BQT présente

Dissidenz Asia

Soutenez la diffusion du cinéma asiatique dans toute sa diversité !

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Présentation détaillée du projet

Dissidenz.Asia est un label et une collection de films développés par Dissidenz Films (www.dissidenzfilms.com), société de distribution et de production qui, comme son nom l'indique, s'intéresse à des cinématographies engagées tout en s'efforçant d'offrir une expérience de cinéma sortant de l’ordinaire, quel que soit le genre, le format, l’origine ou le système de production.

 

Plus spécifiquement, Dissidenz.Asia s'intéresse au cinéma asiatique, dans toute sa diversité et sa singularité -géographique, politique, sociale, culturelle etc.-, dans un contexte économique où ce cinéma est sous-représenté en salles voire en vidéo -au-delà de genres spécifiques-, face, d'un côté, aux géants américains, et de l'autre, des productions européennes prioritairement subventionnées (avec raison, exception culturelle oblige). Seulement, dans cette guerre le plus souvent envisagée selon un axe rigoureusement atlantico-européen, le cinéma d'auteur asiatique se retrouve de fait victime collatérale... Victime d'un marché saturé, euro-centré et dichotomique (US vs Europe) dont en réchappent juste quelques œuvres, primées dans les festivals internationaux, et encore : aujourd'hui, pour ce cinéma-là, même la notoriété d’un auteur ou d’un festival international ne suffit plus à garantir une visibilité minimale -en témoignent les sorties confidentielles récentes de TATSUMI d’Eric Khoo ou encore de GUILTY OF ROMANCE de Sono Sion (pourtant film dit « de genre ») ou bien LAND OF HOPE du même réalisateur (dans un genre radicalement opposé).

 

C’est parce que Dissidenz.Asia s’intéresse à des cinéastes et des œuvres cinématographiques « économiquement » voire « culturellement incorrectes » que nous vous sollicitons aujourd’hui, pleinement conscients qu’il s’agit d’une démarche inhabituelle sur une plateforme de crowdfunding : les films existent déjà, les cinéastes les ont produits, réalisés, par la force de leur volonté et de leurs pulsions créatrices, mais comment les amener au public, les faire exister aux yeux des spectateurs ?

 

 

 

Pour que nous puissions continuer à exposer et distribuer les films –à venir ou passés– de cinéastes que nous admirons tels que Koji Wakamatsu ou Lav Diaz mais aussi faire émerger de nouveaux talents, jeunes réalisateurs ou cinéastes au profil atypique qui ne considèrent pas nécessairement le cinéma comme une finalité mais comme un moyen d’exprimer une conviction, d’entrer en résistance par la création, en se passant de financements publics inexistants ou indigents et en s’affranchissant de logiques d’investissements exclusivement mercantiles, aidez-nous à développer cette collection, à la faire croître, à la nourrir, à la diffuser.

 

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Pour autant, Dissidenz.Asia n’entend nullement faire une proposition « élitiste », réservée aux seuls initiés. Par singularité, il ne faut pas entendre hermétisme, et l’objectif de la collection est de réconcilier tous les cinémas, dans leur grande diversité, qu’ils soient populaires ou expérimentaux, du moment qu’il existe un point de vue d’auteur. La différence avec un film qui ne serait pas d’auteur est justement qu’il s’agit dans ce cas-là d’un « produit » et non d’une « œuvre cinématographique ». Un produit obéit exclusivement à des contraintes commerciales, une œuvre à des partis pris artistiques, ce qui, contrairement aux idées reçues, n’est pas nécessairement incompatible avec le succès commercial. En l’occurrence, nous apprécions autant UNITED RED ARMY de Koji Wakamatsu, BREATHLESS de Yang Ik-joon et LES COUPEURS DE BOIS de Vuong Duc, que THE HOST de Bong Joon-ho, DETECTIVE DEE de Tsui Hark ou TEL PERE TEL FILS de Hirokazu Kore-eda. Ou bien sûr SUNEUNG de Shin Su-won :

 

 

Et pour vous donner une idée de la ligne éditoriale de la collection, voici un aperçu (non exhaustif) de nos prochaines sorties en vidéo :

 

- 25 NOVEMBRE 1970 : LE JOUR OU MISHIMA CHOISIT SON DESTIN* de Koji Wakamatsu, lecture politique (qui n’a donc rien à voir avec un biopic) de l’engagement de Mishima et surtout de ses disciples, en miroir de celui des étudiants d’extrême-gauche de « United Red Army » ;

 

- UNE VIE SIMPLE de Ann Hui, avec Andy Lau et Deannie Ip (Prix d’Interprétation à Venise pour son rôle dans le film), inspiré d’une histoire vraie qui, tout en s’attachant à la relation entre une gouvernante et l’héritier de la famille, évoque en filigrane la situation de la population vieillissante et les rapports entre classes sociales à Hong Kong ;

 

- BA NÔI* de Khoa Lê, réalisé par un Vietnamien vivant à Montréal, à la fois portrait truculent d’une grand-mère ayant vécu toute sa vie non loin de Dalat, et cheminement introspectif et culturel de la part d’un petit-fils, à travers un film à mi-chemin entre la fiction et le documentaire ;

 

- LES LARMES DE MADAME WANG de Liu Bingjian, où tradition et modernité s’affrontent à travers l’histoire d’une jeune femme qui fuit de la capitale vers le sud de la Chine, dans la province de Guizhou, pour y devenir malgré elle pleureuse professionnelle (rôle interprété par Liao Qin, authentique artiste de l'Opéra de Pékin) ;

 

- SAUNA ON MOON de Zou Peng, présenté à la Semaine Internationale de la Critique à Cannes, croquis poétique et mélancolique d’une maison close dans le Guangdong, dont, contrairement aux idées reçues, les travailleurs n’ont pas d’autres aspirations que celles de la majorité de la population ;

 

- PEOPLE MOUNTAIN PEOPLE SEA de Cai Shangjun, Lion d’Or à Venise, à la fois road-movie et western épique et radical qui relate la vengeance d’un homme dont le frère a été assassiné ;

 

- SUNEUNG* (Pluto) de Shin Su-won, realisé par une cinéaste qui a été enseignante près de dix années durant et qui, à travers ce thriller, dénonce la pression sociale subie par les jeunes Coréens dès le plus jeune âge ;

 

- LA FRAPPE* (Bleak Night) de Yoon Sung-hyun, film de fin d’études âpre et bouleversant sur le harcèlement en milieu scolaire, réalisé par un jeune cinéaste de 28 ans avec un budget de production de 50.000 dollars seulement. Le film a reçu de nombreuses récompenses internationales ;

 

- A CAPPELLA* (Han Gong-ju) de Lee Sujin, premier long-métrage couronné de prix par les jurys de Martin Scorsese à Marrakech et Claire Denis à Deauville, est inspiré de plusieurs fait divers récurrents en Corée du Sud et est un poignant hymne à l’espoir et à la vie ;

 

- DEATH IN THE LAND OF ENCANTOS* de Lav Diaz film monumental de 9 heures qui, entre la fiction et le documentaire, relate le retour du poète Benjamin Agusan dans un pays dévasté par le cyclone Reming mais aussi les fantômes du passé… Un film d’une liberté formelle extraordinaire et captivante !

 

(*Les films marqués d’un astérisque sont ceux que nous distribuons tous droits –aussi bien en salles qu’en vidéo)

 

On peut apprécier ou non ces films –tous les goûts étant dans la nature–, mais on ne peut nier leur engagement formel, social, politique, sans précédent (qui font même de certains d’entre eux des références cinématographiques absolues), le plus souvent indépendamment de toutes contraintes d’investissement auxquelles les productions traditionnelles obéissent en majorité.

 

Nous aimerions bien entendu poursuivre ce travail de défrichage et d’exposition, dans le cinéma d’auteur contemporain comme de patrimoine. Mais nous avons besoin de vous pour lancer cette démarche, nous affranchir, nous aussi, de nombre de financements et soutiens préalables inexistants pour des films qui ne sont pas éligibles du fait de leur seule nationalité. Nous avons besoin de communiquer sur cette collection, de mobiliser les réseaux de distribution appropriés, d’installer la marque, d’acquérir des films correspondant à nos convictions. Bref, nous avons besoin de démontrer qu’il existe un public pour ce cinéma-là. Si les films qui ont été cités vous parlent d’une manière ou d’une autre, si vous souhaitez que d’autres films issus du continent asiatique viennent nourrir cette collection, soutenez-nous pour que nous puissions amener ces films jusqu’à vous ! Un grand merci d’avance !

À quoi servira la collecte ?

Comme précisé plus haut, nous avons besoin de communiquer sur cette collection, de mobiliser les réseaux de distribution appropriés, d’installer la marque, d’acquérir des films correspondant à nos convictions. Bref, nous avons besoin de démontrer qu’il existe un public pour ce cinéma-là, de démontrer que le cinéma issu du continent asiatique -qui représente moins de 10% des films distribués en France-, avec près de 50 pays le constituant, mérite, lui aussi, d'être exposé. Non pas par un quelconque souci de discrimination positive, mais simplement... parce qu'il le vaut bien !

 

Cinéma de tous temps d'une créativité et d'une vitalité extraordinaire -rappelons que nombre de cinéastes européens et américains s'en sont largement inspirés, qu'il s'agisse de films "art et essai" ou de films populaires, de Quentin Tarantino à George Lucas, en passant par Chris Marker ou Olivier Assayas-, le cinéma asiatique regorge de pépites voire de références cinématographiques absolues qui constituent aussi bien les chefs-d’œuvre (méconnus) d'hier et de de demain !

 

Alors aidez-nous à communiquer et à sensibiliser le public au-delà d'un simple cercle d'asianophiles, puisqu'il s'agit davantage de diversité, de richesse culturelle et d'ouverture que d'ethnologie ! En contribuant à ce projet, aidez-nous à relayer l'information auprès des médias généralistes (achat d'espace) et à renforcer notre communication (plaquettes, dossiers de presse, flyers, cartes postales) auprès d'éventuels partenaires et lieux de diffusion.

En l'occurrence, la somme levée servira :

- pour 20% à communiquer, par l'achat d'espace, sur la diffusion de notre première vague de sorties DVD ;

- pour 20% à communiquer sur les lieux de vente (via plaquettes, flyers, cartes postales, spot vidéo) ;

- pour 30% à prospecter de nouveaux titres ;

- pour 30 % à restaurer ou à fabriquer le matériel relatif aux films.

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BQT

Dissidenz.Asia est un label de Dissidenz Films, société de distribution et de production (très) indépendante créée en 2012.