Aidez la Cie Hangar Palace de Marseille à faire découvrir ce très grand texte d'Alain Badiou sur l'Amour au Festival OFF d'Avignon 2017...

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Présentation détaillée du projet

« Nous savons bien que les histoires d’amour passionnent tout le monde. Nous devons nous demander pourquoi elles nous passionnent... » 

 

https://youtu.be/ToJDMWgIZmw

 

Dans une conférence au Festival In d’Avignon, en 2008, le grand philosophe Alain Badiou a fait de l’amour un éloge vibrant et lumineux. Caroline Ruiz s’empare aujourd’hui avec jubilation de ce texte, avec le désir de le faire entendre et de le partager. C’est quoi l’amour? Qu’est ce qui se joue entre deux êtres?  L’amour a-t’il sa place dans le monde d’aujourd’hui où confort et sécurité sont devenus le credo de nos vies? L’amour est-il menacé? Et comment faire du théâtre avec de la philosophie? Comment mettre en scène le sens? Dans une adresse simple et directe au public, entre conférence et parole intime, avec le soutien discret de la vidéo et de la musique, en compagnie d’Arletty, de Dalida et de Cyrano, cette proposition pleine d’humour et de vie parle de rencontre, de déclaration d’amour, de Meetic, de Platon, d’individualisme, d’identité et de différence, de fidélité, d’obstination, d’aventure, de construction, des sceptiques, du risque, et des corps qui brûlent… Une autre façon de parler de l’Amour…  Une parole indispensable… 

 

« L’amour est une aventure obstinée. Le côté aventureux est nécessaire, mais ne l’est pas moins l’obstination… »

 

Du 7 au 30 juillet 2017 à 14h10 à Présence Pasteur 

13 rue du Pont Trouca - 84000 Avignon

Réservations : 04 32 74 18 54 / 09 66 97 18 54

 

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Texte : Alain Badiou et Nicolas Truong  (Flammarion 2009)

Adaptation, jeu, mise en scène: Caroline Ruiz

Oeil extérieur / Direction d’acteur: Stephan Pastor

Régie générale / lumières : Jean-Louis Alessandra  

Création vidéo : Olivier Durand

Scénographie : André Ghiglione

Diffusion : Margot  Larcher

Production : Hangar Palace

Durée : 1h

 

Livre de chevet pour beaucoup, ce texte n’a pourtant jamais été porté sur une scène. C’est la première fois, neuf ans après la désormais célèbre conversation Badiou/Truong dans le In d’Avignon, en 2008…

 

 

"Chère Caroline, j'ai lu attentivement ce que vous comptez faire avec mon "Eloge de l'Amour". Cela m'a donné confiance en vous. Votre passion me fait plaisir et je suis toujours heureux que quelqu'un veuille faire ainsi vibrer, en public, quelques fortes idées."  

Alain Badiou - 12 juin 2016

 

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POURQUOI CE TEXTE... NOTE D'INTENTION

 

 J’ai eu deux grands amours dans ma vie. Le premier à 20 ans, le deuxième à 46 ans.  On n’aime pas de la même manière à 20 et 46 ans. On n’est pas aimée pareil.  Il y a cette curiosité en plus. Et cette reconnaissance... Après trois mises en scène jeune public, c’est de ça dont j’ai eu envie de parler. L’amour entre deux êtres, corps et âme. L’amour ici et maintenant. Aimer et être Aimée. La grande affaire. Pas l’amour de la Carte du Tendre, ni celui de Belle du Seigneur, encore moins celui des magazines féminins. Pas la stratégie ni le cynisme, la mièvrerie et le romantisme fleur bleue.  Non. Besoin de parler de celui que je connais, celui qui me soulève du sol et me brûle. Ce cadeau tombé un jour au coin de la rue. Envie de comprendre. Pourquoi lui ? Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi comme ça, à ce point, si fort ? Comprendre ce qui se joue. Comprendre cette révolution en soi. Cette obsession. Cette renaissance. Ce vertige. Cette évidence. L’Amour, finalement, comment ça marche ? 

 

J’ai eu un véritable coup de foudre pour l’Eloge de l’Amour de Badiou. Comme un coup de foudre amoureux. Comme si ce livre avait été écrit pour moi. Il y a des textes qui viennent tellement taper dans notre sensibilité et dans nos entrailles que l’on sent qu’il y a une urgence à prolonger l’expérience de la lecture dans l’expérience de l’incarnation.

J’ai présenté un chantier de 30 minutes dans le cadre du festival Dire des Femmes du Théâtre du Petit Matin à Marseille en avril 2016.  Laboratoire parfait pour mon expérimentation.  Comme en amour, il fallait que la rencontre se fasse. L’accueil fut enthousiaste. A la question posée au public : « si j’allais plus loin, que souhaiteriez vous entendre? Plus de Badiou ou plutôt un mélange avec d’autres textes de la littérature sur l’amour? », la réponse fut unanime: plus de Badiou!!!! Ce texte avait résonné aussi fort chez eux que chez moi… Cette soirée m’a poussé dans le dos. Et c’est avec obstination que j’ai décidé de poursuivre l'aventure.    Et me voici bientôt dans le OFF d'Avignon... Grâce à vous...  // Caroline Ruiz                                                                                  

 

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« Déclarer l’amour, c’est passer de l’événement-rencontre au commencement d’une construction de vérité. C’est fixer le hasard de la rencontre sous la forme d’un commencement. »

 

 

DE LA PHILOSOPHIE AU THEATRE?... VRAIMENT?

 

Qui mieux qu’un acteur ou une actrice pour partager un texte, le faire entendre?  Qui mieux pour mettre en corps une pensée? Utiliser les outils de l’acteur au service de ce texte. Savoir l’interpréter, au sens premier du terme, comme si c’était une langue étrangère. Être un traducteur, mettre en scène le sens.

Il y a déjà de la théâtralité dans ce texte car il a été dit en public, dans un jeu de questions réponses, il y a déjà de l’humour, du suspens, des interrogations, du doute, de la confidence…

Faire un travail de découpe, de montage, de scansion, savoir appuyer sur certains mots, faire résonner une idée, la laisser en suspend, aménager des silences, prendre la liberté de répéter certaines phrases qui sont comme un virage dans la pensée. 

S’approprier cette pensée pour donner à entendre qu’elle se construit là, maintenant, avec des respirations, des temps, des emballements, de la naïveté, chercher, trouver, questionner…

Eviter absolument la leçon de philo, ce n’est pas une conférence, même si cela semble démarrer ainsi, mais trouver des incarnations, des métaphores sensibles, des mouvements de plateaux, une musique, une image, qui vont traduire ce qui dans le texte semblait théorique. 

Avec simplement le texte de Badiou, et la complicité de ces trois monuments de la culture populaire que sont Cyrano, Arletty et Dalida, la dramaturgie fait doucement glisser le public de la conférence à une parole plus intime, tout en suivant l'avancée du processus amoureux...

 

Utiliser le savoir faire de l'acteur, oui. Pour pouvoir ensuite l'oublier.

Dans cet Eloge de l'Amour, je ne suis pas une "actrice". Ce n’est d'ailleurs pas un "spectacle" . Il n’y a pas de jeu, pas de personnage, juste une adresse directe, une envie de partager, et l’énergie de l’enthousiasme. C’est une rencontre à laquelle je me prépare comme pour un rendez-vous amoureux.  Une invitation à comprendre ensemble.  

 

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EXTRAIT

 

« Car l’amour est une aventure. Après tout, quand on tombe amoureux, l’expression le dit bien, c’est comme si on tombait dans un trou. Quand on tombe amoureux on ne sait pas grand chose de l’autre. Ce qui est stupéfiant c’est que pratiquement au moment où vous êtes en train de dire oui à cette rencontre, oui à cet inconnu, vous ne savez pas grand chose de l’autre à vrai dire. Et pourtant,  vous acceptez les mystères de la différence… A l’heure du culte frénétique de l’identité, à l’heure du repli sur soi, il est bon que l’amour nous rappelle que toute différence est un bienfait. L’amour est l’expérience la plus intense et la plus partagée de ce qui seul peut faire exister une humanité digne de ce nom. »

 

« Réinventer le risque et l’aventure contre la sécurité et le confort !»

 

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LA REVUE MARSEILLAISE DU THEATRE

Article de Diane Vandermolina

 

L’éloge de l’amour ou la réussite d’un triple défi 

Parler d’amour de nos jours peut sembler désuet, encore plus lorsqu’il s’agit d’adapter sur scène une conversation philosophique, d’autant plus encore que notre époque est dominée par la haine et la violence. Nous pouvons en préambule remercier la comédienne Caroline Ruiz d’avoir eu cette magnifique idée que de porter à la scène « l’éloge de l’amour » d’Alain Badiou*, un si beau texte, et d’avoir réussi à transmettre, faire entendre et partager, tant par son dire que par son interprétation, l’enthousiasme et la jubilation, un véritable coup de foudre qu’elle a rencontrés à la lecture de ce texte. 

 

Porter et transmettre la parole d’un philosophe sans la dévoyer : un défi relevé avec intelligence 

En usant d’une dramaturgie où la parole discursive propre aux conférences se métamorphose en une parole plus intime presque susurrée à nos oreilles attentives, Caroline Ruiz -grâce à l’immédiateté du dire théâtral qui permet l’incarnation de la pensée philosophique- donne à vivre et ressentir cette philosophie dont elle se saisit afin que nous puissions en recevoir une compréhension immédiate et la prendre avec et en nous sans avoir à ne passer que par le médium de l’intellect pur, tout en nous guidant vers l’Idée à la façon de Socrate. 

La comédienne s’appuie sur une scénographie sobre et élégante où quelques pupitres surmontés de petits tableaux noirs, sur lesquels se découvrent au fil du spectacle des mots écrits à la craie blanche, sont judicieusement arrangés autour d’une petite table en bois vieilli, sur laquelle sont posés divers éléments rappelant un bureau de philosophe avec ses livres et son petit chandelier. Un espace ouvert, face au public, laissera place à un petit tableau sur lequel seront projetées de temps à autres quelques magnifiques créations vidéo signées Olivier Durand. Ces ponctuations visuelles, subtiles, confèrent un supplément de poésie à cette création réussie où la simplicité est première. Car ici, point de musique assourdissante, ni de décors d’apparats, ou encore de costumes trop voyants : des petites touches de lumière viennent éclairer la scène avec délicatesse, qu’elle vienne d’un projecteur ou de la vidéo, offrant à la comédienne des temps de ruptures bienvenus, évitant l’essoufflement dans le dire d’un texte philosophique par essence pas toujours aisé à entendre. 

La comédienne a su ici le rendre accessible en retraçant les étapes clés du processus amoureux qu’elle griffonne sur les petits tableaux noirs (l’événement de la rencontre et sa surprise, la déclaration et l’engagement du « je l’aime », le désir et l’abandon du corps et encore le couple où comment réinventer la vie à deux). Elle intègre ici des éléments extérieurs au texte : un extrait de Carmen (« l’amour est un oiseau rebelle »), une chanson de Dalida, la déclaration d’amour de Cyrano ou encore un extrait des «Enfants du Paradis» de Carné avec Arletty. Ces éléments permettent d’expliciter ou illustrer l’objet du spectacle (le discours amoureux) sans redondance aucune : dans la mise à la scène d’un texte philosophique, la répétition est nécessaire en ce qu’elle rend plus intelligible le propos à son écoute, notamment le passage délicat de la déclaration, cet engagement (prémices à la fidélité jurée) où l’instant et le hasard se fixent dans l’éternité. « L’amour est une descente de l’éternité dans le temps » et « le bonheur, la preuve que le temps peut accueillir l’éternité ». 

Accompagnant le geste à la parole sans qu’il ne la parasite, occupant l’espace scénique dans son entièreté avec des déplacements réfléchis, elle fait intervenir sur scène un couple d’amoureux afin de briser complètement le 4ième mur et que de lectrice, elle devienne passeuse et « actrice » d’une philosophie de l’amour, vivant le texte qu’elle dit d’une voix claire et limpide, le regard toujours posé vers le public. Ce dernier ne peut alors être qu’un simple auditoire passif à l’écoute d’une parole : il devient partie intégrante du spectacle, « co-acteur » de cette parole. 

 

Une autre façon de parler d’amour qui vient à point nommé 

L’ajout en préambule de l’éloge de l’amour fait par Aristophane dans le Banquet de Platon, est judicieux pour ouvrir sur les enjeux multiples de cette parole d’amour : est expliqué ici comment Zeus a, pour les punir, séparé les êtres humains en deux êtres distincts. Avant, chaque être humain était en fait une sphère avec quatre mains, quatre jambes et deux visages sur une tête unique, quatre jambes et deux visages sur une tête unique, quatre oreilles, deux sexes etc... : il y avait des êtres mâles, femelles et androgynes. Chacun après sa séparation a été amené à rechercher sans cesse sa moitié, de l’autre sexe ou du même sexe, afin de n’en faire qu’un pour guérir sa nature humaine. Ce souhait de se fondre en l’autre et ce besoin de complémentarité est ce pourquoi Eros guide les humains à s’aimer. Cette façon d’ouvrir sur le texte d’Alain Badiou plonge le spectateur dans le vif du sujet, avec humour et finesse, posant les bases d’un discours allant à contrecourant des préjugés actuels. 

Parler d’amour aujourd’hui, c’est le réinventer, le défendre ! L’amour est menacé et il nous faut « réinventer le risque et l’aventure, contre la sécurité et le confort ... » car « l’amour est une aventure obstinée ...» qui triomphe des obstacles et « fait mentir l’individualisme ». L’amour, c’est réinventer la vie à deux. « Tout amour propose une nouvelle expérience de vérité sur ce que c’est d’être deux et non pas un. Que le monde puisse être rencontré et expérimenté autrement que par une conscience solitaire, voilà ce dont n’importe quel amour nous donne une nouvelle preuve. » 

C’est ainsi avec plaisir que nous avons découvert cette création où une comédienne prend à son compte ce discours amoureux dans lequel sont convoqués les plus grands philosophes (Platon et Spinoza, notamment lorsqu’elle évoque la recherche de la beauté absolue, l’universalité de l’amour ou le dur désir de durer) et qui dénonce la recherche actuelle de l’amour confortable et sécuritaire où le risque zéro est mis en avant (citons Meetic ou la jouissance débridée, deux facettes de l’absence de prise de risque de nos contemporains) ainsi que la réduction de l’amour à la famille, porte ouverte à l’intolérance religieuse, sociale et politique. 

 

La comédienne partage alors sa vision d’un monde où le culte de l’identité et le repli sur soi, portés par les extrémismes, ne devrait pas avoir sa place, car, comme le dit Alain Badiou, « Toute différence est un bienfait ». Et tout en rajoutant des éléments extérieurs au texte lui-même, mais toujours en rapport avec l’objet de son discours (allusion sous-jacente au terrorisme qui empoisonne le monde à notre époque), elle offre à découvrir un écrit philosophique passionnant qu’elle défend avec vibrance et porte sur la scène avec amour. Un engagement artistique à saluer ! Bravo pour ce partage.

 

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PORTRAITS

 

Alain Badiou

Professeur émérite à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, il est l’un des principaux philosophes contemporains. Mathématicien, romancier et dramaturge, il est également un penseur engagé, intervenant régulièrement dans le débat public. Il est notamment l’auteur de l’Être et l’Evénement, Le Siècle, De Quoi Sarkozy est il le Nom?, Notre Mal Vient de Plus Loin, et plus récemment de L’Explication dans lequel il débat avec Alain Finkielkraut. Au théâtre, il a collaboré avec Antoine Vitez et Christian Schiaretti. Son adaptation de la république de Platon a connu un très grand succès au Festival In d’Avignon 2015. Il dirige des séminaires au Théâtre de la Commune Aubervilliers depuis des années. Il a sorti trois essais à l’automne 2016, dont « La Vraie Vie » dédié à la jeunesse.

 

Nicolas Truong

Essayiste et journaliste au Monde, il s’interroge depuis longtemps sur les relations entre la scène et les idées. En 2002, il met en scène La Vie sur Terre  (textes issus de la pensée critique). Il est responsable de 2004 à 2013 du Théâtre des idées, cycle de rencontres intellectuelles du Festival d’Avignon, et depuis 2014, des Controverses du Monde en Avignon. Il est co-auteur de Éloge de l’Amour et de Éloge du Théâtre (avec A. Badiou), de Une histoire du corps au Moyen Âge (avec J. Le Goff), de Résistances Intellectuelles: Les combats de la Pensée Critique, et de Penser le 11 Janvier. Il crée  Projet Luciole en 2013 au In d’Avignon et prolonge sa tentative d’imaginer un théâtre philosophique avec Interview vu cet hiver au Rond Point.

 

Caroline Ruiz

Comédienne, metteur en scène, professeur de théâtre. Elle travaille avec le collectif Hangar Palace de Marseille dont elle a fait la mise en scène pour Peau d’Âne en 2009 (200 dates dans toute la France), Avaler des Grenouilles de Gilles Cailleau en 2011 et Cendrillon Fille d’Aujourd’hui en 2013. Elle travaille avec des acteurs amateurs dans le cadre d’Un Pied en Coulisses avec le soutien du Théâtre du Gymnase de Marseille. Elle a été assistante de Jean-Pierre Vincent pour Les Suppliantes d’Eschyle.  

 

Olivier Durand

Vidéaste designer, réalisateur, il travaille dans l’idée de créer de nouveaux espaces de jeu et de dialogue dans le spectacle vivant (théâtre, concert, opéra, danse,…) à l’aide de créations vidéos et de réalisations de dessins animés qui interagissent avec le direct. Il réalise également des conceptions graphiques et des illustrations pour le web, les tablettes et les smartphones. Il travaille beaucoup avec le Philharmonique de la Roquette et il fait partie du collectif d’artistes qui vient d’ouvrir le Studio Phosphore à Arles.

 

Stephan Pastor

Comédien, metteur en scène, il travaille avec de nombreuses compagnies dont Théâtre 27, Groupe O, Théâtre de Cuisine. Trace(S) en Poudre, Bambou Orchestra et Begat Teater avec qui il joue dans la rue. Il a joué sous la direction de Tomas Ostermeïer dans Recherche Faust Artaud. Avec sa propre Compagnie, Pirénopolis, il monte deux seuls en scènes qu’il écrit et interprète : Benedito, drame sans parole et La Nuit de Domino. Depuis 2006, il est comédien permanent de la Compagnie l’Entreprise François Cervantès . En 2016 il est le Roi dans Princesse Yvonne de Bourgogne sur Château Toboggan mis en scène par Edith Amsellem.

 

André Ghiglione

Acteur, scénographe, directeur d'acteur, musicien, clown, il est co fondateur et membre de la Cie Cartoun Sardines Théâtre de 1984 à 2007. En 2011, il fait la mise en scène de "Gilles et Bérénice" de et part Gilles Cailleau (Cie Attention Fragile) avec qui il collabore étroitement depuis. Formation de clown hospitalier au sein de l'Institut de Formation du Rire Médecin, il intègre l'équipe de clowns du Rire Médecin de Marseille-La Timone en 2012. Il signe la scénographie de "Cendrillon Fille d'Aujourd'hui" de la Cie Hangar Palace en 2013. Il est aussi directeur d'acteur de la Cie Fluid Corporation depuis 2013.

 

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À quoi servira la collecte ?

Faire Avignon est un très gros risque pour une compagnie car c'est un gouffre financier. Il faut louer  un créneau horaire dans un lieu, louer un logement pour toute une équipe, payer un mois de salaire à cette équipe, plus les repas, les affiches, les flyers, les dossiers, l'inscription dans le programme du OFF, les droits d'auteur, la SACEM, les assurances, etc... Le OFF, c'est plus de 1400 spectacles par plus de 1000 compagnies issues de 28 pays... Plus de 1400 spectacles par jour en 2016...  La concurrence est donc très rude et le risque d'être invisible et de s'endetter est majeur. Plus d'une compagnie sur 3 met la clé sous la porte après Avignon... Et pourtant, c'est le passage obligé si l'on veut montrer son spectacle, si l'on veut lui donner un avenir et le faire tourner ailleurs que sur son territoire. Tous les programmateurs et tous les directeurs (trices) de théâtre sont à Avignon en juillet pour faire leur "marché"... C'est l'endroit où il faut être pour qu'une rencontre ait lieu...

Nous voulons prendre ce risque là avec Eloge de l'Amour car c'est un texte fondamental, qui s'adresse à tous, un spectacle léger que nous pouvons jouer aussi bien dans les théâtres que dans les lycées, les médiathèques, ou en appartement...

C'est un spectacle qui a toutes ses chances et nous serions très honorés que vous nous aidiez dans ce projet. Et tellement heureux de pouvoir vous y associer...!

 

Les 5200 € collectés par la Cie Hangar Palace (asso. loi 1901) permettront de payer :

- La location du créneau du théâtre Présence Pasteur :  3840

- La moitié de la location du logement de l'équipe :  1200

- La moitié de l'inscription dans le programme du Journal du OFF :  160

 

Voici notre budget prévisionnel calculé au plus juste :

 

DEPENSES    17705 €

Salaires de l'équipe (charges inclues)    8675 € (1 artiste + 1 régisseur + 1 chargée de diffusion + 1 chargée de production)

Location du théâtre TTC  3840

Logement     2400 €    

Assurance    200 €

Frais de transport et repas    940 € 

Communication (dont parution OFF)   830 €   

Droits d'auteur    820 €

        

RECETTES    17705 €     

Billetterie    6300 € 

Autofinancement de la compagnie   4000 €

KKBB    5200 €

Subvention de la Spedidam *  2205 €

 

* Nous avons fait une demande de subvention auprès de la Spedidam pour nous aider à financer le salaire artistique. Mais nous n'avons aucune assurance que nous l'obtiendrons...

 

Si la collecte va au delà de nos espérances, nous pourrons augmenter le salaire de Margot, notre jeune chargée de diffusion, et embaucher deux stagiaires rémunérés pour participer à l'aventure !

 

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Merci pour cette lecture ! Et mille mercis pour votre soutien!!

Nous serons heureux de vous rencontrer à l'occasion d'une représentation d'Eloge de l'Amour à Présence Pasteur... Et nous serons ravis de vous croiser en ville et de vous faire entrer dans notre Cabine des Amoureux... Mais ça, c'est une autre surprise...!!!

 

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Hangar Palace

Après avoir été « hébergées » par le Théâtre des 3 Hangars de Salon, Caroline Ruiz et Christine Gaya, accompagnées d’un collectif d’artistes et de techniciens, ont créé leur propre maison, Hangar Palace, en 2014 à Marseille. Elles y ont transféré le triptyque jeune public sur le thème de la famille monté en coproduction avec le Théâtre du Jeu de Paume... Voir la suite

Derniers commentaires

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Bonne réussite à ton projet Caroline !
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allez zou!!!!! on y va.....!!!!! ;-) des bisous et longue vie à cette éloge.... marc
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allez zou!!!!! on y va.....!!!!! ;-) des bisous et longue vie à cette éloge.... marc