Premier spectacle de la compagnie, ce projet explore le spectre entre théâtre et concert. Sur scène, la comédienne et le musicien créent une circulation entre le temps du plateau et le temps de la fiction dans une scénographie où micros, enceintes, sources de lumière, consoles et machines sont aussi les instruments de la représentation.

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Présentation détaillée du projet

  Dramatique VS performance

Dans sa forme la plus courante, le spectacle de théâtre dresse un quatrième mur entre la scène et la salle. Acteurs et personnages ne font qu’un. Le spectateur suit le déroulement d’une fable unique.
Dans sa forme la plus courante, le concert établit un rapport frontal avec le public. Les musiciens n’incarnent personne d’autre qu’eux-mêmes. Le spectateur assiste à la succession de morceaux dis­tincts. 
Comme un zeppelin en flammes dans son vol de retour explore le spectre qui s’étend entre ces deux ex­trémités ou extrémismes de la représentation : le dramatique et la performance. Sur le plateau, l’actrice Fanny Bouffort et le musicien Vincent Malassis créent des passages, une circulation entre ces deux possibilités : l’incarnation d’un autre et la représentation de soi.




Le processus de création

A l’origine, il y a le désir collectif de confronter des pratiques artistiques et d’observer leurs spécificités, leurs analogies et leurs contradictions, leurs correspondances. Ainsi qu’une conception de la représen­tation : toutes les composantes en présence (le texte, la partition scénique, la lumière, la composition musicale) ont la même vocation à produire sens, sensations et structures.

Si chacun a une approche expérimentale de sa discipline, l’enjeu est que le rapprochement soit lui aussi de l’ordre de l’expérimentation. C’est pourquoi notre processus de création a une incidence directe sur le spectacle. Le processus n’est pas seulement un moyen, il devient lui-même matériau de la représenta­tion.
Expérimental et évolutif, comprenant une part d’improvisation et d’aléatoire, Comme un zeppelin en flammes dans son vol de retour se compose d’entités autonomes, de cellules textuelles-visuelles-sonores qui construisent une structure ne répondant pas strictement à une logique narrative ou dramatique mais davantage à une logique de résonance, de porosité, d’échos obsessionnels et de ruptures nettes.







Motifs obsessionnels

La notion de transformation est notre ligne de force originelle. Présente, voire capitale, dans nos pra­tiques respectives, elle a la qualité décisive d’être dynamique, un processus ayant des répercussions de tout ordre (thématiques et formelles) sur chacun des aspects de la représentation.

Transformation sur scène ou dans le récit d’un espace, d’un corps, d’une voix. Transformation d’un son concret en abstraction sensible. Transformation de la nature de la parole : directe, narrative, drama­tique. Transformation de la nature de la réalité évoquée : brute (degré zéro du plateau), construite par des narrateurs, bouleversée par une subjectivité...
Autour de cette ligne de force du spectacle, il y a prolifération de motifs obsessionnels (textuels, sonores et scéniques) tels que : la segmentation du corps, l’automutilation, le passage à l’acte, le déplacement, la perte ou la ré-invention de l’identité, le rite de passage, l’illusion optique, sonore ou narrative…
Motifs qui, ressurgissant et évoluant suivant un principe de répétition / variation, traversent les séquences scéniques et les microfictions, en forment la texture sans pour autant déterminer ou unifier leur substance, qui reste autonome.




Playlist

De la notion de transformation et de ses satellites obsessionnels, il s’agit de faire, aussi paradoxal que cela puisse paraître, un principe structurant. Si les cellules textuelles-visuelles-sonores sont conçues pour entrer en résonance l’une avec l’autre, dans n’importe quel ordre et dans tous les sens, cela ne signifie pas l’effacement de toute colonne vertébrale. Simplement, elle cesse de coïncider avec l’unité dramatique d’une fable pour se redéployer dans toutes les composantes en présence.
Par la récurrence de sons, d’expressions, de figures, de dispositifs scéniques, de systèmes d’énonciation… Comme un zeppelin en flammes dans son vol de retour cherche à décrire une trajectoire dans une réalité instable, dans une temporalité échappant au principe de causalité et à la chronologie. Ce qui fait retour, construisant une forme de familiarité, de reconnaissance, dans la mémoire immédiate du spectateur, n’est pas de l’ordre de l’explication cérébrale mais de la suggestion sensorielle.
Par l’articulation plus ou moins aléatoire des fragments qui le composent, sur le modèle d’une playlist de concert, le spectacle explore alors la puissance, au sens strict, des combinatoires. La flexibilité du montage favorise les chocs de significations, les rapprochements d’images scéniques et mentales, les glissements sensoriels.
De cet aspect live, conséquence directe de la présence de Vincent Malassis sur scène, de notre exploration du spectre existant entre le dramatique et la performance, nous faisons l’un des principaux axes du spectacle, de manière à structurer le temps de la représentation et à produire des éclairages imprévus pour le spectateur comme pour les interprètes.

 

                         

 


“Alors Eberhard nettoie le doigt avec sa salive, le couvre de tous petits baisers, recrache la terre, baise le bout des doigts de sa main et saine et sauve et les applique comme un tampon sur le doigt coupé, qu’il prend complètement dans sa bouche, suce minutieusement, fait tourner dans sa bouche avec la langue, mastique, broie entre ses dents et avale.
Et le disque solaire force le cadre, et fait une traversée du ciel, traverse dans toute sa gloire la dernière série de photogrammes, dans toute sa gloire, comme un zeppelin en flammes dans son vol de retour, un immense tournesol émerveillé.”
Extrait du fragment éponyme “Comme un zeppelin en flammes...”

>> Vidéos (extrait de répétitions) par ici : Comme un zeppelin

>> Retrouvez le dossier de présentation du spectacle sur ICI

Qui suis-je ?

EQUIPE DU SPECTACLE

 

Textes : Simon Diard
Interprétation : Fanny Bouffort
Création sonore, musicien : Vincent Malassis
Lumières : Fabien Bossard
Collaboration artistique : Clémence Gross
Administration : Alexandre Leguay




BIOGRAPHIES



FANNY BOUFFORT

 



Avec la compagnie Felmur, elle travaille sous la direction de Gweltaz Chauviré dans Preparadise Sorry now de Fassbinder (2005), III de Philippe Malone (2007) et Chto interdit au moins de 15 ans de Sonia Chiambretto (2009). Avec la compagnie Zusvex, dont elle est membre du comité artistique depuis 2010, elle joue sous la direction de Marie Bout dans Ô ciel la procréation est plus aisée que l’éducation de Sylvain Levey (2006) et crée en 2010 Emile et Angèle, correspondance de Françoise Pillet et Joël da Silva, en collaboration avec Leslie Evrard. Au cours de la saison 2011-2012, elle travaille sur Cent culottes et sans Papiers (Aide à la Création 2010 du Centre National du Théâtre) de Sylvain Levey (Compagnie Zusvex, Résidences de création au Grand Théâtre de Lorient, au Théâtre à la Coque de Hennebont, au Volume à Vern/seiche et au Théâtre du Cercle à Rennes). Dans le cadre des ateliers de réalisations du Théâtre du Cercle, elle met notamment en scène Farben de Mathieu Bertholet, Dehors devant la porte de Wolfang Borchert, Le cas Blanche Neige de Howard Barker et 7 secondes (In god we trust) de Falk Richter. Parallèlement à sa pratique de comédienne et de metteur en scène, elle suit depuis 2006 une formation en danse Buto avec Gyohei Zaitsu.




SIMON DIARD

 



Formé à l’ENSATT (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre), il est auteur et dramaturge. En 2009-2010, il est assistant à la mise en scène de Caterina Gozzi pour Le Vertige des animaux avant l’abattage de Dimitris Dimitriadis (Odéon – Théâtre de l’Europe, février 2010). Sa traduction de Lettres d’amour à Staline de Juan Mayorga est lue dans le cadre du festival « Regards croisés » (mai 2010, Grenoble). Sa pièce En combat singulier a été représentée à Lyon dans le spectacle collectif Faites danser l’anatomie humaine (février 2011, ENSATT, Lyon). En mai/juin 2011, il anime des ateliers d’écriture en collaboration avec l’auteur Sylvain Levey (Le Forum – Scène conventionnée de Blanc- Mesnil). En 2012, il anime des ateliers d’écriture au Centre Hospitalier de Gonesse dans le cadre de sa résidence Île-de-France au sein de la structure “Culture et Hôpital”.




VINCENT MALASSIS

 



Il concentre son travail sonore sur la composition de musique concrète, électronique, expérimentale et acousmatique. A ce jour, il a publié deux disques vinyles : Alkyle, projet expérimental associant texture sonore et photographie et Felger Sheds sur le patrimoine sonore industriel en collaboration avec le photographe Cédric Martigny. Il a créé le label Alkyle, Metamkine en assure la distribution. Plasticien, photographe et vidéaste, il réalise des films expérimentaux, des performances et des expositions photos. Récemment, on a pu le voir en concert à Rennes dans le cadre du festival Zang Toumb à l’Ecole Nationale d’Architecture. La sortie de son troisième album sort ces jours-ci chez drone sweet drone records.




FABIEN BOSSARD

Après une licence d’Arts du spectacle / cinéma et un CAP projectionniste, il se consacre à l’éclairage pour le spectacle vivant. Il travaille comme électricien éclairagiste pour plusieurs festivals puis comme régisseur d’accueil au Centre Chorégraphique de Rennes. Depuis 2007, il effectue des reprises de régie : Mitoyen de la Cie Là Où, Blowin’ de Catherine Diverrès, Le Soir des Monstres d’Etienne Saglio. Parallèlement, il créé la lumière de plusieurs spectacles pour la Cie Là Où : Plug de Paulo Duarte et Pygmalion miniature de Renaud Herbin (2011), Ritournelle de Julika Mayer (2010), Petites âmes de Paulo Duarte (2008) ; pour la Cie Felmur : Chto interdit aux moins de 15 ans (2009), III (2008).



ALEXANDRE LEGUAY

Formé à l’administration du spectacle vivant à l’ENSATT (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre), il a travaillé avec la Compagnie de la Mauvaise Graine - Arnaud Meunier comme Administrateur de production sur des projets en France et au Japon. Il rejoint en 2010 le Théâ- tre de la Tempête à la Cartoucherie.



>> Toutes les infos sur la Compagnie Planches-Contacts sur notre site internet www.cieplanchescontacts.tumblr.com

 

Photographies : Aurélien Guigot et Cédric Martigny

 

À quoi servira la collecte ?

>> A imprimer nos documents de communication sur le spectacle comme par exemple le très beau projet d'affiche et de tract que voici - 300 €

 

                       

 

>> et à payer les frais de transports du matériel et des personnes jusqu'à Paris - 150 €

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UN GRAND MERCI à Moussa et Annie !! A Benjamin !! A Gaëtan !! A Arthur !! A Antoine !! A Nelly !! A Jibu !! Merci et grosses bises à vous tous ! Simon