Aidez à financer une contribution à l'Histoire de la période 1939-1945. Le point de vue d'un acteur et témoin direct, autre qu'un vainqueur.

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Présentation détaillée du projet

 Bonjour,

 

Je m'appelle Emmanuel GABOLDE. Je suis l'un des petits-enfants de l'auteur du livre que j'aimerais faire ré-éditer avec votre aide.

 

J'ai 65 ans et je vis en France.

 

 

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Mon projet, aujourd’hui, vise à faire rééditer un livre que j’ai créé il y a quelque six ans, "Ecrits d'Exil".

 

Ce livre était destiné à être une édition personnelle diffusée auprès de membres de la famille, d’amis et de relations proches. Mais, le bouche à oreille aidant, il fut connu de quelques historiens qui me contactèrent pour se le procurer. 

 

Mon projet : rééditer "Ecrits d'exil"

 

Il faut savoir que les "Ecrits d'exil" ont été rédigés par mon grand-père, qui fut Garde des Sceaux, Ministre de la justice, entre mars 1943 et août 1944, dans le "Gouvernement de Vichy", pendant l’occupation de la France. Mon grand-père était procureur général à Paris, chargé du fonctionnement de la Justice en zone occupée, lorsque Pierre Laval, chef du gouvernement basé à Vichy, au centre de la zone dite libre, lui demanda de devenir ministre de la justice.

 

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Maurice Gabolde, Procureur général

 

 

Ce qu’il rapporte dans ce livre sont les événements dont il fut le protagoniste, ou un témoin direct, du début de la seconde guerre mondiale (il était alors procureur général à Chambéry), jusqu’au moment où il vit s’envoler Pierre Laval de Barcelone en direction d’un camp de l’armée américaine situé au sud de l’Allemagne, quelques semaines avant que Pierre Laval ne soit condamné à mort et exécuté à Paris.

 

Plusieurs historiens utilisèrent ce livre et/ou y ont fait référence (ou à ses sources) pour écrire leurs propres livres (Henry Rousso, "Un château en Allemagne"; Christine Sautermeister, "Louis-Ferdinand Céline à Sigmaringen"; Pierre Assouline, "Sigmaringen"). D’autres sont actuellement en train d’écrire leur propre version de cette période de l’Histoire.

 

 

"Sigmaringen", un roman écrit par Pierre Assouline

 

Comme rien ne vaut l’original et que mon édition personnelle est quasiment épuisée, j’espère que vous m’accompagnerez dans mon projet consistant à rééditer les "Ecrits d'exil" afin de les rendre accessibles à tous.

 

Afin que l’on se fasse une idée de son contenu, j’ai choisi, au hasard, quelques passages du livre :

 

- Année 1940: 

 

"Mon ami Jose Felix de Lequerica y Erquiza me conta, bien des années après, en Espagne, dans une de nos conversations sur les événements du passé, les circonstances de son intervention, en Juin 1940, dans l’armistice. 

...

J’avais suivi, me raconta Don Jose, le Gouvernement de Paul Reynaud dans son exode et, le 16 Juin, je me trouvais à Bordeaux, quand je fus informé que les ministres étaient, depuis le matin, réunis en Conseil auquel assistaient les généraux Weygand et Vuillemin et l’Amiral Darlan ; ils devaient choisir entre deux alternatives opposées, mais tragiques l’une et l’autre ; certains ministres ..."

 

- Année 1943:

 

"Il y avait entre les méthodes de travail du Maréchal et celles du Président [Laval] une opposition radicale qui fut à la source de leurs malentendus ; le chef de l’État aimait les comptes-rendus écrits, les rapports, tout ce qui était couché noir sur blanc ; il relisait soigneusement les papiers avant de les signer lentement et lisiblement avec sa grosse écriture. Le Président ne prenait pas le temps de parcourir des yeux un document de plus d’une page ; tout se réglait en conversations ; il s’exprimait, avec la vivacité de son esprit et sa compréhension rapide, en quelques mots ; le ton plus que les paroles avaient de l’importance ; une fois d’accord, il griffonnait une signature illisible, faisant confiance à son collaborateur, sans fixer son attention sur ce qui précédait..."

 

- Année 1944:

 

 

 

- Année 1944:

 

" Les voitures avançaient avec une lenteur désespérante, le capot du radiateur au contact du pare-choc de l’auto qui précédait ; tous les phares étaient éteints et dès que l’un de nos chauffeurs se risquait à donner un peu de lumière, les cris de « Licht, Licht » s’élevaient de toute part. On entendait le bruit lointain du canon. Parvenu sur une hauteur, au-delà du pont de Joinville, une grande lueur éclaira Paris ; ce devaient être des réservoirs d’essence qui brûlaient. Plus loin, une alerte aérienne nous obligea à nous réfugier dans les fossés de la route ; Bichelonne, gêné par sa blessure à la jambe mal consolidée, perdit l’équilibre et nous eûmes de la peine à remettre sur pied son corps de géant ..."

 

- Année 1945:

 

" je leur avais donné mes modestes bagages et n’avais, pour tout avoir, qu’une petite valise à main et les vêtements qui étaient sur mon dos ; nous nous insérâmes dans l’avion par une trappe, entassés les uns au-dessus des autres ; je grimpai le dernier, devant m’étendre sur la plaque de fer qui obstruait la trappe et que l’on vissa soigneusement. Les pieds de Madame Laval étaient à la hauteur de mon visage. L’avion fit quelques tours de piste pour prendre son envol presque verticalement, afin d’atteindre immédiatement une grande hauteur. Je discernai, par un orifice de la plaque sur laquelle j’étais couché, les pentes des Alpes le long desquelles nous grimpions par bonds successifs. Puis, on entra dans les nuages ; le froid était intense et l’on évoluait dans une couche ouatée, le tympan assourdi par le vacarme des moteurs. Je revécus mon existence depuis le mois de Mai 1940 ; tout cela me semblait un mauvais cauchemar qui allait s’achever sur la pointe de quelque arête rocheuse ..."

 

 

J'ai également décidé de présenter en actualité des extraits plus conséquents et plus significatifs de l'ouvrage :

 

 http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/ecrits-d-exil/news/

 

 

Le livre est terminé. Les fichiers sont prêts à clicher. Je serai peut-être obligé par l’éditeur de modifier la mise en page de ce que j’ai préparé.

Je ne préfèrerais pas, mais...

 

 

Je travaille déjà avec un éditeur (cinq livres publiés, depuis le début de ma retraite) qui, je l’espère, acceptera de publier ce livre. Je sais qu’il me demandera d’acheter une cinquantaine d’exemplaires. C’est sa façon de partager le risque éditorial. J’accepte cette obligation, mais j’apprécierais que l’on m’aidât à en supporter le poids financier. C’est la raison pour laquelle j’aimerais partager mon projet avec les gens qui, pour le bien de la vérité historique, considèrent qu’il est important de connaître les deux plateaux de la balance de l’Histoire, celui du vaincu comme celui du vainqueur.  

 

Voici un lien vers un site permettant d’en savoir plus à propos des livres que j’ai déjà produits.

 

 

Voir également mon blog sur Tumblr.com où je montre, chaque jour, un  extrait différent du livre, pour permettre à ceux que cela intéresse de se faire une meilleure idée de son contenu.

 

http://gabolem.tumblr.com/

À quoi servira la collecte ?

 

Il y a 99% de probabilité que ce projet soit mené à bien si suffisamment de gens l’accompagnent et permettent d’atteindre le seuil des 1500 euros nécessaires à la sous traitance des modifications de mise en forme du livre:

 

- relecture : 300 euros ;

- changement de la mise en page : 300 euros ;

- révision des liens de tables des matières et de l'indexation des notes de fin d'ouvrage : 300 euros

- modification de la maquette de couverture et de la 4ème de couverture : 600 euros ;

 

Une fois les fonds levés, je m’attends à ce que mon éditeur accepte d’éditer le livre tel quel  pour autant que je sois moi-même en mesure de m’engager à acheter, au prix d'environ 50 euros, une cinquantaine d’exemplaires, soit environ 2500 euros (une façon pour lui de partager le risque éditorial avec moi (si le seuil de 1500 euros est dépassé, le surplus servira à aider à financer cette mise de fonds; en tout état de cause, j'ai prévu de mettre en oeuvre une stratégie complémentaire)). 

 

Au cas exceptionnel où la collecte irait au delà de toutes mes espérances et si elle devait dépasser 4000 euros, le surplus serait consacré à la poursuite d'un livre en cours "Le périple de Moussa" qui raconte les tribulations d'un immigré devenu sans papier dans son pays d'origine et dans son pays d'accueil suite à la perte de tous ses papiers dans l'incendie de son squat. Au delà des aventures de Serge Pilardosse (Depardieu) dans le film "Mammuth" et au delà de celles de Madické, l'amateur de foot, dans le livre de Fatou Diome, "Le ventre de l'Atlantique".

 

Si vous êtes suffisamment nombreux à m'aider, le principal défi sera de tenir les délais annoncés. Une bonne part du défi sera entre les mains de l’éditeur (lire et accepter le livre épreuve, préparer et signer un contrat d’édition, finaliser la maquette de la couverture, imprimer et distribuer les exemplaires). Tout ceci pourrait être achevé en moins de trois mois, une fois d’accord sur le contenu et les conditions contractuelles (nombre de livres à acheter, prix).

 

L’important, en fait, c’est que vous soyez nombreux et d’avoir votre support.

 

Alors, que chacun d'entre vous soit " viral " et diffuse largement mon appel au soutien autour de lui !!!

 

 

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GABOLEM

Je m'appelle Emmanuel GABOLDE. Je suis né en 1950, à Caen, en Normandie (FRANCE). J'ai été sur les bancs (comme on dit en Afrique) Je suis marié et, avec mon épouse, nous avons eu et élevé trois garçons, des hommes maintenant. Je suis retraité, ancien fonctionnaire européen. J'ai longtemps travaillé à la Cour des comptes... Voir la suite

Derniers commentaires

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Merci Palapi. Voici un bon vent porteur d'energie qui ne risque pas d'emporter avec lui de gentils volatiles ni de troubler le voisinage par ses ondes maléfiques.
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Bon vent Emmanuel pour ce projet!
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voila de quoi boucler ton projet manu, bon courage pour le travail à venir. bise