Je te raconterai une histoire. Tu seras le seul au monde à la connaitre.

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Présentation détaillée du projet

Je suis conteuse, je raconte mes histoires dans la rue mais attention, il ne s’agit pas de la simple oralité car j’invente une histoire particulière pour chaque personne.

Voilà comment ça se passe :

Je suis dans la rue avec une petite pancarte : « J'ai une histoire pour toi. Sans argent. Tu seras le seul au monde à la connaitre ». Aux volontaires je demande de me « donner » un mot, un seul. C’est autour de ce mot que je brode mon histoire. Courte, concrète, avec des héros et une action.

Je racontais mes histoires à Antananarivo à Madagascar, à Odessa en Ukraine et en Pologne en région de Podlasie lors des fêtes foraines.

Au cours de mes actions, en russe et polonais et en français, on me posait la même question : « Pourquoi tu le fais ? Qu’est ce que ça te rapporte ? »

Dans toutes ces langues je donnais la même réponse : « Je le fais comme ça, pour rien. Pour qu’on passe ensemble un moment agréable. Parce que dans ce monde régit par l’utilité et l’efficacité il faut parfois faire quelque chose sans raison, sans but. »

L'histoire que je raconte c'est un cadeau qui tient du secret. Mais l'entourage – les réactions des gens, l'ambiance, les odeurs et les couleurs, ont donné naissance à quelques textes publiés dans la presse polonaise et française. Des moments forts n'ont pas manqué. Le plus intense peut-être a eu lieu à Madagascar, quand un jeune homme m’a dit : « C’est très étrange. Voilà que toi, une blanche, tu racontes une histoire à moi, un noir, comme si on était de la même famille ». Paroles émouvantes, qui prouvent qu'on a tous besoin de sortir des sentiers battus en l'occurence de la manière dont on réduit l'Afrique à la violence ou/et à l'exotisme.

 

Cette fois ci je prepare une action dans le sud de la France, du 8 octobre au 3 novembre. Je vais me produire sur les marchés de petits villages. Je pense en visiter une dizaine. Mon périple va commencer à Nice pour finir à Marseille. Le début et la fin auront lieu dans une grande villle mais l'essentiel se passera dans le Var, en plein terroir.

Quels mots pour leurs histoires vont choisir les Marseillais ou les Varois ? Comment vont-ils m'accueillir ? Me juger ? De quoi aimeriont-ils causer ? Quelles histoires vont naitre autour de la conteuse? Parce que il va y en avoir, j'en suis sure !

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Je raconte en Pologne. Il fasait froid ce jour là. Les jeunes filles ont choisi le mot "futur".

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Ceci se passe à Madagascar. Ce monsieur a choisi le mot "histoire"

 

ATTENTION:

Je ne connais pas le Var. Je vous serai reconnaissante de tout conseil sur les villages, les fêtes foraines et les marchés où je pourrais m'installer pour un moment avec ma pancarte de conteuse. Oui, je collicite non seulement votre aide financière mais aussi des conseils. Je vais passer deux première nuits à Nice (chez l'habitant à 30 euros la nuit). Enuite... je ne sais pas. Je vais voir avec les niçois et avec vous, j'espère, où et comment continuer.  Ne rien prévoir de trop précis, se laisser guider par l'instinct et par les gens, fait aussi partie du projet de la conteuse.

 

Vous êtes, bien sûr, tous invité à venir là où je serai, me donner un mot et écouter une histoire. Je vais vous tenir au courant de mes déplacements si seulement je trouve accès à l'internet.

À quoi servira la collecte ?

Le Ministère de la Culture polonais a soutenu  mon action à la hauteur de 2 000 zloty soit 500 euros. Ca ne suffit pas.  J'ai acheté un billet d'avion très bon marché à 100 euros mais ensuite.... Je pense trouver des logements à petit prix type chez l'habitant, surtout par le réseau Airbnb.

Je vais passer en France 26 nuits. Le minimum  pour  une nuit c'est 30 euros (je ne suis pas sure si c'est assez), plus les billets de bus, plus les imprévus, quand on est en route tout peut arriver.

Je chiffre mon budget à 1500 euros. Les 600 que je vous demande ne vont pas le combler, me vont me rassurer en me donnant une bonne base de départ.

Au besoin je suis prête à dormir sur un banc ou au bord de la route.

Je crois, preuves à l'appui, que les gens sont sympatiques et généreux, ils ne me laisseront pas tomber.

 

Si par miracle la collecte dépasse la somme demandée, je vais acheter une tablette wifi et ouvrir un compte sur twitter, pour raconter à qui le désire mon périple en direct.

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Irenka

Le Monde Diplomatique a publié en avril 2012 un papier sur mes activités à Odessa, en Ukraine, sous le titre "Odessa ou les charmes du superflu". On peut y lire : « Irena Wiszniewska, raconteuse d'histoires, inventrice d'un stratagème idéal pour sonder l'âme des individus et des peuples. » Je suis auteur du livre « Paroles dégelées », témoignages sur...