AIDEZ NOUS A FINANCER LE TOURNAGE DE NOTRE FILM "L'HOMME AUX FÉTICHES". Documentaire franco-béninois en pays Yorouba sur un guérisseur féticheur

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The project

 

"L'homme aux fétiches"  

 

      un film de Cyrill Noyalet et Alidou Mama Seko

 

Synopsis

 

 Babalaw Awê est un guérisseur / féticheur vivant à la frontière entre le Nigeria et le Bénin. Depuis son petit cabinet de consultation il accueille chaque dimanche de nombreux patients venus chercher remède à telle ou telle maladie, une réponse à une question cruciale, ou un simple avis concernant des problèmes existentiels.

 

Même si l’homme ne demande paiement qu’au vu de la satisfaction de ses patients, il leur faudra tout de même gagner sa confiance ainsi que celle de ses fétiches pour espérer obtenir consultation.

 

A travers le portrait de cet homme c'est tout un monde qui se dévoile à nous. Un univers où se mêle aussi bien ce que le féticheur appelle « le monde de l’invisible » et les problématiques sociales des Yoroubas.

 

 

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Éléments contextuels

 

 

Dans la sous-région Bénin/Togo/Nigeria la religion ancestrale est le vodoun et elle passe forcement par les prêtres Fâ qui sont les seuls autorisés à pratiquer l'oracle (Fâ), à porter les messages des divinités, et eux seuls peuvent transmettre leurs paroles aux patients désireux d’obtenir des réponses.

 

 

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Malgré le développement des religions monothéistes chez les Yoroubas (ainsi qu’au sein d'autres ethnies), on consulte toujours le Fâ avant de prendre une décision quelle qu’elle soit. Chaque prêtre Fâ  possède sa propre méthode divinatoire mais la plus communément utilisée est l'étude des « caurries » : petits coquillages lancés à même le sol et dont la disposition une fois à terre détermine les éléments de réponse aux questions posées.  Le Fâ est composé de 256 signes interprétables qui se recoupent en fonction de la position des  caurries.

 

 

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Babalaw Awê

 

 

 Rares sont ceux qui comme Babalaw Awê pratiquent le Fâ en communiquant directement avec ses statuettes fétiches et plus rares encore sont ceux qui ne font payer leurs patients qu'au résultat, si le résultat est conforme aux prédictions. De ce fait, Babalaw Awê est devenu une personne réputée dans la sous région et il s’est forgé une excellente réputation sans oublié pour autant d'où il venait. Il a choisi de garder un mode de vie agraire, entouré de sa famille et il ne pratique son art divinatoire que le dimanche. En plus de la pratique du Fâ, Awê est également un guérisseur qui possède une grande connaissance des plantes.

 

 

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Le féticheur de part sa verve, sa malice et le mystère qu'il entretient soigneusement autour de sa magie est un personnage totalement à part pour sa communauté. Son implication avec nous dans notre travail promet de belles choses au tournage.

 

 

GENÈSE DU FILM

 

 

Notre projet a commencé il y a quatre ans lors du tournage de l’un de nos précédents films sur le culte vodoun Gèlèdè au Bénin. Pour pouvoir filmer nous devions avoir l’aval des autorités spirituelles et donc faire une consultation Fâ afin d’être autorisé par les dieux pour continuer notre travail. L’un des initiés nous a alors demandé de nous rendre au Nigeria chez son ancien maitre qui se trouvait être Babalaw Awê.

 Bien qu’étant familiers depuis plus de dix ans avec les Bokonons (prêtres Fâ), pénétrer dans ce cabinet de consultations fut pour nous une véritable secousse. Nous nous retrouvions alors devant un grand nombre de statuettes fétiches et la méthode employée par le féticheur sortait de tous les standards que nous avions déjà vu auparavant.

 

 

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Plus tard nous avons appris que la pratique de l’oracle Fâ avec une communication par le biais de statuettes fétiches était la méthode ancestrale employée mais que celle-ci avait tendance à se raréfier au profit du simple lancer de corries (coquillages).

 

 

LES ENJEUX

 

 

Depuis plus de quinze ans avec notre équipe nous réalisons des films sur des pratiques traditionnelles qui tendent à disparaitre ou à se raréfier du fait soit de la modernité (arrivée de l’électricité) ou bien de l’exode rural, du développement inéluctable du tourisme ou encore du désintérêt de la jeunesse pour les traditions. Outre le devoir de mémoire qui nous paraît essentiel, l’Afrique livre un dernier combat qui a déjà été perdu partout ailleurs. Celui de ce que Lévi-Strauss appelait « L’uniformisation culturelle ». En cela le cinéma nous semble être l’outil qui permettra aux prochaines générations de garder une trace d’un monde qui s’évapore…

 

Une autre de nos motivations quant à la réalisation de ce film est le paiement de la consultation au résultat. Cette démarche en dit long sur la sincérité du guérisseur mais c’est aussi ce qui lui a permis d’obtenir une notoriété au delà des frontières Nigérianes.

 

    « L’homme aux fétiches » n’est pas un film qui se donne pour objectif de dévoiler les secrets d’une certaine magie ni d’en débusquer les possibles supercheries. Non, nous voulons plutôt mettre en parallèle ces croyances et la sincérité d’un homme à travers son parcours et sa manière d’appréhender la vie et tout ce qui l’entoure.  

 

Les consultations de Babalaw Ewè permettent de dégager en effet un tableau social assez précis des Yoroubas vivant dans la brousse Nigériane. Une mère qui s'inquiète pour l'avenir de son enfant, un homme qui pense être moins populaire auprès des siens et qui se demande si les divinités lui reprochent quelque chose, une famille qui s’interroge pour savoir s'ils doivent s'agrandir. Chacun joue son avenir à travers le dialogue qui s'instaure entre Babalaw Ewè et ses fétiches.

 

 

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GENÈSE DU PROJET GLOBAL

 

 

Au commencement du projet, j'ai réalisé un film de prévention sur le trafic d’enfants pour l’Unesco en 2005 . A cette occasion j'ai rencontré Alidou Mama Seko, musicien béninois, qui m’a alors aidé à réalisé ce court métrage. Ensemble nous avons réalisé deux films sur le culte Gèlèdè sur une période de dix ans. Alidou Mama Seko fut le personnage principal de mon film "Le secret des iyas" et mon assistant réalisateur sur le film "Paroles de Gèlèdè". Pour ce prochain film nous allons maintenant faire de la co-réalisation afin de travailler ensemble sur cette approche du vodoun.

 

Nous avons réalisé deux repérages et tourné quelques images mais maintenant il est temps de tourner la plus grande partie de nos images accompagné de l'équipe béninoise qui travaille avec nous depuis toutes ces années.

 

 

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Pour l'instant nous n'avons aucune subvention ni pré-achat de chaines et nous cherchons toujours un coproducteur pour nous aider en cela. Toutefois nous savons que le temps nous est compté pour tourner ces images et nous ne pouvons pas faire attendre Babalaw Awê sur plusieurs années.

 

Nous comptons donc sur vous pour nous aider à financer ce projet qui se tournera au mois de janvier 2018. Merci à vous.

 

 

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Why fund it?

Le tournage aura donc lieu durant le mois de janvier 2018.

Nous devrons faire deux jours et demie de voyage pour atteindre la localité de Towè à la frontière Bénin / Nigeria. Nous louerons un fourgon ou un taxi brousse (selon le budget) et nous finirons la route en moto pour atteindre les habitations du féticheur. Le matériel sera acheminé par la voie des motos-remorque (marque chinoise mais je n'ai pas le nom de ces véhicule qui ne dépasse pas les 30 km/h). Nous devrons louer une chambre d’hôtel à Kétou à 50 km pour que Rolynce (traducteur) puissent travailler sur les traductions et pour qu'une partie de notre matériel soit à l’abri de la poussière.

 

 

La collecte de 4500 euros est le minimum avec lequel nous pouvons faire ce tournage. Au départ nous avions budgétisé le tout à 6000 euros.  Dépasser la somme minimum sur la collecte nous permettrait donc de ne pas craindre des imprévus financiers qui pourraient remettre en question le tournage.

 

 

    Billets d'avion : 650 euros aller / retour

                   Régie : Nourriture / Boissons : 1000 euros

                                Essence / Fourgon / Moto : 500 euros

                                Hôtel : 200 euros

                                caisse régie (ustensile) : 200 euros

Salaire de l'équipe : 1000 euros

               Imprévus : 200 euros

                  Matériel : Disques durs + Une nouvelle mixette son  300 euros

 

 

Commission de kisskissbankbank : 450 euros

 

 

 

 

Cyril Noyalet percevra l’intégralité de la collecte” et l'investira intégralement dans le projet

 

 

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Je suis un réalisateur spécialisé dans l’anthropologie partagée et Formé à l'école nationale des métiers de l’image et du son (FEMIS). J'ai fait mes armes en réalisant des films de prévention (utilisés par l’UNICEF et l’atelier FIWE en Afrique) sur le trafic d’enfants au Bénin. Mon film "Le secret des iyas" est le fruit de plusieurs années de travail où... See more

Newest comments

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Bon tournage !
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Super projet ! je languis de voir le film. Bonne chance pour la fin de la collecte et le tournage
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Je crois que le chamanisme a beaucoup à nous dire. Que les esprits soient avec vous.