Réalisé comme un « road movie aquatique », ce film documentaire vous plongera dans le quotidien d’un peuple de survivants, les Marquisiens. D'escales en rencontres et témoignages, nous enquêterons sur l'importance de la culture quant à la survie d'une civilisation qui a bien failli disparaitre au début du 20ème siècle.

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Présentation détaillée du projet

 

   

 

 

MATAVAHA- CULTURE ET DEPENDANCE.

Film documentaire de 52’

Tournage aux îles Marquises d’octobre 2011 à avril 2012

 

« Pour rester vivantes, les connaissances doivent être transmises aux générations montantes et pour s'enrichir, elles doivent être partagées. » Lucien Kimitete, fondateur du festival des Marquises.

 

                             

 

Notre film documentaire s'inscrit dans notre aventure maritime, un tour du monde à la voile débuté en 2006 qui nous a emmenés à la rencontre d'un peuple de survivants.Ce peuple, c'est celui des Îles Marquises, les Marquisiens. En 1595, quand les espagnols découvrent l’archipel, la population est estimée à près de 80 000 habitants. A l’arrivée du navigateur James Cook, en 1773, ils sont  100 000. En 1838, 60% des habitants ont disparu. En 1920, il ne reste plus que 2 000 Marquisiens... Ils sont aujourd’hui 8 000 habitants.

Loin de toute considération politique, c’est cette renaissance après ce long déclin qui nous intéresse.  Notamment leur lutte depuis une cinquantaine d’années pour recouvrer leur identité. Et d’une manière plus générale, la dépendance culturelle d’une société en bonne santé. Pendant 6 mois de navigation aux îles Marquises, nous réaliserons ce documentaire comme un road-movie aquatique. D’escales en rencontres et témoignages, nous essayerons de comprendre l'importance de la culture dans une civilisation qui a bien failli disparaitre au début du 20èmesiècle.


                                    

Pour ce troisième voyage dans l’archipel, nous remonterons jusqu'à Nuku Hiva, l'île la plus septentrionale où se déroulera le 7ème grand rassemblement culturel des Marquises, le festival Matavaha.

 Au rythme des préparatifs, nous irons à la rencontre de ces habitants pour qu’ils nous racontent ouvertement leur histoire, et l'importance de leur culture dans la reconquête de leur identité. Matavaha signifie transmission. Ce retour à leurs valeurs, d’il y a près de deux siècles, leur permet aujourd’hui d’envisager leur futur.        

                                      


En plus des rencontres opportunes, nous irons rendre visite à quelques connaissances impliquées, dans leur quotidien, à vivre de leurs anciennes coutumes. Dans les baies encaissées, nous partirons à la découverte des villages enfouis sous l’épaisse végétation à la découverte des pétroglyphes et autres lieux de cultes. Nos guides seront Moetai, qui nous expliquera la présence du Mana (pouvoir, force, esprit) sur ses terres, Kohu qui lors de parties de chasse sur les pics escarpés, nous racontera l’histoire de sa famille et des chèvres Tabou. Dans les vallées, nous partagerons avec les femmes des moments plus intimes de retour de chasse où il faut préparer les peaux, mais aussi le repas avec les produits locaux. Fabienne nous apprendra les danses tribales, sensuelles et mystiques, avec Maria nous tannerons les peaux des futurs tambours. La mer aussi sera présente avec la pêche sur les tombants aux milieux des requins marteaux et des raies mantas. Nous nous recueillerons au pied des banians alors que Kahoa sculptera des tikis pour célébrer les dieux. Dans la maison du tatoueur, nous nous imprègnerons des symboles de leur histoire.

                                 


Nos deux voyages précédents nous ont permis de créer des amitiés sincères avec plusieurs familles. Leur désir de partager leur culture et ce que nous avons appris de leur histoire nous a donné l’envie de réaliser ce documentaire. Nous voulons rendre hommage à cette civilisation aussi riche qu’éloignée du reste du monde, tout en conservant notre volonté d’authenticité. Pas de mise en scène, nous filmerons les Marquisiens tels qu’ils se présentent à nous qui partageons leur quotidien. Si les Marquisiens ont été capables de remonter le passé pour aller de l’avant, il est important de leur laisser la parole.

                                   

Qui suis-je ?

                               


 Qui sommes-nous ?

 

           

Cécile Plantin, 36ans                                         Vincent Saedy, 39ans   


Nous sommes partis en 2006 pour un tour du monde sur notre voilier « El Chiringuito», un cotre en acier de 12 mètres. Nous pouvons parler aujourd’hui de ce projet, de ce rêve qui est devenu réalité. Ces 5 années passées à voyager, de découvertes et de rencontres, nous ont transformés.

Depuis la construction du Chiringuito jusqu'à la préparation du grand départ, nous nous sommes préparés du mieux que nous le pouvions; un projet de cette envergure nécessite, bien avant le jour où on largue les amarres, un dévouement complet.

Un choix de vie qui mène à une liberté totale d’aller et de venir, au gré des vents, des courants, des envies mais aussi d’instants uniques, singuliers, parfois difficiles. Nous avons appris à vivre en parfaite autonomie, en accord avec nos convictions environnementales et le monde qui nous entoure.

Pourtant voyager à la voile, à notre époque, pourrait paraître anachronique. Mais parcourir ces milliers de kilomètres poussés par un alizé puissant et régulier, nous rend complices de tous ceux qui nous ont précédés, marins de tous les temps qui ont regardé les mêmes horizons, affronté les mêmes tempêtes. Au milieu des océans, on remonte l'histoire. C’est bien le seul environnement qui n’a pas changé depuis la nuit des temps. C’est peut-être pour cela que notre perception du monde a changé, et que s’est offerte à nous une nouvelle réalité. À celle-ci, nous n’étions pas préparés.

Nous avons appris à être plus proches de la nature, plus attentifs aux signaux qu’elle nous envoie. Mais plus proches des hommes aussi. Car à chaque escale, il faut se    « réadapter », retrouver des repères, vivre dans une nouvelle société. La gentillesse et la curiosité des hommes qui nous ont accueillis, chez eux, sur leur terre, nous a donné beaucoup à penser. Tout cela a suscité, en nous, un changement profond de notre place dans ce monde. Mais aussi l’envie de partager ces moments précieux et privilégiés.

De quelques semaines à plusieurs mois, nous vivons en totale immersion dans des communautés toujours éloignées des centres urbains. Nos choix se portent essentiellement vers des cultures originelles. C’est pour nous l'occasion de comprendre leur mode de vie et d'échanger connaissances et savoir faire quant aux ressources naturelles et leur utilisation. Nous les interrogeons sur leur histoire et gravons ces moments pour aider à la transmission d’une culture parfois en lutte avec les générations montantes pour perdurer dans le temps.


 

Le road-movie est une quête initiatique de personnages, qui vont mûrir au fil de leurs rencontres et de leurs expériences. Le voyage est alors un rite de passage. Une métaphore du temps qui défile, de la vie avec ses rencontres et ses séparations. Celui-ci symbolise la liberté de mouvement et donc les libertés individuelles, la construction d’un être en devenir.

Inspirés du genre road-movie, nous réalisons nos films documentaires incarnés comme des Wave-movie, toujours soucieux d’authenticité, sans jamais occulter la réalité du quotidien, arrivant toujours par nos propres moyens. Matavaha est le premier d’une longue série. En effet, nous traiterons selon le même concept les différents archipels du Pacifique : les Marquises, les Tuamotu, les iles de la Société,les iles sous le Vent, les iles Australes.

 

 


À quoi servira la collecte ?

Les fonds collectés serviront à l'achat d'une caméra HDV Sony d'occasion. Nous avons déjà les billets d'avion, le bateau, le matériel son, photo, les vivres mais surtout les contacts sur place.