SOUTENEZ UNE COMPAGNIE DE THEATRE ENGAGEE SE DONNANT POUR MISSION L'INSERTION DE PUBLICS ISOLES A TRAVERS DEUX PROJETS INNOVANTS

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Présentation détaillée du projet

 

 

CHANTIER PUBLIC

Théâtre et Cie   Logo

 

« Pour moi, la chose la plus révolutionnaire qui soit est d’emmener les propositions les plus exigeantes au public le plus large. Le combat est toujours là. »

 

 

Arnaud Meunier, Pourquoi êtes-vous metteur en scène? 6, s.l. : Outre scène, 2005, Vol. La revue du Théâtre National de Strasbourg.)

 

 

Construction

Nous menons un travail de recherche, autour de formes contemporaines. Sans prétendre créer une esthétique inédite, nous tentons de réinventer ou d’aborder différemment un rapport au texte, au spectateur, à l’espace et au corps.

Nous cherchons à donner à voir un certain rapport au monde, comme un fil tendu où politique et intime feraient tout deux un jeu d’équilibriste.

 

Cohésion - CoactionConciliation   

Nous avons une détermination farouche : faire en sorte que le théâtre ne soit pas réservé à un nombre réduit d’initiés ayant besoin de codes d’analyse du spectacle. Par cette démarche, nous nous inscrivons dans la lignée de ceux qui nous ont précédés, celle de Jean Vilar bien sûr, mais aussi de tous ceux qui ont milité pour l’accès à la culture. Nous souhaitons aller à la rencontre d’un public large, d’origines et de rapports au théâtre très variés.

Dans cette optique, nous sortons des murs du théâtre pour aller en direction de ceux qui n’y sont encore jamais allé, pensant qu’il ne leur est pas adressé.

Nous intervenons sous formes de représentations, d’ateliers, d’échanges ou de stages au sein du milieu hospitalier, carcéral, rural, et de quartier dit prioritaire, mais aussi scolaire et universitaire. 

Nous sommes persuadés que cette détermination n’est pas incompatible avec la recherche de formes que nous menons.

Une des ambitions à l’origine de la compagnie réside au contraire dans l’accordement de ces deux dynamiques trop souvent présentées comme contradictoires.

 

Collectif   

La constitution du groupe est un élément fondamental de notre approche au sein de l’équipe de création. Le théâtre ne peut exister selon nous sans une synergie, une dynamique commune.

Notre conception du processus de création est davantage horizontale que verticale. Nous aimons la métaphore du jeu de puzzle. Aucune pièce n’est plus déterminante qu’une autre. Chaque spécificité trouve un accomplissement, une valeur, du moment qu’elle est mise au service et participe d’un tout. L’art vivant se bâtit à partir de cette communion de différents champs de compétences, tous nécessaires à la création.

Jusqu’aux premières présentations publiques, le regard du spectateur est la pièce manquante du puzzle, sans laquelle le théâtre n’existe pas encore.

C’est dans le présent de la représentation que  la construction trouve un aboutissement éphémère. Car le spectacle-puzzle ne s’achève pas le jour de la première. Il est en permanente évolution…

 

Connivence artistique   

La compagnie entreprend une dynamique de soutien d’artistes, promouvant des créations innovantes.

Nous accompagnons des artistes émergents dans leurs démarches logistiques et de diffusion.

Il s’agit également de faire partager au spectateur une œuvre à travers laquelle nous percevons un engagement artistique.

 

Collaboration   

La Compagnie Chantier Public est fraichement installée au sein d’un réseau associatif actif : la maison des associations de l’OGA du quartier de la Reine Jeanne. Située sur le territoire Nord-Est de la ville d’Avignon, l’OGA a une mission de soutien, de mutualisation et de création de liens entre les habitants, les associations locales et les partenaires sociaux. Ces objectifs correspondent à la volonté de cohésion sociale de la compagnie. Nos répétitions dans la salle de l’Espace L au sein du quartier nous ont permis d’instaurer un premier dialogue avec les habitants. La présentation d’une étape de travail à titre gratuit dans la salle polyvalente du quartier Nord-Est a été un temps fort d’échange. Pour la plupart des spectateurs, c’était une première au théâtre.

 

 

La mise en place de stages et d’ateliers dans le milieu hospitalier est une volonté forte de la compagnie. Ainsi, sous l’égide du Centre Spécialisé en obésité PACA OUEST et subventionnée par l’Agence Régionale de la santé, la compagnie Chantier Public expérimente un dispositif de création d’ateliers en direction de patients souffrant d’obésité, maladie considérée comme un des « maux du siècle ». Il s’agit d’une recherche-action dont les objectifs sont de : se sociabiliser au travers du travail de groupe, et d'améliorer sa perception et son image du corps. Nous intervenons auprès de plus de quatre-vingt patients sur différents sites entre Avignon et  Marseille, qui s’inscrivent dans un réseau de prise en charge de l’obésité à l’échelle régionale. L’Education Thérapeutique vise à aider les patients à gérer au mieux leur quotidien avec une maladie chronique, et Chantier Public est fière de pouvoir participer à son échelle à cette tentative.

 

 

http://ciechantierpublic.over-blog.com/

 

 

 

 

 

CREATIONS:

 

JOUER LE JE

 

Une grande table. Une famille, des amis. C’est la fin d’un repas d’anniversaire. Un des personnages, Théo, fête ses vingt ans. On lui offre un jeu de société. Les personnes susceptibles sont censées s’abstenir de jouer. Commence la remise en question des images que chacun peut se faire de soi et des autres. Le spectateur, attablé aux côtés des comédiens, assiste au déroulement d’une soirée périlleuse. Le doute est jeté sur les identités. Des secrets bien gardés remontent à la surface. Mais quand sortirons-nous du jeu ?

La recherche de plateau explorera le lien entre intime et relations sociales. Cependant, est-il possible de dire l'intime? L'intimité ne se contredit-elle pas à partir du moment où elle est divulguée?

              Un dispositif vidéo s'invitera sur scène permettant d'explorer un rapport au corps et à l'identité. Tour à tour, Théo, Estelle, Marina, Fleur, Niels, Moussia, Nina apparaîtront à l’écran, se dédoublant entre image plane du corps surdimensionné par la vidéo et corps réel sur le plateau en trois dimensions. Chacun livrera ses émotions à la caméra. Nous interrogerons un certain déballage, commun et banalisé par la téléréalité.

Mais comment l'intimité se construit-elle à travers le   rapport à l'Autre? Ici, l'Autre, c'est le frère, l'amie, la fiancée,  la mère.

La relation à l'Autre s’éprouve au sein du noyau familial et amical. L'Autre, c'est celui dont on croit pouvoir anticiper les réactions, celui qu'on jalouse, celui qu'on aime. C’est aussi celui à qui on ne dit pas tout. Le secret, paradoxe qui ne peut exister que dans la mesure où il est dissimulé, vient parfois se nicher dans une certaine intimité de la relation à l'Autre.

Mais le désir d'abolition du secret par la révélation ou la confession est là, latent, comme une certaine volonté de "briser le silence". Le plateau peut alors devenir le lieu d'une parole qui échouerait à se dire à l’extérieur du théâtre.

L’Autre, ce n'est pas seulement le frère, l'ami qu'on se représente au sein du groupe de proches qui devient un microcosme social. C'est aussi la télévision, invitée à l'anniversaire de Théo, qui opère un singulier conditionnement sur les corps, le rapport à soi et aux autres. L'intrusion de la télévision mettra à jour la spectacularisation de l'information, de la politique, de la société et de l'intimité. 

Il paraissait difficile d’aborder le degré de mise en scène et de spectaculaire présent dans les représentations intimes et sociales, sans repenser la place du spectateur au sein du dispositif théâtral. Si les limites de la réalité et de la fiction frictionnent dans la mise en scène télévisuelle, le réel et le fictif se côtoient sur le plateau, et la scène et la salle se doivent de réinterroger à leur tour la légitimité de leur séparation. De grandes tables occuperont le plateau autour desquelles spectateurs et comédiens seront rassemblés. Une limite subsistera néanmoins entre acteurs et public : la parole, la lumière et le jeu.                                                                                                                   

Nathalie DUTOUR, Metteure en scèneP1050351

 

 

La SUBSTANCE NOIRE

 

Cette création muette apporte, à travers le parcours d’une prostituée, une vision singulière du corps de la femme, ainsi qu’un regard sur le rapport homme-femme, traité par le biais de la figure du client. Le corps féminin devient témoin de la marchandisation s’infiltrant jusque dans l’intimité.  Il est également objectivé en tant que modèle d’art. Un certain rapport au pouvoir, au politique, nous est apparu à travers l’ambivalence et la complexité d’une figure de femme, aliénée et magnifiée. Enfin, la précision de la partition scénique et le soin de la plastique du projet réinterrogent poétiquement le lien entre théâtre, arts plastiques et danse.

 

 

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" Trois femmes et un homme se retrouvent, peints, dépeints. Ils disent leurs maux sans mots. Tout se joue entre dessin, danse, musique et théâtre.

Lorsque je quitte une pièce, après la représentation, j'en garde un souvenir esthétique. Les mots s’effacent petit à petit de ma mémoire, les images restent gravées en moi. J'aime les corps sur scène, les individus qui se percutent et se font écho. J'aime ces présences artistiques. Je les contemple et elles m'emportent loin. De cet attrait plastique est née une volonté, celle d'écrire des images sur le papier, puis de les concrétiser sur la scène. Dans ce mouvement, se détourne la nécessité de parler de la Femme, d'élaborer des figures de femmes. Femme-sujet, femme-objet, objet sexuel, objet d'art, sujet de désir. Femme dans toute sa beauté et sa pureté, mais aussi dans toute sa noirceur. La femme m'intrigue. Elle m'est à la fois très proche et très lointaine. Je crois la comprendre, pourtant elle se révèle pleine de mystères. Parce que je suis une femme, bien que j’en sois une. Pour saisir la Femme, parler de l'Homme était indispensable. J'ai donc créé une figure d'homme, figure d'ombre qui représente non pas l'Homme mais une de ses facettes, parmi ses nombreux aspects. J'ai ajouté une autre femme, puis j'ai façonné une femme-lampe pour éclairer les rencontres, les pas de deux . Ma création veut montrer unions et désunions, les corps à corps, les relations faites de manipulations. La volonté de pouvoir. Le désir de possession, substance noire, transforme les êtres et souligne leurs paradoxes, sans jamais parachever son propre dessein. Pour animer les personnages, incarner leurs jeux et leurs enjeux, j'ai utilisé les gestes, le mouvement, la danse. Une fois les silhouettes modelées, j'ai créé des portraits, des tableaux dans le théâtre. Des photographies de l'instant, qui saisissent les contrastes de la femme, les clairs obscurs qui la constituent et la rendent si complexe, en elle-même et dans le miroir des autres.           Le chorégraphe Jean-Ronald Tanham m'a aidé à symboliser la sensualité, la sexualité par des scènes de tango, pour confronter les corps, mêler force et poésie. La régie a eu un rôle décisif et libérateur dans ce projet. Par le jeu d'ombres et lumières, elle éclaire et assombrit les traits de l'humain. La violence et la grâce, la pureté et la souillure, la limpidité dans le sombre. L’harmonie dans la dissonance. C’est ainsi que j’ai créé une pièce silencieuse, une œuvre transversale, qui s’ancre entre le cinéma et le théâtre muet, portée par les notes, mises en images.  "

Alice Lefebvre 

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Démarche sociale et culturelle :

 

Au travers de cette création, nous entreprenons une démarche sociale et culturelle, celle d'insérer un public trop souvent isolé, peu souvent invité dans le milieu artistique : les personnes à déficiences auditives. Pour se faire, nous sommes en lien avec trois structures qui soutiennent mon projet et ses avancées : la MDPH d'Avignon, l'Urapeda Paca ainsi que L'ACME Surdi de Villeneuve les Avignon.

Grâce à ces partenariats, nous souhaitons faciliter l'accès à l'art pour ces personnes, qu'elles puissent bénéficier de tarifs préférentiels, leur permettre de participer à un événement culturel en tant que public avec la Substance noire, mais aussi en tant que membre actif par le biais d'initiations au théâtre par le corps. Qu'elles puissent découvrir un univers dramatique, visuellement et corporellement.

Durant ces ateliers, nous réaliserons ensemble une partition chorégraphique tenue par le fil du mouvement silencieux. Nous créerons une entité commune, faite de corps et de signes.

Cette initiation se déroulera sur une période de trois mois à raison d'une séance de quatre heure tous les quinze jours, et aboutira à une présentation au théâtre Isle 80 début décembre 2014.  A cette occasion, nous pourrons échanger autour d'un pot convivial de nos ressentis.

Parallèlement, je mets en place trois journées de rencontres théâtrales entre personnes à déficiences auditives et collégiens d'Avignon, avec la MDPH. Nous pourrons ainsi confronter et rassembler des approches du corps diverses.

Notre but : favoriser la mixité sociale par l'ouverture d'un accès à l'art, créer un échange de perceptions multiples, une solidarité, et une sensibilisation aux risques auditifs.P1050549-001

 

 

À quoi servira la collecte ?

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La collecte sera perçue sur le compte de la Cie Chantier Public afin de:

- Présenter Jouer le je au festival d'Avignon 2014, dans le cadre des Rendez-Vous de l'Entrepôt,

lesquels visent à développer la ''recherche de formes artistiques nouvelles et d'une autre relation aux publics", avec une participation financière basse pour le spectateur.

-Réaliser une représentation de La substance noire, au théâtre des Carmes, dans le cadre de la journée mondiale de la surdité du 29 septembre, pour les personnes à déficiences auditives (partenariats avec la MDPH, l' ACME surdi de Villeneuve les avignon et Urapeda Paca), avec une participation financière basse pour le spectateur.

- Mettre en place des ateliers d'approche théâtrale par le corps à destination de personnes sourdes et malentendantes ainsi que de collégiens d'Avignon (sur 3 journées). Organiser un atelier commun avec ces deux publics et une confrontation de leurs différentes visions du mouvement.

- Soutenir la compagnie dans la rémunération du plateau artistique de ces deux projets.

 

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Compagnie Chantier Public

La Compagnie Chantier Public est une association loi 1901, fondée en septembre 2013. Président: Xavier Clément Trésorière : Lucia Lina Léon N° SIRET : 79889810200016 N° licence 2 : 2-1073708 Siège social : Maison des associations, quartier reine Jeanne, 3 rue Peniscola, 84000 Avignon. Pour plus d'informations, vous pouvez vous reporter à la... Voir la suite

Derniers commentaires

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Un merci chaleureux, nous avançons vite et bien! Comme quoi la solidarité existe encore et vous êtes convaincus, comme nous, que la culture est bénéfique à une société ouverte et épanoui!!!! Brisons les frontières retrouvons nous tous autour d'une œuvre d'art!! On ne lâche rien! Merci pour votre soutien, parlez en autour de vous!!
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et à nouveau merci encore !!! on avance , grâce à vous ! super super!!
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merci beaucoup pour votre soutien ! A ces deux premiers kissbankers, merci, merci !!