Aidez un jeune journaliste afghan réfugié politique à Nîmes à éditer son livre. Récit d'enfance et d'exil forcé. Un hymne à l'éducation!

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Présentation détaillée du projet

 

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Je m'appelle Mohammad Zaman, j'ai 26 ans. Je suis afghan. Je suis arrivé en France en 2009, menacé par les talibans à cause de mon métier, journaliste. Le démantèlement de la jungle de Calais m'a poussé à Nîmes où j'ai fait une demande d'asile politique et où je me suis installé depuis. J'ai appris le français. J'ai travaillé , un peu pour des journaux locaux. Mais je n'ai pas retrouvé pour l'instant d'emploi de journaliste. Je travaille actuellement comme équipier chez Mac Donald, pour vivre.

Le projet d'écrire un livre est venu il y a 2 ans de la nécessité de raconter mon voyage à travers l'Europe et mon enfance, mes études, en Afghanistan.  C'était une façon pour moi de faire revivre les choses douloureuses et violentes qui me constituent mais aussi de témoigner de ma vie en Afghanistan et de mon attachement profond à ma famille à ma culture et à l'école. Une façon de soigner ma mélancolie et de transmettre un message aux jeunes étudiants français qui étudient dans de  bonnes conditions. J'ai écrit dans ma langue maternelle puis j'ai traduit en français grâce à mon amie.

En Afghanistan, j'étais aussi poète ( la poésie est très importante dans ma culture). Dans la deuxième partie de mon livre, j'ai traduit une trentaine de mes poèmes, sur la guerre, l'amour et l'éducation. La poésie afghane n'obéit pas aux mêmes codes et je les explique à travers mes textes.

Ce livre, en français, est très important pour moi. Je veux témoigner à travers lui des conditions de vie de milliers de jeunes afghans , comme moi ouvert à la démocratie et à la paix, qui ont étudié, coûte que coûte dans des conditions difficiles, dans le but un jour, de sortir leur pays de la guerre. Je veux témoigner de ce qui pousse à fuir, à devenir migrant, à devenir RIEN  puis lentement  redevenir quelqu'un, dans un autre pays, dans une autre culture. Je veux rendre hommage à ma famille restée là bas et à tous ceux qui, en France m'ont accueilli, m'ont aidé, m'ont permis d'être ce que je suis aujourd'hui. 

A travers ce livre, à travers ce voyage "Dans le jardin de mon espoir", je veux témoigner qu'il faut se battre et toujours croire, car la vie, grâce au savoir, est bien plus forte que la barbarie. 

 

 

extrait du Chapitre 1 "enfance"

 

Je m'appelle Mohammad Zaman Qarghaiwal . C'est ma mère qui a choisi ce prénom. Je suis né pendant la guerre contre les soviétiques. Il y avait à cette époque un commandant très fort qui combattait les russes avec courage pour libérer le pays . Il s’appelait Hadji Zaman. Il était connu dans tout l'est de l’Afghanistan. Une de nos voisines venait du même village que lui et était très amie avec ma mère. Quand je suis né c'est elle qui a soufflé à ma mère de me nommer Zaman, comme cet homme très fort. « Zaman » vient de la langue arabe, en pashto cela veut dire «  le temps ».

« Qarghaiwal » est mon surnom depuis que j'écris de la poésie, c'est mon nom de poète. Cela signifie «  habitant du district de Qarghaï ». Ainsi lorsque je signe mes poèmes, on peut tout de suite savoir d'où je viens. Je viens de la province agricole de Laghman, dans l'est de l'Afghanistan. Je suis né dans le village de Lal Khan Abad. Lal Khan était le nom du grand père de mon grand père. C'est lui qui a construit la première maison de ce village et lui a donné son nom.

Mon père s'appelle Mohammad Youssef. J'ai huit frères et sœurs, avec mes parents nous sommes donc onze. Nous sommes très proches les uns de autres. Nous pouvons donner notre vie l'un pour l'autre. J'ai été le plus gâté de tous, le plus aimé. Chacun me donnait un autre surnom : ma mère m'appelait « Zaman khan », une de mes sœurs me disait « Gul »  qui signifie « fleur », une autre me surnommait «  Jamal » qui veut dire «  beauté du visage ». Mon père aussi m'aimait beaucoup. Mais les hommes gardent leur amour secret dans leur cœur et ne l'expriment pas . Il me donnait souvent de l'argent de poche, mais c'est ma mère qui le plus souvent savait ce dont j'avais besoin. Elle faisait très attention que je ne manque de rien. Depuis tout petit, je me faisais facilement des amis et ma mère veillait toujours à ce que j'ai assez d'argent pour aller manger avec eux en sortant de l'école. J'aime beaucoup tous les membres de ma famille, mais la personne la plus importante dans ma vie c'est ma mère. Parfois lorsque je rentrais et que ma mère n'était pas là, je trouvais la maison atrocement vide et questionnais mes frères et sœurs :

«  Où est maman ? » et je le répétais jusqu'à les agacer.

 

Je suis le premier de la famille a avoir fait des études. Mon père et mon frère ne savent pas lire, ils écrivent leur nom comme un dessin, de mémoire. Ma mère ne sait même pas dessiner son nom. Mais elle est naturellement intelligente. Elle a parfaitement élevé ses enfants et assuré notre quotidien en nous enseignant le respect. Mes frères et sœurs aînés n'ont pas fait d'étude, non parce qu'ils ne voulaient pas, mais parce que dans leur enfance, la guerre civile avait pris les écoles, qui servaient de bases aux moudjahidin. Il n'y avait pas de pouvoir central pour assurer la sécurité et l'éducation. Personne ne voulait être professeur ou fonctionnaire , c'était un métier à risque car les moudjahidin tuaient sans relâche. Je suis chanceux car, dans mon enfance, même en mauvais état, l'école existait à nouveau.

 

Mon père était très patriote. Pendant la guerre contre les russes, puis la guerre civile, il n'a jamais voulu quitter l’Afghanistan. Durant cette période, trois millions d'afghans ont quitté le pays et sont allés principalement au Pakistan, mais aussi en Europe ou en Amérique. Nous sommes restés car, pour mon père, quitter son pays était impensable. La patrie est la mère du peuple. Nous avons alors beaucoup déménagé. Dès que la guerre a commencé à Laghman nous sommes partis à Kaboul puis Jalalabad. Je ne m'en rappelle pas bien , mais mes parents ont souvent raconté qu'ils avaient, trois ou quatre fois acheté toutes les choses nécessaires pour meubler et équiper une maison. Lorsque nous quittions une maison, pour nous enfuir avec nos seuls vêtements, nous fermions avec un simple cadenas. A notre retour, lors d'une accalmie, le cadenas était cassé, la maison pillée. Tout le monde avait ce problème.

Mon père avait une épicerie dans le centre ville de Qarghaï. Cela marchait très bien. Tout le monde le connaissait . Il faisait crédit à beaucoup de gens qui venaient chercher du sucre, de la farine, du riz, de huile.....Comme il ne savait ni lire ni écrire, il profitait d'un visiteur pour faire écrire les dettes dans son registre, mais il en a oublié beaucoup et a perdu beaucoup d'argent. Heureusement que le magasin tournait bien. Il existe encore chez moi un cahier couvert d'un tissu rouge où figure le nom des gens à qui il fit crédit. Beaucoup de noms ne sont pas encore rayés, mais, soit ils sont partis à l'étranger, soit ils sont décédés sans honorer leur dette. Je me rappelle d'un nom : «  Sakhi », à qui mon père avait donné deux cent quatre vingts kilos de riz basmati. Sakhi a déménagé au Pakistan , dans un camp de réfugiés, où il est mort en s'interposant dans une bagarre. Je n'ai jamais trouvé le courage de réclamer cette dette lorsque je croisais ses enfants. Là où s'installe la guerre, le peuple prend des coups de tous les côtés.(.....)

 

Pour savoir la suite , aidez nous à concrétiser ce projet!!!!

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 QUELQUES ASPECT DE MA VIE EN FRANCE

 

 

Un article qui m'était consacré, dans le midi libre, en 2010

 

 

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En 2011 la Gazette de Nîmes m'a donné l'opportunité de raconter mon exil, mon premier article en France!

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Pendant un an j'ai animé une émission de radio sur une radio locale " radio alliance plus" . En français, sur différents aspects de la culture afghane, en pashto pour faire une revue de presse hebdomadaire pour mes compatriotes de Nîmes et de Montpellier. J'ai enregistré un jour la lecture d'un poème dans ma langue, pour rendre hommage à mon professeur de l’académie de Journalisme de Jalalabad, Ustad Hashimi .

 

 

 

 

 

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Tous les ans depuis 2011 je participe à la soirée de poésie organisée par l'association Promolive de Nîmes. Tous les pays de la Méditerranée y sont représentés pour clamer leur amour de l'olivier. Le président, monsieur Woillet, m'a gentiment invité à y participer pour clamer la paix pour mon pays et tous ceux qui sont en guerre. 

 

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Après la libération de Stéphane Taponnier, ex otage d'Afghanistan, j'ai eu le plaisir de le rencontrer à l'ESJ de Montpellier

 

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Autre rencontre fabuleuse,  avec l'écrivain Franco-Afghan Atik Rahimi à Montpellier en 2011

 

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Le club de la Presse du Gard  m'avait pris sous son aile. Sur cette photo, lors d'une rencontre mensuelle, avec Antoine Maestracci directeur de France Bleu Gard Lozère Et Marie Orcel, journaliste pour France Télévision. 

 

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 une des nombreuses séances de travail

 

 

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les manuscrits..... en français et en pashto. La difficulté de traduire les poémes est immense. C'est très dur de respecter à la fois la forme et le fond, les choix sont difficiles, la lecture de livres de poésies perses indispensable pour en saisir l'esprit. 

 

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Lors de la réunion annuelle des Afghans de France à Paris, rencontre avec Wardag Akbar, l'auteur de l'indispensable dictionnaire Français Pashto, ( ici au centre de la photo)Photo-0634-1423830436

 

 

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À quoi servira la collecte ?

La collecte servira

 

1) pour l'impression de 1000 exemplaires de mon livre par la société Autres talents basée à Aubagne

( 2983,75 euros) voir devis

 

Format poche 11X18

-couverture couleur

-170 pages noir et blanc

- 5 pages photos, cartes, illustrations couleurs

-15 reproductions couleurs de dessins représentant la vie quotidienne en Afghanistan, faits par un ami artiste resté au pays. 

 

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2) pour la rémunération de Kisskissbankbank ( 8% de la collecte soit 240 euros)

 

3) Si la collecte dépasse les 3240 euros prévus pour l'impression. Les dons seront entièrement versés à mon association Roshan Afghanistan. 

J'ai crée cette association loi 1901 en Juillet 2014. Nous nous battons pour l'éducation pour tous en Afghanistan. Les fonds serviront dans un premier temps à équiper au mieux une école de village de mon district qui manque de livres, de cahiers, de stylos..... Si les fonds sont importants, ils peuvent permettre d'acheter de plus gros équipements. Lien facebook de l'association Roshan dont Mohammad Zaman est le président

 

 

 

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Je m'appelle Mohammad Zaman, j'ai 26 ans, je suis afghan. Mon métier de journaliste m'a forcé à quitter mon pays en 2009 car j'étais menacé par les talibans. J'ai fait une demande d'asile en France et je suis aujourd'hui réfugié politique à Nîmes. Je construit désormais ma vie en France. J'ai décidé d'écrire un livre racontant ma vie en Afghanistan et... Voir la suite

Derniers commentaires

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Bravo ! Le but est atteint ! Bon courage pour la suite ! Christian
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bravo Mohammad Zaman! j'ai hâte de tout lire.
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Bonjour, j'ai trés hate de lire votre ouvrage. J'espère que votre projet aboutira. Merci de cette expèrience de vie partagée avec nous. Cordialement; Florence Guillot