Appel au "coup de main", entraide pour la réalisation du concert de "VAITY NOONY" en Martinique.

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Présentation détaillée du projet

"VAITY NOONY" est un projet artistique rassemblant des artistes de régions et de cultures différentes autour d'une musique emblématique de la Martinique : Le Bèlè

 

Le projet a débuté en Martinique à l'initiative d'artistes Martiniquais du Bèlè (pratique artistique de la Martinique regroupant musique, danse, art dramatique et art de la parole: le conte).

Il s'agit de présenter au monde la culture Bèlè par le biais d'une expérience de création musicale nouvelle  issue des fondements de celle-ci, le "wèlto".

Ce projet qui a transité par la France hexagonale et a pu être partagé avec des musiciens non Martiniquais issus d'esthétiques diverses (musique classique, jazz, musiques actuelles). Ces musiciens se sont initiés au Bèlè dans tous ses aspects, devenant ainsi, ses ambassadeurs : "les Bèlèïzan".

 

Cette expérience s'est concrétisée par un album : "VAITY NOONY; WÈLTO"

 

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Ce mouvement artistique débuté en 2004, fondé sur le partage dans le respect de pratique singulière, veut émerger en dépit des réseaux conventionnels de musiques mondialisées. 

 

Des concerts ont été réalisés en France hexagonale, nous aimerions permettre aux "Bèlèïzan" d'être à la  rencontre de la terre mère du Bèlè. Il s'agit aussi d'étendre cette diffusion aux Martiniquais afin qu'ils apprécient leur contribution au monde.

 

"VAITY NOONY" est l'émanation d'un plus vaste projet : "Bèlèïzan".

 

 

Bèlèïzan

 

Arts de l’Ile sans Pères : De Matinino à l’Hexagone

 

                           

C'est la naissance d'un espace artistique né depuis 2008 de l’initiative d’enseignants-musiciens.

Quatre étudiantes et artistes martiniquaises tentent l’aventure de la France hexagonale en s’installant en Région Rhône Alpes pour étudier et élargir leurs perspectives professionnelles tant du point de vue de la diffusion que de l’enseignement.

Leurs périples artistiques et d’études vont se finaliser par l’obtention du Diplôme d’Etat de professeur, du Certificat d’Aptitude de professeur, la réalisation de concerts, de résidences, de conférences et manifestations diverses. Outre un échange étroit avec les communautés antillaises, africaines, ce parcours va donner lieu au partage de leur culture Bèlè avec leurs collègues métropolitains de tous horizons.

Tous ceux en France, toutes origines confondues, qui ont aujourd’hui en partage cette Culture Bèlè se sont dénommés les Bèlèïsants :

Ceux qui embrassent la culture Bèlè, qui signifie art de vie, « an mannyè viv’ ». Un art de vivre qui repose sur l’entraide, la solidarité et le respect de la personne humaine. C’est aussi une dimension identitaire qui singularise les martiniquais dans leur apport à la diversité du « Tout Monde ». Un enjeu artistique qui trouve sa genèse, dans les quartiers populaires de Fort-de-France. Soutenu par leur maire, Aimé CÉSAIRE, les nouvelles générations nées de l’exode rural massif des années 1950, vont traduire une conscience identitaire en Fait musical. A partir de la philosophie du Chantre de la Négritude, dit « Papa Cézè », comme on l’appelle dans les quartiers pauvres foyalais, va naitre une pensée musicale endogène. C’est l’avènement du mouvement Bèlè renouveau avec son penseur Edmond MONDESIR qui fonde le groupe « Bèlè Nou ». S’appuyant sur une analyse théorique rigoureuse, il développe les soirées Bèlè dans toute la Martinique, le Bèlè moderne dit « Mizik Bèlè » nait. En 1980, pour la première fois, les répertoires de tambour s’érigent en une formulation musicale moderne : les instruments tel que la guitare, le trombone, le saxophone parlent la langue du tambour Bèlè. Il réalise dans les faits la vision du précurseur Francisco avec sa Biguine Lélé. Ce dernier prônait le respect de la culture noire martiniquaise alors dénigrée. Dans un acte de provocation et de rébellion en 1960, il mélangea Bèlè et Biguine. Il se joint au maître tambour Simon HAUSTANT qu’il accompagna au piano. 

Les jeunes générations de professionnels du groupe Bèlè Nou créent le WELTO. Une vision du Bèlè qui va élargir l’instrumentation au synthétiseur, à la batterie et une écriture plus sophistiquée : dépassé le « figuratisme » du tambour au service d’un génie Bèlè virtuel. L’essentiel de la démarche réside dans le « ou wèy ou pa wèy » (tu le vois, tu ne le vois pas), l’ambigüité de la perception culturelle. Le Bèlè peut être perçu aussi bien par des normes musicales occidentales que d’un point de vue endogène.

Cela a pris la forme d’actions diverses :

Action de femmes au tambour de Matinino, Amazones Action de chercheurs, de conférenciers Action de  diffusion artistique, de production discographique Action de transmission Action de découverte  de l’espace caraïbe (voyage en Martinique en  projet)

A l’issue des résidences et singulièrement celles de l’Ardèche émergent les travaux de martiniquais, de rouannais, d’ardéchois, de colombiens, de valençois, d’algériens, de rhodésiens… Ils sont plusieurs dizaines d’artistes enseignants de Cefedem de Rhône Alpes, de Normandie, du CNSM de Lyon, de l’ENM de Villeurbanne, de l’Ardèche, l’Ile de France à graviter autour de l’Art total Bèlè.

Le projet actuel Bèlèïsant, « Bèlèïzan » en langue créole, vient apporter la pleine dimension artistique et pédagogique de cet élan fraternel, culturel et professionnel.

 

Il s’agit d’amplifier cette démarche émanant du terrain par :

La diffusion musicale, la danse, les arts dramatiques (conte…) La transmission, l’éducation artistique en milieux scolaires, écoles de musique, et en espaces informels Les échanges et des communications, conférences et débats… L’accès aux imaginaires d’outremer  par le biais de projections de films, de lectures poétiques, d’expositions…

Ce nouvel espace culturel issu de la Caraïbe institue actuellement en France plusieurs aspects essentiels et porteurs :

-Un art totalisant ou holistique qui solidarise musique, danse, théâtre et installation plastique

-Une pratique artistique participative et collective, inter génération, mêlant amateurs et professionnels, ouverte à tous : la "swaré" pendant du "Lawonn", soit la participation active du public dans la performance musicale et artistique

-Une dimension esthétique transversale  du Bèlè où tradition se confond avec contemporanéité, oralité avec écriture (oralité écrite, écriture oralisée),  l’empirisme avec le savant

-L’itinérance, l’échange avec l’autre pour approfondir et construire son soi, sa singularité

-L’Art mêlant subsistance, réjouissance et entraide 

   

Comme les 7 principes structurant le Bèlè, 7 éléments ou actions s’étalent sur une saison dans l’Hexagone et en Martinique pour composer Bèlèïzan, Arts de l’Ile sans Pères : De Matinino à l’Hexagone :

 

 

1)    Une soirée Bèlè précédée d’une initiation Bèlè (Bal gratuit ouvert à tous rassemblant tous les artistes Bèlè du pays en entraide)

 

2)    Conférences musicale, chorégraphique, théâtrale «  De la tradition au contemporain les codes immuables du Bèlè »

 

Conférence : « Matinino l’île sans Pères, mythe de l’Amazone en espace caraïbe », « La dimension du sacré dans le  Bèlè »

 

3)    Spectacles,  traditionnel, actuel, contemporain en musique, en danse, en théâtre, Arts de la parole, Conte et poésie des « Bèlèïsant »

 

Artistes : Vaïty Noony, Vaïty quartet, Danse la poétique bèlè

 

4)    Interventions dans les écoles de musique et de danse

 

5)    Films : Bèlè Tambour Vivant de Barbara Jean Elie,  les Frères Rastocle de  Janick Dulio, Biguine Biguine de Guy Moulial

 

6)    Expositions de Jean Mico Terrine, Natou, Philippe Bourgade

 

7)    Saveurs de Bèlèïzan : grandes cuisines, les grands chocolats, les Grands Rhums, jus de fruit et confitures, 

 

 

RESIDENCES ET PREMIER SPECTACLE REALISES

 

Résidences :

Du 01 au 05 mars 2011 Conservatoire Départementale de l’Ardèche, antenne de Vernosc

Du 16 au 18 le cent Paris

Du 06 au 08 juillet 2011 MJC de Chilly Mazarin Paris

 

Concerts :

 

- le 8 mai 2011 à l’Auditorium du conservatoire de Montceau-les-Mines (Vaïty Quartet, M’la Poétique Bèlè)

- le 10 mai 2011 à l’ECLA de Saint-Vallier Bourgogne (Vaïty Noony) 

- le 16 juin 2011 à l’Auditorium le Cent Paris (Vaïty Quartet, M’la Poétique Bèlè)

- le 09 juillet 2011 MJC de Chilly Mazarin Paris (Vaïty Quartet, Vaïty Noony) 

- le 22 janvier 2012 Annonay (Vaïty Quartet)

- le 10 mai 2012 à l’ECLA de Saint-Vallier Bourgogne (Vaïty Noony) 

- le 2 juin 2012 à l’Espace Montgolfier de Davézieux Isère (Vaïty Noony)

 

 

Résidence en Martinique :

 

Elle se réalisera durant deux semaines, dans le but d’une immersion culturelle de nos musiciens non-martiniquais et d’esthétiques différentes. 

Ces musiciens effectueront des échanges avec des professionnels martiniquais et de retour dans leurs régions, communiquerons sur  la Martinique en effectuant la diffusion à travers leurs élèves et dans leurs échanges avec les autres professeurs.

Comme précédemment annoncé, nous serons en constante collaboration avec les conservatoires, écoles de musiques, CEFEDEM (Centre de Formation des Enseignants de la Musique) et les CNSM (Conservatoire National Supérieur de Musiques) de Paris et de Lyon.

 

"Les Bèlèïzan"

 

Vaity noony - Cover Photos | Facebook

 

 

 

Le Bèlè

 

Le Bèlè est le terme générique qui désigne à la fois la pratique en elle-même, un genre du répertoire, la soirée où se réalise cette pratique, le tambour instrument central, et une manière d’être. Cette pratique regroupe à la fois musique, danse, chant et art dramatique de manière indissociable pour former un art total.

Il vient des noirs marron enfuis de l'habitation pour établir dans les mornes escarpés de la Martinique "la société Bèlia", basée sur l'entre-aide, le don contre don. Les fondements de cette nouvelle société où le travail n'était plus volé mais donné, échangé, sont inscrits au sein de l'art Bèlè. 

 

"Swaré" Bèlè

 

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Source Infos Bèlè

 

Bèlè du nord (Sainte Marie)

 

Source youtube "Kaboogo"

 

Selon  la région il existe plusieurs genres de bèlè, (Bèlè du nord, de Basse Pointe, du sud, le Lasotè, la fouy tè, le damier) comme l'indique la ci-dessous carte.

 

 

Carte de répartition des pratiques selon les régions

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Le Damié

 

Pratiqué dans tout le territoire, Le Damié représente la danse de lutte entre deux combattants qui s’affrontent au rythme du tambour qui influe sur la danse en marquant les coups ou en incitant au combat. Pratique présente dans toute la Martinique, il utilise le même orchestre que celui Samaritain.

 

 

Source youtube "Kaboogo"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

 

Un premier apport personnel a été réalisé : 18 000

 

La réalisation du CD a coûté 15 000 €

 

Nous avons réalisé un clip qui s'élève à 3000 €

 

 

 

Nous avons réalisé une provision de 8 000 € pour le concert

 

 

La collecte servira à financer :

 

La venue des musiciens des différentes régions "Les Bèlèïzan" (transport aérien, hébergement sur deux semaines...) 13 000 € 

 

La réalisation du concert (location de la salle,  location de matériel son lumière, rémunération des musiciens...) 7 000 €

 

 

 

 

 

 

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VAITY

Artiste pédagogue martiniquaise, polyvalente (chant, danse, tambour, ti-bwa, Konn lanbi, conte), elle intègre la formation MUSIPRO/IFAS en Martinique et obtient son DEM (Diplôme d’Etude Musical) avec la mention Très Bien et son DEM de Formation Musicale. Seule femme reçue sur 60 candidats Antillo-Guyanais à sa session d’examen du DE (Diplôme d’Etat) de... Voir la suite

Derniers commentaires

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Merci à toi Jyhem972 et à tous les autres qui soutiennent, avec vous on y arriveras! VAITY
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Salut Vaïty, je participe avec joie à ton projet.