Devenez lecteur partenaire de « La Représentation rhapsodique » et entrez dans la fabrique des écritures de plateau.

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Présentation détaillée du projet

Découvrir, interroger et comprendre la scène théâtrale contemporaine avec

 

La Représentation rhapsodique : quand la scène invente le texte

 

Romeo Castellucci, Pippo Delbono, Simon McBurney, Christoph Marthaler, François Tanguy

 

5 auteurs scéniques majeurs de la scène européenne…

Une approche croisée de leur geste artistique.

Un regard sur la création théâtrale contemporaine.

 

L’écriture de plateau occupe une place de plus en plus importante dans le paysage théâtral contemporain. De nouveaux auteurs font ainsi leur apparition sur le devant de la scène : les auteurs scéniques. Le processus de création du spectacle à partir des matériaux scéniques — propositions des comédiens, textes, espace, musique, vidéo, lumière, etc. — ne rompt pas avec le théâtre dramatique ou « théâtre à deux temps » (Henri Gouhier) qui propose la mise en scène d’un texte écrit au préalable, il déjoue l’hégémonie textuelle et introduit de nouveaux enjeux : la dramaticité de ces propositions artistiques provient alors du frottement de ses différents constituants. Quels sont la place et le statut du texte s’il n’est pas premier ? Devenu scénique, le texte fait corps avec l’acteur qui le produit et avec l’espace qui le configure. À travers l’univers particulier de chacun des artistes que sont Romeo Castellucci, Pippo Delbono, Simon McBurney, Christoph Marthaler et François Tanguy La Représentation rhapsodique. Quand la scène invente le texte met en lumière le geste rhapsodique caractéristique de la création théâtrale contemporaine.

 

Le livre sera préfacé par Joseph Danan, professeur à l'université Sorbonne nouvelle Paris 3 et directeur-adjoint de l'Institut de recherche en Études théâtrales.

 

 

 

VIDÉO DE L'AUTEUR

 

 

 

 

LE MOT DE L'ÉDITEUR

 

Pourquoi avoir recours dans l’édition au financement participatif ?

Publier un livre qui sorte des sentiers battus, exigeant dans son écriture, élégant dans sa présentation, riche de réflexion et à grande valeur documentaire, cela ne répond pas à une logique strictement commerciale. C’est une mission coûteuse, et une œuvre d’intérêt collectif. Il s’agit pour nous de contribuer à la diversité du paysage éditorial, au service de tous ceux que passionne le spectacle vivant. Cette exigence ne peut se maintenir sans un soutien public ou privé.

Or certains de nos projets ont la chance de trouver auprès des institutions de la culture les financements indispensables à leur production. D’autres, moins chanceux, parce qu’il sont été menés de façon solitaire ou ne se sont pas inscrits dans les priorités du moment, se trouvent privés de soutien institutionnel et se voient menacés d’abandon. Lorsque l’intérêt pour les lecteurs ne fait pas de doute, cela est désolant.

C’est pourquoi le recours au financement participatif nous a semblé, à l’Entretemps, le moyen le plus approprié pour sauver ces projets de livres. La constitution d’un cercle de lecteurs partenaires est une belle manière d’accompagner certains auteurs vers la réalisation de leurs livres. Ce partenariat, de surcroît, ouvre un espace d’échange et de complicité entre lecteurs et auteurs, perspective innovante et conviviale.

Je vous propose d’accompagner la première initiative de ce genre à l’Entretemps, en devenant lecteur partenaire de La Représentation rhapsodique : quand la scène invente le texte, un texte de Rafaëlle Jolivet Pignon qui nous tient très à cœur, et éclaire la notion d’écriture de plateau chez de grands auteurs scéniques d’aujourd’hui. L’auteur s’est mobilisé avec nous pour proposer aux lecteurs partenaires de très intéressantes contreparties que je vous laisse découvrir sur KissKissBankBank, la plateforme de financement que nous avons choisie.

Christophe Bara

 

 

 

EXTRAIT DE L'INTRODUCTION

 

Faire du théâtre aujourd'hui, écrire pour la scène, s'emparer d'un texte de théâtre ou choisir des textes non théâtraux pour composer une écriture scénique est une manière de parler de notre monde et de se poser face à lui en tant que sujet créateur. La représentation est alors l’espace-temps où se noue de manière signifiante cette articulation entre texte et scène. Le metteur en scène Stéphane Braunschweig déclarait lors d'un colloque : « Le public nous convoque pour que nous lui parlions du monde. Mais il n'y a plus d'image globale et cohérente de ce monde que nous ne savons pas représenter1. » La conception classique de la belle unité formelle comme reflet du monde, mythique sans doute, est perdue à jamais, tout autant que la notion de sens comme vérité immuable : il faut se rendre à l'évidence et inventer dès lors d'autres modes de représentation. La représentation est peut-être un lieu où l'artiste tente de faire le deuil de cette unité mythique, il convoque le spectateur comme témoin de ce qui advient sur cette scène imaginaire, nouvelle cosmogonie à côté du monde réel. Le théâtre pousse sur ce deuil et sur les décombres de l'unité perdue émergent ainsi des archipels poétiques complexes, autonomes, proposant au spectateur non une lecture d'un texte adapté scéniquement, mais un monde clos ayant ses propres codes : à lui de s'y frayer un chemin à partir de ses propres interrogations. C'est à une nouvelle rupture épistémologique que nous convient ces écritures scéniques émergentes qui renversent le rapport texte-scène déplaçant ainsi la question du sens et de la perception. Alors que la conception aristotélicienne considérait la théâtralité comme une « scorie », éloignant le spectateur de l'essence de l'œuvre poétique, le texte ici fait corps avec le spectaculaire qui va parfois jusqu'à l'absorber complètement. Ces formes théâtrales conçues dans leur matérialité en tant qu’œuvres d'art, abolissent la problématique historique texte/scène pour instaurer un nouveau mode de représentation.

Extrait de L’Avènement d’un texte scénique (extrait de l’introduction).

 

1. Paroles rapportées dans Le Monde, le 31 octobre 1995, et citées par Maryvonne Saison dans son ouvrage Les Théâtres du réel, L'Harmattan, 1998, p. 38.

 

 

 

TABLE DES MATIÈRES

 

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VOIR LA SELECTION DES TITRES POUR LES CONTREPARTIES

À quoi servira la collecte ?

Le coût de production du livre (préparation de copie + corrections + mise en page + droits iconographiques + papier + impression + reliure) n’est couvert que partiellement par la vente des exemplaires en librairie, dont seulement 40% reviennent à l’éditeur, après déduction des marges commerciales. Il manque sur ce projet 3500 euros pour équilibrer le budget et pouvoir assumer les charges externes. L’Institut de recherche en études théâtrales (IRET) de l’université Sorbonne nouvelle Paris 3 apporte une aide à la publication par un financement de 500 euros. Il reste donc 3000 euros à réunir par financement participatif.

Un éventuel dépassement de l’objectif permettrait une augmentation du tirage, initialement prévu à 750 exemplaires, et donnerait une plus longue durée de vie à la disponibilité de l’ouvrage pour le public.

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Éditions l'Entretemps

Les éditions L’Entretemps ont été créées en 1997 par Christophe Bara et Philippe Grand. Il s’agissait de développer des projets, des méthodes et des supports de publication pour la transmission de la mémoire et des savoirs. Au départ positionné sur le collectage ethnographique, l’Entretemps s’est rapidement intéressé au domaine de la représentation... Voir la suite

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