Participez à la folle histoire d'une rencontre entre un écrivain et ses personnages : entre confrontations, frictions et révélations !

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Présentation détaillée du projet

 

Il y a trois ans, j’ai rencontré Emmanuel Carrère avec le projet de tourner un documentaire sur lui.

J’ai ensuite contacté plusieurs personnes qui apparaissent dans certains de ses livres. J’ai même pu filmer un entretien avec sa mère, Hélène Carrère  d’Encausse. Plutôt que de réaliser le portrait classique d’un écrivain qui ne l’est pas, il me semble plus original de mener une enquête autour des drôles de relations qu’il entretient avec ses “personnages”, d’essayer de comprendre pourquoi ça nous touche tant, et ce que ça révèle de notre époque. Deux chaînes de télévision ont dit oui, mais il manque encore 30 000€ pour pouvoir financer le film. Sans votre participation, ce projet ne verra pas le jour.

Je compte sur vous! 

Anne Plantagenet

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Cinq « vraies » personnes qui se sont retrouvées dans des livres d’Emmanuel Carrère racontent comment elles ont vécu le fait de devenir sous sa plume des « personnages ». Se reconnaissent-elles, se sentent-elles trahies ?

Emmanuel Carrère découvre leur réaction et s'explique.

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Médecin anonyme devenu protagoniste d’un des faits divers les plus célèbres de notre époque –L’affaire « Romand »– puis héros d’un livre traduit dans le monde entier, L’Adversaire (POL, 2000), incarné au cinéma par François Cluzet.

 

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Personnalité trouble et polémique, qui n’a cessé de raconter sa vie dans ses livres et se retrouve sujet de la fausse biographie que lui consacre Emmanuel Carrère, Limonov (POL, 2011).

 

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Historienne, écrivain, secrétaire perpétuel de l’Académie Française, mère d’Emmanuel Carrère, au cœur d’une histoire familiale complexe et douloureuse, qui apparaît sous son propre nom dans Un roman russe (POL, 2007).

 

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Journaliste, épouse d’Emmanuel Carrère depuis onze ans, présente sous son nom dans Un roman russe, D’autres vies que la mienne (POL, 2009), Limonov et Le Royaume.

 

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Membre du Syndicat de la magistrature, très ancré à gauche, a beaucoup travaillé sur le droit au logement. Depuis, il a été juge d'instruction, mais il ne se sentait ni l'âme ni la curiosité d'un enquêteur. Il est aujourd'hui juge de l'exécution où il retrouve ce contentieux de masse et ce droit de la pauvreté, qui est son domaine de prédilection.

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Longtemps, Emmanuel Carrère a été pour moi l’auteur de L’Adversaire, l’histoire vraie et terrifiante de Jean-Claude Romand qui, après avoir fait croire pendant dix-huit ans qu’il était médecin et chercheur à l’OMS, a tué toute sa famille, femme, enfants, parents.

Longtemps, je n’ai pas lu ses livres. Parce qu’ils revendiquaient un refus de la fiction, une certaine forme de « vérité », et que celle-ci me faisait peur.

Et puis un jour….

 

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Cher Emmanuel Carrère,

 

Je souhaiterais réaliser un documentaire autour de vous, de votre univers littéraire et de votre rapport au réel. Croyez-vous que nous pourrions nous rencontrer pour en parler ?

Voici mon téléphone : 06XXXXXXXX

Merci d’avance.

Anne Plantagenet

 

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Chère Anne Plantagenet,

Je suis évidemment très touché que vous ayez un tel projet. Parlons-en. Je suis peu à Paris en ce moment, mais y serai du 30 mai au 8 juin. Voulez-vous que nous nous rencontrions dans ces eaux-là ? Mon numéro de téléphone : 06XXXXXXXX

Bien à vous

Emmanuel Carrère

 

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J’avais préparé de nombreuses questions, inspirées par une lecture attentive de tous ses livres, du premier au dernier, je n’en ai posé aucune. J’ai juste raconté que je voulais mener une enquête autour de cette "littérature-réalité" prédominante aujourd'hui, et dont il est le représentant le plus emblématique, et finalement, je ne savais pas très bien pourquoi.

Emmanuel Carrère a dit oui.

 

Il me fallait trouver un producteur. J’ai rencontré Marie Genin qui a immédiatement décidé de soutenir ce projet et commencé à chercher des financements.

Quelque temps après Emmanuel Carrère était invité à Moscou pour la sortie de son Limonov en russe. Si je voulais, il pouvait me mettre en contact avec le « vrai » Edouard Limonov, à qui j’ai écrit aussitôt. Et qui m'a répondu:

 

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Chère Anne,

Oui, je peux vous aider avec votre film, dans l'épisode de conversation avec Emmanuel en tout cas.

Je suis à Moscou dans les jours de 29 novembre - le 4 décembre.

A bientôt, j'espère,

Edouard

 

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Marie Genin m’a dit : « il faut que tu ailles à Moscou toi aussi ».

Je suis donc partie et j'ai rencontré Limonov chez lui, en présence d'Emmanuel.

 

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De retour en France, j’ai retrouvé un « personnage » très important de L’Adversaire avec qui j’ai d’abord correspondu par courrier avant qu’il accepte de me recevoir dans la maison de Ferney-Voltaire où il vit toujours, à quelques mètres de l’endroit où habitait la famille de Jean-Claude Romand.

 

Puis, après des mois de tergiversation, Hélène Carrère d’Encausse a accepté de répondre à mes questions devant une caméra dans son bureau de l’Académie Française et de parler à cœur ouvert de son fils et de ses livres.

 

J’ai aussi contacté par téléphone Etienne Rigal, juge d’instruction à Lyon, qui m’a donné son accord pour participer au film, ainsi qu’Hélène Devynck, épouse d’Emmanuel Carrère

 

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A Ferney-Voltaire, le docteur Marc Vital-Durand, qui fut pendant vingt ans le meilleur ami de Jean-Claude Romand, et joue un rôle essentiel dans L’Adversaire, accepte de revenir sur cette tragédie, après avoir toujours refusé interviews et déclarations publiques.

 

Au cours d’un entretien passionnant, il raconte comment Emmanuel Carrère a pris contact avec lui au moment du procès Romand. Il n’est pas toujours d’accord avec certaines scènes,

« ça ne s’est pas passé comme ça devant le juge ».

Et il avoue qu’il a du mal à lire le livre.

 

Comment analyse-t-il la démarche d'Emmanuel Carrère ?

 

« On sent qu’il essaie de comprendre. Je suis tellement convaincu qu’il n’y a rien à comprendre. On sent qu’il a un peu d’empathie pour Romand. Il a pris le point de vue de l’avocat, ce n’était pas mon point de vue. »

 

Quand je l’interroge sur le danger d’avoir « héroïsé » un assassin, il a cette réponse : « Le héros dans cette histoire, c’est Emmanuel Carrère. Ce n’est pas Jean-Claude Romand, lui c’est le chef machiniste. Et moi, je suis un témoin privilégié. »

 

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De son coté, Emmanuel Carrère explique que toute la difficulté consiste à établir une relation qui soit honnête, non seulement avec le sujet du livre, mais aussi avec le lecteur.

 

« La plupart des propos de Marc Vital-Durand que je rapporte dans le livre ont été tenus pendant le procès. Je ne l’ai pas trahi et j’ai respecté le désir qu’il avait de ne pas apparaître sous son véritable nom dans le livre. C’est la seule fois où j’ai fait ça. Il est devenu « Luc Ladmiral », et j’ai longtemps pensé que j’écrirais cette histoire de son point de vue, à la première personne mais dans sa peau à lui, avant de comprendre qu’il fallait que je sois dans la mienne.»

 

Mais il ne lui a pas fait lire les épreuves de son livre avant parution.

 

A Moscou, un matin, j’assiste à un entretien privé, chez lui, entre Limonov, le dissident, aventurier et écrivain russe, héros du livre éponyme, et Emmanuel Carrère au moment de la publication de Limonov en Russie, en décembre 2012.

 

- « Qu’as-tu pensé quand tu as su que je voulais faire un livre sur toi ? » demande Carrère à Limonov.

- « Que Carrère se débrouille lui-même. S’il veut faire un portrait merdique, c’est son problème. Mais il trouvera son chemin. C’est une position bouddhiste », répond Limonov.

 

« Quand j’ai décidé de faire le livre, je t’en ai parlé assez tard parce que j’estimais que je n’avais pas d’autorisation à te demander, tu es un personnage public », affirme Emmanuel Carrère.

 

Il avoue à Limonov que la vision qu’il avait de lui au moment où il avait entrepris d’écrire son livre était celle d’une « crapule fasciste à la tête d’un parti néo-nazi ». Il n’avait pas envie d’avoir « une relation amicale avec lui. Ça n’aurait pas été bien qu’on soit copains, qu’on se saoule ensemble en se racontant nos vies. Maintenant c’est possible. »

 

Y a-t-il eu un "contrat" entre eux ? Une sorte de pacte tacite ?

 

« Non », dit Carrère, « mais à l’arrivée c’est comme s’il y en avait eu un. Ça nous a servi à tous les deux ».

Pourtant le soir dans une librairie de Moscou, Limonov lance au public : "Carrère a écrit n'importe quoi dans son livre."

 

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A Paris, dans son bureau de l’Académie Française dont elle est le secrétaire perpétuel, Hélène Carrère d’Encausse, mère de l’écrivain et "personnage" d’Un roman russe, évoque sans langue de bois sa vision de l’écriture, si différente de celle de son fils :

« Ayant épuisé les ressources de l’imagination, il a cherché à se couler dans la vie des autres, celle de Romand, de Limonov. »

 

Pour elle, la littérature doit être le triomphe de l’imagination. Et non pas l’histoire des gens qu’on connaît. « Quand j’ai lu L’Adversaire, j’ai ressenti deux choses : d’abord un regret car j’ai bien compris que l’imagination était partie et l’imagination correspond à ma conception de la littérature. Je me suis dit, maintenant il va être obligé de chercher des sujets, on va avoir de l’autofiction. La deuxième chose : "Je n'aime pas beaucoup qu'on se mette en scène sans distance, je trouve ça prétentieux. Moi, je n'irais pas raconter ma vie."

 

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Ce qu’elle pense de la non-fiction, du rapport au réel : « Sa vie lui appartient, pas celle des autres. Je n’ignore pas qu’il n’a jamais demandé l’autorisation de personne. Sa mère, ça n’a pas d’importance. Mais les autres… C’est son affaire, sa responsabilité. »

 

A cela, Emmanuel Carrère réplique justement qu’il y a « les auteurs qui se croient au-dessus de ce qu’ils racontent et ceux qui acceptent l’idée inconfortable d’en être partie prenante. »

Il a choisi d’être dans le deuxième camp. Parler de lui, se mettre en scène, être lui aussi un « personnage » de l’histoire qu’il raconte c’est se placer sur le même plan que les autres, au même niveau.

 

« J’aime, quand on me raconte une histoire, savoir qui me la raconte. C’est pour cela que j’aime les récits à la première personne, c’est pour cela que j’en écris et que je serais même incapable d’écrire quoi que ce soit autrement. »

 

Il a certains regrets, il n’écrirait sans doute plus Un roman russe de cette manière aujourd’hui. Il a évolué, s’intéresse désormais à d’autres vies que la sienne. « Dans un roman que j’ai publié, j’ai tracé d’une femme qui m’a aimé, que j’ai aimée, un portrait cruel et mesquin », reconnaît-il.

 

 « Il a commencé à s’apercevoir que les autres aussi pouvaient être malheureux. C’était la première fois qu’il découvrait que le malheur existe et que la vie n’est pas simplement l’histoire qu’on se raconte sur soi », dit sa mère. 

 

Avant de conclure « Son œuvre reflète une vie exemplaire, de quelqu’un qui a appris de ses faiblesses, de ses démons, de ses aspirations. En ce moment, il est au port, parce que la femme avec qui il vit est très équilibrée. »

 

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Comment réagit-elle à l'exposition de sa vie privée dans les moindres détails, de ses pensées, des vicissitudes de leur couple, jusqu'à leur intimité sexuelle ? 

 

Dans D'autres vies que la mienne, il est question de sa sœur, morte jeune d'un cancer 

"Une semaine après l'enterrement, Emmanuel m'a dit : je me suis occupé de ma famille dans Un roman russe, maintenant je vais m'occuper de la tienne. Si je lui avais dit non, il ne l'aurait pas fait. Mais c'est aussi sa vie, pas seulement la mienne."

De toute façon, elle lui fait "confiance". Mais, rétrospectivement, il lui reste une crainte : "J'ai très peur que les mots d'Emmanuel envahissent mes souvenirs et les déforment. Mes images à moi sont forcément différentes. Or un texte, si riche et beau soit-il, est toujours plus pauvre que la vraie vie."

 

Que s'est-il passé, en fin de compte ?

Le texte a-t-il pris le dessus sur les souvenirs ?

 

"Je me demande s'il n'a pas eu cet effet, oui."

 

Pour l'écrivain, la littérature n'est-elle pas plus riche que la vraie vie ?

 

« C’est le tiraillement de toute mon existence, et celui qui caractérise Luc, dans Le Royaume, consacrer sa vie à quelque chose qui tout simplement « n’existe pas » et tourner le dos à ce qui existe vraiment : la chaleur des corps, la saveur douce-amère de la vie, l’imperfection merveilleuse du réel. »

 

Etienne Rigal, le juge d’instruction cancéreux et unijambiste de D’autres vies que la mienne, ne mâche pas ses mots et avoue entretenir un rapport "bizarre" avec le livre d'Emmanuel Carrère. Il est énervé par l'unanimisme qui l'entoure, ne se reconnaît pas toujours dans le personnage du juge mais c’est lui qui a demandé à Carrère d’écrire le livre. Lui qui, grâce au livre, est devenu un « personnage » qui a ému des milliers de lecteurs, incarné au cinéma par Vincent Lindon, et un magistrat désormais très médiatisé.

 

Qui manipule qui ? ...

 

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Le film fait alterner les interviews des « personnages » qui expriment leur point de vue sur la façon dont ils apparaissent dans les livres de Carrère, et la réaction de celui-ci qui visionne ces images (sur ordinateur et Ipad) et les commente.

Images interviews caméra 5D.

 

Et aussi :

Des images en mouvement, caméra 5D à l’épaule : on suit Emmanuel Carrère dans les rues de Moscou et lors de diverses rencontres autour de Limonov (séquences émission de radio indépendante russe, débat public avec le « vrai » Limonov dans une librairie) ; également à Ferney-Voltaire où il revient plus de vingt ans après « le crime » sur les lieux et les traces de Jean-Claude Romand (séquences voiture aire d’autoroute, OMS à Genève, maison des Romand). Paysages qui défilent, Russie, pays de Gex, Paris.

 

Des archives (FINANCÉES GRÂCE À VOUS !) 

- L’affaire « Romand » dans l’actualité en 1993, extraits journaux télévisés, reportages.

- Edouard Limonov dans les années 80 à Paris, lors du siège de Sarajevo dans les années 90 avec Karadzic, et pendant des manifestations aujourd’hui à Moscou, archives presse écrite.

- Hélène Carrère d’Encausse lors d’interventions télévisées, extraits d’Apostrophes le 18 avril 1986 où la mère et le fils sont tous deux invités.

- Des extraits de films : L’Adversaire, Nicole Garcia. Retour à Kotelnitch, Emmanuel Carrère, Toutes nos envies, Philippe Lioret.

 

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BANDE ANNONCE DE "RETOUR À KOTELNITCH"

 

Volonté de concentrer le film sur Emmanuel Carrère et seulement ces cinq « personnages » très différents, qui incarnent plusieurs livres et des époques très caractéristiques de l’œuvre de l’écrivain jusqu’à aujourd’hui, afin de maintenir une tension tout au long du film et une clarté qui permet de faire alterner les séquences.

 

Emmanuel Carrère est filmé au plus près (gros plan visage et parties du corps, mains, pieds) lors des séquences chez lui et dans la voiture. Au fur et à mesure que se pose la problématique des limites du réel et de la manipulation, que se dévoilent les enjeux de la création, du déclin de l’imagination, dans une époque ultra médiatisée, autocentrée, et fascinée par le « vrai », apparaît la complexité de cet écrivain majeur de notre temps.

 

Ne sommes-nous pas tous le personnage de quelqu'un ? 

 

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Les_lieux_v_2-1429002164Ferney-Voltaire (Prévessin, le pays de Gex, la région Rhône-Alpes) : territoire de Jean-Claude Romand et de L’Adversaire. Le lieu de l’émancipation, où Emmanuel Carrère s’affirme pour la première fois à la première personne sous son véritable nom.

 

Lyon : lieu de la rencontre entre le juge Etienne Rigal et Emmanuel Carrère.

 

Moscou (la Russie, Kotelnitch) : terre des racines familiales, de la mère, du grand-père d’Emmanuel Carrère, et de Limonov.

 

Paris (l’Académie Française, domicile d’Emmanuel Carrère dans le 10e arrondissement) : lieu de l’enfance et de la vie d’adulte, de la vie professionnelle, amoureuse.

 

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Carrere-1428676092est né en 1957.

Ecrivain, il est notamment l’auteur de L’Adversaire (2000), adapté au cinéma par Nicole Garcia avec Daniel Auteuil en 2002, la vraie histoire Jean-Claude Romand qui assassina sa famille au complet après avoir fait croire pendant dix-huit ans qu’il était médecin à l’OMS.

 

L’Adversaire est un tournant dans la vie de Carrère.

 

A partir de ce livre, il s’écarte de la fiction et se met lui-même en scène exposant, parallèlement à celle de ses personnages, sa propre vie, qu’il développe au cinéma dans Retour à Kotelnitch (2003) et en littérature dans Un Roman russe (2007), où il revient sur ses origines et dévoile son désarroi sentimental et son malaise existentiel.

 

Dans D’autres vies que la mienne (2010), au succès retentissant, où il entremêle le récit bouleversant de la mort d’une petite-fille victime d’un tsunami et celui du cancer d’une jeune juge d’instruction, il trouve enfin la paix avec lui-même. Philippe Lioret s’est librement inspiré du livre en 2011 pour le cinéma, avec Toutes nos envies (Marie Gillain et Vincent Lindon).

 

Cette réconciliation se confirme avec Limonov (2011) où Carrère signe son propre autoportrait fantasmé en mauvais garçon à travers la figure polémique de l’écrivain voyou russe Edouard Limonov, et obtient le Prix Renaudot.

 

Homme de lettres, également scénariste, Emmanuel Carrère est un des écivains les plus populaires de notre époque, et une personnalité à multiples facettes. 

 

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Est écrivain, auteur de neuf livres, dont quatre romans, un recueil de nouvelles, une biographie de Marilyn Monroe, un récit autobiographique.

Elle est aussi traductrice d’espagnol et chargée de cours à Sciences-Po Paris sur le fait divers en littérature

 

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Est une société indépendante de production de films de longs-métrages et de documentaires pour la télévision et le cinéma. Fondée en 2001, l’équipe compte désormais 5 personnes.

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Pour chacun d’entre nous, produire est un engagement joyeux et engagé auprès du réalisateur et de nos partenaires financiers. Nous choisissons des films exigeants tant par l’écriture que par la mise en scène.

Nous voulons traiter autant la culture, que la société, l’économie ou la géopolitique.

 

Les premières années de Folamour ont été consacrées à créer une collection cinéphile pour le grand public ; il s’agit de « Un film & son Epoque » de Serge July et Marie Genin ; du "Dernier Tango à Paris" à "Orange Mécanique" en passant par "La Dolce Vita", "Rabbi Jacob", "Tout sur ma mère" et "La Haine".

Cette collection s’attache à montrer comment de nombreux chefs d’œuvre du cinéma s’inscrivent dans l’époque où ils ont été tournés et comment ils reflètent celle-ci. Elle est diffusée sur Arte et régulièrement rediffusée sur France 5. Aujourd’hui elle compte 39 films documentaires de 52 minutes chacun.

 

Cette année 2015 sera celle de « Il était une fois… Rosetta » de Auberi Edler sur le film des frères Dardenne et de « Il était une fois… Lost in translation » de Guillaume Tunzini sur le film de Sofia Coppola.

 

Folamour s’intéresse aussi à d’autres sujets. C’est ainsi que nous avons produit « Sophie Calle, sans titre » de Victoria Clay Mendoza pour France 5, « Les mots comme des pierres, Annie Ernaux écrivain » de Michelle Porte pour France 3, « Daniel Cohn-Bendit, agitateur depuis 40 ans » de Serge July ou bien encore « Ombre sur le Saint Siège » de Mathieu Verboud pour France 5.

 

Une nouvelle collection sur la culture mondiale intitulée « CULTE ! » a vu le jour en 2014 sur France 5 grâce aux auteurs Antoine de Gaudemar, Serge July et Daniel Ablin. Nous sommes fiers de vieillir et de compter pas moins de 50 documentaires pour la télévision.

 

En 2012, Folamour se lance dans la production d’un film documentaire pour le cinéma « Les gens du Monde » de Yves Jeuland. Il est sélectionné à Cannes en mai 2014. Nous nous engageons aussi cette année là dans notre premier long-métrage fiction pour le cinéma, « La marcheuse », le 1er long-métrage de Naël Marandin avec Yannick Choirat qui sortira en salles au deuxième semestre 2015.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Depuis presque 3 ans, nous courons les rendez-vous à France Télévision, Canal+ ou encore Arte. Notre projet intrigue car c’est la première fois qu’on envisage de mettre un écrivain face à ses "personnages".

 

 

SOUTENEZ-NOUS DANS CE CROWDFUNDING!

 

Anne n’a jamais renoncé. Accompagnée de sa petite équipe, elle a été voir les personnages d'Emmanuel Carrère, les a rassurés pendant ces 3 dernières années, convaincue que nous allions finir par tourner ce film.

 

Aujourd’hui nous avons quelques heures de rushs, suffisamment pour convaincre de la pertinence de ce film. Folamour a déjà financé sur ses fonds propres toutes ces premières étapes. Mais il nous faut faire l’essentiel du tournage et financer les nombreuses semaines de montage à venir, ainsi que toute la post-production.

 

Le film documentaire de Anne Plantagenet devrait coûter 136.000 euros : 

 

. Ciné+ apportera 10.000 €  -  Ils nous ont donné leur accord en décembre dernier

. France 3 apportera 71.000€, l’essentiel de cette somme ne sera pas du cash mais de la mise à       disposition du matériel de France 3

. Folamour 25.000€ (10.000€ avec son CNC & 15.000€ sur ses fonds propres dont la moitié a déjà été dépensée)

Au total 106.000€

 

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Notre société ne peut pas apporter davantage à ce financement sans mettre en péril sa structure.

Il nous manque donc 30.000€ pour boucler ce financement.

 

30 000 € qui nous serviront dans différentes étapes primordiales à la réalisation de notre film, comme : 

 

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Si cette collecte arrive à dépasser les 30 000 euros, nous pourrons réaliser de nouveaux objectifs, en voici quelques exemples : 

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FOLAMOUR PRODUCTIONS

Folamour Productions est une société fondée en 2001 par Marie Genin, qui en est la gérante. Ayant une grande expérience du monde audiovisuel et cinématographique, Marie Genin a mis en place une structure capable de concevoir et de produire des projets multiples, surtout de documentaires mais aussi de courts et de longs métrages de fiction. A ce jour,... Voir la suite

Derniers commentaires

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J'espère que ce projet pourra voir le jour. La thématique m'intéresse particulièrement en tant que jeune journaliste et lectrice! Bon courage!
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Un reportage que j'ai vraiment envie de voir tant Carrère m'intéresse ! Alors j'espère vraiment qu'on va atteindre la somme !
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C'est un magnifique projet avec un point de vue totalement inédit. J'espère que vous collecterez le montant suffisant pour le réaliser. En tous cas, après avoir lu et apprécié votre livre "Trois jours à Oran", je vous fais entièrement confiance quant à la réalisation. Bon courage et je sais qu'il en faut pour monter aujourd'hui un projet qui nous tient à coeur.