Ce moyen métrage est la première adaptation au cinéma d’une pièce de Michel Vinaver. plongez au cœur de l’intimité de deux frères...

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The project

 

Moyen métrage réalisé par Lucie Lahoute, adapté librement de la pièce de théâtre « Nina c’est autre chose » de Michel Vinaver, « Comme on est » sera tourné en mai 2013 à Roubaix. 

Deux frères, Charles et Sébastien, la quarantaine passée, habitent ensemble la maison de leur mère décédée. La vie s'écoule à reproduire les mêmes gestes noyés dans les souvenirs ressassés. Mais Nina, l’étrangère, force la porte … Et Nina se met à nu, défenestre les objets immuables du salon, fait entrer la vie à l’état pur dans ce qui était devenu un sanctuaire. Elle offre aux frères le visage de la sensualité et de l'irrévérence. Le tourbillon du monde, enfin, s’engouffre …

 

 

 

Sébastien : "Tu nous as appris à voir autrement".

 

Jeune femme fascinante, Nina pénètre l’intimité figée de deux frères. Elle est légère comme un courant d'air, entre par la porte, secoue au passage ceux qui ne sont pas assez ancrés dans le monde pour lui résister et sort par la fenêtre. Mais à la question "qui est Nina ?", pas de réponse. Personne, pas même Charles et Sébastien, ne lui demande… De ce constat troublant est né mon désir de film. Venez rencontrer Nina…

 

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           Mounya Boudiaf joue Nina

 

 

Sébastien : « On est bien comme ça.

Charles : Comme quoi ?

Sébastien : Comme on est. » 

 

Adapter cette pièce à l’écran a tout de suite répondu à un désir artistique autant qu'à des interrogations intimes. Le personnage de Nina, tel qu'il m'apparaît, est un idéal de féminité, celui de la fée, la révélatrice, un idéal que je crois bien avoir poursuivi... mais qu’il est temps pour moi de dépasser. Car ce n’est pas sans se risquer toute entière dans l’aventure de sa propre mutation que Nina opérera celle des deux vieux garçons.

 

L’adaptation cinématographique seule me permet de réaliser le portrait sensible et personnel de Nina car je peux la donner à voir toute proche, dans des moments intimes de solitude.  Par l’étrangeté de ses actions, chacun des spectateurs, chacun de vous, sera amené à se poser des questions sur ses origines, son histoire, ses désirs.... Et à regretter son départ.

 

Car cette adaptation souligne que cette rencontre, aussi tendre soit-elle, est une rencontre manquée car à sens unique. 

 

« Comme on est », c’est être comme cette ville, Roubaix, où s’ancre le film, c’est être comme ces migrants, comme Nina, quelqu’un qui cherche en permanence l’équilibre entre ses origines, sa féminité, ses désirs. Cet équilibre est mouvant et éphémère ; il y a autant de « comme on est » qu’il y a d’instants.

 

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              François Godart joue Sébastien

 

Nina : « Vous ne me racontez pas d’histoires ? »

 

Quelques choix esthétiques et techniques …

 

« Comme on est » fait la part belle au comédien, et à la direction d’acteur, et c’est bien sûr là tout le sel de cette aventure !

 

Nous sommes avec Charles et Sébastien dans leur univers clos fait de plans fixes.

L’arrivée de Nina, sa sensualité, amène une autre esthétique qui tranche avec les cadres figés des garçons. La caméra à l’épaule, douce, se pose au plus près d’elle, de son visage, de ses mains. Et quand Nina contaminera de sa folie l’espace exigu des frères, la caméra passera du statique aux mouvements brusques pour suivre leur frénésie.

 

Le découpage se construit essentiellement autour de la problématique de la fuite du regard entre les deux frères en opposition au regard assumé, celui de Nina. Tout ce qui constitue une alternative au champ/contre champ classique doit être exploité. Le positionnement des personnages (ils se tournent souvent le dos), les sautes d’axe, les hors champs, les enchainement des pièces de la maison (permettant de se cacher et d’écouter sans être vu)… Voilà la variété des pistes que j’explore.

 

Le noir et blanc place l’histoire au niveau de la fable. Ce choix crée une distanciation qui souligne l’intemporalité de cette histoire.

 

Le cinémascope permet d’appuyer le confinement en soulignant la présence des portes, des murs, des encadrements, les multiples cadres dans le cadre. Utilisé en extérieur, au contraire, il ouvre les paysages comme une bouffée d’air et marque visuellement l’opposition avec l’intérieur de la maison.

 

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               Damien Olivier joue Charles.

 

Bio de la réalisatrice :

 

Monteuse de formation, j’ai d’abord passé de longs mois  dans l’intimité des salles de montage, là où l’histoire donnée par le scénario et le langage visuel choisi par le réalisateur sont mis à l’épreuve de la reconstruction.

Puis le lien concret et direct avec le tournage s’est fait par le métier de scripte que j’exerce depuis trois ans. A ce poste je suis au cœur du plateau et j’observe les nombreux rouages humains qui unissent ou distordent une équipe.

C’est ensuite au théâtre, en tant qu’assistante à la mise en scène, que j’ai suivi de près les enjeux de la direction d’acteurs, compris à quel point le rôle des mots, la précision du langage sont importants.

Enfin j’ai rencontré une histoire qu’il était nécessaire pour moi de conter aujourd’hui. Dès que j’ai lu celle de Nina, Charles et Sébastien, tout s’est mis en place,  tout a pris sens.

 

« Comme on est » sera mon premier film.

 

Lucie Lahoute.

Why fund it?

« Comme on est » a obtenu le soutien du fonds associatif du Centre Régional des Ressources Audiovisuelles du Nord-Pas-de-Calais, ce qui a rendu possible la production du film par l’association Kontrast. Cependant, le projet est ambitieux. Le film est un moyen métrage d’environ 40 minutes qui nécessite 11 jours de tournage pour une équipe d’une vingtaine de personnes. Le budget alloué par le CRRAV nous permet d’obtenir un bon matériel et d’assurer la partie tout aussi importante de la post-production. Mais ce n’est pas suffisant. Nous avons besoin de vos dons pour assurer de bonnes conditions de travail à toute l’équipe, artistique et technique, sur toute la durée du tournage. Ce financement complémentaire est gage de réussite de ce film. Voilà pourquoi nous espérons collecter au minimum la somme de 2500 euros en vous proposant, via Kiss Kiss Bank Bank, de participer par un don à cette aventure cinématographique. Et pour chaque don, un cadeau vous permettra de suivre au plus près l’avancée de « Comme on est ».  Toutes vos contributions sont précieuses ! Nous avons besoin de votre soutien.

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Association KONTRAST

Dès 2009, l’association Kontrast vibre pour le cinéma. Créée à l’origine par des étudiants en filmologie à l’université de Lille 3, Kontrast a réalisé des courts métrages, capté des spectacles, disserté sur des projections… Qu'importe l'écran, pourvu qu'on ait l'ivresse...

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Samedi soir. petite "respiration"?! Pas si sûre... Je pense à toi: ce sera une belle semaine et un beau film! Ln
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Bravo Lucie - Bon courage pour la prépa et tout le reste. Bises, Jacqueline
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Une petite contribution pour passer la barre des 3000. Bon courage et bon amusement à vous tous !