Le film KAAWAI NA ANA par de jeunes auteurs guyanais

Film collaboratif créé par 4 jeunes auteurs de Guyane et un auteurs réalisateur d'Occitanie sur l'étonnante le levée de deuil des Alukus.

Project visual Le film KAAWAI NA ANA par de jeunes auteurs guyanais
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Le film KAAWAI NA ANA par de jeunes auteurs guyanais

SYNOPSIS Sur le fleuve Maroni en Guyane Française, les Alukus, descendants d’Africains échappés de l’esclavage, célèbrent la cérémonie du PUUBAAKA, la levée de deuil. Dernier adieu des vivants au défunt; les villageois de toutes les générations se rassemblent avec allégresse durant plusieurs jours. Quatre jeunes habitants s'interrogent sur leur place face à l’événement. Vivant chacun de manière singulière ce temps communautaire, ils dévoilent les nécessités et les difficultés de se réapproprier les gestes et les connaissances qui honorent les défunts. LES ALUKUS Loin des images d’Épinal de la Guyane, les Alukus, un des peuples Bushinengués, reste une société méconnue. Ils sont les descendants des noirs-marrons qui ont fui l’esclavage au 17ème siècle pour se réfugier au coeur de l’Amazonie. Leur tradition spirituelle séculaire est encore transmise, mais leur mode de vie s’est transformé très rapidement ces dernières décennies. Un des rites les plus marquants est le Puubaaka, la levée de deuil. Aujourd'hui, les Alukus des communes de l’intérieur sont confrontés à un véritable dilemme concernant leur patrimoine. Les pratiques se dirigent, inexorablement, vers une modification des coutumes transmises, vers une culture mondialisée. Les jeunes s’installent sur le littoral guyanais et dans l'hexagone, en quête d’un avenir professionnel. DEMARCHE En 2014, les membres de la communauté nous ont demandé de documenter le puubaaka du Gran Man Doudou Paul (chef coutumier et spirituel), de là est né ce film. Pour un homme d’une telle importance, le deuil ne touche pas seulement la proche famille, mais plus largement toute une communauté. Cet instant amorce la fin d’une époque, celle vécue par la génération du Gran Man Doudou. L’association Chercheurs d’Autres accède à cette demande et organise dans l’urgence la captation, du 5 au 8 novembre 2015, de cette cérémonie coutumière. L’équipe de tournage était constituée de trois professionnels, quatre jeunes guyanais du Haut-Maroni. Quatre ans après le premier tournage, Nicolas, Mirta, Jeffan, Ignace et René-Claude décident de s’emparer de ces images, de les exploiter, et de les enrichir par un nouveau tournage, pour permettre à un documentaire de voir le jour. Ils travaillent à dérusher les images en juin 2019 à Toulouse à l'Ecole nationale supérieur d'audiovisuel, et projettent de donner leur voix et une direction au futur film Kaawai Na Ana. LE POINT DE VUE DES AUTEURS Nous sommes cinq auteurs qui travaillons depuis maintenant trois années sur l’élaboration de ce film. Nous faisons face à la difficulté et à la richesse d’une écriture collective. Dès le début de la création, il était clair que nous ne voulions pas faire un documentaire de type “ethnologique”. Le processus de deuil et de sa libération se vit à travers un nombre important de rituels. Beaucoup de gestes et de significations nous échappent et nous savons que certains doivent rester secrets. En échangeant sur ces aspects, il est devenu clair que l’important pour nous était de cerner et d’exprimer notre rapport à la cérémonie. Il y avait là, un point de départ qui nous unissait et qui pouvait nous permettre de travailler collectivement et individuellement. 📷 Moi Mirta Tani, Je suis la seule femme du groupe. Cette collaboration me permettra de partager ma culture, mon expérience auprès des jeunes et l'impact de l'image chez eux. J’aimerai montrer l’aspect traditionnel de mon environnement, pour que les jeunes n'en aient pas peur et que la richesse de cet héritage culturel puisse se transmettre et perdurer. L'identité Aluku est forte, mais en danger. Je souhaite que les différents spirituels entre Alukus qui ont pris d’autres directions comme celle de l’église évangélique ne soient plus un clivage culturel et identitaire. J’insiste sur l’importance de la transmission de l’histoire de ma communauté et de ses mythes fondateurs. 📷 Pour moi Ignace Djaba, la réalisation du film Kaawai Na Ana est une occasion de renouer avec la culture de ma communauté dont mes études à Kourou, sur le littoral, m’ont tenu éloigné. J’ai aujourd’hui le désir de valoriser et de faire connaître ma culture en menant une réflexion sur les nouveaux liens entre les différentes générations. 📷 Moi Jeffan Asaiti, Mon oncle maternel m’a initié à la tradition pour laquelle je porte un vrai intérêt. Contrairement à la plupart des jeunes de Papaïchton, la tradition fait partie de ma vie. Dès mes 22 ans je participais à un groupe traditionnel Okoloboshi avec lequel j’ai appris beaucoup de rites traditionnels liés aux guerriers. 📷 Descendant de Noir Marron d’origine Boni et Ndjuka, moi, René-Claude Abianso, j’ai depuis l’âge d’un mois été élevé par ma grand-mère paternelle Jackie Coralie née en 1923. Petit, je l'aidais au quotidien à l’abattis, je la suivais partout. Aujourd’hui je continue à l’aider car c’est une grand-mère âgée de presque 100 ans. Elle a toujours tout mis en place pour que je réussisse mes études et ma vie en général. Cela m’a donné l’envie d’apprendre, de continuer de croire en moi, et d’être autonome. Petit, elle m'amenait dans toutes les cérémonies traditionnelles. Filmer ma grand-mère, garder une trace dans le temps et penser le rituel comme une continuité de mon identité, c’est ce que je veux montrer. 📷 Depuis le départ, pour moi, Nicolas Pradal, ma place est particulière. Mon approche est toujours liée à des histoires relationnelles, à des rencontres qui se tissent et qui se dirigent vers un travail commun. Depuis mon premier film en Australie, j’ai ressenti la nécessité d'être proche des protagonistes de mes films. Cette complicité aboutit à un acte de création commun. Ma démarche personnelle est moins de faire une enquête, que d'impulser une quête. Celle-ci tend à explorer les ressentis, les doutes et les rêves qui se tissent par une thématique commune. Ce documentaire est particulièrement riche pour moi car il m'amène à écrire, à penser, avec quatre jeunes gens ayant un lien singulier avec cet événement. LE CALENDRIER Plan de travail 15 au 29 octobre 2021 : 7 jours de résidence à l’ENSAV à Toulouse 5 jours de tournage, des voix off, et des images/portraits des protagonistes. Prise de vue par Tarek Sami, prise de son par François Desbrosses. Studio Toulouse 2 novembre au 4 décembre 2021: 5 semaines de Montage avec Tarek Sami accompagnée de Nicolas Pradal, Mirta Tani et René-Claude Abienso. Toulouse 6 au 14 Décembre 2021 : Mixage par Clément Toumit. Lussas Étalonnage par Saüm Memeteau. Lussas Affiche par Antoine Garcia 15 décembre 2021 : Prêt à diffuser. LA PROD Chercheurs d'Autres Une antenne en Guyane et l'autre en Occitanie, depuis 2008, l’association Chercheurs d’Autres tisse des liens entre des cultures proches ou lointaines. Nous nous attachons à mettre en lumière le patrimoine culturel immatériel qui dessine les identités et les particularités des peuples au travers de productions documentaires, films et expositions multimédias. Notre credo est d’associer les participants à l’ensemble du processus de création, de réalisation, de diffusion et de médiation interculturelle. DOCUMENTAIRES AU-DELA DE L’OMBRE - Réalisation Nicolas Pradal, Pierre Selvini - Production Chercheurs d’Autres (en développement) KAAWAI NA ANA - Réalisation Nicolas Pradal - Co-production NEOS Films & Chercheurs d’Autres (en développement) ANUKTATOP : La Métamorphose - 102’ - Réalisation Nicolas Pradal et Pierre Selvini Distribution Université Torch Film (New York), 2016, SVOD Soul Definition (Athène), Guide Doc (Barcelone) – 2020 - Lauréat du prix spécial du jury - FIFE - Paris - 2016, Sélectionné en compétition catégorie premier film- IDFA - Amsterdam- 2016 FICTIONS 4 Courts Métrages « HISTOIRE WAYANA, LE TEMPS DES CHANGEMENTS » - 4x15’ - Réalisation Nicolas Pradal; Pierre Selvini, Jonika Aliwawpoe - 2015 - Sélectionné en compétition au Golden Tree - Francfort Avec le soutien de la Direction des Affaires Culturelles de Guyane

Allocation of funds

Le film a déjà reçu le soutien du ministère de la culture, ministère des outre-mer, De la direction des affaires culturelles de Guyane, du Parc amazonien de Guyane,,de la direction régionale de la jeunesse et des sports de Guyane, de la mairie de Maripasoula, Chercheurs d'Autres. Ces partenaires ont permis au film d'avoir une phase de développement qui a donné l'opportunité aux auteurs de se former au documentaire. Ces sommes collectées entre 2017 et 2019 repésentent 37500 euros pour les institutions et plus de 4000 euros de notre fond associatif via les dons de nos donateurs privées. C'est déjà plus de 42000 euros, auxquels il faut rajouter toutes les heures données bénévolement par nos membres. Pour boucler le film il nous faut à minima 20000 euros et cela avec encore des bénévoles. Chercheurs d'Autres s'engage à payer 12000 euros de son fond associtif pour sécuriser le film. Les 8000 euros représentent de quoi payer les salaires, les droits d'auteurs et l'intermittence pour chaque auteur et technicien et permettre une post porduction de qualité. Si nous dépassons les objectifs financer la formation et l'embauche d'un médiateur pour diffuser le film en établissement scolaire. Merci à vous!

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