Paul, pianiste, perd peu à peu ses capacités. Atteint d'arthrose, il peut encore jouer régulièrement du jazz dans un bar, et n'ose parler de sa maladie autour de lui tant qu'elle est supportable. Sa compagne Chloé s'entend très bien avec son manager, Baptiste. Aux yeux de Paul, ils sont très proches, trop proches. Tous deux très enthousiastes à l'idée de relancer sa carrière, ils l'encouragent à jouer un concert de musique classique. Mais sa maladie s'aggrave, et il ne sait pas comment leur annoncer… Un projet indépendant d’étudiants en école d’audiovisuel, l’ESRA. Film explorant le doute et la peur de perdre ce que l’on croyait acquis, de la manière la plus sincère et poétique possible.

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The project

 

Mon projet

 

Ceci serait mon premier gros projet de fiction en réalisation, après de nombreux exercices. J'ai aussi déjà occupé des postes très différents comme celui de directeur de la photographie, assistant réalisateur, scripte et monteur.

 

Je me suis toujours investi dans la mise en scène: actuellement comédien dans une troupe de théâtre amateur, j'essaye de toucher à tout et ne pas me cantonner à un domaine; je suis curieux de tous les arts, notamment la peinture et la littérature.

Mes sources d’inspiration sont multiples, mais je reste critique envers l'accessibilité pour quiconque de réaliser un film aujourd'hui : j'espère pouvoir proposer quelque chose de nouveau, fidèle à un état d'esprit. C'est pour moi un défi à relever, de ne pas proposer un simple mélange d'influences. Je recherche l'innovation dans toutes ses formes, notamment dans la thématique et dans la pratique de sa mise en scène.

 

Il s'agit pour moi de réaliser un projet abouti, le plus réfléchi possible. J'y travaille personnellement depuis près d'un an, et je compte non seulement le mener à bien mais aussi tout faire pour qu'il soit réussi et puisse toucher les gens. J'ai la chance d'être entouré d'une équipe motivée d’étudiants de 3ème année, et d’être escorté par une première assistante détonante!

 

Synopsis 

 

Paul, la trentaine, est pianiste dans un bar où il joue du jazz. Passionné de musique, il donnerait tout pour retrouver le niveau qu’il avait quelques années auparavant et enregistrer à nouveau. Atteint d’arthrose, il sait qu’il ne pourra continuer cette activité encore longtemps. La maladie devient chaque jour de plus en plus incommodante. Pourtant, il n’ose en parler autour de lui… La peur de perdre ce qu’il a acquis, et d’être perçu différemment, l’empêche de s’exprimer.  Son manager, Baptiste, reflète tout ce que lui n’est pas : sûr de lui, charismatique, ambitieux. Quand il lui propose de donner un concert pour relancer sa carrière, Paul n’ose refuser devant Chloé, sa compagne. Elle est radieuse, lui se demande ce qu’elle lui trouverait s’il ne jouait plus. Devant l’enthousiasme de son entourage, Paul n’ose décevoir, comme un refus d’accepter ce qui le ronge. La trentaine, l’âge où l’on peut encore réussir sa vie et où on ne l’a pas encore gâchée…

Le jeu des comédiens sera le plus vraisemblable possible. Les enjeux des personnages sont clairement identifiables et rentrent en opposition, ce qui engendre des conflits. Baptiste pense carrière, utilisant Paul comme sa marionnette. Une intrigue secondaire va étoffer l’histoire : Paul est jaloux de la relation qu’entretiennent Baptiste et Chloé. Baptiste agit avec Chloé de manière entreprenante et se montre éloquent, ce qui semble la ravir. Elle adopte avec lui un comportement ambigu que Paul ne supporte pas…Il remarque plus son jeu de séductrice que la tendresse avec lequel elle s’adresse à lui, même dans leurs moments d’intimité. Perdu, il se confronte à un choix : tout donner une dernière fois pour plaire, ou se révéler tel qu’il est.

La mise en scène aura pour but de déterminer les enjeux des personnages tout en ôtant le côté trop intimiste que l’histoire peut laisser présumer. En effet, les personnages seront détaillés de façon à ce que l’on puisse s’y identifier et accorder du crédit à l’histoire.

Cependant, on s’éloignera d’une mise en scène où seul l’acteur et ses émotions comptent. Le travail du comédien sera valorisé par l’énergie dégagée de l’histoire, c’est dans leurs relations que les personnages donneront un sens à l’histoire. Le jeu des comédiens sera très répété, tout en leur laissant de la liberté le jour du tournage. Les scènes seront presque chorégraphiées pour permettre un découpage efficace et un enchaînement de scènes juste et équilibré. Les plans, préparés minutieusement, donneront de la force au sous texte.

 

Note d'intention image

 

L’identité visuelle devra être très forte, son impact connotera immédiatement l’aspect intérieur du personnage principal. La lumière devra donc être très soignée, car elle occupe une place précise très importante dans ce projet. Le nombre de décors étant restreint, plusieurs scènes se dérouleront au même endroit et chacune aura son éclairage propre: cela concerne le bar et l’appartement surtout. Le personnage principal, peu bavard, se définira essentiellement par ce qui l’entoure : les autres personnages bien sûr, mais aussi les décors et la lumière. L’idée est de rendre compte de l’aspect dramaturgique en grande partie grâce à la lumière, qui évoluera au fil de l’histoire. Le début, plus simple et sans conflits majeurs, sera éclairé de manière plus feutrée, douce et agréable. Selon la situation, la lumière donnera une ambiance différente au sein d’un même lieu : ainsi l’appartement revêtira plusieurs identités, plusieurs ambiances, allant idéalement du cocon agréable et douillet à une grotte sombre et froide, où le pianiste ne pourra même plus chercher refuge.

La lumière désirée n’est pas de type réaliste. Nous allons jouer sur des aspects visuels très forts, des couleurs repérables et un décalage avec l’effet de réel. Nous allons respecter un certain naturel, mais il y aura un côté délibérément exagéré, forcé. Le but est de créer une atmosphère lyrique imprégnée d’une forte identité graphique. Sans que l’image ne baigne dans une seule couleur à chaque fois, nous aurons des couleurs dominantes artificielles, accentuant le ton poétique de l’histoire. 

 

37°2 le matin, Jean-Jacques Beineix (1986)

 

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Le poison, Billy Wilder (1945)

 

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Nous avons gagné ce soir, Robert Wise (1949)

 

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Note d'intention son 

 

Le son sera impliqué tout autant que l’image dans la force de l’histoire. Responsable de l’immersion du spectateur, le son permettra de créer des ambiances maitrisées allant dans le sens de la situation. Il y aura constamment des allers-retours entre des ambiances bruyantes, dynamiques sur le plan sonore, et plus calmes, voir silencieuse pour amorcer la tension. Le design sonore devra donc être extrêmement rigoureux pour ne pas parasiter les effets recherchés de bruits parasites. Nous irons jusqu’à réenregistrer en postproduction des sons d’ambiances, des sons seuls ou des voix si besoin.

La musique sera composée par Robin Melchior, jeune compositeur talentueux de 23 ans, ayant plusieurs fois composé et orchestré. Il encadrera également l’acteur interprétant le pianiste, Pierre Davy, dans sa préparation et sur le tournage. La musique permettra de marquer la différence entre le milieu dans lequel le pianiste se retrouve malgré lui, et celui auquel il aurait pu aspirer. Dans le bar, il sera question de jazz, alors que le concert prévu est de musique classique. Cela permettra de justifier de la difficulté de donner ce concert, qui nécessite un entrainement préalable et un certain niveau.

 

 

Les comédiens

 

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Pierre Davy est Paul

 

Nathalie_couturier_alias_chloe

 

Nathalie Couturier est Chloé

 

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Cédric Carlier est Baptiste

 

Bernard_lafargue_alias_franck

 

Bernard Lafargue est Franck le barman

 

L'équipe et les postes 

 

Mise en scène :

- Réalisateur : Nicolas Sirel

- Première assistante réalisatrice : Moussi Bang 

- Seconde assistante réalisatrice : Anne-Lise Dubernard

- Script : Lauralise Clerardin

Production :

- Direction de production & Régie Générale : Thomas Aboulker & Lucas Gutmann

Image :  

- Chef opérateur : Cyril Chulot

- Electros : Vincent Desrousseaux & Damien Bonduel 

- Cadreur : Guillaume Ombreux

- Assistant opérateur : Romain Sidan

Son : 

- Perchman : Armel Peynaud

Déco : 

- Chef déco : Caroline Habchi

 

Why fund it?

 

A quoi serviront les fonds généreusement apportés ?

 

Les fonds serviront à deux niveaux : 

 

Au niveau de la production et de la post-production ; 

 

- Production

La régie (approvisionnement sur les lieux du tournage), la location du matériel lumière, le transport du matériel (location d'un véhicule)...

- Post-production

La location d'un salle de post-production, la location d'une salle de projection, les boites de dvd à commander et les affiches à faire imprimer...

 

Au niveau des festivals ; nous en présenterons plusieurs, et des frais d'inscription sont nécessaires !

 

 De fantastiques opportunités peuvent être réalisables grâce à votre soutien !

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Laëtitia Donnet

Après avoir eu mon bac en 2009, j'ai effectué une première année dans une école de commerce. Aspirant à une formation plus créative, c'est mon goût pour l'écriture qui m'a orienté vers le cinéma. En effet, le fait d'avoir la possibilité de transformer des idées sur papier en images m'a toujours fasciné. J'ai réalisé un court-métrage l'année dernière et... See more

Newest comments

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La FT à ton bon souvenir. Bon courage à tous.
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Je vous souhaite beaucoup de réussite dans votre projet!!!!! :)