Après la chute du communisme en Roumanie une femme et un homme se retrouvent à Constanta ; leurs regards se portent vers l'Europe.

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Présentation détaillée du projet

 

 

Mon scénario met en relation un homme et une femme qui se retrouvent à Constanta, après la chute du communisme en Roumanie ; leurs regards respectifs vont se porter vers l’Europe.

L’Europe n’est-elle pas le berceau et le modèle de l’humanisme en construction et à venir ?

C’est cette traversée que je vais tenter dans le dialogue et l’histoire de mes personnages.

 

 

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PROJET DE RECHERCHE - REALISATION ● LUNa

 

 

Mon projet de vidéo prend corps dans la ville contemporaine : il en est à la fois la captation, ancrée dans sa réalité et son histoire, la projection, comme lieu des possibles, l’émanation fictionnelle, comme topos engendrant une narration, des rencontres et une « histoire » possibles.

 

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 Constanta, ville portuaire de l’est de Roumanie, située sur les rives occidentales de la mer Noire, Région essentielle de l’histoire de la civilisation occidentale et orientale avec son exceptionnel mélange de vestiges de l’empire romain et Grec de témoignages architecturaux Byzantins, islamistes, orthodoxes,  Ville portuaire et le Canal Danube coexistant avec l’architecture la plus contemporaine, m’apparaissent comme un territoire idéal pour explorer de nouvelles formes visuelles et esthétiques à partir du medium qu’est la vidéo et, dans la monstration, par le biais du dispositif immergent et quasi-sculptural de projection.

 

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Car si mon travail de recherche s’enracine dans une exploration des mécanismes qui interagissent au sein d’espaces urbains et architecturaux, évoquant leurs fonctions sociales, culturelles et historiques, la plongée au cœur d’un topos exogène - pour moi, la Roumanie, la région de Constanta - peut faire émerger, de manière plus ou moins déterminée, une réalité, et un processus fictionnel, inédits.

 

A propos du projet :

 

Nature du projet 

Ce projet de recherche, que je souhaite mener, s’inscrit dans une démarche de réalisation, d’un moyen métrage expérimentale durant la période de résidence dans la Région de Constanta, en utilisant le voyage, comme topographie et lieu de création. 

 

La recherche

Je souhaite explorer un médium, la réalisation d’un moyen-métrage expérimentale en utilisant le dispositif sculptural à quatre écrans.

 

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 Il s’agit d’un médium à la fois présent dans mon travail passé en raison de ma sensibilité aux mots (i.e. le court métrage expérimental « Je vous ai toujours rencontré » et la série de 12 photographies « Opus-Cul ») et une véritable expérimentation n’ayant jamais ni abordé la démarche scénaristique, en tant que « poétique cinématographe » dans la réalisation de mes vidéos ni le moyen métrage - une dimension tout autre que le court, mon cadre privilégié d’expression.  

 

Cette recherche, je souhaite également l’inscrire comme une découverte et une rencontre de territoires méconnus, la Roumanie et particulièrement la ville de Constanta et sa Région.

 L’idée du voyage fait pressentir dans le temps d’observation et de déplacement, la possibilité dans ma démarche plastique actuelle, une place à la poésie dans son rapport au monde contemporain, des signes qui la composent en mélangeant des procédés stylistiques. Tentative nouvelle pour explorer de nouveaux concepts à l’image sonore et visuelle dans son rapport au temps. Tout commence par le voyage, « une pensée qui forme » aurait dt P.P Pasolini, Long processus aux signes de l’image-réflexion, la figure étant mon outil privilégié dans mes images plastiques.

 

Les objectifs

A l’issue d’un temps de résidence de trois mois, fractionné sur quatre saisons, j’aboutirai la réalisation du moyen-métrage. Je tiendrai également des carnets de bord / de voyage dans lesquels, je consignerai mes repérages, mes rencontres, et les moyens qui m’auront permis de conduire mes recherches. Ces carnets seront parallèlement illustrés par des photographies, des prises de vues et des notes.

 

Importance du dispositif de monstration

Comme j’ai pu le développer en 2011, dans ma vidéo – Le sourire de J., dispositif sculptural

- immersif à quatre écrans (installation de quatre écrans en carré, le spectateur est au centre des images, le mettant au cœur du dispositif, l’invitant à circuler d’un écran à l’autre) -, l’image n’est pas une succession chronologique de plan mais elle doit être comprise en tant qu’image-temps, tel que Deleuze la définit : une situation optique et sonore pure, à savoir une image directe du temps, notions philosophique et esthétique.

 

Le noyau du dispositif est également au centre de l’écriture. En effet, la composition (le montage), mais aussi l’écriture de l’image, à savoir ce qui va composer les éléments optiques et sonores, sont une même unité de recherches. J’interrogerai deux procédés stylistiques cinématographiques : le discours indirect libre et le discours direct libre (celui qui livre le récit). Se pose alors la question du statut de l’image, à savoir la place de l’auteur, du spectateur, du narrateur, dans un ensemble de concepts tant linguistique, que stylistique dans la pratique des images et des signes.

 

L’ancrage des saisons

Les 4 saisons – Le protocole de recherche

J’ai prédéfini mon temps de travail sur trois mois répartissant les 90 jours de résidence sur les quatre saisons (20 jours sur les 4 saisons Automne, hiver, printemps, été) - temps nécessaire :

Le temps de l’observation ou l’immersion

 

La découverte des lieux ou l’analyse des formes

 

La recherche de mes deux personnages du film/recherches des lieux de tournage

 

Le Tournage est réparti sur les quatre saisons

 

Je souhaite être présente sur les 4 saisons pour :

1. Capturer les changements de paysages / d’atmosphères de ma ville d’ancrage, Constanta, et particulièrement pour installer sur l’un des tableaux vidéos, le rythme des 4 saisons sur la mer Noire (la Mer Noire est gelée à l’hiver).

2. Inscrire mes personnages dans un cycle, des tableaux, des rythmes, des ruptures,

3. Une grande partie de ma recherche sera nourrie du rapport à la fiction littéraire, aux lieux pour imaginer mes personnages et les paysages, et la notion du temps qui s’écoule qui représente autant de réalité dans le quotidien de l’artiste mais sera vécue comme une des données majeures pour la réalisation de mes plans sur que la question de sa forme plastique.

Analyse de l’image : La recherche d’images d’archives et de documents à Constanta seront aussi un point de mon travail d’étude – Une anthropologie politique de la beauté – posant la question de la mémoire et du désir tout en travaillant le lien entre l’image, le son et les arts plastiques et la question qui lie l’Homme à la société contemporaine. A travers les images d’archive, je pense notamment au film La Rabbia de Pasolini. Comment acter des images d’archives, dans une logique temporelle et une unité contemporaine sans quelles soient illustration ou témoignage ? Mais utiliser comme espace de « rencontre » dans l’écriture et le plan en tant que changement et décalage à l’intérieur de l’image. Se pose alors la question esthétique des plans noir et blanc (documents d’archive) et des plans couleurs, de ce qui va les lier pour créer les points de rupture, de basculement, ou de rapprochement, dans la construction de la « narration », liée à la mémoire et au monde contemporain. J’introduirai un doute, rendant la plus mince possible la distance entre la fiction/la réalité et les documents, interrogeant la façon dont ils peuvent se superposer et même se confondre.

Il est bien évidemment inutile de s’approcher d’une réalité historique car nous la percevons aujourd’hui avec des yeux différents. Retransmettre plutôt la perception que nous en avons aujourd’hui à travers mes expériences humaines (j’entends par expérience personnelle, le nécessaire engagement contenu dans tout acte) réelles et authentiques, mais aussi à travers mes références aussi bien littéraires, picturales que cinématographiques, c’est tenter de passer du langage propre du cinéma à une expression personnelle, de réfléchir une image-présence dans un dispositif cinématographique, avec des images numériques interactives dans un circuit action, interprétation, perception qui s’expriment par le mode tant temporel que spatial. La notion du voyage et du déplacement s’actualisera dans le processus cyclique, vécu comme dispositif pour redistribuer les concepts évoqués précédemment.

Le statut formel de l’image : Entre présence et représentation – réel et fictionnel :

Cette question de la fiction et de l’image a déjà été l’objet de nombreux débats dans l’art contemporain. Car si « faire transiter la réalité dans la fiction » comme l’a évoqué Gérard Genette est un mouvement « classique » et une évidence canonique dans le domaine littéraire, et justification fondamentale du processus cinématographique, la question inverse, c’est-à-dire le transit de la fiction dans la réalité, se pose de manière cruciale dans le domaine des arts visuels, et de l’art contemporain, entre autres par le biais de ce médium qu’est la vidéo, qui se trouve aux confins de ces territoires et interroge tout à la fois l’écriture, la narration, la notion de mise en scène, le sens de l’image.

 Constanta et sa Région

La Région de Constanta, et particulièrement Constanta, sera le lieu de réalisation de mon projet de tournage et également le territoire dans lequel prendra forme mon histoire…l’histoire est écrite…c’est l’histoire d’un homme et d’une femme…une rencontre… mais aussi rencontres multiples, quelle soit symbolique, lié à des questions de société, profane/sacré, la fragilité de l’individu dans un monde qui change, l’exil (le voyage donc), la pression du temps qui s’écoule.

Les deux personnages du film racontent  l’histoire qui les a réunis pendant la guerre et la période politique en Roumanie.  

J’ai considéré que Constanta serait le lieu idéal pour travailler et inscrire l’histoire de mon scénario.

 

À quoi servira la collecte ?

Réalisation d'un moyen-métrage expérimental en Roumanie au bord de la Mer Noire. quatre écrans, quatre lumière, quatre saisons.

Installation

 

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LUNa

Curriculum Vitae LUNa www.luna-plast.fr Née en 1966 à Paris, vit et travaille à Paris & Tours luna.plast@wanadoo.fr Ecole des Beaux Arts de Toulouse (1991) 06.32.05.58.24 LUNA utilise les médiums photographique et vidéo. Elle a réalisé plusieurs installations et a notamment bénéficié de Bourses d'études et de recherches: (2010) pour la réalisation... Voir la suite