Faites partie de l’aventure "Cosmic" de Sandrine Elberg en soutenant son premier livre de photographies !

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Présentation détaillée du projet

La collecte servira à l'édition et l'impression du premier livre de l'artiste photographe et plasticienne Sandrine Elberg.

Dans le livre associé à une exposition personnelle à Paris ; l’artiste présente des images ambivalentes issues de territoires hostiles et improbables liés à notre imaginaire collectif. Elle nous invite au voyage au-delà du système solaire au milieu d’un dédale  de  météorites, d’étranges  galaxies et de planètes inhabitées. 
Sandrine Elberg construit un  dispositif  artistique  propice  à  la  contemplation. Elle propose ainsi une nouvelle cartographie de l’Espace et nous raconte des histoires de spationautes. L’artiste imprime sur différents supports dont le métal pour nous livrer des traces de poussières d’étoiles. Nous pourrons aussi découvrir de nouveaux paysages planétaires inspirés de Jules Verne et qui s’inscrivent dans des imaginaires scientifiques et oniriques.

 

Dans ce livre : " J'y raconte en images, une histoire liée à notre imaginaire collectif dédiée au cosmos ; une quête de territoires interstellaires où je suis une exploratrice cosmonaute. Il m'a fallut plusieurs années de travail à rassembler les images pièce par pièce, des heures passées dans la chambre noire ou à travailler devant un écran d'ordinateur. J'ai (auto) financé tous mes voyages que ce soit au Nord du cercle polaire, pendant l'hiver arctique ou en étévlors de l'ascension d'un volcan...
Tout cela pour capturer avec sincérité les images de ce livre. J'ai réalisé des prises de vues improbables pour vous donner envie de rêver et de voyager en dehors du système solaire. J'ai joué sur l'altérité du médium photographique ; j'ai déjoué les échelles ainsi que le rapport micro/macro. 
J'avais tout simplement envie de rêver et de vous faire rêver...

 

Exposition personnelle :

 

"Poussières silencieuses"
Texte de présentation du livre de photographies "
Cosmic" :

On perçoit d'emblée, dans le travail essentiellement photographique de Sandrine Elberg, une fascination très pure pour les environnements cosmiques. Les étendues désertées qui donnent sur des ciels noirs évoquent immanquablement des paysages lunaires ; les agglomérations de poussière ou les myriades de particules brillantes, réparties de façon relativement chaotique dans les différentes compositions, sont semblables à des astres qui s'agitent sans bruit dans l'espace. Les fragments rocailleux, quant à eux, paraissent solitaires et aériens, comme frappés d'apesanteur. En se détachant d'une trame opaque et constellée qui tient lieu d'arrière-plan, ils figurent les corps célestes et irréguliers qui gravitent autour de certaines planètes du système solaire.

            Chez Sandrine Elberg, cet attrait pour les mondes stellaires se double, toutefois, d'un enthousiasme tout aussi fervent pour des réalités diamétralement opposées. Ces paysages complexes et indéfinis, qui s'écrivent à l'aune des distances insurmontables, se prêtent tout autant à la figuration de corps ou de substances infinitésimales. Effectivement, les reliefs, qui jusqu'alors dépeignaient des monts démesurés, s'assimilent désormais aux infimes variations de la matière ; ce qui tenait lieu d'astéroïde émaillé par d'innombrables accidents interstellaires se confond à présent avec de gigantesques grains de poussière que l'ont aurait éclairés par des lumières rasantes.

            Or, que nous dit ce tissage entre deux ordres de grandeur que tout oppose ? Que se produit-t-il, à l'échelle de la photographie, lorsque l'infiniment grand s'agrège à l'infiniment petit ? Préalablement, cette dichotomie dans les ordres et les motifs intervient sans doute de manière à induire une perception photographique qui, en elle-même, se fait sur le mode de l'ambivalence. Les objets restent invariants ; l'image ne se meut pas en soi. Pourtant, dans l'esprit du regardeur, une même image est susceptible de figurer deux réalités distinctes. Propriété liée à la mécanique de la perception, si l'on songe au principe illusionniste qui intervient dans un cadre pictural, par exemple lorsque le regardeur sait instinctivement que ce qu'il observe est à la fois un paysage et une agglomération de motifs colorés. Certaines lectures de ce mécanisme défendent une forme de simultanéité dans l'acte de perception ; lectures qui, du reste, accordent une place importante à l'interprétation. D'autres privilégient une sorte de regard découplée qui passerait successivement d'une réalité à une autre, sans qu'il n'y ait de superposition. D'autres encore mettent en avant la faculté qu'a l’œil humain d'associer la perception à l'imagination, et c'est sans doute cette version qu'il faut retenir lorsque l'on se confronte au travail de Sandrine Elberg, tant les imaginaires et les possibilités d'évasion semblent tenir un rôle de première importance.

            Toutefois, dans le cas présent, cette dichotomie dans les ordres de grandeur, en associant le microscopique au macroscopique, connaît d'autres spécificités. L'impression visuelle de se référer à une échelle particulièrement immodérée influence d'une façon ou d'une autre la part d'affect ou de sensibilité que l'on injecte à l'interprétation. D'un côté, par exemple, la considération de mondes si vastes qu'ils dépassent l'entendement ne peut qu'occasionner une perception ralentie, presque figée, ainsi qu'on l'observe avec ces massifs météoritiques qui, dès lors, semblent pénétrés par une forme d'éternité. Ces rocs et ces étendus, sombres et silencieux, paraissent engourdis par des ambiances nocturnes d'où l'on ne se réveille pas. Sans doute traduisent-ils, par ailleurs, une forme d'inertie, d'anéantissement peut-être. De l'autre, et inversement, le fait d'associer ces mêmes motifs à des mondes miniatures rend tentant l'identification à des particules saturées de vie et d'énergie ; celles-ci semblent animées par des trajectoires indescriptibles, et restent incontestablement fringantes. On peut ainsi avoir le sentiment, au contact de telles photographies, qu'elles ont pour objet, simultanément ou en parallèle, le règne de l'inerte et celui du vivant.

​            D'autres caractéristiques ambivalentes se font palpables. Les jeux d'échelle diffusent une forme d’ambiguïté liée à une sensation de perte de repères. La nature topographique des compositions n'y est sans doute pas étrangère, dès lors qu'elle enclenche une sémantique du lieu, du site, voire de la géographie, particulièrement lorsque l'on se surprend à adopter une vue qui, tantôt est aérienne et reculée, tantôt s'écrit au plus près de la matière physique. Le lointain se heurte à l'ici, et ce qui reste un horizon inatteignable s'associe à ce qui demeure à portée de bras, de telle sorte que les paysages, devenus objets, en deviennent palpables.

            On ne saurait donc trop insister sur le caractère bifurqué des photographies de Sandrine Elberg, elle qui les envisage comme des jeux de pistes propices à une déambulation dans les interprétations. On perçoit également le caractère facétieux de ce travail qui repose sur des notions d'artifice et de faux-semblant, sur une conception de l'erreur, surtout lorsqu'on la polarise à travers le prisme de la connaissance.
Julien Verhaeghe

 

Site du projet Livre : Cosmic
https://elbergsandrine.wixsite.com/cosmicgirlfromearth

 

 

À quoi servira la collecte ?

Pour que le livre prenne son envol, nous avons besoin d'un petit coup de pouce ! L'objectif de la cagnotte, fixé à 5300 €, est de couvrir une grande partie des frais d'impression et d'envois des livres en France et en Europe. 

Le livre Cosmic ne s'est pas fait tout seul, je remercie chaleureusement Laurent Donge, graphiste professionnel qui a piloté le projet avec brio.

 

 

- 80 pages
- 21x29,7 cm
- Papier Blanc 150 g/m²
- Impression : Quadri Vernis Acrylique  Mat Recto/Verso
- Façonnage : Cahiers Cousus - Dos Carré Collé

 

 

En pré-commandant le livre et en soutenant ce crowdfunding,  vous nous aidez à couvrir les frais suivants :

Frais d'impression (300 ex.) : 6000,00 €

Frais d'expédition : 300,00 € 

Total : 6300 €

Commission KISSKISSBANKBANK

Si nous dépassons le montant total du crowdfunding ?

Si nous parvenons à atteindre 8.000€ je pourrais financer la production de l'exposition personnelle qui accompagne ce livre.
Exposition du 4 au 14 avril 2018 à la Galerie des Beaux-arts, 75006 Paris.
Vernissage Jeudi 5 Avril 2018

 

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elberg

Sandrine Elberg est photographe et plasticienne. Vit et travaille à Paris. Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2003. En 2004, Sandrine Elberg a été lauréate du programme de résidence AFAA/Ville de Paris et Maison de la photographie à Moscou pour son projet Devenir Russe. L’artiste reviendra... Voir la suite

Derniers commentaires

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participation effectuée! je compte sur toi une très belle exposition...!
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Chère Sandrine, j'espère que tu vas atteindre ton objectif de collectif, bonne chance pour la dernière ligne droite, au plaisir de récupérer ton beau livre en avril, Maud LC
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Chère Sandrine, j'espère que tu vas atteindre ton objectif de collectif, bonne chance pour la dernière ligne droite, au plaisir de récupérer ton beau livre en avril, Maud LC