Objectif atteint pour notre documentaire! Merci Beaucoup !

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Présentation détaillée du projet

Un documentaire ethnographique, autogéré

Nous sommes un groupe d'ami.e.s à l'origine du collectif coleKtivo pelíKano, avec l'intention de montrer des problématiques urbaines actuelles et de générer des espaces d'échanges académiques et populaires. Depuis quelques mois nous travaillons à la réalisation de notre premier court-métrage documentaire autogéré. Ce travail audiovisuel ne poursuit pas de but lucratif, mais un but pédagogique à travers l'analyse, la discussion et la réflexion sur les thèmes du logement et des inégalités urbaines.

 

Pour concrétiser nos idées, nous avons commencé à travailler sans budget, avec des ami.e.s professionnel.le.s dans les thématiques urbaines et l'audiovisuel investi.e.s dans notre projet. Grâce à leur soutien, nous avons déjà pu filmer tout le documentaire et nous travaillons actuellement sur le montage pour pouvoir l'inaugurer en décembre de cette année à Mexico, puis le faire voyager !

 

Format : 20-25 min, en VO (espagnol) avec des sous-titres en français et en anglais.

 

Synopsis : Durant 24 heures, nous accompagnons deux femmes qui habitent dans la Vallée de Mexico, en observant leurs activités, leurs déplacements et leurs formes d'habiter, qui présentent deux visages très contrastés de la vie urbaine. Toutes les deux travaillent à Coyoacán, dans le Sud de la Ville de Mexico. Elis loue et partage un appartement situé à cinq minutes à vélo de son bureau, alors que Leti, comme des milliers de mexicain.e.s, passe six heures par jour en métro et bus pour se déplacer depuis et jusqu'à son "logement d'intérêt social" qu'elle est en train de rembourser dans la commune de Zumpango, dans l'Etat de Mexico.

 

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Voir la Bande Annonce du documentaire: 

Equipe de réalisation

 

Nous sommes une équipe multidisciplinaire de jeunes professionnel.le.s de différents pays mais qui habitent à Mexico en ce moment. Par chance, aucun.e d'entre nous n'a été affecté.e par la série de violents séismes qui ont fait trembler le Mexique au cours du mois de septembre 2017 et nous avons pu nous apporter notre aide dans les actions solidaires avec les sinistré.e.s.

 

>Scénario, production et réalisation (coleKtivo pelíKano) :

   Pierre ARNOLD (29 ans, France-Allemagne), urbaniste voyageur spécialisé en politiques du logement et de production sociale de l'Habitat, membre d'Urbamonde et HIC-AL : site

   Lisette SOTO (28 ans, Chili), sociologue du bout du monde, master en habitat résidentiel et chercheuse urbaine membre du CESCH : site

  Rosalía CAMACHO (38 ans, Mexique), géographe, spécialisée en inégalités et ségrégation urbaine, membre du réseau de recherche Contested Cities : site

 

>Direction de photographie

   Fernanda GARCÍA-BESNE (26 ans, Mexique), cinéaste avec une licence en art, spécialisée dans la photographie de cinéma et la photographie féline : Instagram

 

>Enregistrements sonores

   Karina VILLASEÑOR (32 anos, Mexique), créatrices de sons, spécialisée dans les bandes sonores et les effets spéciaux très spéciaux : soundcloud.

 

>Montage et postproduction

   Víctor VILLEGAS (29 ans, Chili), sociologue, documentariste, expert en communication autour de barbecue et fondateur de l'agence audiovisuelle Etnocinema : site.

 

>Musique originale

   Ricardo Feliz FERNÁNDEZ (33 ans, Mexique), ingénieur et urbaniste, adepte de design participatif d'espaces publics et compositeur fou de musique électronique : soundcloud.

 

Notre projet bénéficie du soutien institutionnel et économique de l'Institut de Géographie de l'Universidad Nacional Autónoma de México (IG-UNAM), par l'intermédiaire du projet de recherche “Politique de logement d'intérêt social et marché formel de foncier urbain dans la Zone Métropolitaine de la Vallée de Mexico” (CONACyT-247398), coordonné par le Dr. Luis SALINAS.

 

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Fernanda, Pierre, Karina, Lisette, Leti, Rosalía et Luis, en tournage à Zumpango

 

Démarche et objectifs du court-métrage documentaire

 

Le court-métrage plonge dans le quotidien de deux femmes célibataires, de revenus moyens et faibles, qui ont suivi des stratégies différentes pour vivre et travailler dans la capitale mexicaine. Nous cherchons principalement à :

 

   1. Montrer de façon simple la réalité de milliers de personnes contraintes de voyager jusqu'à six heures par jour pour se rendre au travail et rentrer chez elles, consacrant une grande partie de leur temps et de leur revenu à ces déplacements;

   2. Réfléchir sur la question de la propriété privée, moteur de l'actuelle politique de "logement d'intérêt social", qui en l’occurrence prive les familles de temps, de vie sociale et du droit à vivre dans des conditions dignes (voir "contextualisation du documentaire" ci-dessous);

   3. Questionner la politique mercantile de production massive de logement d'intérêt social construits dans les périphéries des villes, ce qui au Mexique comme dans la majorité des pays latino-américains génère des problèmes sociaux tels que de nombreuses familles décident d'abandonner les logements qu'elles étaient en train d'acheter, pour retourner vivre avec des proches ou louer plus proche des zones d'emplois.

 

Ce documentaire constitue un outil d'éducation populaire qui peut introduire des débats dans des espaces académiques, des forums citoyens et autres espaces pédagogiques ouverts. Par ailleurs, au-delà des thématiques précédentes, la diffusion du documentaire permettra de débattre sur :

 

   > Les luttes et stratégies individuelles et collectives pour vivre dans le centre des villes;

   >> La planification urbaine, la génération de logements abordables et d'emplois pour tou.te.s à l'intérieur des villes, face à la spéculation;

   >>> Les politiques publiques qui promeuvent le logement locatif social ou la production sociale de l'habitat (habitat participatif, coopératif, autoconstruction...), considérant le logement comme un droit et non une marchandise.

 

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Vendeurs ambulants dans les embouteillages à l'entrée de Mexico depuis Zumpango

 

Contextualisation du court-métrage documentaire

 

En Amérique Latine, la politique de logement dominante en ce début de siècle est basée sur le paradigme de l'accession à la propriété privée ("la casa propia"). A différentes échelles et avec plus ou moins de contrôle, les gouvernements encouragent la production massive de "logements d'intérêt social" pour les secteurs de revenus moyens et faibles, capables de rembourser un crédit pendant 25 ou 30 ans pour devenir propriétaires.

 

Au Mexique, durant la première décennie du XXIe siècle, ont été construits plus de 11 millions de logements d'intérêt social, souvent appelés par leurs habitant.e.s "boite à chaussures" ou "boites d'allumettes": des petites maisonnettes de mauvaise qualité, construites en séries identiques dan d'immenses ensembles de logements, éloignés des centres d'emplois et de tout type de services et commerces de base. Ils ont été construits là où c'était le plus rentable pour le promoteur d'acheter des dizaines d'hectares de terrains agricoles pour produire des milliers de logements quasiment identiques.

 

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Emplacement des principaux ensembles de logements périphériques construits depuis 2001 dans la Zone Métropolitaine de la Vallée de Mexico, et lieux de résidence et de travail de Leti. (Réalisation: Pierre Arnold, base GoogleMaps2017)

 

A peine quelques années après le début de cette politique -orientée principalement à favoriser la croissance économique à travers la construction, la promotion immobilière et l'activité bancaire-, a commencé à devenir préoccupant le phénomène de l'abandon de ces logements par leur acquéreurs et acquéreuses. Dans certaines communes, comme Zumpango, plus de la moitié de ces logements sont aujourd'hui abandonnés ou ont été investis par des organisations criminelles, ajoutant à la marginalisation de réels problèmes d'insécurité pour leurs habitant.e.s. Malgré tout cela, pour ne pas ralentir le "train du logement", c'est toujours la même politique pilotée par les intérêts privés qui prévaut aujourd'hui. 

 

Afin de continuer à vendre des "boites d'alumettes", certaines entreprises privées et les fonds publics pour le logement (INFONAVIT, FOVISSSTE...) réalisent ponctuellement des petites interventions de "renforcement communautaire", d'amélioration des espaces publics, ou encore d'enchères de logements abandonnés. Cependant, les familles qui continuent d'habiter dans ces lieux -qui sont de plus en plus stigmatisés par l'abandon de logements, le manque de services, l'insécurité, etc.- n'ont presque aucune possibilité de revendre ou de louer leur logement pour habiter dans des secteurs dans lesquelles elles pourraient avoir une meilleure qualité de vie. Par conséquent, la population qui habite ces "non-lieux" se retrouve privée de la liberté et des bénéfices qu'elle associait à l'idéal de la propriété privée.

 

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Logements abandonnés par leurs occupant.e.s dans l'ensemble de logement de Leti, à Zumpango, quatrième commune du pays avec le plus grand pourcentage de logements abandonnés...

 

D'autre part, louer un logement décent et bien situé vis-à-vis des zones d'emplois et de services est devenu un privilège dans les villes latino-américaines et, à part de rares exceptions, il n'existe pas de programmes de logement locatif social ou d'aides à la location (de type APL en France) pour les ménages de revenus intermédiaires ou faibles. Par conséquent, vivre ou survivre dans les villes latinoaméricaines de plus en plus inégalitaires, avec des processus non contrôlés de spéculation et de privatisation des meilleurs secteurs, est un défi de tous les jours pour la majorité des ménages (habitant.e.s de quartiers précaires ou de faibles ressources, locataires, déplacé.e.s par les conflits et les méga-projets immobiliers, migrant.e.s, etc.).

 

Il existe diverses alternatives pour générer de façon collective un habitat digne et de gérer collectivement le foncier pour éviter les expulsions qu'ont tendance à provoquer les phénomènes de gentrification et les grands projets urbains ou immobiliers. Ces alternatives de production et de gestion sociale de l'habitat pourront faire l'objet d'un prochain travail audiovisuel du coleKtivo pelíKano !

 

8-1506271742Interview de Leti, dans une maison abandonnée à côté de la sienne, à Zumpango.

À quoi servira la collecte ?

Grace à la participation solidaire de notre équipe audiovisuelle, nous avons déjà pu réaliser tous les tournages nécessaires, mais il nous faut désormais faire le montage puis la post-édition et enfin la diffusion du documentaire. Pour le moment, nous avons déjà reçu un soutien de 10,000 pesos mexicains (environ 500€) de la part de l'Institut de Géographie de la UNAM pour payer le tournage audio, mais il nous faut encore réunir 2 000€ pour financer l'intégralité du projet!

 

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Budget total : 2 500€ - Déjà financé : 500€ = Budget manquant : 2 000€.

 

SI NOUS PARVENONS A COLLECTER PLUS QUE L'OBJECTIF NOUS NOUS ENGAGEONS A UTILISER L’EXCÉDANT, DE MANIÈRE TRANSPARENTE, DANS L'AIDE A LA RECONSTRUCTION POST-SÉISMES AU MEXIQUE (Donation aux organismes locaux sérieux, actifs au Chiapas, dans l'Oaxaca, le Morelos, la Ville de Mexico, etc.).

 

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Photos prises les jours suivant le séisme 7.1 du 19 septembre 2017, dans le village de San Gregorio, Xochimilco (en haut) et dans le centre de la ville de Mexico (en bas).

 

Le coleKtivo pelíKano n'ayant pas de compte bancaire, l'intégralité de la collecte sera versée temporairement sur le compte de Pierre Arnold au nom du collectif.

 

Calendrier des prochains mois de travail :

 

> Octobre-Novembre 2017 : montage et post-édition du documentaire + postulation à des concours et festivals de documentaires et courts-métrages.

> Décembre 2017 : Remise des contreparties aux kisskissbankers qui nous ont aidé.e.s (voir détails ci-dessous).

> Avant le 20 décembre 2017 : inauguration du documentaire à Mexico avec toute l'équipe de réalisation. 

Avant le 30 décembre 2017 : présentation du documentaire dans une autre ville mexicaine.

Janvier et février 2018 : présentation du documentaire dans différentes villes du Chili et d'Argentine.

A partir de mars 2018 : présentation du documentaire dans différentes villes de France.

 

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Elis en route pour son travail à Coyoacán

 

Contreparties pour vos soutiens:

 

   5€ et plus : Une photo de remerciement de l'équipe dans votre messagerie électronique (☺) ¡Merci!

   15€ et plus : Une carte postale de remerciement signée par l'équipe envoyée chez vous pour Noël (◙) ¡merci beaucoup!

   30€ et plus : ☺ + une invitation au mezcal d'honneur pour l'inauguration du documentaire, à Mexico en décembre 2017 (billets d'avion non inclus!): (♫) ¡merci encore plus!

   45€ et plus : ☺ + ♫ + le documentaire en format vidéo dans votre messagerie électronique avec les sous-titres de votre préférence (français ou anglais): (☼) ¡Merci énormément!

   60€ et plus : ◙ + ♫ + ☼ + deux agrandissements de photos de votre choix envoyés chez vous pour Noël: (♥) ¡Mille mercis!

   90€ et plus : ☺ + ♫ + ☼ + votre nom dans les remerciements dans le générique de fin du documentaire (♯) ¡Que votre générosité vous soit rendue²!

   140€ et plus : ◙ + ♫ + ☼ + ♥ + ♯ + un cadeau d'artisanat mexicain ou chilien envoyé à votre domicile: ¡Merci infiniment pour votre soutien!

 

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Leti arrivant de nuit à sa maison à Zumpango.

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coleKtivo pelíKano

¡Hola! Nous sommes Lisette, Rosalía et Pierre, un groupe d’ami.e.s qui habite à Mexico et travaille sur des thématiques urbaines comme la « touristification », la financiarisation, les politiques de logement et la production sociale de l’habitat. Nous avons créé le collectif coleKtivo pelíKano avec l’intention de vulgariser les problématiques actuelles... Voir la suite

Derniers commentaires

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Vazi Mouloud !
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Bonne chance Moulou, ça a l'air top votre documentaire !
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Bravo pour cette super initiative à laquelle je suis fier de me rallier! Bonne fin de montage et bonne diffusion Bien amicalement à toi Pierre et à toute l'équipe, Michel Calvino