Participez à la création du nouveau film documentaire des cinéastes Marcel Ophuls et Eyal Sivan : "Des vérités désagréables"

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Présentation détaillée du projet

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A l’origine…

 

Jean-Luc Godard avait un jour proposé à Marcel Ophuls de réaliser un film avec lui sur le conflit israélo-palestinien. Marcel avait refusé. A l’occasion de l’attaque Israélienne sur Gaza de l’été 2014, Marcel enjoint Jean-Luc de l’accompagner sur place pour faire ce fameux film. Cette fois, c’est Jean-Luc qui refuse. C’est alors qu’intervient Eyal Sivan, à qui Marcel propose une coréalisation. Mais les temps ont changé, et les conflits aussi…

 

En Israël, certains invoquent “la préférence nationale”, d’autres, plus jeunes, choisissent de s’exiler… à Berlin. En France, le Front national défend “les juifs” et des intellectuels se répandent en propos islamophobes. Le monde marche-t-il sur la tête ?

 

Interviews chocs, rencontres, confrontations, de Tel-Aviv à Paris en passant par la Cisjordanie, ce film-parcours dresse par touches imparables un état des lieux idéologiques. L’occasion de découvrir sur l’antisémitisme, sur l’islamophobie et sur l’importation, réelle ou supposée, du conflit, quelques vérités désagréables…

 

C’est aussi un documentaire sur ce que c’est de faire un documentaire. Un passage de témoin entre un cinéaste cosmopolite rebelle, né dans le crépuscule de la vieille Europe, et un cinéaste cosmopolite rebelle né dans l’Israël de la fin des années 1960. Entre ces deux personnalités explosives, il pourrait bien y avoir – et c’est tant mieux – quelques étincelles… Car est-ce un témoin qu’on se passe ou un bâton de dynamite ? 

 

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            Des vérités désagréables  (titre provisoire)

               Un film de Marcel Ophuls et Eyal Sivan

 

1969

De Gaulle : “Mais qu’y a-t-il dans ce documentaire, Le Chagrin et la Pitié ?”

Le directeur de l’ORTF : “Des vérités désagréables, mon général.”

De Gaulle : “Les Français n’ont pas besoin de vérités, ils ont besoin d’espoir.”

 

 

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Considérons d’une part Marcel  Ophuls, l’un des plus grands interviewers de l’histoire du cinéma  français (“le plus grand”, corrigerait-il peut-être) et regardons-le : subtil et pince-sans-rire, intrépide et cabot, aguerri et juvénile. Considérons d’autre part Eyal Sivan, certainement l’un des documentaristes israéliens les plus insolents qu’on ait jamais connus (il dirait, à coup sûr, le plus insolent, ou, à défaut, il s’acharnerait à le devenir).

 

Et imaginons maintenant que ces deux-là s’associent pour partager une réflexion cinématographique sur ce qui se passe aujourd’hui, ici en France, là-bas en Israël. Un film où se coordonnent et se croisent deux regards et deux styles, l’un héritier du cinéma européen d’avant-guerre, l’autre, biberonné – entre autres – aux films du premier… 

Car ces deux-là partagent plus qu’une admiration mutuelle. Aussi grandes que soient les différences de leur âge, de leur nationalité, de leur éducation, leurs œuvres sont traversées par une même volonté : aider les citoyens à être au fait de leur propre histoire, plutôt que d’adhérer à un “roman national consensuel” qui fédèrerait la société. De cette ambition sont nés des films qui, on s’en douterait, en ont fâché certains. Mais faut-il fermer les yeux ou les ouvrir ? Autrement dit : faut-il tourner Le Chagrin et la Pitié ou laisser croire que tous ont résisté et que Pétain a sauvé des Juifs ? Faut-il regarder Route 181 d’Eyal Sivan et Michel Khleifi, ou laisser penser que la Palestine était un désert inoccupé jusqu’à l’arrivée des premiers pionniers du mouvement sioniste ? 

 

 

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Les deux cinéastes ont, chacun à leur façon, bouleversé la compréhension de l’histoire de leur propre pays. Aujourd’hui, caméra au poing, ils veulent affronter le présent et ses réalités complexes. Car comment ne pas se demander…

 

… Pourquoi aujourd’hui en France des membres éminents du Front national  défendent Israël et “les juifs” ?

Pourquoi des intellectuels Juifs français viennent alimenter le corpus idéologique du Front national, comptent les Noirs dans l’équipe de France de football, quand ils ne travaillent pas à réhabiliter le maréchal Pétain ?

Comment comprendre qu’un ancien président travailliste du parlement israélien, religieux de surcroît, prône désormais la création d’un Etat commun aux deux peuples ? Pratique-t-on en Israël la “préférence nationale”?  La politique du gouvernement israélien favorise t-elle l’antisémitisme dans le monde ? Le nouvel antisémitisme serait-il en fait l’islamophobie ?  Est-on pris par les souvenirs mauvais d’un passé trop proche ?

Nageons-nous dans la plus totale confusion ? 

 

 

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Ces interrogations sont liées les unes aux autres, elles renvoient à la politique coloniale française, à la politique d’Israël, aux conflits passés et présents qui agitent les deux sociétés.  Elles seront posées tout au long du film par deux cinéastes héritiers de la tradition juive cosmopolite, donnant ici toute la mesure de sa singularité et de son charme. Car il est comme une langue encore vivante, où se côtoient l’humour et l’affliction, l’ironie et la gravité, le fatalisme et l’espoir.

Soutenir leur film, c’est encourager une démarche audacieuse et un projet de cinéma ambitieux.

 

 

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Marcel Ophuls : 

 

     Né le 1er Novembre 1927 à Francfort en Allemagne, Marcel Ophuls est de nationalité Franco-Américaine. Fils de Max Ophuls et de Hilde Wall, il va  suivre leur exil dans un premier temps en France en 1933 puis aux Etats-Unis en 1941.

Il revient en France en 1950 et c’est à ce moment qu’il se lance dans la réalisation de ses premiers longs-métrages, (« Peau de banane », « Faites vos jeux mesdames », « Munich ou la paix pour 100 ans »), après avoir assisté de grands noms dans le cinéma Français, notamment son père. C’est en 1969 qu’il vit un vrai tournant dans sa carrière de cinéaste avec la réalisation du film « Le chagrin et la pitié » cité à l’Oscar du meilleur film documentaire. Le film va être censuré pendant plus de 10 ans par l’ORTF et il ne sera diffusé à la télévision française qu’après l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. "Le chagrin et la pitié" dresse la chronique de la vie d’une ville de province (Clermont-Ferrand) entre 1940 et 1944. Le documentaire est une investigation à travers le dialogue de plusieurs protagonistes (militaires, hommes d'État, témoins-clés), sur l’occupation Allemande et le régime de Vichy, et notamment la question de la collaboration Française pendant cette période. Suivront de nombreux films et reportages dont « Memory of justice », « Hotel terminus »  vainqueur de l’oscar du meilleur film documentaire en 1989, « November days », « Veillée d’armes », « Un Voyageur ».

Symbole d’un dialogue avec l’histoire, Marcel Ophuls s’est distingué en abordant les sujets les plus tragiques avec humour et gravité. Interpellant les grands de ce monde, ses films sont toujours dédiés aux victimes, les plus faibles.  

 

 

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Eyal Sivan : 

 

     Eyal Sivan est un cinéaste documentariste et essayiste. Né en 1964 à Haïfa en Israël, il a grandi à Jérusalem. Actuellement, Eyal Sivan co-dirige le MA program in Film, video and new media à School of Arts and digital Industry, a University of East London (UEL) a Londres. Il enseigne a la NFTA a Amsterdam (Pays-Bas) et à l' Academic College Sapir (Israel).

Après avoir été photographe professionnel à Tel-Aviv, il quitte Israël et s'installe à Paris en 1985. Depuis, il partage son temps entre l'Europe et Israël. Eyal Sivan a réalisé plus de dix long-métrages, documentaires politiques qui ont été primés dans le monde, et en a produit de nombreux autres. Ses travaux cinématographiques ont été largement montrés dans de prestigieux festivals du monde entier, où il a reçu plusieurs prix. Le travail d' Eyal Sivan est également régulièrement montré dans le cadre de grandes expositions artistiques internationales. Sivan écrit et donne régulièrement des conférences à propos du conflit israélo-palestinien, du cinéma documentaire, de l'éthique de la représentation, du crime politique et de sa représentation, de l'utilisation politique de la mémoire, du génocide et de sa représentation, etc. Eyal Sivan est le fondateur et le directeur artistique de la société de production Momento! et de l'agence de distribution de films Momento Films - Scalpel. Il a créé et été rédacteur en chef de la revue Cahiers du Cinéma Sud, revue de critique cinéma et politique, publiée par l'Institut Universitaire Sapir, en Israël, où Sivan donne régulièrement des cours et séminaires. Il est également membre du comité éditorial de La Fabrique Editions à Paris.

 

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Boubkar Benzabat à l'image 

 

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Pierre Carrasco au son 

 

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Eulalie Korenfeld : assistante monteuse 

 

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Audrey Maurion : montage 

 

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- Production déléguée et distribution :  Zeugma Films / Michel David - Edwige Moreau

 

 

ZEUGMA FILMS produit depuis 1996 des documentaires pour le cinéma et la télévision avec la même exigence : offrir de l'inattendu, de l'exceptionnel, de l'ambitieux.

Des films dont le spectateur sent que ça a été vital pour l'auteur-réalisateur de le mener à bien, que c'est une aventure où son âme même est mise en jeu. Des films qui laissent le spectateur libre de penser par lui-même. Ce ne sont pas les sujets qui déterminent notre politique de production puisque seule la manière de les traiter nous importe; ce sont des rencontres uniques entre une matière, un auteur, une équipe et nous.

ZEUGMA FILMS depuis 2011 distribue également des documentaires – Comme Etat Commun – Conversation potentielle (1) d’Eyal Sivan – sorti en octobre 2013. Le projet de ce nouvel engagement est de défendre d’un cinéma d’auteur, où la/le politique est au plus profond, où nous regardons le monde contemporain les yeux grand ouverts. Parfois émerveillés, souvent étonnés, surpris, dérangés, toujours incertains. 

 

http://www.zeugmafilms.fr/

 

- Production exécutive: Confluences et Momento production / Ariel Cypel - Hortense Quitard

 

http://www.momento-films.com/

http://www.confluences.net/

 

 

 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

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Pourquoi nous avons besoin de 50 000 € ?

 

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    Ce projet a été décidé avec une très grande rapidité, et nous espérons que le film soit prêt pour le Festival de Cannes 2015.

 

Du fait de la rapidité de sa fabrication, et de la participation d'une équipe réduite mais avec une énergie formidable, cette production est faisable à petit budget. Nous l'avons évalué à 500 000 euros environ. 

Nous ne pouvons cependant compter sur les financements traditionnels du cinéma, trop longs à mettre en place. Pourtant, aujourd'hui nous avons l'assurance de partenaires nécessaires et décisifs pour la distribution en salles France et nous sommes en négociation pour les pré-ventes à l'international, en Allemagne, Suisse, Israël, Canada...

 

L'enthousiasme de ces premiers partenaires nous permet d'être assurés que le tournage peut se faire au plus vite, mais trop d'incertitudes et la volonté de garder la main (le final cut comme dirait Marcel!) sur ce projet cinématographique et politique exigeant, nous incitent à la prudence. 

 

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C'est pourquoi, nous avons impérativement besoin de vous pour assurer les opérations de post-production et de finition du film, qui sont des opérations techniques, complexes, à effectuer chez et avec des prestataires spécialisés disposant d’un savoir-faire. 

 

La postproduction englobe l’ensemble des techniques de finalisation du film après tournage, c’est-à-dire à partir des rushes. Il nous faut pour les  étapes suivantes :

 

- 16 000 € pour le montage de l’image et le montage son – somme qui comprend la location d’une station de montage virtuel et des logiciels nécessaires pendant 12 à 15 semaines et le salaire de la monteuse.

 

- 8 000 € pour l’étalonnage de l'image, soit 4 jours d’une station d'étalonnage avec technicien spécialisé, afin d’harmoniser en couleur et en densité les différents plans montés et les différentes caméras utilisées.

 

- 6 000 € pour le sous-titrage, particulièrement important pour ce film, à la fois parce que plusieurs langues (hébreu, arabe, anglais, français au minimum) seront parlées – et parce qu'il est nécessaire de disposer pour la diffusion internationale du film de plusieurs versions : le français, l’anglais et ce qu’il est convenu d'appeler “la version internationale” (celle sur laquelle chaque pays pourra imprimer sa langue).

 

- 12 000 € pour le mixage, soit un auditorium de mixage avec un ingénieur du son pendant 6 jours, le temps de finaliser la bande son du film.

 

- 8 000 € pour la mastérisation, l’encodage et la fabrication des copies définitives du film : le DCP est devenu le standard numérique pour permettre l’exploitation du film dans les salles du monde entier. D’autres supports (moins onéreux) tels que les blu-ray ou des HDcam seront aussi fabriqués afin de satisfaire chacun de nos partenaires (distributeur et diffuseur).

 

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Il arrive que des collectes dépassent l'objectif espéré. Si nous récoltons plus de 50 000€, votre argent contribuera quantitativement et qualitativement à optimiser cette production. Certains postes pourraient s'avérer insuffisamment budgétisés en particulier :

 

- Achat des archives. En effet, l’utilisation d’images d’archives est une démarche constitutive du cinéma de Marcel Ophuls. Cependant leur coût est élevé car il doit se négocier pour des temps longs (minimum 15 ans) à l’échelle mondiale.

 

- Utilisation de musiques existantes et/ou originales pour lesquelles il faudra libérer les droits dans les mêmes conditions.

 

 

 

 

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Des vérités désagréables

Confluences, lieu d’engagement artistique, est un espace de création, de diffusion et de rencontres où se mêlent théâtre, danse, concerts, expositions photographiques, street art, projections de documentaires, performances, tables rondes, débats,... Les artistes confirmé-e-s comme les équipes émergentes qui y sont accueillies pour des temps de travail... Voir la suite

Derniers commentaires

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je trouve ça hallucinant de ne même pas répondre aux messages ! Dans ce cas je veux être remboursé !
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bonjour j’attendais la sortie pour le festival de cannes 2015. ce sera celui de 2016 ? des soucis ?
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Apparemment ils sont partis avec la caisse....