Parcours poétique culinaire à Saint-Jacques(35)Création destinée à soutenir par l'expression artistique des femmes en situation de précarité

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Présentation détaillée du projet

Chaque spectateur a été invité à fêter ici l’anniversaire de Dernière Rose. Ils sont 50. 50 rassemblés autour d’une table, comme les membres d’une très grande famille, et Dernière Rose, 7 ans, préside, impatiente de souffler ses bougies.

On vient d’éteindre les lumières, tout le monde s’est tourné vers la porte, prêt à chanter la chanson d’anniversaire à l’arrivée du gâteau, on attend, mais personne n’entre, ni gâteau, ni bougie. Et, venant percer le silence de l’attente, une petite voix s’élève : « le gâteau de maman. Je veux du gâteau de maman. » C’est Dernière Rose. Elle a sur son visage une expression si triste… Son anniversaire ne peut pas être fêté sans le gâteau de sa maman.

Elle est où sa maman ? il est où son gâteau ? C’est la panique. A mesure que Dernière Rose se décompose, les invités s’agitent et cherchent dans tous les coins la trace de sa mère, la recette du gâteau. Elle ne sont pas dans la pièce c’est certain, il va falloir fouiller dans tous les recoins du quartier…

 

Les spectateurs sont ainsi conviés à participer à une quête dans le quartier de Saint Jacques. Un groupe dynamique, créatif et surprenant de femmes Jacquolandines, guide et perd les spectateurs dans un parcours d’histoires et de fantaisies, semé d’ingrédients et de douceurs. Ces histoires sont inspirées de contes culinaires écrits à partir de recettes choisies par ces femmes.

 

 

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Ce projet s’inscrit dans la continuité du travail mené depuis déjà quatre ans avec des femmes en situation de forte précarité sociale.

Avec l’équipe du centre social de La Lande, la cuisine a été repérée et choisie comme levier culturel et médium pour que chaque participante acquiert une meilleure estime d’elle même.

Le travail de la compagnie Mirelaridaine compose toujours avec la cuisine sur un rapport sensible et esthétique de sa mise en scène et en espace. De cette  approche  des installations théâtrales culinaires ont été réalisées.

 

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C’est en déplaçant l’objet du quotidien qu’ont commencé les premiers ateliers, les premières aventures avec ces femmes auxquelles nous avons demandé un réel investissement et engagement dans leur relation aux autres, et à la cuisine tout particulièrement.

En 2010, un premier temps fort a proposé une installation culinaire avec leur réalisation ; en 2011, nous avons participé à une manifestation organisée par la municipalité, La fête du pain, à l’occasion de laquelle ces femmes étaient “les actrices” de ce repas en confectionnant avec les invités ce que tout le monde allait manger, une façon ludique d’approcher la question du rapport à l’autre.

 

 

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Ces propositions décalent cet objet du quotidien qu’est la cuisine, lui confère une autre sensibilité ou en tout cas la révèle, car pour beaucoup d’entre elles, la cuisine est liée à une lourdeur du quotidien, à la problématique de devoir se nourrir (avec quels moyens ? pour quoi faire ? pour quel partage ?)

L’envie est d’entrapercevoir la cuisine à travers un prisme artistique, en suscitant par là même un « appétit de culture » chez  ces femmes.

Enfin, il s’agit de re-questionner avec elles le goût, le goût des autres.

La cuisine autorise cela : dé-contextualiser, établir une relation de confiance et une envie de partage.

 

Présente à travers ces projets, la notion de transmission, matrice de la cuisine, de tout art qu’il soit visuel ou vivant.

A la suite de ces différentes expériences, ces femmes se sont montrées prêtes à mener un projet plus ambitieux.

 

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Visuels d'Installations réalisées par Delphine Bailleul :

 

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À quoi servira la collecte ?

La situation précaire des participantes exige d’anticiper l’organisation des temps de travail (trois semaines). La collecte permettrait d’accompagner la prise en charge de la partie logistique de la résidence.

Ensuite la collecte permettra d’acheter tous les consommables alimentaires pour le bon déroulement du parcours poétique et culinaire.

 

Si la collecte arrive à la somme souhaitée, nous pourrons sereinement travailler et nous concentrer sur l’enjeu artistique du projet. Plus la collecte sera importante plus le projet gagnera en sérénité et plus nous pourrons accueillir de participants dans cette aventure.

 

Poste de dépense pour 3 semaines de travail:

 

- Emploi de baby-sitteur sur la période hors temps de scolarité

- Repas pendant le temps de travail

- Transport sur lieu de travail

- Budget consommable alimentaire pour les répétitions et la journée de représentation.

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Mirelaridaine

Delphine Bailleul – Metteur en scène - Diplômée en arts appliqués aux Beaux Arts de Rennes, Delphine Bailleul travaille avec Enrique Vargas, créateur du théâtre des sens. Elle collabore avec différentes compagnies (Compagnie Pupella-Noguès, Théâtre à l’Envers et Joêl Hubaut) en tant que décoratrice, conceptrice d’objets et scénographe. La création... Voir la suite

Derniers commentaires

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Un pti coup de pouce de gourmande, qui sait bien que ce n'est pas évident de réunir des fonds, vu la distance je ne pourrais sans doute pas participer, mais ce projet me donne l'eau à la bouche !
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Parce que 'cuisiner ensemble' permet d'etre tout simplement 'Ensemble', je vous souhaite a tous: 'Good luck!' Angelique
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Rencontres, gourmandise, art culinaire, art des mots, une belle histoire à soutenir !