Ce film suit le groupe de supporters de foot de l'ASSE du petit village de St Jeure d'Ay dans le nord de l'Ardèche. Un public principalement ouvrier qui est suivi du stade à l'usine, entre nostalgie d'un âge d'or du club et réalité contemporaine...

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Présentation détaillée du projet

Mon film se passe principalement à St-jeure d’Ay un petit village de 400 habitants en Ardèche. Le village dans lequel je suis né. Un village qui comme beaucoup d’autres villages du Nord de l’Ardèche a connu une mutation sociale très rapide : une génération à deux générations. Une mutation d’une population majoritairement paysanne vers une population principalement ouvrière.

Ce film part à la rencontre des personnes de ce village. Des personnes que je connais, que j’ai connu dans mon enfance…

Dans un même temps ce film suit le groupe de supporters de foot du village (des ouvriers) et les supporters de l’AS St-Etienne. Club dont le public est (était) majoritairement prolétaire. St-Etienne a connu son “épopée” devant un public de mineurs. Il vacille entre nostalgie et réalité contemporaine du monde ouvrier.

 


Ce documentaire tentera de poser diverses questions, autour d’enjeux de lutte des classes, de proposer une lecture du foot à travers cette lutte des classes. Ainsi, j’accorde de l’importance aux supporters. Assez rapidement dans le film arrive des images d’une banderole déployée par les supporters de Lyon (public réputé bourgeois) rivaux de St-Etienne : « Pendant que les gones inventaient le cinéma  vos pères crevaient dans les mines »…

L’objectif du film est de ne jamais amener de réponse, de laisser toute question en suspend, ambigüe. Chaque question posée renvoie à une nouvelle (par exemple si l’on voit un supporter tenir des propos homophobes, sexistes ou virilistes envers l’équipe adversaire ou l’arbitre). Il peut arriver l’idée que peu importe ce qui est crié au stade, les choses ne sont pas forcément pensées. Crier avec les loups du stade permet de se défouler, d’expulser un" ras-le-bol" accumulé pendant la semaine. Mais en même temps, aller expulser son "ras-le-bol" au stade revient à ne pas le transformer en révolte.

Le foot est aussi une culture populaire moins valorisée que l’art où d’autres formes de culture, et ce n’est pas parce que l’on va au stade que l’on ne s’intéresse à rien d’autre. Ainsi, crier au stade n’empêche pas d’être révolté contre sa situation d’exploitation quelle qu’elle soit…

Ma place de réalisateur vacille entre supporter “des verts”, fils d’ouvrier, enfant du village, mais aussi étudiant en cinéma qui a, contrairement à beaucoup de mes amis d’enfance, quitté le village pour faire des études longues. Ma place est celle aussi d’une personne révoltée, enragée…

 


 

Pour avoir un pitch plus détaillé contactez-moi par mail à l'adresse suivantes : cyp-rien@hotmail.fr

Qui suis-je ?

 Cyprien Ponson
 
Après quelques balbutiements et tentatives de réalisation de film documentaire, j’ai commencé une formation dans cette voie à Angoulême grâce à un master réalisation de documentaire d’auteur ( master CREADOC). Formation divisée en deux années : une année de création de documentaire sonore et une année de documentaire audiovisuel.

Ce documentaire sera mon quatrième en vidéo (deux documentaires personnels ainsi qu’une commande). J’ai par ailleurs réalisé un documentaire audio et divers autres créations dans le cadre de ma formation CREADOC. Pour voir mon travail, n’hésitez pas à me contacter par mail cyp-rien@hotmail.fr je me ferai un plaisir de vous le présenter !

Et il me semble plus sympathique de pouvoir échanger un minimum avec vous, que de simplement recevoir une aide financière.

 

À quoi servira la collecte ?

Ce documentaire sera réalisé avec un tout petit budget. Il me semble que la qualité artistique d'un projet ne dépende pas des moyens mis en place...

Ayant pu emprunter une caméra (panasonic dvx 100) ainsi que du matos son (enregistreur fostex, micros sennheiser, un canon et un cardioïde) pour le tournage, le seul budget nécessaire sera pour payer les places du bus avec les supporters et au stade exclusivemment à St-Etienne (pour l'équipe de tournage, nous sommes trois) = 100€

Acheter les cassettes dv = 50€

Ainsi que les autres petits frais de tournage (piles pour l'enregistreur, gaffeur etc.) = 50€.

Enfin le reste des fonds seront utilisés pour imprimer les pochettes du DVD et graver les copies = 50€.

La post prod (montage : final cut ; mixage : protools) sera aussi fait gratuitement sur les équipements d'une association d'amis qui travaillent autour du cinéma documentaire.