Un film loufoque sous fond de crise sociale avec des personnages insolites, réalisé avec de nombreux comédiens du groupe "Mange-cafard".

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Présentation détaillée du projet

Un travail de quinze ans avec une troupe de comédiens hors normes

 

Laurent Poncelet travaille depuis 15 ans avec une troupe de comédiens atypiques, le groupe "Mange-cafard", avec lequel il parcourt les théâtres français et européens pour présenter des spectacles hors norme, des « ovnis » dans le paysage théâtral. Les comédiens, situés pour une partie d’entre eux aux marges de la société, développent un jeu lui aussi complètement atypique, un jeu vrai qui désarçonne et déstabilise. Portés par une présence unique, qui se vit dans les corps, les regards, les mots livrés sur scène, portés et nourris par des histoires de vie souvent mouvementées, singulières et parfois chaotiques, ces comédiens incarnent des personnages toujours hauts en couleurs. Les pièces frôlent constamment l’absurde et le surréalisme, avec comme appui le réel sur fond de crise et de violence sociale, où des personnages, touchants, jamais ridicules, souvent en errance, tentent de se débattre, dans leurs univers et leurs poésies.

 

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Du théâtre au cinéma

 

Déplacer le processus de création théâtrale vers l’expérimentation cinématographique est alors apparu comme évident et important, forts d’une telle originalité de jeu, de personnages insolites, d’une expérience collective de travail développée depuis plus de 15 ans. Passer à l’image ces personnages qui ont des « gueules », pris dans des histoires qui bousculent, hors cadre, à partir d’une écriture certes différente mais tout au service des comédiens, de leurs univers, de ce qu’ils apportent, transpirent, provoquent, est apparu ainsi essentiel. Car le projet cinématographique va permettre d’explorer d’autres champs possibles et de capter ce que le théâtre ne nous permet pas : emmener le spectateur au plus près de la force de cette poésie et de cet univers qui pourront s’exprimer à travers un regard, un mot, un mouvement,… à l’aide notamment de la dynamique de l’écriture, du rythme de l’image et des gros plans, ou du montage. Le film devrait durer environ 30 minutes.

 

Le processus de création

 

Le travail d’écriture est conduit à partir d’improvisations qui suivent un scenario écrit par Laurent Poncelet. Le scenario s’écrit ainsi dans des allers et retours avec le plateau, le travail de répétition permettant ensuite d’affiner encore l’écriture, de la compléter, de l’enrichir. Le travail de répétition est poussé, intense, pour que puisse se libérer un jeu au plus proche de la vérité de chacun, pour que chaque comédien libère ce qu’il a en lui, sa vérité, son univers, afin que son corps parle, que tout en lui parle, en un mot qu’il soit juste. « Pour que chacun de ces comédiens hors norme soit vrai ». Ce travail permet aussi d’atteindre un jeu plein de fraîcheur, un jeu toujours ouvert à la spontanéité et à l’improvisation. Il est très important d’insister sur ce travail poussé de répétition qui précède le passage devant la caméra, dans une démarche de travail et une approche de la justesse et de la vérité du jeu très proche de celle du théâtre.

 

L’énergie et le rythme

 

Le travail de Laurent Poncelet repose énormément sur l’énergie des comédiens, des corps, des voix, qui créent les conditions d’une présence scénique particulière. Son travail, au théâtre comme au cinéma, est également monté sur un rythme souvent intense, voire frénétique, soutenu par une enveloppe musicale.

 

Une écriture qui joue avec le réel

 

Sur fond de crise, de délitement de lien social, d’isolement et d’exclusion d’une partie de la population, l’écriture est une recherche d’équilibre subtil entre le réel et l’absurde, l’humour et la poésie, avec des personnages touchants qui nous emportent dans leurs mondes. Il s’agit de ne pas tomber dans le misérabilisme. Il ne s’agit pas non plus de se placer dans le registre du réalisme social. Mais de nous appuyer sur cette réalité sociale pour faire émerger des personnages qui malgré leurs difficultés, leurs travers et zones d’ombre, deviennent très vite attachants et touchants. Des personnages qui dans leurs singularités, leurs différences, leurs fragilités aussi, manifestent une spontanéité et une force de vie rares. Et dans leurs mondes parfois, continuent à y croire, à se débattre comme ils peuvent, même maladroitement, même dans l’échec apparent. Des personnages qui ne renoncent jamais, touchants dans leurs regards sur le monde, dans leurs actes et façons d’être et de faire. Des personnages qui nous emportent dans leurs logiques souvent extravagantes portées par la spontanéité et la fraîcheur des comédiens.

 

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Quand le tragique côtoie le comique

 

Les contextes de vie souvent compliqués, heurtés, difficiles des personnages, sont ainsi bousculés par des situations de jeu décalées, proches de l’absurde, en rupture, où le comique côtoie le tragique. Le tragique pointe ainsi son nez mais il est toujours dépassé par une scène qui le renverse, où le loufoque rivalise avec l’absurde. Ne jamais s’appesantir, être entre larmes et rires, ne plus savoir, rire ou pleurer, tragique ou comique. Il s’agit de bousculer le spectateur, ne pas le laisser tranquille. Qu’il soit perdu, qu’il en ressorte désarçonné, « balancé » dans cet univers où les appuis et les repères changent, volent en éclats, pour laisser apparaitre l’humanité dans toute sa mesure, sa profondeur. Les personnages évoluent dans le contexte social et politique ambiant, ils disent aussi ses travers, ses injustices, ses absurdités, ses ruptures de lien, ses exclusions. Perdus, en quête d’un ailleurs, dans leur monde et leur poésie, ils tentent de faire face, résistent à leur manière et ne laissent pas indifférents.

 

Un film original et déroutant

 

Par la force du jeu, d’un texte écrit au plus près des comédiens, nous voulons permettre aux spectateurs de rencontrer une poésie rare et nouvelle apportée par chaque comédien, d’être confrontés aux univers insolites de chacun. Ce projet de court-métrage, le prolongement d’une démarche et d’un travail artistique de plusieurs années, cherche à aller plus loin encore dans la force de la différence, dans la richesse de la fragilité, dans une exploration et recherche artistique qui sonde l’humanité, ses failles, ses cris, ses errances, sa beauté dans un équilibre entre force et fragilité. En passant du théâtre au cinéma, par un travail d’écriture visant à révéler toute la dimension d’un jeu unique permettant de construire des personnages forts, atypiques, extravagants, nous sommes convaincus que du processus de création et d’écriture, de la singularité des comédiens au jeu non formaté, peut naître un film complètement original et déroutant.

 

 Laurent Poncelet et le « groupe mange-cafard »

 

Synopsis

 

Gaspard, fin de quarantaine, vit seul dans son appartement avec un matelas, une plaque électrique, une casserole, une assiette, une chaise pliante et deux piles de boîtes de conserves, raviolis et choucroute, parce que c’est bien d’avoir le choix. Comme décoration, sur un mur, quelques fiches de paie punaisées. Gaspard occupe son temps à se relire la nuit le même livre depuis des années.

De temps en temps, Fred passe chez Gaspard. Il rêve d’être boxeur, mais son corps est paralysé d’un côté. Alors, lorsqu’il est à bout, il marche toute la nuit avec sa patte folle qu’il traîne derrière lui et ça le calme.

Quand Polo débarque chez Gaspard, se disant son cousin, avec son tapis de sol et son sachet plastique comme valise pour s’installer chez lui, son quotidien s’en trouve complètement perturbé. Polo lui dit qu’il vient « y faire un  stage », pour être comme lui, un winner, un mec qui assure et compte rester chez lui jusqu’à ce qu’il trouve du « taf ». Il vient de distribuer un paquet de 260 cv dans une entreprise de la zone industrielle après avoir essayé vainement d’intercepter des automobilistes sur la route pour leur en refiler et il est épuisé.

Pendant ce temps, Robert, petit bonhomme d’une cinquantaine d’année, gueule depuis le début de la journée devant la fenêtre d’une certaine Josiane pour qu’elle lui ouvre après 10 ans d’absence. Il l’insulte et lui crie des « je t’aime ».

Quand Gaspard ne supportant plus la présence de Polo surgit en pleine nuit chez Josiane comme toutes les nuits où il a besoin d’un petit réconfort, Robert en profite pour s’y glisser suivi de Polo, ce qui déclenche la furie de Josiane.

Puis Josiane confie à Gaspard qu’elle a reçu une lettre d’expulsion de son appartement. Malgré ses réticences, ils décident alors pour l’aider, René en tête, de kidnapper un type qui parade dans le quartier tous les matins avec son attaché-case et qui devrait être un banquier, c’est sûr…

 

À quoi servira la collecte ?

Les comédiens travaillent depuis septembre 2013 sur le texte.

La collecte servira essentiellement à financer les coûts techniques de tournage (équipe technique : cadreur, ingénieur du son,…)

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Cie Ophélia Théâtre

Le film est tourné avec les comédiens du groupe « Mange-cafard », groupe atypique composé de personnes aux situations sociales diverses, parfois en situation de rupture ou de marginalisation sociale, avec des personnalités souvent atypiques et des expériences de vie peu communes. S’expriment de chacun une force dans la fragilité et la différence, une... Voir la suite

Derniers commentaires

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Vive la création, l'image virtuelle euh ...non réelle... allez les gars et les filles le monde vous appartient .
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Bravo pour votre votre belle énergie et votre créativité, on en a tous besoin!
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Bonne chance! J'ai hâte de voir le film!