2 mois pour appréhender les techniques de tissage de fibres des artisans panaméens et développer ensemble un design d'objet.

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Présentation détaillée du projet

Ce projet lie apprentissage de techniques artisanales locales, rencontres humaines et professionnelles avec les artisans, échanges interculturels et productions artistiques.

 

Qui suis-je ?

 

Je m' appelle Léa, j'ai 28 ans, je travaille à Paris dans l'atelier collaboratif Fonta Fonta comme scénographe plasticienne. Après mes études d'arts appliqués à l'école Duperré en 2010 (BTS textile-matériaux-surface et DSAA mode et environnement), je m'installe en freelance et crée des installations plastiques pour différentes marques et magazines.

 

Le 21 janvier 2016, je m'envolerai pour le Panama pour une durée de 2 mois pour collaborer avec des artisans locaux et développer ensemble un projet de design.

 

 

 

Pourquoi le PANAMA ?

 

Il y a 5 ans, je découvre le Panama à l'occasion d'un voyage de fin d'étude, et tombe amoureuse du pays, mais pas seulement... Je rencontre Johnny, 29 ans, panaméen, qui rentrera à Paris avec moi.

Cela fait donc 5 années que nous vivons ensemble à Panam, mais que mon quotidien est devenu Panama.

Un "a" cela paraît peu, mais je vous assure c'est beaucoup.

Alors que Johnny s'appropriait la France sur place, je m'appropriais le Panama à distance... 

Por supuesto hablo espanol ya, je dirai même plus, je parle le panaméen, imitant son accent particulier et me délectant de ses expressions typiques, je cuisine panaméen, je danse panaméen, je rêve panaméen...

 

Il est venu le temps pour moi d'y retourner, chargée de tout ce que j'ai appris et compris de cette culture depuis mon 1er voyage, forte des expériences professionnelles qui ont enrichi ma pratique créative depuis ma sortie d'école, et avec l'envie de découvrir le pays sous un nouvel angle révélateur de son histoire et de ses traditions : l'artisanat.

 

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Quel artisanat ? 

 

En tentant d’identifier les artisanats des différentes régions du Panama, je me suis aperçue que la plupart des réalisations étaient destinées aux boutiques et aux marchands d'art.

Les panaméens valorisent aisément leurs artisanats les plus typiques en les présentant comme des pièces d’exception décoratives, perdant parfois leurs usages originaux. 

Je me suis donc mis en quête d'artisans continuant à fabriquer des objets "vivants", utiles au quotidien pour la cuisine ou le travail (pêche et agriculture). 

 

J'ai choisi le travail des fibres végétales, avec toutes les étapes que cela implique:

- collecte des différentes fibres dans la montagne

- collecte des racines colorantes dans la montagne

- séchage des fibres

- teinture naturelle des fibres

- tressage ou tissage des fibres

 

Selon ces techniques, les artisans fabriquent encore des "motete", sac à dos tressé pour le transport des récoltes (figurant également dans les danses traditionnelles), des paniers, des éventails pour la cuisine, des nasses pour la pêche à la langouste, ainsi que les toits de leurs "cabañas", petites huttes.

 

 

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Les artisans

 

Grâce aux précieux contacts que j'ai sur place, je suis aujourd'hui en relation avec 2 communautés qui pratiquent cette artisanat. J'irai à leur rencontre dès mon arrivée afin de discuter avec eux et choisir le lieu ou je m'implanterai pendant le reste du séjour.

 

1/ Dans les montagnes de Changuinola (Provinces Bocas del Toro)

Juan Gamara, indien de la tribu Teribe, fait partie d'une communauté d'artisans implantée à 2 heures des iles de Bocas del Toro, dans la montagne, au nord du pays. Il est le médiateur entre sa communauté et les interlocuteurs de la région à qui il vend leurs productions.

Il est d'accord pour m'accueillir et travailler avec moi. C'est une grande chance car c'est rare d'être accepté sur une longue période au sein d'une tribu et cela me rapprochera de plusieurs artisans possédant diverses spécialités.

 

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Juan Gamara

 

2/ Dans le village de Rio Sidra, sur l'archipel de San Blas

San Blas est un ensemble de 365 ilots au sud du Panama, habité par les Kuna Yala, population indigène fonctionnant en autonomie par rapport au reste du pays. 

Je suis en contact avec Ausel, jeune Kuna, qui a dernièrement quitté son île natale pour vivre à la capitale, mais qui est en contact étroit avec le reste de sa famille, toujours à San Blas. Il m'a conseillé de me référer au Congreso General des Kuna Yala, qui gère tout ce qu'il se passe sur l'archipel.

Sans leur accord, je ne pourrai pas développer un tel projet sur l'ïle. Je suis dans l'attente d'une réponse de leur part, c'est par leur intermédiaire que je rencontrerai un artisan intéressé par mon projet.

 

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La collaboration

 

Observer et expérimenter les savoir-faire traditionnels en me familiarisant avec les matériaux locaux, puis travailler sous forme de workshops avec les artisans en ouvrant le champ des possibles autour des objets qu'ils ont l'habitude de fabriquer. De cette collaboration naîtra un objet à mi-chemin entre nos deux cultures.

 

Phase d'observation (2 semaines ) :

Rentrer en contact avec l'artisan et me faire accepter dans son quotidien.

Comprendre le cheminement de fabrication des objets, de la matière première à l’objet fini, en accordant une grande place aux outils utilisés et à la gestuelle mise en place.

Croquis, photos et vidéos

 

Phase de recherche (2 semaines)

Recherche matériaux, fabrication d’ outils, expériences plastiques avec l'artisan (ex: tests de teinture, tests d'épaisseur de fibres, mélange de techniques...).

Réalisation d'1 carnet de recherche et d'une série d'échantillons.

 

Phase de prototypage (3 semaines) : 

Réalisation d'un prototype par l'artisan, qui sera l'aboutissement des recherches préalables.

Cela prendra la forme d' un objet ou d'une "matière-surface" à intégrer dans un espace (revêtements, cloisons), et sera en lien avec le mode de vie de la communauté.

 

Exposition

 

Cette collaboration donnera lieu à deux expositions: dans un premier temps au Panama en présence des artisans puis lors de mon retour à Panam afin de présenter mon travail aux kissbankers.

Le format de ces expositions dépendra du temps qu'il me reste sur place, et des moyens que j'aurai à ma disposition. Un court documentaire retraçant les 2 mois de travail sera réalisé pour témoigner de cette expérience. 

 

Quelle suite au Panama ?

 

Il s’ agit d’un projet à court terme qui a pour vocation de se prolonger au Panama de manière autonome. 

Si le projet est suffisamment abouti, l'artisan pourra, s'il le souhaite, intégrer notre création à ses collections habituelles afin de la proposer à ses acheteurs, en espérant que ce projet lui génère de nouvelles commandes. Je suis déjà en relation avec une boutique d'artisanat à la capitale qui est intéressé pour relayer le projet.

 

Quelle suite en France ?

 

Si l'occasion se présente, j’imagine poursuivre cette aventure en proposant à des artisans français de se ré-approprier les formes afin de les décliner dans d'autres matériaux et d'en faire autre chose. 

L' intérêt sera de multiplier les acteurs autour d’une même oeuvre, croisant les regards de chacun et d’observer les mutations.

À quoi servira la collecte ?

Vos contributions serviront à:

 

 

- Rémunérer les artisans  1300 euros

> pour les 3 phases (observation, recherche et prototypage)

 

- Acheter les matières premières et les outils 300 euros

> bottes de fibres (bejuco/bananier/palmier)

> teinture végétale

> acheter les outils complémentaires dont auront besoin les artisans

 

- Monter l' exposition de fin de projet au Panama 400 euros

> tirages photos

> scénographie (bois/peinture/éclairage)

 

 

et si la cagnotte explose ?!!

 

 

... je pourrai dépasser le stade du prototype, et lancer une édition limitée !

 

 

 

Je souhaite remercier mes deux interlocutrices sur place, Lucy Dessaint et Maylee Granados, qui m'ont apporté une aide précieuse depuis le Panama afin de constituer ce projet. 

 

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LeaBaert

Je m' appelle Léa, j'ai 28 ans, je travaille à Paris dans l'atelier collaboratif Fonta Fonta comme scénographe plasticienne. Après mes études d'arts appliqués à l'école Duperré en 2010 (BTS textile-matériaux-surface et DSAA mode et environnement) , je m'installe en freelance et crée des installations plastiques pour différentes marques et... Voir la suite

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BON COURAGE Moi je voudrais que tu me rapportes une boule de caca(o) -Flawless
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A bientôt pour la petite crocouille. Phil
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Bon voyage ! A&A