1er doc de référence 100% DIY sur la scène post punk française, le film a aujourd'hui besoin de votre soutien pour prendre toute son ampleur

Large_affiche_bandeaukkbb

Présentation détaillée du projet

DES JEUNES GENS MÖDERNES

post punk, cold wave et culture novö en France

1978 - 1983

 

"Le Punk proclamait "No Future" mais le futur était déjà là et les jeunes gens mödernes n'avaient d'autre choix que de faire avec..." 

 

Des Jeunes Gens Mödernes est le premier documentaire de référence sur la scène post punk / cold wave qui a agité l’underground hexagonal fin 70’s début 80’s. Dans la continuité de l’exposition collective présentée à la galerie du jour en 2008, Jean-François Sanz a réuni pour ce film un matériel exceptionnel qui met à jour, à travers une trentaine d’interviews des principaux acteurs de cette scène et plus de 350 archives d’époque, tout un pan du patrimoine pop-culturel français encore assez méconnu. Conçu dans un esprit très « Do It Yourself », le film a aujourd’hui besoin, pour être finalisé et prendre toute son ampleur, tant visuelle que sonore, de la mobilisation de tous ceux qui, de près ou de loin, s’intéressent à cette scène si créative et à l’époque qui l’a vue naître. En effet, il nous reste encore à peaufiner le montage final, finaliser l’acquisition des droits liés aux nombreuses archives qui font la richesse du film, et la phase cruciale de post-production, afin de pouvoir assurer au mieux sa diffusion. Et pour cela, nous avons besoin de votre soutien! 

 

 

 

Visuel_g_n_rique

 

Avec Etienne Daho, Daniel Darc, Philippe Pascal, Elli Medeiros, Jacno, Lio, Maurice G. Dantec, Edwige Belmore, Kiki et Loulou Picasso, Béatrice Dalle, Franck Darcel, Fifi Chachnil, Denis Bortek, Patrick Vidal, Maripol, Jean-Eric Perrin, J-B 'Born Bad' Guillot, Sergeï Papaï, Marie-France, F. J. Ossang, Michel Esteban, Serge Kruger, Gilles Leguen, Pierre René Worms, Patrick Eudeline, Marc Caro, René Licata, Reed o 13...

 

 

Edwige_punk2_

 

Des Jeunes gens mödernes est à sa manière un pur objet de fascination

Fascination pour une scène musicale avortée bien que novatrice et ultra créative. Pour une brochette de « beautiful losers franchouilles » dont la désinvolture n'avait d'égal que l'élégance et le talent. Fascination pour cette vague de musiques froides et synthétiques, cette pop proto électronique qui a déferlé à des degrés d'intensité divers un peu partout dans le monde, et plus particulièrement en Europe, à la charnière des années 70 et 80. Ainsi que pour le souvenir, étrange et singulier, de ces mélodies, volontiers dissonantes et hors formats, captées pour la première fois, adolescent, au détour d'un programme de radio libre. Fascination encore pour ce curieux mélange de désespoir et d'utopie, d'enthousiasme et de cynisme, de mélancolie romantique et d'hédonisme drogué qui caractérisaient ces jeunes gens dits « modernes »... 

 

 

Jacno___catherine_faux

 

Entre quête du Saint Graal cold wave et mission d’intérêt général visant à exhumer et à rendre accessible à un large public les nombreux et inestimables trésors de cette scène bouillonnante, le film retrace et analyse ce mouvement éphémère, de sa genèse chaotique à sa très confidentielle apogée, suivie comme il se doit de sa décadence toute babylonienne. Il brosse par la même occasion le portrait d’une époque qui a vu s’édifier les bases du système (économique, médiatique et culturel) dans lequel nous évoluons aujourd’hui encore - et dont nous assistons probablement aussi à l'agonie en ce moment même-, mettant parallèlement en lumière la richesse créative ainsi que la dimension subversive de cette scène si atypique dans l’histoire de la pop culture hexagonale, et donnant ainsi des clefs pour mieux comprendre l’influence qu’elle continue d’exercer sur toute une génération d’artistes actuels.

 

 

_kkbb_-_taxi_girl___catherine_faux

 

Alliant une grande liberté formelle à une structure thématique cohérente, le documentaire revient sur l'explosion séminale du punk en France et sur le ressac new wave qui l’a suivie, ainsi que sur le rôle essentiel de certains artistes et rock-critiques qui ont initié et accompagné ces vagues successives. On y évoque aussi les notions d’avant-garde et de modernité qui ont beaucoup influencé ce mouvement, l'économie de la création artistique ainsi que le contexte politique et social de l’époque, l’approche à la fois contre-culturelle et conceptuelle qui caractérise la démarche des groupe de cette mouvance, les évolutions techniques qui ont contribué à transformer la production musicale, le rapport Paris / province qui fut largement remis en question durant cette période, les causes conjoncturelles mais aussi structurelles qui expliquent l’échec relatif de cette scène malgré son fort potentiel créatif… Parallèlement à ce traitement thématique du sujet, le film propose également des focus sur les personnages-clef de cette scène. En premier lieu Philippe Pascal, chanteur charismatique de Marquis de Sade, puis de Marc Seberg, dont le témoignage rare et précieux constitue un des « fils rouges » du film ; mais aussi le tandem Alain Pacadis / Yves Adrien - vu notamment par leur amie commune Edwige Belmore -, les parcours entrecroisés du duo Elli et Jacno et d’Etienne Daho, ainsi que la trajectoire singulière du groupe Marie et les garçons à travers le témoignage plein d’esprit, de lucidité et d’autodérision de Patrick Vidal. 

 

 

 

17_marie_eudeline_paca_and_2

 

La genèse du projet :

 

En février 1980 parait dans le numéro 4 de la nouvelle formule du magazine Actuel un article de Patrick Zerbib qui entérine, de manière radicale et définitive, le passage décapant des seventies aux eighties. Ironiquement intitulé « Les jeunes gens modernes aiment leur maman », ce papier, qui s’attache à décrire quelques figures incontournables de cette scène émergente, constitue plus ou moins  un bidonnage mais révèle néanmoins un certain nombre d’évolutions significatives des mentalités et des pratiques de la scène rock française. Les membres du groupe Marquis de Sade, cravatés pour la plupart, posent sagement, accompagnés de leurs mères respectives, en couverture du magazine. Ils sont décrits, de même que Jean Ternisien d'Artefact et Jacno, ex leader du groupe punk Stinky Toys, comme des yuppies de l'underground, des sortes d’adulescents avant l’heure, doués et novateurs, un peu dandy sur les bords, esthètes, curieux, carrièristes et surtout réalistes, qui souhaitent trouver une nouvelle voie en se démarquant à la fois du "Sex, Drugs and Rock'n'roll" des rockers, du "peace and love" des babas de la génération précédente, mais aussi du "no future" nihiliste des punks.

 

 

Actuel___d.jouanneau

 

En avril 2008, la Galerie du Jour agnès b. rend hommage à cette scène musicale à travers l’exposition collective "Des Jeunes gens mödernes" qui rassemble de nombreuses œuvres et des documents d’époque, rares ou inédits pour la plupart.

 

 

Accompagnée d’un catalogue et d’une double compilation CD (coédités par Naïve et agnès b.), ainsi que d’une compilation vinyle en coédition avec le label Born Bad, l’exposition a fait date et suscité un fort engouement auprès d’un large public et de nombreux médias. Selon Etienne Daho, « elle fut le signe avant coureur, et même sans doute un des principaux catalyseurs, de la tendance de fond que l’on voit se dessiner à travers les productions de différents groupes français actuels, comme LescopLa Femme ou Aline par exemple, qui se revendiquent et s’inspirent de ces pionniers de la musique électronique et du multimédia que furent les jeunes gens modernes. »

 

 

Un_regard_moderne_n_4___loulou_picasso_copie

 

La forme et les ambitions du film :

 

Fidèle à l’esprit du projet de départ, Jean-François Sanz s’est installé au banc de montage aux côtés de Farid Lozès pour donner un prolongement audiovisuel à l’exposition et « écrire », en images et en sons, à travers les divers témoignages et archives réunis, l’histoire de cette parenthèse (dés)enchantée de la pop made in France. Intuitif, non linéaire et néanmoins très structuré, le montage du film, tantôt syncopé, tantôt plus posé, alterne les passages d'archives restituant l'atmosphère et l'énergie de l'époque avec des extraits  d'entretiens réalisés entre 2008 et 2013 en convoquant la plupart de ceux qui ont contribué de diverses manières à faire exister cette scène : musiciens, journalistes, patrons de labels, artistes visuels, designers, cinéastes, etc. D'élégants aphorismes assénés comme des slogans y côtoient des formules choc&provoc' à l'image de l'époque, autant que des séquences plus consistantes permettant aux intervenants de développer une idée, une approche critique ou d'exposer un point de vue personnel selon une temporalité adaptée.

 

 

Bazooka

 

Dépourvu de voix off et suivant une méthodologie parfois proche du cut-up, le montage du documentaire tisse un discours argumenté à partir d’extraits d’entretiens sélectionnés de manière à offrir le panorama le plus complet possible du vaste champ thématique que couvre le sujet. Les témoignages s'enchènent ainsi de manière logique, sans pour autant éliminer les contradictions qu'ils reflètent. Bien au contraire, car le sujet traité dans le film étant lui même, par essence, soumis à caution et source de débats, la subjectivité et la sélectivité de la mémoire de chacun, associées et parfois opposées les unes aux autres, permettent d'atteindre une forme d'objectivité rétrospective et de construire une vision largement documentée, sensible, et non univoque de cette scène. Car en effet, personne n'a exactement le même souvenir, la même appréhension ni la même définition de cette période bien particulière, et c’est précisément ce caractère insaisissable qui contribue à en faire la richesse et la singularité. 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Confronté à l’ampleur et à la complexité du sujet, mais aussi à la diversité et à la richesse des sources d’archives, le projet de départ, qui oscillait entre la web-série et le documentaire formaté pour des cases TV, s’est transformé en un long métrage d'1h25min., un objet plus ambitieux et plus généreux, mieux à même de traiter la question. Malgré la coopération enthousiaste de la plupart des ayant-droits des archives présentées et l’économie très minimale de la fabrication du film, l'augmentation du budget qui résulte de ce changement de format demeure importante.

Nous avons maintenant besoin de votre soutien pour pouvoir finaliser le montage et mener à bien les étapes techniques indispensables afin de faire de ce bel objet un vrai film et de lui permettre d’atteindre son public, via des modes de diffusion appropriés :

 

 

QUATRE SEMAINES DE MONTAGE IMAGE. Le film repose sur un subtil dosage d’extraits d’entretiens, de musiques et d’images. Le rythme et l’agencement de ces éléments est donc déterminant, et nous devrons retourner en salle de montage afin d’affiner quelques séquences.

 

DEUX SEMAINES DE MONTAGE SON. Le documentaire étant par essence très musical, il nécessite de ce point de vue un travail de longue haleine et de précision afin que l’univers sonore du film (musiques additionnelles, dialogues in, effets divers) puisse renforcer l'énergie de la mise en scène.

 

UNE SEMAINE DE MIXAGE. Le mixage sera fondamental pour donner une forme finale cohérente et lisser cet ensemble composé de sources sonores très variées - en évitant toutefois d’en gommer toutes les aspérités bien sûr.

 

EFFETS GRAPHIQUE ET HABILLAGE VISUEL. La qualité graphique du film lui permettra de prendre toute son ampleur visuelle. Si la dominante générale insiste sur une mise en forme proche du cut-up, faisant ainsi écho à l’esthétique de l’époque (animations numériques associées à des images d’archives plein cadre, entrecoupées de bugs caractéristiques des bandes VHS, etc…), il paraît essentiel d’obtenir un résultat homogène, moderne et visuellement abouti.

 

TRAVAUX DE LABORATOIRE. C'est l'étape finale, celle où le film trouve sa forme définitive : étalonnage des couleurs, création d’une copie, sous-titrage etc…

Thumb_affiche_djgm2014
Collectif MS 20

MS 20 est un collectif à géométrie variable dont les membres ont en commun une certaine forme de fascination pour la scène post punk / cold wave qui a émergé des cendres encore incandescentes du mouvement punk en France, entre la fin des années 1970 et le début des années 1980. Le nom du collectif fait référence au célèbre synthétiseur Korg qui a... Voir la suite

Derniers commentaires

Thumb_default
Belle initiative, qui permettra à beaucoup de gens comme moi nostalgiques d'une époque qu'ils n'ont connue que de manière inconsciente de mieux sentir et ressentir l'air d'un époque... Merci beaucoup pour cette belle idée. Guillaume DA SILVA
Thumb_default
Tout mon soutien pour ce beau projet!
Thumb_default
vivement !