Délire à deux...à tant qu’on veut est une tragi-comédie de Eugène Ionesco qui interroge la frontière entre le délire et la réalité, et la perception du monde qui nous entoure. C’est en pleine campagne Bourguignonne, au théâtre de la Fabrique que nous allons créer ce premier projet de la compagnie Yaota.

Large_affiche_2_me_nb_3

Présentation détaillée du projet

J’ai décidé de mettre en scène Délire à deux de Ionesco, tragi-comédie pour deux acteurs et d’une durée de 50 minutes, et de m’associer à Pierre-Louis Gallo pour ma première création. Nous nous sommes rencontrés dans le cadre de notre formation théâtrale au Studio d’Asnières dans la région parisienne. Engagés en tant qu’apprentis-comédiens dans la Cie Jean-Louis Martin-Barbaz, nous avons fait plusieurs projets en commun.

Nous avons rencontré récemment Olivier David qui a ouvert l’année dernière le théâtre de la Fabrique à Savigny-sur-Grosne.

Ce nouveau lieu, ancienne fabrique de fromage de chèvre, est désormais un espace de création dédié à l’art vivant et à la rencontre de différentes disciplines.

C’est dans ce contexte que nous avons vu la possibilité de monter Délire à deux, grâce à la proposition de trois semaines de résidence du 7 mai au 25 mai 2012 que m’a fait Olivier David. Cette résidence aboutira à deux représentations les 26 et 27 mai.

 

 

L’HISTOIRE 

 

 

 

Une guerre gronde à l’extérieur. Aux frontières de deux quartiers rivaux, un couple enfermé dans une pièce se querelle autour d’une éternelle question : le limaçon et la tortue, est-ce le même animal ?

L’extérieur envahit et détruit peu à peu l’espace conjugal. La  guerre semble détourner momentanément l’attention du couple et désamorce en partie la dispute. Mais cette accalmie au sein du foyer est toujours de courte durée. Quand la guerre se finit et que l’heure est à la fête, le couple reprend sa querelle initiale.

 

 

EXTRAIT

 

Elle : C’est fini. Il n’y a plus de question. Le limaçon et la tortue, c’est la même bête.

Lui
: Non, ce n’est pas la même.

Elle
: Si, c’est la même.

Lui
: Mais tout le monde te le dira.

Elle : Quel monde ? La tortue n’a-t-elle pas une carapace ? Réponds.

Lui : Si. Et alors ?

Elle : Le limaçon ou la tortue ne s’enferment-ils pas dans leur carapace ?

Lui : Si. Et alors ?

Elle : La tortue, ou le limaçon, n’est-il pas un animal lent, baveux, ayant le corps court ? N’est-il pas une sorte de petit reptile ?

Lui
: Oui. Et alors ?

Elle : Alors, tu vois, je prouve, moi.

 

 

 

DÉLIRE A DEUX : UN DELIRE DE PERCEPTION 

 

 

 

Antoine ROSENFELD ( Comédien )

 

 

 

Ionesco établit une réalité, celle d'un couple qui se querelle alors qu’une guerre gronde.

 

Cependant, par son titre, Ionesco nous emmène  sur une autre piste, celle du délire, 

Dès lors on se demande où se situe la réalité. 

Qui délire ici ? 

Est-ce le couple qui est délirant ou alors le monde qui les entoure ?

N'y a t-il pas plusieurs réalités possibles ?



Délire ou réalité, qui est le chef d'orchestre ? Où se situe la frontière ?


C'est l'endroit précis entre délire et réalité qui nous intéresse et que nous voulons interroger.

Nous partirons donc de cette ambiguïté «  délire ou réalité ? »

Nous jouerons sur les différentes perceptions visuelles et sonores. Comment voir et entendre autrement ce qu'on croit être une réalité ?

A partir de cette mécanique de langage puissante, exigeante, jubilatoire, presque dénuée d'humanité, il s’agira de dénicher l’imprévisible, déceler les failles qui laisseraient place à l'espoir. Il nous faudra faire resurgir l'humain, l'individu derrière ces personnages grotesques et assujettis.

Surprendre le spectateur, bousculer ce que l'on croit être des vérités .

Humains ou robots ? Assujettis ou rebelles ?



Pour ce faire nous utiliserons tous les outils que le théâtre nous offre : scénographie, lumière, son, vidéo.

Avec toute l'équipe artistique nous travaillerons à partir de deux principes : celui de l'anamorphose et celui des images subliminales afin de jouer sur les différentes perceptions de la réalité et pouvoir découvrir ce qui se cache derrière les mots et l'univers de Ionesco.

 

 

Anamorphose : Une anamorphose est un dessin ou une peinture pensée et tracée pour être visible depuis un point de vue précis. C’est une œuvre qui ne se révèle que lorsque le spectateur place son œil à l’endroit décidé par l’artiste

Image subliminale 
: image qui est inférieure au seuil de la conscience.

Un musicien
travaillera avec nous et construira sa partition sonore à partir de celle de Ionesco pendant les répétitions et sera présent durant les représentations.

La partition musicale est primordiale car c'est elle qui fera naître et vivre l’extérieur. L'idée est de créer des effets d'étrangeté et de jouer sur la perception déformée de la réalité guerre ou délire ? Bruit d’une explosion ou bruit de pot d’échappement ?

Un éclairagiste
travaillera également avec nous pendant toute la résidence.


La lumière sera utilisée de deux manières distinctes :

L'une permettra de dessiner des espaces visibles ou non visibles et de les déplacer, les transformer au fur et à mesure. Faire en sorte que l'espace « réel » soit toujours en évolution et se déforme au cours du spectacle .

L’autre permettra de matérialiser les invasions de l’extérieur (missiles, balles,..) à partir de différents effets lumineux. 

L'idée est de créer des effets d'étrangeté, de cauchemar, d’apparitions surnaturelles, d'images subliminales.



Nous souhaitons partir d'un espace vide, non réaliste qui se remplirait peu à peu.

Pas de murs mais une porte qui symboliserait l'extérieur. Les éléments scénographiques surgiront progressivement au fur et à mesure des besoins du couple (matelas, chaise, armoire, fenêtre...). 

 


Qui suis-je ?

 ANDRE Rachel : Metteur en scène


 

 

En 2001, j’ obtiens mon Bac littéraire option théâtre à Chalon-sur-Saône. Je pars à Paris pour suivre des cours de théâtre aux cours Florent pendant 2 ans. En 2003, je suis admise à l'école du Studio d'Asnières où j’ai pour intervenants, Chantal Déruaz, Patrick Simon, Hervé Van Der Meulen, Yveline Hamon, Christian Gonon (sociétaire de la comédie Française) et Lionnel Gonzales. En 2006, j’intègre le CFA des comédiens, travaille avec Nathalie Fillion et la compagnie Jean-Louis Martin Barbaz. Pendant ces deux années au CFA, je donne des cours pour enfants à la mairie d'Asnières et assiste Yveline Hamon sur son atelier d'élèves de deuxième année du Studio autour de l'œuvre de Pirandello.

En 2006, je joue dans La cour du Lion textes de Saint-Simon et de La fontaine mis en scène par Yveline Hamon au festival de cormatin (Studio théâtre d'Asnières). En 2007, je travaille avec Jean-Louis Martin barbaz sur Britannicus de Racine (Festival de Cormatin, Studio-Théâtre d’Asnières) et avec Adrien De Van sur L'oiseau Bleu de Maeterlink (théâtre du jardin et tournée).

En 2008 je participe au printemps des poètes En rire, je reprends Britannicus au théâtre 14 et joue la Griffe d'Howard Barker mis en scène par Jean-Philippe Albizzatti et Benoit Séguin (Studio-Théâtre).

En 2009, j’assiste à la mise en scène de Pascale Siméon sur Le sommeil délivré d'Andrée Chédid.

En 2010 / 2011, j’ interprète Araminte dans Les acteurs de bonne foi mis en scène par Jean-Louis Martin Barbaz (Festival de Cormatin et Studio-Théâtre), je travaille également avec Hervé Van Der Meulen sur La dame de Chez Maxim de Feydeau (TOP, Cormatin et tournée).

 

Je crée la compagnie Yaota (association loi 1901) le 13 octobre 2011.  

Je souhaite m’inscrire dans la politique culturelle locale, notamment en Bourgogne, dont je suis originaire, et m’impliquer dans diverses actions culturelles, telles que la mise en scène, les lectures, l'animation d'atelier avec tout type de public.

Je désire créer un lien de proximité avec le public basé sur l'humain, l'échange, la création, la réflexion et le partage. 

 

 

Pierre-Louis Gallo : Collaborateur artistique

 

 

 

Né à Périgueux (Dordogne), je suis une formation théâtrale à l’Ecole Charles Dullin puis au Studio d’Asnières, avant d’intégrer le CFA des comédiens.

Je travaille alors avec la Cie Jean-Louis Martin-Barbaz, et joue notamment La Griffe de Howard Barker, aux côtés de Rachel André.

Je travaille ensuite avec la Cie Du pain sur les planches sur des projets de créations en milieu rural autour du thème du vivre-ici en Centre-Bretagne (festival Peiz in Kreizh Breiz) et en Aveyron (Ruthénois).

Avec la collaboration de Sol Espeche, j’écris et interprète Là-bas c’est bien aussi, fiction historique autour du thème de la disparition pendant la dernière dictature argentine.

En 2010, je suis un stage avec l’artiste argentin Federico Leon, avant de partir à la découverte de la scène indépendante de Buenos Aires.

Je suis également enseignant musical (piano) dans une association et j’ai suivi des études d’Histoire culturelle (Master obtenu en 2007), et de dramaturgie (avec Nathalie Fillion et Leslie Six). En 2011, je travaille en collaboration avec Juliette Wiatr sur la mise en scène de son solo de mime poético-burlesque Le Songe de Mina.

 

À quoi servira la collecte ?

 

Jusqu’à présent, nous travaillons à partir de fonds personnels.


Nous faisons appel à votre soutien pour collecter des fonds qui serviront à la création du spectacle dans le cadre d’une résidence de trois semaines (du 7 mai au 25 mai 2012), suivie de 2 représentations au théâtre de la fabrique à Savigny-sur-Grosne en Saône-et-Loire (les 26 et 27 mai)


Par ailleurs, nous avons déjà fait une demande d’aide à la création au Conseil général de Saône-et-Loire afin de pouvoir payer la troupe.

 

 

 

1. Matériel : 1200 euros

. Costumes

. Accessoires / décor

. materiel technique lumière et son



2. Communication : 200 euros

. Flyers

. Affiche



3. Défraiement : 600 euros

. Transport

. Logement

 

 

    Derniers commentaires

    Thumb_default
    MERCI POLICRATICUS :)
    Thumb_default
    MERCI POLICRATICUS :)
    Thumb_default
    MERCI CAMCAMILLE28 :)