Participez à la création du documentaire DERRIÈRE LES FRONTS, sur les conséquences psychologiques de l'occupation israélienne

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Présentation détaillée du projet

                   Derrière les fronts : résistance et résilience en Palestine  (titre provisoire)

 

 

 

Genèse :

 

J’ai découvert les chroniques de Samah Jabr en 2007. Je travaillais alors sur mon dernier long métrage documentaire Moudjahidate. Film relatant les engagements de femmes dans la lutte pour l'Indépendance de l'Algérie. J’avais à l’époque ce que l’on peut appeler une "position de principe" anticolonialiste quant à la Palestine. Les chroniques du Dr Samah Jabr m’ont permis de visualiser et concrétiser la situation. En proposant une approche inédite, dans l’héritage de Frantz Fanon - celle de politiser le psychologique, pour décoloniser les esprits - ses chroniques m’ont donné une porte d’entrée sur une réalité complexe, et m’ont conduite jusqu’à elle. 

 

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crédit : A. Dols

 

 

 

Présentation du film :

 

 

      « L’occupation ne s’arrête pas avec un cessez-le-feu. »

 

 

La dernière offensive militaire israélienne de l’été 2014 a fait plus de 2 100 victimes palestiniennes dont plus de 500 mineurs. Ce massacre était une phase aiguë d’une occupation commencée il y a maintenant plusieurs décennies.

 

Au quotidien, la colonisation n’est pas seulement celle des terres, des logements, du ciel ou de l’eau. Elle ne cherche pas simplement à s’imposer par les armes, mais elle travaille aussi les esprits, derrière les fronts.

 

Ce documentaire s’intéresse à ses formes invisibles, c'est à dire: l’occupation intime, celle de l’espace mental. Espace où l’équilibre, l’estime de soi, le moral et l’âme deviennent des lieux et des enjeux de lutte.

 

 

 

Samah Jabr

 

 

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« Je ne pense pas qu’une libération nationale puisse être réalisée par des personnes qui ne sont pas personnellement libérées […]. Les personnes alliées parlent toujours de libérer les terres palestiniennes, mais pour moi il est important de libérer l’esprit palestinien, le peuple palestinien, l’identité palestinienne. » Samah Jabr

 

 

Née à Jérusalem-Est, elle vit à Shufat en banlieue de Jérusalem et travaille en Cisjordanie. Issue de la première promotion en médecine de l'université palestinienne d'Al Quds (Jérusalem), elle est l'une des vingt psychiatres à pratiquer actuellement en Cisjordanie.

 

Directrice du Centre médico-psychiatrique de Ramallah, elle est également professeure dans des universités et forme des professionnels de la santé mentale (aussi bien palestiniens, israéliens ou internationaux). Elle intervient en prison et participe, en collaboration avec le PCATI, Comité public contre la torture en Israël, à collecter des témoignages de personnes ayant été torturées.

Parallèlement à ces activités, elle écrit régulièrement des chroniques depuis la fin des années 1990 publiées au sein de revues internationales.

 

En s’appropriant un savoir académique acquis durant ses études en Europe et à l’Institut israélien de psychothérapie psychanalytique, Samah Jabr construit un diagnostic psycho-politique sur sa société tout en soulignant les liens entre la résilience du peuple Palestinien et la résistance à l’occupation.

 

Le terme de résilience vient à la base de la physique pour traduire la capacité d'un matériau à revenir à sa forme initiale après avoir subi un choc. En psychologie, La résilience désigne le processus par lequel une personne se développe malgré un traumatisme ou un environnement qui aurait dû être délabrant et destructeur.

 

 

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Derrière les fronts,  invite à un double cheminement : à la fois dans nos esprits et sur les routes de Palestine.

 

Des extraits de chroniques misent en scène, seront les pavés de cette route, tandis que la chronique de Samah Jabr " En dansant sur des rythmes différents mais en dansant quand même " orientera la trajectoire du film.

 

Choisie entre autres parce qu’elle traverse des lieux d’affrontements physiques et psychiques : du Centre Médico Psychiatrique de Ramallah, en passant par le check point de Qalandia, pour aller vers Jérusalem.

 

Ces chroniques questionnent l’aliénation, l’impact psychologique d’une oppression au quotidien, et m'ont donner envie d'aller à la rencontre des personnes et lieux évoqués, pour aller au-delà des textes.

 

 

Une pluralité de personnages dans une Palestine fragmentée …

 

 

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Alors que la Palestine est une, les réalités palestiniennes sont multiples : les Gazaouis font face à d’autres conditions d’occupation que les « Palestiniens de 48 » et que celles et ceux qui vivent en Cisjordanie. Il nous est actuellement très difficile de tourner dans la bande de Gaza, mais je n’oublie pas que leur sort est lié.

Alors que continuer de vivre en Palestine est déjà aux yeux de beaucoup une forme de résistance, mes interlocuteurs-trices de Jérusalem, de Naplouse, de Ramallah ou encore d’Haïfa s’inscrivent dans des tentatives de déjouer le système et de contrer les tentatives de division et d'attaques psychologiques et idéologiques.

 

 

Deema Zalloum, mère de Moussa Zalloum, habite à Shufat quartier de Jérusalem-Est. En juillet 2014, elle réussit à empêcher trois israéliens de kidnapper son fils. Le lendemain, ces mêmes israéliens ont kidnappé et assassiné le jeune Muhammad Abu Khdeir en le brûlant vif.

 

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crédit : A.Dols

 

 

Mgr Theodosios de Sebastia (né Atallah Hanna) est l’archevêque du Patriarcat de l’église grecque orthodoxe de Jérusalem depuis 2005. Il propose une approche déconfessionnalisée du conflit et lutte contre les tentatives de divisions entre chrétiens et musulmans palestiniens.

 

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crédit : A.Dols

 

« De façon générale, les sionistes empêchent l’accès à toute la ville de Jérusalem : les Palestiniens de Cisjordanie ne  peuvent pas y accéder excepté avec une autorisation donnée par l’occupant sioniste. [...] Cette interdiction n’empêche pas seulement les musulmans d’accéder à Al Aqsa et les chrétiens à l’église du Saint-Sépulcre, elle empêche les Palestiniens de manière générale d’avoir accès au marché et d’aller travailler »  Mgr Theodosios de Sebastia

 

 

Ghadir Shafie co directrice d’Aswat, (« voix » en arabe), groupe de Palestiniennes féministes et queer nous livrera son opinion et son expérience. Aswat est « un groupe féministe queer engagée à relier le féminisme, l’homosexualité et la résistance à toutes les formes d'oppression - en tant que Palestiniennes, femmes et queer - les réunir en une seule lutte monumentale ". Elle est également engagée dans le mouvement international « Boycott, désinvestissement et des sanctions pour Israël » (BDS).

 

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crédit A.Dols

 

« Je ne veux pas que la communauté internationale me “sauve” en tant que queer. Je veux en priorité que l’occupation cesse. [...] La Palestine doit d’abord être libre pour être jugée en tant que société. »

Ghadir Shafie

 

 

Dr El-Sakka Abaher, originaire de Gaza, est sociologue et directeur du département de sciences sociales et comportementales de l’université de Birzeit dans lequel il enseigne. Sa recherche se concentre sur les expressions artistiques, la mémoire, l’identité, la protestation et les mouvements sociaux.

 

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crédit A.Dols

 

 

 

Khader Adnan

A été prisonnier politique. Arrêté dix fois en détention administrative - procédure qui permet à l’armée israélienne de détenir une personne pour une période de six mois maximum, renouvelable de manière indéfinie, sans inculpation ni procès.

Il a finalement été libéré en juillet 2015, après avoir mené une grève de la faim de 55 jours. Nous l’avons rencontré à l’hôpital quelques jours après sa sortie.

 

Depuis 1967, 40% de la population masculine a été arrêtée par les forces israéliennes, pratiquement chaque famille palestinienne a au moins un de ses membres en détention. (source : Palestinian Central Bureau of Statistics)

 

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crédit A.Dols

 

Extrait de « L’homme ne vivra pas que de pain » Samah Jabr, juillet 2015

 

«Notre président nous a déclaré que “s’il nous faut choisir entre le pain et la démocratie, nous choisissons le pain”. Pourtant, le boulanger Khader Adnan pense et se comporte autrement, illustrant le principe que “l’homme ne vivra pas que de pain”. Adnan a mené deux longues et périlleuses grèves de la faim en détention depuis 2013. La torture et des sévices humiliants ont été les déclencheurs de la première ; ses interrogateurs lançaient des insinuations sexuelles à propos de son épouse, se moquaient de sa foi et de son physique, arrachaient sa barbe et souillaient sa moustache des saletés de leurs chaussures. Adnan a remporté ses deux grèves de la faim, ce qui a entraîné sa libération et attiré l’attention du monde sur la situation désespérée des prisonniers politiques palestiniens mis en détention administrative, c’est-à-dire détenus sans motif d’inculpation ni procès, pour des périodes de six mois, renouvelables indéfiniment.»

 

 

 

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crédit A.Dols

 

 

 

En général, les images des palestinien-nes dans les médias français sont souvent spectaculaires : foule en deuil, femmes sous le choc de la mort de leurs proches, regroupées autour d’un blessé ou d’un mort, ou bien encore combattants armés, incarnant le « danger terroriste ». Ces images ne laissent pas indifférent. Elles peuvent susciter un élan humanitaire ponctuel ou créer de la peur. Mais permettent-elles une réelle compréhension de la situation ?

 

L’idée est donc de sortir du spectaculaire pour entrer dans le quotidien d’un conflit qui n’est pas fait que d’armes et de morts. Prendre de la distance, explorer d’autres temporalités et laisser nos esprits cheminer sur les routes de Palestine, pour mieux comprendre les racines et les ressorts de ce qui s’y passe aujourd'hui.

 

Gageons que leurs témoignages pourront inspirer bien au-delà de leur réalité.

 

 

 

État des lieux

 

Trois tournages en Palestine ont déjà eu lieu.

 

Pour l’instant le projet a été développé en autoproduction au sein d'Hybrid Pulse, avec le soutien de partenaires du mouvement de solidarité avec la Palestine. 

 

Nous sollicitons aujourd'hui votre participation pour nous aider à collecter les fonds nécessaires pour les dernières étapes de post-production (monter, mixer, étalonner, sous titrer).

 

Pour mener à terme et à bien, Derrière les fronts !

 

 

Présentation de l'équipe : TEAM RR

 

La réalisatrice : Alexandra Dols

 

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Diplômée d’un Master II en Création et Réalisation audiovisuelle à Paris VIII Vincennes et d’un Master I en Écriture de scénario de fiction à Paris I Panthéon-Sorbonne, Alexandra Dols est auteur-réalisatrice spécialisée dans le documentaire et intervient en parallèle dans les milieux scolaires afin de transmettre des outils d'éducation à l'image.

 

Son précédent long métrage documentaire, Moudjahidate, évoque l'engagement des femmes dans la lutte pour l’Indépendance de l’Algérie au sein du FLN-ALN. Sorti en 2008, il proposait déjà des jalons d'une réflexion anticolonialiste.

 

"La lutte contre l’occupation là-bas nous renvoie à la décolonisation des esprits et des institutions qu’il reste à faire ici, en France. Par rapport à son histoire, son passé, mais aussi à son présent."

 

 

L’ingénieure du son

 

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Charlotte, assistante plateau, elle réalise des reportages radiophoniques depuis plus de dix ans et anime entre autres l’émission « Une heure en Palestine » sur radio Galère, 88.4 (Marseille).

 

 

L' interprète-script

 

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Boutros, écrivain, a été script et interprète de l'arabe au français lors des interviews.

 

 

 

La maison de Production : Hybrid Pulse

 

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Hybrid Pulse est une association créée en 2007 ayant pour but d’accompagner des femmes dans l’écriture, la réalisation, la diffusion de créations audiovisuelles et dans la mise en œuvre d’ateliers d’éducation à l’image.

 

Les  questions de luttes d’émancipation, de libération sous-tendent et traversent nos  productions.

 

Nous avons produit et distribué le long-métrage documentaire d'Alexandra Dols, Moudjahidate, disponible en DVD et VOD.

Il a été diffusé sur trois continents (Europe, Afrique et États-Unis) et au sein d'établissements scolaires.

 

À quoi servira la collecte ?

 

Pourquoi sollicitons nous votre aide ?

 

Cette collecte nous servira à terminer les dernières étapes de post-production du film, des opérations techniques, complexes, à effectuer chez et avec des professionnels expérimentés.

 

Nous demandons aux kiss kiss bankers de nous soutenir à hauteur de 10 000€.

 

 

Vos contributions participeront aux frais de :

 

- pour le montage de l’image – somme qui comprend la location d’une station de montage virtuel et des logiciels nécessaires ainsi que le salaire du monteur ou de la monteuse

 

- pour l’étalonnage avec technicien-ne spécialisé, afin d’harmoniser en couleur et en densité les différents plans montés et les différentes caméras utilisées.

 

- pour le mixage avec un ingénieur du son, le temps de finaliser la bande son du film.

 

 

Que ferons nous de votre argent si la collecte dépasse 10 000€ ?

 

Si nous ne récoltons pas l'intégralité des 10 000 €, rien ne nous sera reversé (en accord avec la politique de Kisskissbankbank).

 

A l'inverse si votre aide dépasse nos espérances, nous pourrons enclencher rapidement le sous-titrage du film, particulièrement important, à la fois parce que les itw sont en plusieurs langues (arabe, anglais, français) et parce qu'il est nécessaire de disposer pour la diffusion internationale du film de plusieurs versions.

 

 Vous pouvez aussi nous soutenir en diffusant généreusement cet appel de fonds !

 

Shoukran djezilan ! Merci beaucoup !

 

Nos partenaires

 

AFPS Section de Nîmes, La Roche-sur-Yon, Nanterre, Angers, Isère.

Radio Galère, Info Palestine

 

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crédit : A.Dols

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HybridPulse

Hybrid Pulse est une association créée en 2007 ayant pour but d’accompagner des femmes dans l’écriture, la réalisation, la diffusion de créations audiovisuelles et la mise en œuvre d’ateliers d’éducation à l’image. Les questions de luttes d’émancipation, de libération et leurs histoires sous-tendent et traversent nos démarches et productions.

Derniers commentaires

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Bon courage pour la suite et fin et bonjour à vous deux (rencontrées à Morlaix). Françoise
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Merci pour votre projet ; je suis convaincue que le message positif et les expériences de résilience qui seront présentés dans ce projet de film auront un effet sur notre devoir commun de Résistance. J'ai foi en sa réalisation. Bonne continuation
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Notre Mer Notre Mer qui es si bleue Que ton Nom soit partagé Que ton horizon nous fasse renaitre Que ta volonté et ta miséricorde nous acceptent Offre-nous aujourd'hui notre Triton de ce jour Comme une trompette de la renommée Et non plus comme un cercueil Pardonne-nous nos défaites et nos deuils Comme nous pardonnerons à nos bourreaux Et ne nous soumets pas aux quotas Mais délivre l' Europe de ses peurs et de ses carcans Georges Yoram Federmann Strasbourg 20 mai 2015