaud. Des balles qui sont comme des masses d’atomes à agencer comme on le veut et qui permettent de jouer avec le passé, le présent, le futur pour s’inventer soi-même et réinventer l’univers à l’infini.

La présence de comédiens plus âgés dans une jeune compagnie est aussi le fruit de ce questionnement sur la transmission et le passage.

On danse aussi sur scène et la musique accompagne la course des rythmes sans minute. L’interprétation live de morceaux d’Arvo Pärt, de Philipp Glass et de Jeanne Moreau donne aux comédiens le souffle et l’énergie, la pulsation de la joie qui se cache dans l’acceptation du passage des heures. Les mouvements dansés en liberté viennent se cogner à la mécanique d’horloger de nos habitudes.

 

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Le temps et l’espace sont des mots qui font peur alors nous tâchons d’en rire, pour montrer ce qu’il y a de ridicule, d’absurde dans la pensée qui croit que le temps coule, qu’il s’en va, qu’il s’enfuit, qu’il file. C’est un chemin et une ligne, que nous empruntons tous ensemble à des moments, en des points différents, sans espérer toujours les mêmes choses. Les six acteurs essaient chacun à leur manière d’échapper, de plonger, de rêver, de questionner le temps. Tour à tour Peter Pan et Jeanne Calment, les personnages s’expérimentent. Cela laisse place à des scènes de cauchemar, à des rêveries quotidiennes, à des espoirs et des craintes, des déceptions et des larmes. Le spectacle produit des paysages, des souvenirs du présent, des déjà-vu qui travaillent en soi la représentation trop souvent linéaire que nous avons habituellement du temps. Les traumatismes, les angoisses qu’on a du temps qui passe, l’amour et la joie qui font tout oublier et la mort enfin, comme fin ou comme début, tout se mélange et tout devient un rêve que nous partageons avec le public. (Victor Thimonier)

 

Musique:

 

La musique composée et interprétée par Luc Tezenas du Montcel et Juliette Sedes pour le spectacle, entend elle aussi travailler sur la distorsion du temps. La musique est exécutée en live car c'est dans l'attitude corporel du musicien penché sur son piano ou tendu sur son violon qu'on voit apparaître l'image la plus lisible du temps et de son travail sur nos corps.

 

Le morceau Fratres, d'Arvo Pärt accompagne également le spectacle.

 

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L'équipe: 

 

 

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Texte: Juliette Farjat

Mise en scène: Victor Thimonier

Scénographie/photographie: Hugo Caillaud

Dramaturgie: Pierre Causse

 

Jeu:  

Léa Carton de Grammont

Alix Kuentz

Constance Maillard

Romain Paillette

Michel Richard

 

Musique:

Juliette Sedes

Luc Tezenas du Montcel

 

Chargée de Production:

Aleth Mandula 

 

 

Soutiens: 

 

La Création de Tôt ou Tard a commencé à la MPAA St Blaise.  Nous sommes ensuite partis cet été dans le beau théâtre de Lyon, le Théâtre Kantor. Actuellement, nous poursuivons notre travail au 6B de Saint Denis. 

 

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Le spectacle bénéficie des soutiens  de l'ENS de Lyon et de son association de théâtre ENScène:

 

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Contacts:

lestempsblancs@gmail.com

0687997448

 

Chargée de production:

Aleth Mandula: 0674620509

alethmandula@gmail.com

Why fund it?

 

Après avoir été en résidence de création à l'ENS de Lyon cet été, nous retournons à Lyon présenter ce spectacle en Novembre avant de le jouer à Paris.  Pour que cette présentation se fasse dans les meilleurs conditions et pour envisager avec confiance l'avenir de cette création,  nous avons besoin de votre aide!

 

Objectif: 1 500 euros

 

Pourquoi?

 

Sur scène:

Scénographie/le décor :  300 euros

Technique ( projecteurs lumière et autre) : 360 euros

Costumes (5 comédiens et 2 musiciens): 200 euros.

Frais divers: 50 euros

 

Autour du spectacle:

Frais de communication (affiches, flyers, impression de dossiers couleurs pour les professionnels + frais postaux): 250 euros

Défraiement  (transport du décor en voiture Paris-Lyon/Lyon-Paris) : 120 euros

Transport Piano: 170 euros.

Assurance : 50 euros

 

Total : 1500 euros

 

 

 

Newest comments

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Belle réussite à toute la compagnie ! Serons avec vous de tout coeur pour la 1ère. Mannick et André
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Bravo à vous pour le talent, la capacité à mobiliser, et vivement le spectacle à Lyon ! Bise
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Je souhaite une pleine réussite à votre projet