On a tous quelque chose en nous de Guy Carcassonne. Ex ou actuels étudiants en Droit de Nanterre ou d'ailleurs, soutenez très fort ce film !

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The project

MERCI A CHACUNE ET CHACUN POUR VOTRE CONTRIBUTION QUI REND CE FILM POSSIBLE !

RESTEZ FIDELES A CETTE PAGE QUI RENDRA COMPTE DES ETAPES DE SA FABRICATION ! A TRES BIENTOT !

Ce projet grandit sous trois bonnes étoiles : Christiane Taubira, Patrick Bruel et Olivier Duhamel qui ont la grande générosité de l'accompagner et de le soutenir.

Ce film est un hommage à un grand professeur, reconnu autant pour son savoir que pour sa pédagogie créative.

Il a passé 40 ans à l'Université de Nanterre, d'abord comme étudiant puis comme enseignant. Sa personnalité a marqué deux générations d'étudiants dont il avait le souci constant de la réussite.

Raconter son histoire, c'est aussi et surtout parler de l'Université, en tant que lieu d'excellence, de transmission du savoir, de connaissance de soi-même et de rencontre avec les autres.

Il nous a paru évident que ce projet devait être porté par la mobilisation de ses anciens étudiants et, au-delà, par ceux qui l'ont côtoyé ou admiré afin de convaincre un diffuseur et de compléter ce que nous espérons des partenaires de télévision. Merci !

 

L'histoire

Peu connu du grand public, Guy Carcassonne, professeur de Droit à l'Université de Nanterre, était pourtant l'un des meilleurs connaisseurs de notre démocratie et surtout un enseignant passionné.

Cette passion est née sur les bancs de la faculté de Droit de Nanterre où il était arrivé par hasard, à l’automne 1968, après avoir obtenu son baccalauréat en candidat libre.

 

Qui était ce professeur si séduisant et qu’est-ce qui l’a rendu, de l’université au sommet de l’Etat, si irrésistiblement entraînant ?

Adulé par ses étudiants, il avait coutume de dire que l’université prenait une fraction de son temps mais faisait 100% de son identité. Il n’y restera pas confiné mais lui demeurera toujours fidèle.

Son talent et ses compétences le mèneront loin dans les sphères du pouvoir, en France et à l’étranger. Mais il ne cessera jamais d’enseigner, revenant chaque fois plus inspiré, plus pédagogue, tirant de ses expériences, tel un explorateur de ses bagages, des récits captivants et montrant le Droit avant tout comme un art au service de valeurs fondamentales.

Réclamé de Riga à Kaboul, capable de débouler en scooter dans la cour de Matignon ou du Palais-Bourbon, il connaissait la Vème République dans ses moindres replis. Arpenteur de la Constitution, il en a posé les jalons les plus récents et les plus audacieux (le quinquennat, la parité, la suppression du cumul des mandats…) avec la joie d’un skieur hors piste.

Libre, insaisissable, avec l’université de Nanterre pour tout port d’attache quarante ans durant, la disponibilité envers les étudiants pour seule obligation et la transmission du savoir pour unique vocation, ainsi était Guy Carcassonne.

Un physique à la Gabin, l’œil malicieux, le sourire en coin, son zippo à la main, il est à l’aise partout et son franc-parler séduit micros et caméras.

Répondre aux sollicitations des médias, c’est encore et toujours transmettre, partager son savoir, éclairer le débat public pour éviter qu’il ne soit confisqué par des savants de pacotille.

A travers le parcours exemplaire de cet enfant prodige de la République, ce film traverse les différentes époques de la vie politique française de 1968 à nos jours et réunit un vaste public : étudiants, professeurs, appariteurs, journalistes, star du show biz, figures du barreau, chercheurs, ministres, jeunes militants politiques…

Le traitement

Le film restitue, en images d’archives, reconstitutions et évocations actuelles le parcours de ce professeur d’exception. Guy Carcassonne était un homme heureux et plein d’humour. De la bande dessinée et un  jazz vif complèteront ce dispositif. Le commentaire sera lu par Patrick Bruel.

Le fil narratif est constitué d’allers-retours entre le campus de l’Université de Nanterre où Guy Carcassonne a étudié puis enseigné et les lieux de pouvoir où il a exercé ses activités de praticien du Droit (Assemblée nationale, Hôtel de Matignon, Conseil constitutionnel, pays étrangers).

Les images et les sons jouent sur les contrastes entre ces deux univers : architectures, ambiances, tenues vestimentaires, générations, langages…

Quelques mots de la réalisatrice, Anne-Marie Vignon :

Ma chance fut d’avoir eu ce maître rigoureux et bienveillant qui faisait du droit politique une science joyeuse, accessible et ouverte.

Ce film documentaire a vocation, au gré de son parcours, à être montré à un public jeune, dans les lycées, les collèges.

« Donnez quoi que ce soit aux étudiants, ils vous le rendront au centuple.

Donnez-leur haine et mépris, ils vous le rendront au centuple.

Donnez-leur amour et considération, ils vous le rendront au centuple. »

Guy Carcassonne

Le calendrier

Avril-Juin 2018 : trouver le producteur et le diffuseur avec  les premiers fonds.

Septembre-décembre 2018 : les soutiens complémentaires.

Janvier- Avril 2019  : tournages, montage, mixage. Puis diffusion

Why fund it?

Le tournage de ce film a déjà commencé. Ce qui va coûter le plus cher dans notre budget, ce sont les images d'archives et le travail de montage.

Nous sommes dans la phase de recherche d’un diffuseur. Celui- ci obtenu, il nous faudra collecter quelques dizaines de milliers d’euros que nous recherchons  avec quatre types de contributeurs : un producteur avec son fonds de soutien, des institutions pour lesquelles Guy Carcassonne  a travaillé, des diffuseurs secondaires et les particuliers auxquels s’adresse le présent appel. 

Dépasser la somme demandée augmente les chances de voir ce film réalisé.

LYSIAS Paris X - Nanterre, l'association des étudiants en Droit de l'Université de Paris Nanterre, dont Guy Carcassonne était le parrain, percevra l'intégralité de la collecte.

Merci !

Newest comments

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Longue vie à ce formidable projet sur Guy Carcassonne qui nous a quitté trop tôt mais qui nous a tant légué. Bravo Anne-Marie ma copine! ta prof préférée
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Merci à toi ma chère Anne-Marie.
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Ci-dessous un petit billet d'humeur et d'hommage, initialement publié sur 148.io, en écho à ce beau projet sur la passion de transmettre. Depuis 10 ans maintenant je commence chaque année universitaire en parlant de ma plus basse voix, de manière à ce que l’onde de mes mots dépasse à peine mon pupitre, de sorte à ce que le silence vienne parmi la petite troupe d’étudiant.e.s rassemblée pour m’écouter. Et chaque année le silence vient, et chaque année je raconte à mes étudiant.e.s ma première anecdote de l’année, tirée non sans ironie de celui qui mêlait au savoir le plus haut les anecdotes les plus contingentes, comme pour donner raison à Marx et sa maxime : « les hommes font l’histoire, mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font. » Chaque année Guy Carcassonne commençait son cours magistral de sa voix la plus basse, de cette voix dont nous retenons les notes graves, les beaux mots, les grandes pensées, les petites histoires. Beaucoup a déjà été dit sur Guy Carcassonne, le professeur, le maître, l’ami, le brillant esprit, l’universitaire inscrit dans la vie de la cité ou encore l’homme généreux. Ce qui est également admirable chez le professeur Carcassonne, c’est qu’il a laissé des souvenirs particuliers à chacun de ceux qui ont eu la chance de le côtoyer ; il leur a offert de partager un bout de son chemin, une relation subjective, une connexion personnelle que d’autres, trop nombreux, délaissent sous un vernis social. Aussi y-a-t-il de l’intérêt dans chaque point de vue, unique, étayé et vécu — fut-ce brièvement — auprès de Guy Carcassonne, pourvu qu’il soit bien raconté, fondé sur quelque anecdote. Hasard des choses, mon frère Aurélien m’apprît début 2013 qu’il avait retrouvé notre ancien professeur autour d’un dossier judiciaire — preuve supplémentaire de l’inclination du professeur à ne pas se contenter de sa chaire, à partager ses lumières au-delà de ses ouailles universitaires dont mon frère et moi fumes. Revinrent alors de bons souvenirs mais aussi et surtout des mots et concepts partagés par lui et toujours d’une grande actualité : référendum césaro-papiste (à rappeler à ceux qui croient que cet instrument serait naturellement doté de toutes les vertus démocratiques), non cumul des mandats, exercice de leurs prérogatives par les parlementaires (notamment en matière de contrôle du Gouvernement et de l’administration), «Nouvelles limites du domaine de la loi à raison des normes de rang égal ou supérieur» (le titre de ma furtive thèse entreprise sous sa direction pour tenter de mesurer les marges de manoeuvres de notre Parlement pris en tenailles entre un exécutif envahissant depuis 1958 et une Union européenne normativement expansionniste)… Peu avant l’Université et le droit constitutionnel, j’avais eu la chance de trouver sur mon parcours deux professeurs de lycée qui avait commencé à éveiller ma curiosité pour le monde du savoir, qui m’avait encouragé à comprendre la raison des choses, qui m’avait sans que je le sache alors donné les clés d’une vie passionnante car conduite par un esprit, le mien, devenu pleinement curieux. M. Ponzo, professeur de mathématiques, finit de m’aider à organiser mes raisonnements, déductions et autres pensées. M. Hayes, Américain ayant gardé de ses combats vietnamiens une fêlure rendant sa langue particulièrement vivante à mes yeux, me fit ainsi découvrir les ressorts cachés de l’anglais et, ce faisant, les ressorts cachés de toute langue à laquelle je voudrais bien m’intéresser. Cela n’est peut-être pas évident, mais c’est de la connaissance des langues, par-delà leur seule pratique, que naissent en grande partie ou se renforcent le sens de l’altérité et la capacité à vivre ensemble. La plupart de mes professeurs ont bien évidemment compté dans ce parcours, mais de mon enseignement secondaire je retiens ceux-là, et de mon éducation élémentaire je retiens M. Rouyer, instituteur de CM2 qui passa sa dernière année dans le métier à m’inculquer une rigueur éducative forgée dans les années 50 à coups de règles sur les doigts et d’autres sanctions toujours strictes mais jamais injustes. Bien que la London School of Economics and Political Science, dont la devise me convient parfaitement, constitue indéniablement un des principaux temps forts de mon chemin curieux, c’est Guy Carcassonne qui aura le plus marqué mes années universitaires. Il avait une manière à part de raconter l’histoire de France à travers ses institutions, et l’histoire de celles-ci à travers les nombreuses constitutions qui se sont succédé et les anecdotes des hommes qui les ont rédigées ou animées. L’abbé Grégoire, le texte de la constitution de l’an I qui énonce dans sa déclaration des droits que les “délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis” et qu’en conséquence “nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens”, Talleyrand (et ses nombreux bons mots et vices), Sieyès, le 18 Brumaire, la chambre introuvable, les doctrinaires, la maxime “Se soumettre ou se démettre” et bien d’autres choses encore résonneront encore longtemps en moi grâce à lui. Il m’avait dit, au détour d’une conversation sur ma thèse qui n’avançait pas, tout le plaisir qu’il avait à aller à Saint-Petersbourg. Il y est mort très vite, trop vite, ce qui lui “correspond bien” pour reprendre quelques mots de l’oraison prononcée par Michel Rocard le 3 juin 2013, au cimetière Montmartre, lors des funérailles du dernier de mes professeurs. Je m’appuie sur lui aujourd’hui pour enseigner, comme pour transmettre un peu de tout ce qu’il nous a légué.