Soutenir Djam’s, un jeune artiste anjouanais, rencontré à Mayotte. Dont le rêve est de devenir le premier slameur comorien reconnu. Depuis que sa mère a été brutalement expulsée il y a deux ans, il s’est mis à écrire ses souffrances mais aussi ses espoirs, avec beauté. Sans savoir au début que c'était du slam. En nous aidant à l’impression du livre photo avec ses slam «Dis-leur, Djam's slame Mayotte», c’est promouvoir son talent (book et droit d’auteur) mais aussi donner les moyens à d’autres jeunes comme lui de s’exprimer en musique (création d’un studio d'enregistrement associatif sur ce 101ème département français).

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Présentation détaillée du projet

Editer un  livre photo de slams :

Pourquoi Djam’s ?

 

 

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Une rencontre surréaliste, magique et tragique.

 

La première fois que nous avons rencontré Djam’s, c’était un mercredi.

Un certain 6 juin 2012, dans l'enceinte de son collège à Mayotte. 

Grâce à Marie, une de ses professeurs.

Confidente de ce jeune étudiant aux allures cachexiques,

elle nous avoue : « Il a besoin qu’on l’aide pour pas dire qu’on l‘aime ».

 

Nous ne pourrons jamais oublier ces 5 premières heures passées ensemble, dans son banga de fortune (maison de tôles), à Mamoudzou, jusqu’à la tombée de la nuit.

Le silence bruyant d’un quartier, soit disant chaud en trafics et violences, a cédé la place à son verbe :

l’Ecouter gerber ses galères, ses haines de la police et de la justice française, sa peur justifié d’être expulsé à 18 ans...

Mais aussi l’Ecouter conter son amour pour cette mère absente, ses espoirs d’une vie sans délinquance ni violences…

A chaque fois qu’il évoque son intimité, il slame à tout vent.

Un second souffle d’une pure beauté, noire et rouge, avec cette voix si particulière, douce et posée.

 

 

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Envoyée par la Cimade en tant que photoreporter (et Eric en tant que preneur de son bénévole), j'ai réalisé en juin 2012 une petite oeuvre multimédia de 20' sur Djam's, cet anjouanais de 17 ans, mineur isolé, devenu délinquant depuis que sa mère a été expulsée en 2010.

C'est un jeune qui veut nous interpeller, qui a une parole à faire passer et qui slame sans le savoir... pour raconter sa chute dans le "haram", ses haines et ses espoirs.

 

Editer un livre avec ses slams serait un départ pour le soutenir à se mettre en musique (projet associatif d'un studio dans son quartier). 

 

Avec votre soutien, le slam de Djams va sortir de son banga. 

 

 

 

Son histoire

 

 

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Si Djam’s slame sa vie, c’est au départ pour évacuer la souffrance insupportable de la séparation, avec celle qui est son pilier, sa mère.

Depuis qu’«on lui a volé sa mère», il commence en secret à écrire, en rythme, cette solitude amère.

 

Alors qu’il était à l’école, cette maman nourricière mais sans-papiers, est expulsée manu militari il y a deux ans par la police des frontières. Direction Anjouan, son île d'origine, à 70km des côtes mahoraises.

Reconduite après 10 ans de vie sur le 101ème département français.

Elle laisse alors 6 enfants dont Djam’s.

 

Mais, contrairement à lui, ses frères et sœurs furent recueillis par leur tante, elle-même en situation très précaire.

Affamé et désœuvré, Djam’s, lui, tombe dans la délinquance...un cercle vicieux de répressions et de violences. Devenu ce chef de bande des « clando »(clandestins) délinquants, Djam’s est le porte-parole de ces enfants désenchantés.

 

Son écriture devient comme il le dit une impulsion thérapeutique.

Pour évacuer ses misères.

Un jour, convoqué au bureau du proviseur de son lycée, pour avoir récité un de ces écrits "Dis-leur" (évoquant ses haines et revendications de délinquant), le proviseur, contrairement à son professeur, loue ses talents : "Je suis touché par ton slam..."  

"...Mais c'est quoi un slam ?" rétorque Djam's.

 

Plus que tout, Djam's veut clamer haut et fort : " Dis-leur, quand ma mère a été expulsée de Mayotte."

 

Voici le teaser du reportage sur Djam's diffusé lors du festival Migrant'scene novembre 2012.

 

 

 

 

 

 

Les faits à Mayotte

 

 

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Selon le dernier rapport (mars 2012) du sociologue David Guyot (mandaté par la préfecture de Mayotte) 2922 mineurs sont dit isolés, c'est-à-dire sans leurs représentants légaux. Recueillis par leur famille proche ou leur voisins, ils restent dans une grande précarité. 

Et  pour 555 mineurs, ils survivent seuls, sans aucun adulte relais.  Djam’s est l'un des leurs.  

Comme le souligne David Guyot, c'est une urgence humanitaire où les enfants sont  affamés, en grande détresse.  Les suites de ce rapport n'ont pas encore eu d'échos. Silence radio.

La prise en charge de ces enfants, habitants l'île et scolarisés, est selon La Cimade de Mayotte  défaillante et axée principalement sur le regroupement familial... vers Anjouan.

Niant leurs droits fondamentaux de vie privée et famililale et de scolarité.

 

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Ces mineurs isolés subissent donc une politique de reconduite à la frontière expéditive, notamment des mères, menée depuis 2005 par l’état français.

Entre 20 et 26000 expulsions à l’année.

Une reconduite systématique vers l'île voisine, Anjouan, à 70 km de Mayotte.

Ce qui n'empêche pas ces parents reconduits de revenir en kwassa-kwassa (petit bateau de pêche) au péril de leur vie (naufrages réguliers).

 

Mayotte est un des principaux cimetière marin au monde

 

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Un livre tremplin ?

 

 

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Djam’s au-délà de ses « conneries » tel qu’il les slame, veut s’en sortir.

Il a cette graine en lui et ce potentiel créatif qui ne demande qu’à s’exprimer.

Et il suffit de peu pour que Djam’s emprunte une autre voix, plus positive et pacifique, celle qu’il appelle la «rédemption ».

 

Touchés par cette histoire, nous voulons tendre nous aussi la main vers Djam’s (comme il l’a fait pour nous en témoignant, en s’exposant dans le reportage) :

C'est pourquoi nous voulons éditer un livre avec ses slams"Dis-leur, Djam's slame Mayotte." (illustré en images) en auto-édititon et le vendre par la suite pour le soutenir : 

- création un studio d'enregistrement associatif, pour que Djam's et d'autres puissent mettre leurs textes en musique. Un début de partenariat est en cours avec un service social et des citoyens postés à Mamoudzou.

 

 

 

Le sens pour Djam's

 

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- pour une reconnaissance visuelle de sa création,

- une sorte de book qu’il peut montrer.

- toucher des droits d’auteurs, juste pour lui. 

 

 

Le sens pour Djam’s et ses potes

 

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Mais  aussi tendre la main vers ses potes, aussi slameurs,

dans un quartier où les espaces culturels accessibles aux jeunes sont déficients...

Ils rêvent d’avoir un local pour s’enregistrer et répéter

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Les fonds récoltés serviront à

 

- l'impression de 200 livres "Dis-leur, Djam's slame Mayotte", en auto-édition,

avec le versement de droit d’auteur pour Djam's (fixé à 500 euros) pour soutenir sa création, et l’aider dans son quotidien.

 

- réalisation d'une exposition itinérante en France avec 30 photos au cours de laquelle nous vendrons le livre.

 

et les recettes du livre permettront de lancer le projet :

 

- d’un espace musical, un studio de répétition associatif à Mamoudzou.  

Où Djam's et d'autres pourront enregistrer leur musique.

 

 

Le budget total pour réaliser ce projet s'élève à 9350 euros réparti comme suit : 

 

 

1. Impression en 200 exemplaires : 

 

= 3600 euros (droit d'auteur inclus, pour Djam's).

 

Le livre, slams de Djam's et photos, format au préalable  carré, de 40 à 60 pages, sera édité sur un site professionnel déjà choisi et testé par nos soins. 

 

2. Réalisation d'une Exposition-itinérante en France avec soirée-débat avec vente des livres

 

30 tirages argentiques contrecollés avec cadre en chêne maison

 

= 750 euros

 

3. lancement du projet Studio de musique

Achat de matériels neufs ou d’occasion micro-ordinateur, table de mixage, enceintes et casques, câblages, micro et pieds, ameublement, assurance du local

 

= 3000 euros

 

4. Aller-retour Mayotte pour l’équipe :

Pour étoffer le projet en photos et slams du livre Dis-leur avec Djam’s.

Rencontrer Djam's et les partenaires associatifs pour réaliser le projet de studio musical.

 

= 2000 euros

 

 

Pour lancer le projet, nous avons besoin de 4500 euros incluant aussi les frais de dossier kisskissbankbank. 

Les frais de la partie 4 sont évidement à notre charge. Et nous nous tirons aucun

 

Nous avons eu le soutien de La Cimade et du festival Migrant'scene.

La diffusion de notre 20' " Dis-leur quand ma mère a été expulsée", sur Djam's  a plus de 10 dates en novembre 2012. Relayé par Médiapart et d'autres réseaux. 

Un lien pour parler de Djam's et des autres mineurs isolés de Mayotte.

Un bon début pour relayer ! 

Merci pour vos soutiens de quelle nature que ce soit !

 

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Eric et Vali

Vali Photographe. De formation paramédicale, j'ai découvert la photo en 2007 en Inde. Mon regard se porte vers des reportages sociaux réalisés en Asie et en France. Ma spécialisation en photojournalisme en 2010 à L’Emi-CFD me permet de devenir bénévole collaboratrice avec La Cimade. Ce qui me permet de réaliser des reportages photos en utilisant... Voir la suite

Derniers commentaires

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on y croit....
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Allez Vali, il reste 48 jours non ? Bon courage, ça va le faire, Biz Anne
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je soutiens ce beau projet en espérant qu'il aboutisse véronique