L'Hexagone importe 50% des fruits et légumes bio ? Moi, Thomas Boonen, mûris depuis 7 ans mon projet d'installation en maraîchage biologique. Je viens de trouver les terres dans le Pas-de-Calais, il ne me reste plus qu'à m'équiper. La première pièce de mon trousseau sera un cultirateau.

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The project

La machine qui fait tourner la terre et pousser les légumes bio...

 

Voilà trois ans que je teste grandeur nature mes compétences de jardinier biologique au Germoir, pépinière d'activités agricoles bio et rurales à Ambricourt (62). Dans cette ferme expérimentale, j'ai pu essayer toutes sortes de cultures, réussir des radis comme faire geler des poireaux. Hier en couveuse, je souhaite aujourd'hui m'installer pour de vrai. Pour cela, je dois m'équiper en matériel adapté, à commencer par un cultirateau.

 

Garantie 100% bio

Sur mes deux hectares de terre, je souhaite cultiver une grande variété de légumes et réinviter les cultures oubliées (topinambours, panais, potimarrons...). L'agriculture biologique est pour moi une philosophie, un art de vivre, une exigence. Parfois difficile, ce mode de culture appelle à l'humilité, à la sincérité.

 

Circuits courts toujours !

Mes légumes ne partiront pas en supermarchés mais dans des circuits de vente directe que je maîtrise. Tous les 15 jours, ils seront proposés aux membres parisiens de la Ruche qui dit oui ! du Comptoir général (10e), de l'Age d'Or (13e), de la Bellevilloise (20e). Les Lillois pourront aussi en profiter et les commander par newsletter. Enfin, les habitants voisins des 7 vallées seront eux aussi livrés. Dans la vie, j'aime les rapports humains simples et sincères d'où mon choix de la vente directe qui fait se rencontrer consommateurs des villes et producteurs des champs.

 

Why fund it?

 

Machine désherbage thermique, semoir tracté petite graine, repiqueuse 2 rangs, ventilateur de courges : quand on a choisi de chérir la terre, la mécanique coûte parfois plus cher que la chimie. La collecte financera l'achat de LA machine qui permet de démarrer le travail de maraîchage biologique.

 

Son nom de code : cultirateau. Polyvalent, l'engin prépare la terre avec efficacité. A l'avant de la machine tirée par un tracteur, une fraise ameublit le sol sans le tasser. A l'arrière, un râteau éclate les mottes, ratisse et forme une butte, lit des futures semences (dans le jargon on appelle ça la planche). En surface, la terre fine et aérée favorise une germination rapide. En profondeur, les mottes de plus en plus grosses permettent aux plantes de prendre racine. L'outil deux en un (culti et rateau) réduit les coûts de production et allège le travail du maraîcher (et comme il manque toujours du temps pour tout faire, ce n'est pas un luxe). En un passage, la terre est prête à être ensemencée !

Si le montant requis est dépassé, je poursuivrai mon équipement : bineuse, planteuse, graines... 

 

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Ferme du Hérisson

Je m'appelle Thomas Boonen, je suis né à Aix en Provence le 2 Mars 1977. Qu'on se le dise, mon parcours n'a rien à voir l'alignement impeccable des rangs de poireaux. Tout commence pendant les étés de mon enfance et de mon adolescence que je passe chez des amis de mes parents dans une ferme des Alpes. Là, je goûte au travail de la terre. A 18... See more

Newest comments

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et une photo des noms gravés sur ce beau cultirateau ?? :)))
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Bonsoir, pour dimanche, j'aimerai que toute les personnes intéressées, me contacte par mail, en me précisant d'où elles viennent et si elles cherchent une petite place dans une voiture, ou si justement elles nt une place dans leurs véhicules. Merci de me contacter dés ce soir, que je finalisent tout cela demain matin. Merci beaucoup....
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Bonjour à tous, Voilà presque deux mois que le cultirateau a dit bingo, il est temps que je vous raconte la suite du feuilleton. D'abord, un grand merci à tous. 140 donateurs, ça fait chaud au cœur et c'est pour moi un coup de pouce inestimable. Depuis le 27 juin donc, après avoir bu plusieurs fois le champagne, raconté mon aventure à la presse locale puis à France 3, je suis parti à la recherche de l'engin. Pas facile, d'autant que je cherchais un cultirateau d'occasion pour entrer pile- poil dans le budget. J'en ai d'abord trouvé un à l'autre bout de la France. Trop compliqué. Je me suis un moment tourné vers les modèles neufs. Trop cher. Fin juillet, j'ai trouvé la perle : un cultirateau normand fringant prêt à faire tourner la terre. Le mardi 24 juillet, je rencontre son propriétaire qui, non content de me faire un super prix, me propose en plus une dérouleuse/plastique, l'autre outil incontournable du maraîchage biologique (ça sert à garder l'humidité et à éviter les mauvaises herbes). Je repars totalement équipé tel un écolier prêt pour sa rentrée. Aujourd'hui, le cultirateau trône dans ma cour et attend qu'on lui pose sa plaque en inox avec les 35 noms gravés. Guilhem ,le fondateur de la Ruche qui dit oui!, s'occupe de préparer tout ça (un grand merci Guihem) et vient la semaine prochaine avec sa perceuse-riveteuse pour tatouer la machine. Patricia, la photographe sera aussi du voyage et viendra saisir l'engin sous son meilleur profil. A ce propos, que ceux qui ont demandé une carte postale du cultirateau n'oublient pas d'entrer leur adresse sur le site de Kisskissbankbank pour la recevoir prochainement. Certains ont opté pour la journée à la ferme. Réservez dans votre calendrier la date du 30 septembre, jour des portes ouvertes de la pépinière dans laquelle je suis encore pour le moment. Au programme ? Pas mal d'animations découvertes de la vie agricole, un repas spécial produits du terroir et, comme promis, une déambulation cultiratesque. On mettra en place un système de co-voiturage et on vous donnera tous les détails très bientôt. Voilà, vous savez tout. C'est vraiment une drôle d'aventure. J'ai retrouvé des amis, connu des voisins, mobilisé ma famille, reçu votre soutien. Une fois encore, ça fait vraiment du bien. Ce cultirateau va devenir un collector et finira sans doute un jour dans mon salon. En attendant, je passe désormais le relais à Philippe Ridet du Gaec du Pot au lait et à sa fabuleuse conditionneuse de yaourts fermiers. Vous en entendrez bientôt parler. Portez vous bien,