MISE A NU(E)

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Sunday, November 26, 2017
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"Chaque film est peut-être un combat incertain, mais celui-là il faut le gagner! Aidez-nous à le gagner!!!!!" Arnaud Sélignac

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MISE A NU(E)

« Je dis vagin parce que ce qu’on ne dit pas, on ne le voit pas, on n’en tient pas compte. Et ce qu’on ne dit pas devient un secret, et les secrets engendrent souvent la honte, la peur et les mythes. »

Eve Ensler - Les monologues du vagin

 

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Photo: Axelle de Russé

 

 

Pitch du film

Quand Manon arrive en prison pour avoir tué sa propre mère, les autres détenues lui tournent le dos, voire la malmènent, comme Nadine avec qui elle partage sa cellule. Mais peu à peu elle se dévoile et s’intègre à un groupe de femmes qui vont nous parler au travers de leur vécu de la féminité, de la petite enfance à la ménopause, du plaisir jusqu’au viol… Car ces femmes qui sont toutes des détenues de longue peine pour avoir commis des crimes, sont avant tout des victimes de leur condition de femme…

 

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Photo: Julien Cauvin

 

 

Une démarche inédite

Première en France, Mise à nu(e) est un long-métrage sur des femmes en prison tourné avec de vraies détenues en milieu carcéral. Ce film est une autre manière de donner la parole aux détenues, de parler de leur féminité en prison, de leur corps, de l’âge adulte à la vieillesse, des violences subies, des manques, mais aussi du désir et du plaisir. 

Alors comment faire autrement qu’avec celles qui vivent cette situation véritablement ?

Mise à nu(e) c’est avant tout une façon universelle de parler de la femme de sa petite enfance à la ménopause, de sa condition à travers le prisme de la détention. La locution adverbiale « à nu » est invariable ? Avec ce film, nous avons décidé de la féminiser.

 

F76b7595-1508935579  Photo: Axelle de Russé

 

 

Vrai film et non docu-fiction

La particularité de ce projet est de raconter une histoire carcérale incarnée par des détenues au côté de deux comédiennes professionnelles, Christine Citti et Fabienne Périneau.

Lorsqu’Arnaud Sélignac a présenté le projet il y a un an au ministère de la Justice, il a reçu un accueil très favorable de l’Administration Pénitentiaire, puis cet été du directeur du centre de détention de Joux-la-Ville, situé à une quarantaine de kilomètres d’Auxerre, lequel possède une aile pour des femmes incarcérées pour longues peines. Ici, seulement 15% des femmes ont encore des relations avec l’extérieur. 

En effet ce projet répond à une volonté appuyée de ce centre d’oeuvrer en faveur de la réinsertion des détenus. Plus profondément, il leur permet de bénéficier d’un espace de parole, sur un sujet fondamental et constitutif de leur condition. Il faut savoir en effet qu’à peine égale, les femmes incarcérées sont très souvent délaissées par leur famille et se retrouvent  dans une grande solitude par rapport aux hommes détenus. 

Pour chacune de ces femmes, une histoire particulière a été imaginée, sans relation avec le vrai passé de ces femmes derrière les barreaux.

Au cours des deux semaines d'ateliers, les détenues ont pu travailler sur les personnages écrits pour elles. Nous leur avons ensuite laissé un espace de parole libre, filtrée par leurs personnages fictifs. Ainsi, par un effet miroir, à travers la parole libérée des détenues, nous mettons en lumière les problématiques féminines propres à l’incarcération : la maternité, les problèmes gynécologiques, le sexe, les violences masculines souvent cause du délit commis, mais aussi la nécessité des solidarités et des rires partagés pour supporter la violence et l’âpreté de l’enfermement.

Les histoires des onze détenues se mêlent à l’histoire de Manon et Nadine.

 

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L’histoire

Manon, « primo arrivante », dont nous suivons ce qu’on appelle le choc carcéral, entre en prison pour avoir tué sa mère. Manon partage la même cellule que Nadine. Nadine, elle, est incarcérée à Joux-La-Ville depuis trois ans, pour avoir tué son mari violent. Tout sépare les deux codétenues: le milieu d’où elles viennent, leur passé, leurs désirs. Si Manon est homosexuelle, Nadine, elle, est hétérosexuelle. Leur cohabitation dans 9m2 est tendue, violente.

 

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Photo: Axelle de Russé

 

Semaines après semaines, par nécessité, par solidarité, grâce aussi aux liens, aux paroles échangées avec les autres détenues, Manon et Nadine s’apprivoisent. Une chose lie toutes ces détenues: la féminité mise à mal en milieu carcéral. 

Depuis quelques mois, Andréa, la fille de Nadine, refuse de la voir. Pour tenir, Nadine prend en cachette, anxiolytiques et antidépresseurs. Une nuit, alors qu’Andréa a refusé une fois encore de venir voir sa mère, Nadine tente de se suicider.  

Manon sauve Nadine à temps.

Manon propose alors à Nadine de marier avec elle pour pouvoir s’occuper d’Andréa.

En effet, Manon doit sortir de prison dans six mois, sa peine étant commuée. Ce n’est plus pour assassinat que Manon est dorénavant jugée mais pour avoir aidé sa mère à mourir.

S’ensuivra alors un long chemin, l’acceptation d’Andréa d’abord, puis la validation du mariage par l’administration.

Si le mariage de Manon et Nadine est tout d’abord un mariage de raison, il devient peu à peu, dans la promiscuité des 9 m2, un mariage d’amour.

Ainsi Mise à nu(e) va poser la question inédite du mariage pour tous, ou plutôt du mariage pour toutes, en prison.

 

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Photo: Axelle de Russé

 

Liens articles de presse:

http://www.lyonne.fr/joux-la-ville/television-medias/justice/2017/10/21/en-images-un-long-metrage-tourne-avec-les-detenues-de-joux-la-ville_12599094.html

 

http://www.lyonne.fr/joux-la-ville/loisirs/television-medias/2017/10/21/une-parenthese-de-liberte-entre-les-murs-du-centre-de-detention-de-joux-la-ville_12599095.html

 

 

La production

Quand Arnaud Sélignac nous a parlé de ce projet fin juillet, alors qu’il venait d’obtenir le feu vert pour tourner son film à Joux-la-Ville, nous avons eu un vrai coup de cœur. Ce film s’inscrit parfaitement dans la ligne éditoriale d’Authentic Prod et il se trouve que nous avions travaillé il y a quelques années sur un sujet réunissant des femmes en prison pour la télévision… alors se lancer dans le cinéma avec et grâce à ce projet devenait une évidence !

Coproduit par LadyBoys (la société d’Arnaud Sélignac et Laurence Katrian) et Authentic Prod (Aline Besson et Isabelle Drong), jamais un film n’aura été monté aussi rapidement : aboutissement du scénario et du dossier artistique, casting, obtention de l’agrément du CNC, élaboration du devis et du plan de travail, autorisations du Ministère de la Justice, mise en place de contrats ad hoc pour les détenues…

 

Le tournage du film se déroule sur deux périodes :

-       Au cours d’ateliers qui ont eu lieu en Septembre et qui ont permis aux détenues d’appréhender le travail progressivement et en confiance. Par le biais d’improvisations, elles ont pu s’approprier le texte et les situations, s’entraîner à jouer et se familiariser avec les caméras (même si en prison les caméras sont omniprésentes !). Le réalisateur a ainsi pu de son côté peaufiner le scénario avec Fabienne Périneau sa coauteur, tout en tournant des premières scènes, entre autres les témoignages des personnages qui racontent comment elles ont sont arrivées là, et notamment ce qui s’est passé dans leur enfance.

-       Au cours du tournage proprement dit, qui a lieu actuellement, du 2 au 20 octobre (17 jours).

 

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Note d’intention du réalisateur

 

Un film est toujours un combat !

Pour l’écrire, intéresser les producteurs et les distributeurs et ensuite le concevoir et le fabriquer comme un objet unique.

Ce film pourrait s’intituler “La femme blessée”.

Tout simplement pour exprimer ce que peut être la désespérance qui s’insinue sournoisement chez les femmes qu’une blessure dans la vie a déstabilisées.

Mais ce n’est pas non plus pour utiliser la situation des détenues et ne construire qu’un récit noir et anxiogène, je dirai même que c’est le contraire. Voilà pourquoi le scénario répond à bon nombre de questions de l’intime, du non-dit, de la brutalité des hommes envers les femmes, mais aussi du plaisir, du désir, du parcours de l’enfance à celui de la ménopause, sans oublier le comique de certaines situations.

C’est pourquoi le choix de la prison me parait judicieux car c’est un lieu unique pour ce qui est de la concentration féminine et de la possibilité d’avoir un groupe où la parole va s’ouvrir autrement et de façon décomplexée, inhibée ou exacerbée.

 

“La prison a parfois été le lieu où certaines femmes se sont senties en sureté pour la première fois de leur existence.”

 

“Il faut partir de notre ignorance pour donner un sens nouveau au texte”

Le fait que ce soient de véritables détenues, avec leur propre personnalité et leur parcours qui interprètent des rôles, nous fait entendre autrement avec une puissance et aussi une fragilité toute particulière ces fragments de vies qui appartiennent à toutes les femmes. Car derrière les mots il y a tout ce qui traduit, quelle que soit la position sociale de la femme, les différences et les inégalités subies depuis toujours par le soi-disant sexe faible. C’est donc derrière les barreaux que ces paroles prendront toutes la mesure de la position enfermée, réprimée, rêvant ou combattant pour la liberté.

Et puis il y a autour d’elles, ceux qui les regardent et ceux qui les gardent et qui veulent les extraire de cette spirale dangereuse qu’est la fragilité de leur situation ou au contraire les punir.

C’est donc ce combat des uns et des autres que je veux traduire en filmant surtout l’humanité qui s’en dégage et les différentes luttes de chacune pour parvenir à des solutions qui malheureusement restent imparfaites.

Pour que nous même ayons un regard différent et déstabilisé, mon désir est de traiter le film dans un style naturaliste qui correspond parfaitement aux thèmes sociaux et humains traités dans le scénario.

La caméra sera au plus près des personnages, des regards et de la moindre des attitudes de chacune qui, au-delà des dialogues, sera la traduction muette mais plus tonitruante qu’un cri.

Il faut donc calquer au mieux la fiction sur le réel tout en traitant l’authenticité et les personnages dans un récit ample et romanesque de par sa nature émotionnelle.

 

Bio d'Arnaud Sélignac

Bio de Fabienne Périneau

Bio de Christine Citti

Allocation of funds

À quoi servira la collecte ?

Le tournage se termine, nous l’avons financé avec nos fonds propres (Authentic Prod et LadyBoys).

Le réalisateur et sa co-auteur ont travaillé gratuitement.

Il nous reste à financer la post-production, la sortie matérielle du film et sa promotion, sans quoi ce film ne pourra pas voir le jour.

 

 

PREMIER PALIER : 15 000 € - LE MONTAGE IMAGE ET SON

Location des salles et salaires.

 

DEUXIÈME PALIER : 30 000 - LA MUSIQUE ORIGINALE, LE BRUITAGE, LE MIXAGE ET L’ETALONNAGE

Location des salles et salaires.

 

TROISIÈME PALIER : 50 000 € - LA PROMOTION

Fabrication des DCP et campagne de promotion

Si par miracle on atteint cette somme, on peut avoir la copie cinéma du film en DCP, mais aussi les éditions du film en DVD et en Blu-Ray.

 

CALENDRIER

ATELIERS : SEPTEMBRE 2017

TOURNAGE : OCTOBRE 2017

MONTAGE IMAGE : NOVEMBRE – DECEMBRE 2017

MONTAGE SON, BRUITAGE ET MIXAGE : JANVIER - FEVRIER 2018

ETALONNAGE ET COPIE DCP : MARS 2018

 

Authentic Prod percevra l’intégralité des fonds collectés sur le compte dédié au film pour financer la production du Film.

 

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Dossier de presse dédicacé par Christine Citti et Fabienne Périneau + éléments précédents

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