Financez le documentaire tourné en immersion dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile : portraits d’hommes et de femmes en exil.

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Présentation détaillée du projet

Le Foyer Claude Quancard à Villenave d'Ornon (33) est le premier Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (CADA) créé en France. L'établissement abrite 135 personnes : hommes, femmes, enfants ; originaires d'une quinzaine de pays différents.

 

Ils sont hébergés ici le temps de leur procédure qui dure en moyenne 19 mois. Ils disposent de chambres individuelles de 9m2 et d’espaces collectifs (cuisine, sanitaire, laverie, salle de tv, salle de jeux pour enfants).

 

 

Une équipe de travailleurs sociaux composée d’animateurs, assistantes sociales, infirmières, psychologue, juristes, est présente sur place et les accompagne au quotidien sur le plan administratif et social.

 

Parmi ces travailleurs sociaux il y a nous : Jean Claude Savino, animateur socio culturel pendant 12 ans au CADA et Emilie Perbet, psychologue intervenante extérieure depuis 3 ans.

 

LES RACINES DU PROJET

 

À travers notre travail au quotidien, nous avons découvert autrement ceux que nous appelons les « résidents ». Par petites touches, ils nous ont livré des morceaux de leur histoires. Des histoires bouleversantes, touchantes qui nous ont donné envie de rire comme de pleurer, des histoires que nos fonctions de professionnels ne permettaient pas d’explorer.

 

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Il nous fallait alors un moyen d’aller plus loin, de recueillir autrement la parole de nos résidents. Dépasser le cadre professionnel pour y mettre simplement à la place une rencontre entre des hommes et des femmes.

 

Parce qu’il fallait aussi que l’on comprenne humainement comment ils vivent, ici dans ce lieu particulier qu’est le CADA, cette attente de la décision de l’état Français qui les autorisera peut-être à vivre ici ensuite.

 

Mais aussi parce que nous voulions les rendre vivants pour ceux qui ne les connaissent pas et pour qui Edmond, Hanan ou Adriana ne sont que quelques gouttes de la grande vague migratoire.

 

Nous avons rencontré Paul Hubble qui nous a suivi dans cette aventure. Il a pris la place de réalisateur et nous d’auteurs. Il a très vite compris nos envies pour le film. Paul, pourtant étranger au CADA a su saisir l’ambiance du lieu. Il a apporté son regard poétique et personnel sur le foyer et ses résidents en tentant de transcrire en images et en son les mots de nos personnages avec bienveillance et respect.

 

LE FILM

 

Pendant un an nous avons rencontré au CADA des résidents, nous les avons suivi dans leur quotidien et avons recueilli leurs histoires de vie. Pendant cette année certains ont eu des réponses négatives ou positives quant à leur demandes d’asile, d’autres attendent encore.

 

C’est la vie de ces hommes et ces femmes que nous avons filmé, celle de ceux qui continuent en attendant.

 

 

LES PERSONNAGES

 

Le CADA

 

Le foyer est une barre d’immeuble de trois étages qui se dresse entre la rocade bordelaise, un quartier résidentiel aisé et une voie ferrée. Le bâtiment est défraîchi. Son carrelage jauni et sa peinture passée lui confèrent cette beauté particulière qu’ont les lieux usés par la vie et par le temps.

 

La vie, elle, traverse les murs par les odeurs des plats qui mijotent à toutes heures de la journée et les cris des enfants qui jouent dans les couloirs. On se dit bonjour, on partage la nourriture, parfois on se dispute ou on rit. 

 

On observe aussi les longues discussions au téléphone devant l’entrée du bâtiment pour prendre des nouvelles ou simplement pour tuer le temps, qui semble être un mal usant le bâtiment comme ses habitants.

 

Le quotidien est rythmé par les arrivées et les départs, les naissances et les fêtes organisées par les animateurs sociaux.

 

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Edmond

 

Edmond, la quarantaine, vient d’Albanie. Il est ici avec sa femme et ses 3 enfants Estella, Ersylio et Emmanuel. C’est un homme poli et discret, un homme que l’on remarque à peine. Mais lorsque l’on parle de sa famille ou de ses enfants son visage s’illumine. Il nous raconte entre fierté et pudeur son parcours, sa vie d’avant ou plutôt ses vies d’avant en Albanie, en Allemagne puis sa vie ici et celle à laquelle il aspire pour demain, pour lui mais surtout pour les siens parce que pour Edmond la seule chose qui importe c’est d’être un bon père et d’assurer à ses enfants un avenir meilleur. 

 

 

De Amine à Hanan

 

Les bouclettes blondes d’Amine 3 ans, virevoltent entre les pieds des grands qui dansent au-dessus de lui. C’est la fête de la nouvelle année au CADA et comme à son habitude, Amine fait son show. Une femme, la quarantaine, s’approche de lui et dit : « Amine viens ! ». Cette femme c’est Hanan, sa mère, elle vient du Maroc et est ici seule avec lui. Hanan court toujours après Amine et on la sent parfois démunie face à l’énergie débordante du petit garçon. Malgré tout elle garde le sourire même lorsqu’elle nous livre ce qui est douloureux et parle de ceux qu’elle a laissé au pays pour espérer un jour vivre ici. 

 

 

Adriana

 

Adriana est une jeune maman d’une trentaine d’années originaire de Colombie. Elle est ici avec ses filles Nicole et Sarah. La sœur d’Adriana a aussi vécu ici avec sa famille mais ils ont dû partir car ils n’ont pas obtenu le statut de réfugié. 

 

Adriana est secrète, de sa vie en Colombie elle ne dit rien si ce n’est qu’elle a quitté une ville et une famille qu’elle adorait et un métier d’infirmière qui lui plaisait. Adriana est silencieuse et son silence nous questionne.

 

 

Raage

 

Raage et son compatriote Somalien portent les valises de leurs familles pour les acheminer dans leurs chambres respectives. Raage vient d’arriver au CADA avec sa femme et leur bébé. Il est exténué mais il rit beaucoup. La journée a dû être longue pour la famille, ils ont traversé la France en transport avec tout ce qu’ils possèdent. Que vont-ils penser du CADA ?

 

 

 

ET ENFIN NOUS

 

 

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Jean Claude Savino

 

Jean Claude a été travailleur social pendant 12 ans au Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile de Villenave d’Ornon. Il a accompagné, le temps de la procédure les familles prises en charge ici. Il a accueilli à la gare des familles encore toutes étourdies par leur périple, leurs valises dans les bras et a accompagné pudiquement celles qui ont été déboutées du droit d’asile vers la sortie définitive du CADA. Pendant des années, il a côtoyé des hommes et des femmes, vu grandir des enfants qui sont un beau jour partis pour un appartement ou pour la rue et ont ainsi disparu sans laisser de trace.

 

Emilie Perbet

 

Émilie intervient en tant que psychologue ici depuis 3 ans. Jean Claude et elle ont construit le projet de soutien à la parentalité au CADA, ils ont aussi animé pendant 2 ans un groupe de paroles (pour les) parents. Jean Claude l’a guidée pour trouver sa place auprès des résidents et elle a essayé d’aider des familles à trouver la leur ici et maintenant : pendant la procédure d’asile en France.

 

Paul Hubble le réalisateur

 

Nous avons appris à connaitre Paul en écrivant le film, en parlant avec les familles que nous avons filmées. Paul a travaillé sur plusieurs courts métrages bénévolement en tant que directeur de la photographie. Il travaille actuellement dans une société de production audiovisuelle qui réalise des films à portée publicitaire.

 

Nous avons été touchés par son engouement pour le projet et même après un an de tournage, la passion du film ne semble pas s’être éteinte. Au contraire.

À quoi servira la collecte ?

Cette collecte sera utilisée pour la post-production du film et pour sa diffusion.

 

Pour le tournage nous avons travaillé bénévolement et les frais engendrés ont été pris en charge par la société qui nous soutient, Maelstrom Studios. L'entreprise Maelstrom Studios percevra l’intégralité de la collecte.

 

Une fois le tournage achevé, nous entrerons dans une phase tout aussi importante pour le film : la post-production. Celle-ci comprend différentes étapes faisant intervenir plusieurs professionnels que nous souhaitons rémunérer. Ainsi nous aurons les moyens techniques et artistiques pour concrétiser notre travail.

 

- Montage image - 1200 € :  Nous prévoyons trois semaines de montage image comprenant une semaine de dérushage. Le dérushage consiste à visualiser et hiérarchiser les éléments tournés afin d’amorcer des pistes de montage.

 

- Montage son et mixage sonore - 300 € : Nous estimons le montage son et le mixage sonore répartis sur trois jours.  

 

- Étalonnage - 300 € : Nous procéderons à l’étalonnage du documentaire, sur deux jours. Cette étape est décisive sur l’aspect visuel du film.

 

- Traduction et sous-titrage - 800 € : Nous allons aussi collaborer avec plusieurs traducteurs pour traduire les paroles de nos personnages, qui s’expriment dans des langues différentes.

 

- Support de diffusion - 400 € : Pour en arriver là, une dernière étape est nécessaire, à savoir l’export du film et la création des supports de diffusion :  DCP (pour le cinéma), DVD (pour les particuliers).

 

- Inscription en festival - 500 € : Inscrire un film en festival a un coût, qu’il soit sélectionné ou non. Plus le budget alloué à ses inscriptions est important, plus le film augmente ses chances d’être diffusé.

 

Si nous dépassons l’objectif des 3500€, nous pourrons envisager :

 

- Projections/débats - 500 € : Nous voudrions organiser des projections débats dans des cinémas et des médiathèques pour que le documentaire rencontre son public. De fait, organiser des évènements et continuer de faire vivre le film implique un budget supplémentaire.

 

- Musique originale - 400 € : Nous souhaitons que notre film bénéficie d’une bande son originale. Cet élément supplémentaire donnera encore plus de personnalité au film et le rendra vraiment unique.

 

Évidemment nous souhaitons réserver une partie de la collecte pour les contreparties de nos Kissbankers.

 

 

 

CALENDRIER PRÉVISIONNEL 

 

Fin du tournage : Février / Mars 2018

 

Dérushage : Mars 2018

 

Montage : Avril 2018

 

Traduction et sous-titrage : Avril 2018

 

Montage son et mixage : Mai 2018

 

Étalonnage : Mai 2018

 

Diffusion : Juillet 2018

 

Envoi des contreparties : juillet 2018

 

 

 

Vous l'avez compris, nous ne pouvons pas avancer sans votre aide !

 

MERCI !!!!!

 

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Maelstrom Studios

Fondée en 2013, Maelstrom Studios est à l’origine une agence de communication. Soutenue par Jonathan Rochier et Lisa Delpech, elle évolue vers une société de production cinématographique. Cette double activité est centrale dans notre identité. L’agence de communication nous permet de soutenir financièrement des films qui n’ont pas été écrits pour... Voir la suite

Derniers commentaires

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Merci pour votre soutien, ça nous touche beaucoup!
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Super projet, bon courage pour la suite et vivement la projection :)
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bravo pour votre initiative donner la parole à ceux qui sont silencieux et pas toujours compris