Réaliser une série de photographies d'anticipation sur les mutations du milieu agricole français. Avec l'aide de figurants volontaires, nous mettons en scène les transformations de l'activité paysanne liées à l'industrialisation de l'activité agricole, à l'extension des zones urbaines et aux évolutions de notre mode de consommation. Nous cherchons à montrer ce qui n’est pas encore arrivé et à dénoncer avec humour les dérives de notre société. Nous avons besoin de vous ! Pour mener à bien ce projet nous devons récolter suffisamment de fonds pour les frais de déplacement et de production. Merci de nous soutenir en participant à la collecte !

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Présentation détaillée du projet

Contexte

 

La fin de l’hiver voit chaque année en France le retour du Salon de l’Agriculture, affublé rituellement dans la presse de l’appellation « la plus grande ferme de France ». En utilisant ce terme qui fleure bon la nostalgie d’une campagne éternelle, cette gigantesque opération promotionnelle vise à camoufler ce qu’est devenue, en grande partie, l’agriculture française : une production mécanisée, motorisée, spécialisée à l’excès et qui a oublié les bases mêmes de l’agronomie; une industrie agricole qui maltraite les sols, surexploite les ressources en eau et a délaissé le système agraire de polyculture/élevage traditionnellement implanté dans notre pays, avec toutes ses variantes locales. L’heure est désormais aux monocultures intensives sous perfusion d’une quantité de produits chimiques dont on commence seulement à mesurer l’impact désastreux en termes de santé publique. L’heure est aussi aux élevages hors-sol et il n’est pas besoin de décrire les conditions dantesques auxquels il donne lieu. Quant à la population paysanne , elle fond comme neige au soleil : à l’horizon 2015 , on ne comptera guère plus de 400 000 « exploitations agricoles » en France. Le Salon du mois de mars devrait plus justement être rebaptisé «  Salon de la disparition de l’agriculture », tant il est vrai que les prouesses techniques cachent la faillite du système de production qui a été mis en place voici une cinquantaine d’années.

 

Au paysan a succédé l’exploitant agricole, puis l’agri-manager, l’oeil rivé sur le cours mondial des matières premières. Le choix, jamais débattu démocratiquement, d’une agriculture orientée vers la concentration, l’intensification et la spécialisation a bouleversé et continue de bouleverser les paysages de la campagne française.

 

Qu’est devenue la fonction originelle de l’agriculture ? Cette réflexion est le point de départ de ce projet de mises en scènes photographiques sur les mutations de l'agriculture, réalisé par la photographe Alexa Brunet et le journaliste Patrick Herman.

 

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Dystopia

 

L’identité française est en partie liée à un territoire. L’espace rural tel que nous nous le représentons est issu de clichés véhiculés par l’imagerie populaire, l’histoire agricole et la nostalgie d’une campagne empreinte de traditions. 

Dans un scénario idéal, le paysan préserve les espèces, l'eau, les paysages, nourrit les hommes, crée des emplois. Labels, terroirs, saveurs, diversité, sont porteurs d'images positives. 

L’image de la « Campagne » terre nourricière primitive, bien foncier, ou paysage bucolique n’est plus qu’un paravent aux couleurs d’image d’Epinal qui dissimule les mutations écologiques, physiques, sociales, affectant le paysage rural et dénaturant l’activité agricole elle-même.  

 

Dystopia est un pays imaginaire situé sur le territoire français à la fin du XXI siècle. Ses caractéristiques sont le fruit de notre époque et d’un certain modèle économique et sociétal qui tend à faire de l’agriculture une industrie comme une autre.

 

Le paysage rural est le point de départ de ce travail journalistique incarné par une série de photographies mises en scène, plausibles, bien qu'imaginaires, illustrant les changements actuels de l’activité agricole. Ce travail est évidemment aussi le fruit d'un travail d'enquête journalistique fourni qui dénonce en filigrane la responsabilité d’une société gouvernée par la rentabilité sur le devenir de notre territoire. 

 

La diversité des paysages agricoles sert de trame à cette réalisation. Un paysage, une exploitation existante, une situation vécue sont les points de départ à notre enquête. Nous utilisons ce cadre pour imaginer des scènes fictives mettant en scène le paysan du futur dans le cadre de son exploitation, en  nous inspirant parfois de tableaux connus. Chaque image est pensée en fonction du lieu retenu et des faits réels que nous nous attachons à expliciter. Des agriculteurs volontaires sont mis à contribution dans la mise en oeuvre de “tableaux photographiques”. Chaque situation scénarisée enrichit pertinemment cet état des lieux décalé de l’agriculture.

 

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Ces images sont extraites de la série "Nouvelles du Gazhistanillustrant l'impact imaginaire de l'exploitation du gaz de schiste en France.

À quoi servira la collecte ?

Le budget demandé servira essentiellement à financer la partie production du projet durant deux mois au printemps 2013, soit :

 

- les trajets en voiture et logements-repas pour 2 (Alexa Brunet et Patrick Herman) à travers des régions représentant la variété du paysage agricole : en Garonne (bassins de rétention d’eau, culture intensive du maïs) Beauce (grandes plaines de blé), Bretagne (élevage industriel), Poitou-Charente (assèchement des zones humides), et Champagne (vignoble conventionnel)

- les fournitures photo (moyen format argentique 6/7), et développements

 

BUDGET

 

- Transport pour Prises de vue durant deux mois: 3000 €

- Hébergement + Repas : 2000 €

- 100 pellicules moyen format couleur : 500 €

 

TOTAL : 5 500 €

 

Ce budget ne comprend pas les tirages de cartes postales, la production de l'exposition et l'édition ultérieure d'un livre.

 

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Alexa et Patrick

Nous sommes un binôme de journaliste et photographe. En 2011, nous avons illustré la vision d'un monde imaginaire situé en France dans lequel on exploiterait le gaz de schiste. Cette série intitulée "Nouvelles du Gazhistan" a été exposée et publiée et participe de la prise de conscience des transformations environnementales liées à notre mode de vie.... Voir la suite

FAQ Questions les plus fréquentes concernant le projet

+ Quel est le budget détaillé de votre projet?

Pour plus de clarté voici le budget détaillé du projet dystopia dont la production sera lancée à partir du printemps 2013.

Budget

Hébergement et nourriture pour 30 jours à budgétiser : 2000 euros
Pour plus de simplicité le budget journalier pour Patrick et Alexa a été évalué à 33 euros par personne pour le logement et la nourriture. Nous considérons que sur les deux mois de voyage, toutes les nuitées ne se feront pas à l'hôtel et qu'il nous arrivera d'être aussi hébergés par les personnes qui participeront aux mises en scènes.

Déplacements : 2000 Euros (forfait par kilomètre 0,27 Euros)
Patrick vit en Aveyron et Alexa en Ardèche
Nous avons calculé une moyenne de 9 000 kilomètres entre l'Aveyron et l'Ardèche et les différentes destinations où auront lieu les photos (Garonne et Gers, plaine de la Beauce, Bretagne, Poitou-Charente, Champagne) et que nous rejoindrons durant 3 à 4 voyages différents entre le printemps et l'automne 2013.
Pellicules: 460 euros (100 pellicules format 120 de marque Fuji à 4,60 euros pièce)
Développements C41 à 5,40 euros pièce (tarif négatif plus)

total: 5 500 euros

Il reste à notre charge les tirages des planches contact, numérisations, cartes postales et tirages photos pour les kissbankers.

Derniers commentaires

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bravo pour ce projet. Une belle proposition de prolongement de "la vie moderne" de Depardon (trop classique) ou de "village planétaire" de La Draille (très webdoc) à une époque qui demande de se repencher sur ses paysans. Bravo.
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Bravo pour l'atteinte de l'objectif et à très vite pour les images :-)
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Merci pour ce projet qui j'en suis certain sera de la même veine de le précédent sur les Gds. Bravo.