D E K O N Troisième collaboration entre Benjamin Seroussi et David Tajchman utilisant l’Architecture comme Outil Filmique.

Large_dekon_post-1477316546-1477316567

Présentation détaillée du projet

 

 

Benjamin Seroussi et David Tajchman se rencontrent pour la première fois en 2013.

Benjamin Seroussi est réalisateur. Il a collaboré aussi bien avec des grandes maisons de couture et de

cosmétiques qu’avec des artistes musicaux. En perpétuelle quête de nouveaux projets et collaborations

avec des artistes indépendants, il cherche à s’entourer de talents issus de diverses disciplines afin d’enrichir

toujours son parcours artistique. Ce parcours, il le souhaite de plus en plus intime avec l’architecture, ses

concepts et sa fabrication.

 

David Tajchman est architecte. En parallèle de son agence située à Paris, il enseigne le projet d’architecture

dans toutes les années du cursus à l’Ecole Spéciale d’Architecture, et dans d’autres universités en France et

à l’étranger.Benjamin Seroussi et David Tajchman bien qu’exerçant dans deux domaines différents se retrouvent sur des thématiques communes: la recherche de nouvelles formes, de nouvelles géométries, les potentialités du corps humain et le mouvement.

 

Sans_titre_5-1475764845

 

David Tajchman explore ces thématiques notamment à travers son enseignement du projet d’architecture.

Pour ses étudiants de première année, il décide de proposer comme première approche de la discipline, un

travail portant sur le corps et la cognition sensorielle de l’espace. Lors du semestre de printemps 2011, il

demande alors à ses étudiants de choisir une partie de leur corps comme terrain. Ainsi leur premier projet

d’architecture, se développe autour de la construction d’architectures portables, motorisées ou animées par

les mouvements de leur propre corps. Ces inventions situées entre l’architecture et la prothèse corporelle,

permettent aux étudiants, d’appréhender l’architecture et sa construction à travers l’échelle du corps et ses

proportions, et également d’aborder des notions comme les propriétés sensorielles, le mouvement et la

transformation.

 

Ces notions, Benjamin Seroussi les aborde dans son cinéma. Alors quand il s’entoure de designers, de

scénographes, c’est dans l’idée de parvenir à tisser des liens plus étroits entre le cinéma et l’architecture,

l’image et l’espace. Ainsi, la collaboration avec un architecte devenant nécessaire, quand il rencontre David

Tajchman il lui fait part tout de suite de son idée de filmer la désintégration de constructions de bois

assemblées autour du corps.

 

En tant qu’architecte, David Tajchman a pu concrétiser ces idées et ces architectures singulières,

notamment à travers la proposition de formes autonomes et plus largement à travers une approche

constructive et créative. Cette collaboration entre Benjamin Seroussi et David Tajchman s’est aujourd’hui

pérennisée autour de deux projets réalisés et avec ce troisième projet: D E K O N

 

A002_c001_0101af_001.91602-1475764983

 

Le premier travail collaboratif entre Benjamin Seroussi et David Tajchman est la réalisation de KAPLINSKI.

C’est l’occasion d’aborder ces thématiques et ces envies qui leur sont communes: le travail à l’échelle du

corps et la géométrie.L’idée de ce premier travail est de créer des édifices en communion avec le corps humain. Ces édifices sontpensés comme des extensions corporelles, des mega-structures, des prothèses. Il s’agit de mettre en relation des constructions très architecturées, très différentes et pourtant nécessaires au corps humain.

 

Benjamin Seroussi s’est appuyé pour ce travail, sur l’image d’une immense fusée tout en courbes et pointue

à son extrémité, positionnée à la verticale avant son décollage, et attachée à un échafaudage métallique très

structurel. Des formes très différentes, presque en opposition, et pourtant interdépendantes jusqu’à leur

séparation.C’est cette interdépendance entre architecture et corps humain qui est à la genèse du projet.

Ils démarrent ce projet par un workshop préparatoire étalé sur deux mois, au cours duquel David teste et

construit des structures réalisées en petites planches de bois, matériau unique de KAPLINSKI, dans un

atelier à Paris.

 

Certaines structures sont portables et articulées autour d’un buste, d’autres sont construites à

même le sol, sans colle ni fixations mécaniques, destinées à être filmées pendant leur démolition les jours

de tournage. Cette période préparatoire est essentielle en ce qu’elle permet à l’architecte de concevoir

progressivement ces structures sur la base des premiers storyboards et des références visuelles du

réalisateur, d’avoir des échanges critiques et créatifs avec des allers-retours sur le scénario et la production,

et de finaliser ces structures en bois pour les jours de tournage.

 

KAPLINSKI fait apparaître Marie Meyer et Caroline de Maigret et pour la première fois: l’auteur-compositeurinterprète Benjamin Clémentine. Ce film a été tourné en deux jours dans un studio situé à proximité de Paris. Film d’art, Kaplinski est le fruit de cet intérêt réciproque de David et Benjamin pour l’architecture et le cinéma.

 

 

Pour leur second projet, intitulé PARADOR et réalisé fin 2014, David Tajchman et Benjamin Seroussi

poursuivent leur travail autour du mouvement, de la géométrie et du corps. Ce travail plastique s’appuie sur

la recherche de nouvelles formes et sur la géométrie du mouvement. C’est l’exploration et l’élaboration de

possibilités nouvelles de mobilité pour l’être humain à travers la construction de structures conçues comme

prolongement du corps. Ainsi la géométrie de la structure épousant celle du corps suscite une nouvelle

potentialité: celle de l’envol.

 

Ces constructions évoquant l’aéro-dynamisme permettent également d’introduire plusieurs paradoxes

visuels notamment celui entre rigidité et légèreté, inspiré par les structures tétraédriques et volantes de

Graham Bell. Également, le film traite de l’illusion entre la forme organique et la forme cartésienne,

s’appuyant sur les machines volantes et l’Homme de Vitruve dessinés par Léonard de Vinci. A travers ce

film, Benjamin Seroussi et David Tajchman cherchent à introduire une série de géométries en rupture avec

l’ordre normal.

 

Parador2-1475765402

 

 

PARADOR est également un travail autour du symbolique. Benjamin Seroussi et David Tajchman

introduisent une fiction narrative traitant de la géométrie du sacré, du nombre d’or, des technologies

intemporelles, de la composition picturale et de ses règles géométriques intrinsèques, des proportions

logées derrière une esthétique mathématique. PARADOR parle du désir amoureux, d’attraction et de

répulsion, utilisant comme inspiration les parades d’oiseaux, l’apparat de séduction des oiseaux et les ailes

en prolongement du corps évoquant aussi le mythe d’Icare.

 

 

12268607_10153254570268730_367909337_o-1475765427

 

 

 

 

Le projet D E K O N:

 

Suite à leur exposition à la Galerie d’Architecture en 2015, David Tajchman et Benjamin Seroussi désirent poursuivre leur collaboration. Toujours à la recherche d’expérimentations, ils veulent une fois de plus repenser les liens entre l’architecture et le film en s’appuyant sur leur compétences respectives et complémentaires. C’est ainsi que l’idée leur vient d’un travail autour des outils filmiques, les réinventer et intervenir sur l’espace, le temps, les cadres et la prise de vue. Cette nouvelle collaboration porte en elle toujours la même ambition commune: un projet novateur et singulier.

 

Les thèmes abordés dans leurs deux premiers films font référence à la puissance de l’architecture pour ses

lignes géométriques et ses multiples spatialités proposées. Que ce soit dans KAPLINSKI, se faisant l’écho

des Constructivistes et des Suprématistes russes ou dans PARADOR, avec la référence au nombre d’or,

tracé régulateur de l’Italien Léonard De Vinci. Travaillant jusqu’ici sans « décor », et voulant volontairement

inscrire leur travail dans des non-lieux choisis, des environnements sans repères spatio-temporels; ils

décident pour cette troisième collaboration, de rompre avec cette habitude en inscrivant leur intervention

dans un lieu chargé historiquement et architecturalement fourni.

 

Ceci afin de mieux pouvoir le déconstruire et le reconstruire à leur façon. Leur intervention se fera sur le récit, le lieu et l’histoire. Cette troisième collaboration propose une maison, ses dépendances, ses jardins 

comme décor naturel à ce film. Souhaitant y installer une fiction jouant sur les espaces-temps que permet le

cinéma, Benjamin Seroussi et David Tajchman y développeront leurs outils filmiques.

 

Ce projet est un film accompagné d’un making of. C’est une recherche expérimentale sur leur façon de faire des films. Ce film raconte l’histoire de deux personnages évoluant dans des espaces-temps différents qui leur sont respectifs.

 

Deux espaces-temps s’unissant petit à petit par l’attirance réciproque des personnages. Ce film propose une ouverture progressive en un espace, une dislocation des espaces distants ne faisant qu’un à la  fin.

 

Board_vl-1-1475766271

 

Board_vl-2-1475766304

 

Science-Fiction

 

C’est l’histoire d’un artiste qui se retire dans ce décor naturel pour travailler sur un projet de sculpture-machine.On ne sait pas si c’est un alchimiste ou un artiste. A mesure qu’il travaille sur son oeuvre, il semble quel’oeuvre sur laquelle il travaille, agit sur l’espace qui l’entoure, et elle devient support du récit.

C’est du point de vue de cette machine qu’est racontée l’histoire. A la manière d’une boule de cristal permettant d’anticiper l’avenir, elle nous montre ici une autre perception du réel. Benjamin et David ont choisi de travailler avec des acteurs de cinéma Français et étranger.

David Tajchman interviendra sur le lieu et cela aura une incidence sur l’histoire racontée dans ce film.

 

Board_vl-3-1475766348

 

 

Innovations architecturales et filmiques de DEKON:

 

Ils envisagent de développer les principes filmiques suivants, intervenant lors du tournage et/ou en

post-production:

 

1. Masquer une partie du réel: Construction de prismes occultants avec des matériaux blancs rigides et

opaques, positionnés entre la caméra et la scène.

 

2. Révéler et Confondre les corps: Percées de corps dans des miroirs découpés sur mesures.

 

3. Ouverture progressive de l’espace: l’espace est disloqué par l’envie de se rejoindre des personnages.

 

4. Accumulation d’espaces-temps par des portails spatio-temporels: plusieurs réalités sont additionnées

pour en obtenir de nouvelles. Exemple: une pièce d’intérieur juxtaposée à un jardin de la villa dans une

même scène.

 

5. Déconstruction / Reconstruction: Image bloc / image forme: des cadres façonnés façonnent à leur tour le

réel. Des objets images sont fabriqués pour le tournage ou en post-production.

 

6. Proches et distants unis à l’image: travail sur l’espace-temps et l’espace physique.

Ce travail ouvre des portes sur d’autres réalités distantes géographiquement.

 

 

 

1. Oeuvre du personnage réalisée en marbre de Carrare. Forme complexe et géométrique aux faces

triangulaires. C’est à travers le prisme de cette oeuvre que nous racontons l’histoire.

 

2. De cette forme, découlent les formes filaires suivantes: des cadres tri-dimensionnels interviennent entre

la caméra et les sujets. Portails spatio-temporels, ce sont les liants entre les différentes scènes du films.

Ces cadres font l’objet de recherches de formes, de tests photographiques à différentes échelles, pour

joindre les différentes réalités du film en post-production.

 

3. Structures dans les jardins de la Villa. Recherche de moyens physiques et optiques pour

mélanger différents espaces-temps, pour mélanger des univers extérieurs jour et nuit. Des miroirs

serviront de portails.

 

4. Fils et câbles tendus entre les corps et l’espace de la Villa. Formaliser un espace en tension

géométrique et filaire dans une autre temporalité, dans une architecture existante.

 

5. Scène d’union physique dans un même lieu, scène de nudité et d’amour. Nous souhaitons traiter

d’intimité et de nudité pour faire écho à la Rome Antique. Les deux personnages sont séparés par une

matière blanche, couleur de toutes nos interventions physiques. Ils cherchent à se réunir, unis par cette

blancheur, mais dans l’impossibilité de se réunir.

 

Board_vl-4-1475766378

 

 Ce film montre progressivement:

 

1. La juxtaposition de plusieurs d’espaces, de différentes réalités, les deux personnages ne se voient pas.

 

2. La percée entre les deux mondes par des jeux de miroirs et d’ouvertures. Ces miroirs présents dans les

espaces et dépendances de la Villa permettent d’entrevoir d’autres réalités. Les personnages

commencent à prendre conscience l’un de l’autre.

 

3. Les personnages se rejoignent dans un même espace temps, mais sont encore liés par des fils à leur

propre temporalité.

 

4. Scène d’amour physique - Fusion des espaces et temporalités

 

Board_vl-5-1475766401

 

 Cette film sera l’occasion:

 

- de développer des outils filmiques spécifiques à un lieu et au projet qui y est associé, nouveauté dans leur

collaboration

- d’établir une fiction basée sur ces outils et la villa;

- de fabriquer à l’échelle 1 les costumes et les outils filmiques;

- de réaliser des tests physiques et de développer des outils fabriqués spécialement pour le film;

- de documenter toute la fabrication du projet: présentation d’un

documentaire et de photographies accompagnant le film;

Board_vl-6-1475766423

 

Les formes et structures développées par David Tajchman dans les espaces de la Villa évoquent la

perte de repères, la recherche d’espaces de l’introspection en relation avec les espaces de la Villa. Cette

intervention se veut en contraste et en dialogue avec l’architecture de la Villa. Les interventions sur

le réel seront d’autant plus visibles et perceptibles qu’elles seront en rupture graphique avec l’existant.

 

Benjamin Seroussi est dans son travail, très inspiré par l’esthétique de cette ville, la géométrie évidente des

grands principes architecturaux romains. Son rapport au corps dans l’antiquité, comme dans certaines

architectures plus récentes, en termes de proportions, font partie de ses références esthétiques.

À quoi servira la collecte ?

La production du film est estimée à 12000 €

 

- Location d'un décor naturel (maison d'architecte): 2000 €

- Fabrication des outils filmiques architecturaux (décors, accessoires): 3000 €

- Matériel caméras et lumières: 3000 €

- Régie: 2000 €

- Divers / imprévus: 2000 €

 

Si nous arrivons grâce à vous au-delà de l'objectif demandé, chaque euro en plus sera directement réinvesti dans le film à différentes étapes de sa construction: 

 

- Défraiement des équipes techniques

- Transport des équipes et comédiens

- Costumes

- Coiffure

- Maquillage

- Post-production Son & Image

 

Cela nous permettra un meilleur confort de tournage et servira à la promotion du film en festival.

 

Thumb_dsc_8885-1474752212
Benjamin.Seroussi

Benjamin Seroussi has been working as a creative filmmaker since the early 2000s. after studying at the ucla film school, he returned to paris and launched his career making music videos before branching out into fashion and experimental films. frequent collaborations with leading designers, cinematographers, choreographers, and musicians provide the... Voir la suite

Derniers commentaires

Thumb_default
Cheers and best wishes.
Thumb_default
Big up à David et Benjamin <3 !
Thumb_default
Good Luck