Zaouia, Coulisses d’une extase : l’univers des confréries Marocaines

Devenez acteur de cette aventure Mystique, en soutenant ce reportage au sein des confréries du Maroc, en lui permettant de continuer !

Project visual Zaouia, Coulisses d’une extase :  l’univers des confréries Marocaines
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03/30/2020
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Zaouia, Coulisses d’une extase : l’univers des confréries Marocaines


Je vous fais déjà une petite présentation ?

Il y a 9 ans, je prends l'initiative de voyager, en solitaire de préférence. Un an plus tard, je commence à photographier mes périples. Depuis, c’est un art de vivre !

Equipée de mes précieux, mes appareils photos et mes objectifs, je pars en voyage et non en vacances ! Car le voyage revêt une double dimension : c’est à la fois une exploration géographique ainsi qu’une prospection intérieure… on grandit, on avance, on transforme !

Ce qui m’anime par dessus tout, c’est la découverte de l’inconnu, l’immersion dans des mondes que je ne soupçonne pas, l’échange avec ce que je ne comprends pas, la rencontre tout court. L’humain. Le partage. J’ai tellement de fois adopté un endroit, une famille, une communauté, à patiemment attendre l’histoire qui m’était destinée ! Et durant ces années à sillonner les pays, j’en ai à la pelle des histoires ! Et pourtant, je ne les ai encore racontées nulle part.

Pour la première fois, j’ai envie de vous livrer celle-ci ! Je veux vous raconter l’histoire de cette rencontre, au Maroc, avec ses confréries. Je veux vous emmener dans les coulisses de cet univers Mystique, haut en couleurs, riche en culture ! Je veux vous parler de tous ses acteurs !

A l’heure où la reconnexion est le mot d'ordre, et le terme chamanisme ne se prononce plus à demi mot, je veux vous parler de ceux qui maitrisent le monde des esprits et transcendent notre réalité.

L’histoire a déjà commencé, et pour écrire la suite, j’ai besoin de vous !!! Je vais vous dire pourquoi, mais avant tout, laissez-moi vous en dire plus sur les détails du projet, et vous expliquer un peu le thème !


ZAOUIA, COULISSES D'UNE EXTASE :

L'UNIVERS DES CONFRERIES MAROCAINES

Une Zaouia kezako ?

La Zaouia est un centre spirituel et religieux, ainsi que le sanctuaire des confréries Soufies

Et le Soufisme alors, c’est quoi ?

Le Soufisme incarne la branche Mystique de l’Islam, où la spiritualité tient une place prépondérante. 

Les Soufis se divisent en confréries, les « Tariqa », « voies » en Français. Chacune possède son propre cheminement initiatique et ses pratiques cultuelles. 

Au delà de l’aspect folklorique qu’on leur connait, les confréries jouent un grand rôle dans la société, qu’il soit politique, social ou thérapeutique

C’est ce dernier aspect que j’ai décidé d’explorer, au gré d’une immersion lors des cérémonies. J’ai tout particulièrement fixé mon objectif sur ce rite hautement mystique qu’est la transe, et qui, s’il apparaît mystérieux aux yeux du profane, s’inscrit pourtant dans une « normalité » chez les soufis.

Le Soufisme a évolué à travers le temps, s’est emprunt de métissage…  jusqu’à croiser, dans certaines régions, le chemin du Maraboutisme.

Loin des grands penseurs Soufis, loin d’un Rûmi, ou d’un Ibn Al Arabi, c’est à la rencontre du Soufisme populaire que je me suis embarquée et dont je vais parler, à travers deux confréries : Les Gnaoua et les Hamadcha !

Mon projet en bref

Un photo reportage au coeur de ces deux confréries, pour toucher de l’objectif leurs mystères et leurs secrets, une incursion dans leurs coulisses.

Je veux vous amener voir à quoi ressemble la vie confrérique et son quotidien, ses rituels de possession, vous montrer les portraits et vous raconter les témoignages de ses différents protagonistes, du Maâlem (Maître de cérémonie) à la voyante-thérapeute, en passant par les troupes de musiciens, les disciples et adeptes. 

Une immersion dans un Maroc tel qu'il n'est pas raconté dans les guides !


Zoom sur la confrérie des Gnaoua

Reconnue pour sa musique, notamment grâce au festival des Gnaoua à Essaouira, et maintenant son entrée dans le patrimoine immatériel de l’UNESCO, la confrérie des Gnaoua, qui puise ses origines en Afrique Subsaharienne, joue un rôle majeur auprès du peuple Marocain pour son rôle thérapeutique.

Adeptes ou simples visiteurs se rendent à la Zaouia durant les Lila, où l’invocation des Jnoun (entités surnaturelles), et les rituels favorisent la possession de certains membres de l’assistance.

Ces cérémonies peuvent également avoir lieu chez les voyantes/thérapeutes, où chez les personnes sollicitants les Gnaoua pour leur guérison.

Selon les croyances, on tient les Jnoun pour responsables des maux habitant une personne, ou même de ses déboires. La thérapie encouragera la possession, de manière à créer une alliance entre le Djinn (Singulier de Jnoun) et le patient, et aidera à formuler les souhaits du Djinn (sacrifices etc).

La musique jouée par les Gnaoua dans ce contexte sacré diffère sous bien des formes de celle jouée dans le contexte folklorique, notamment en raison de l’implication du Guembri.

Cet instrument en bois à 3 cordes, recouvert d’une peau de dromadaire, est joué par le Maâlem (le maître), et les accords joués correspondent à des couleurs, correspondant elles-mêmes à des catégories de Djinn (7 couleurs seront jouées dans un ordre bien précis).

Le Maâlem est accompagné de sa troupe de Koyos et leurs crotales (« castagnettes » métalliques). La première partie, proche du divertissement, est animée par les danses et acrobaties des Koyos, S’ensuit une phase sacrée au cours de laquelle ils feront claquer les crotales à l’unisson selon un rythme précis dicté par le Guembri.

Certains éléments sont également indispensables à cette partie sacrée, comme les fumigations (Jaouis de différentes couleurs), offrandes de nourriture, foulards de couleurs qui couvriront la tête durant les « danses » de possession, cabas multicolores et autres objets rituels.

En amont de cette partie sacrée, un long cortège suivi par la foule défilera dans la médina, avec à sa tête l’animal à sacrifier, au rythme de la musique et des incantations.

 

Zoom sur la confrérie des Hamadcha

Les origines des Hamadcha diffèrent de celles des Gnaoua, puisque leur Saint et fondateur de la confrérie, Sidi Ali Ben Hamdouch, mena sa vie d’ascète au mont Zerhoun, dans la région de Meknes.

Selon les régions, les Hamadcha auront un rôle plus ou moins thérapeutique, et l’invocation des Esprits sera bien moins présente que chez les Gnaoua. En revanche, la transe est présente durant la troisième phase de leurs rituels. La première est une récitation de prières, le Hizb, la deuxième chantée correspond au Dhikr, et la troisième, la Hadra, est uniquement instrumentale. C’est ici, au son de la Ghaïta (hautbois) et du Harraz (tambour en poterie), que les transes surviennent, chez les membres de l’assistance, ou même chez certains musiciens. Certains comportements d’automutilation dans les transes peuvent s’observer chez les Hamadcha. D’après les légendes, ces pratiques  remonteraient au Saint fondateur de la confrérie, ou au disciple de ce dernier, Sidi Ahmed Dghoughi. Quoi qu’il en soit, ces manifestations sont l’occasion d’un « spectacle » des plus étonnants.


Comment tout a commencé ?

Immersion initiatique

Il y a un an j’entreprenais mon premier voyage au Maroc… et depuis, 3 autres ont suivi…

Zaouia, Moussem, Lila, Maâlem, des mots qui m’étaient encore inconnus, et pourtant, le sujet m’était familier : Au cours de multiples voyages, j’ai été sensibilisée à ce phénomène encore mystérieux, à cet univers spirituel particulier. D’abord en Inde, puis à Cuba, transes et cérémonies de possession se déroulent sous mes yeux, sans que je puisse vraiment en comprendre la portée. Ce n’est donc pas un hasard que je décide au Maroc de m’intéresser de plus près à ce qui s’imposait de nouveau.

Mon premier séjour se déroule à Essaouira, au cours du mois de Chaâbane, le mois qui précède le Ramadan, qui est aussi la période la plus propice aux célébrations au sein des différentes confréries.

Alors que je photographiais les Fantasia, dans un contexte folklorique, un heureux enchainement m'emmène à rencontrer les musiciens de la confrérie des Hamadcha, puis ensuite les membres de la confrérie des Gnaoua d'Essaouira ! 

De nouveau, la porte de cet univers mystique s'ouvre à moi, avec ses pratiques cultuelles et ses rites de possession !

Le temps passé avec les membres des confréries a favorisé mon accès en tant que photographe, dans ce contexte sacré où l’objectif n’est pas forcément bienvenu !

Je veux en savoir plus

Piquée au vif et curieuse d’en apprendre davantage, je décide d’entreprendre d’autres voyages qui seront autant d’explorations au cours desquels, objectif en main, je m’attèle à une véritable dissection du phénomène. Ce sera d’abord pour le Moussem des Hamadcha à Essaouira, puis à Meknès et Sidi Ali Ben Hamdouch pour la semaine suivant le Mawlid (anniversaire du prophète Mohamed), également propice aux pèlerinages. 

De Meknès à Essaouira

Et pour le dernier voyage en date, c’est en voiture que je me suis rendue au Maroc ! Ma Renault Mégane dorée, ce qui était déjà un challenge en soi… Et de Meknes à Essaouira, j’ai pu explorer les coins les plus retranchés du pays, et ramener des images précieuses de ce road trip et ses rencontres ! Elle m’a aussi été d’une grande utilité pour transporter tout le matériel nécessaire à la poursuite du projet : Fonds pour les portraits, flashs studio etc. Et tout est là bas, qui n’attend que la suite de l’histoire !

Concrètement, j’en suis où ?

Le sujet me passionne, donc évidement mon retour en France est rythmé par les lectures,  le tri de mes séries d’images existantes, et surtout les rencontres enrichissantes avec ces personnes qui ont été inspirées par ce sujet, et en ont écrit des récits exceptionnels !

Ma voiture (absolument fantastique je le répète) m’attend à Essaouira, ainsi que le studio mobile qui ne demande qu’à être monté et présenter les portraits !

Et maintenant, qu’est ce qu’on fait ?

On retourne au Maroc !

J’entreprends un nouveau voyage afin d'être présente à Essaouira pour le mois de Chaâbane. Ça, c'est ce qui était prévu avant le confinement dû au coronavirus ! Le mois de Châabane se déroule en ce moment même au Maroc, en confinement également, et les regroupements, les rituels sont annulés... l'organisation va être modifiée, mais il me faudra un peu plus de visibilité pour le plan B ! Peut être en 2 temps, peut être l'an prochain à la même période !

En terme d’images, l’objectif est de recueillir de nouvelles perspectives de la transe chez les adeptes, de réaliser des portraits des Maâlmin et autres membres des confréries dans leurs tenues traditionnelles. Mais c’est aussi l’occasion de documenter l’univers qui gravite autour de ces rassemblements mystiques populaires où le sacré côtoie le merveilleux. Il sera temps aussi d'explorer la dimension féminine, avec ses Voyantes-Thérapeutes !

Le grand challenge sera une immersion encore plus intimiste dans les rituels se déroulant à domicile (ce qui impliquera des déplacements dans les villages où ils sont commandés. Les liens de confiance tissés avec les membres des confréries sont une aubaine pour prolonger l’exploration !

 

 

Les acteurs de ce projet :

  • Déjà c’est bibi à la photo, avec mon boitier Fuji ! Un hybride, il n'y a pas mieux pour une immersion discrète (discrète mais pas secrète, les images ne sont pas volées) !
  • Il y a aussi mon amie Fatima Halaoui ! Ce sont ses histoires exaltantes qui m’ont inspirées ce projet ! Présente lors de chacun de mes déplacements au Maroc, sa connaissance de la culture et de la langue et leurs subtilités, sa belle plume, sa grande sensibilité artistique et surtout ses traductions précises me sont indispensables ! 
  • Abdelmalek BenHammou, membre de la confrérie des Hamadcha, musicien, qui a rédigé des textes de références sur les confréries. Il est mon relai au Maroc, et mon informateur fiable. Dates et lieux des rituels, Mr BenHammou est nettement plus efficace que google !
  • Et puis je bénéficie d’une aide précieuse de Pascal Amel (l’un des fondateurs du festival des Gnaoua à Essaouira) et Yacine Ben Ali avec leur studio d’enregistrement « Planet Essaouira », Ahmed Harrouz, acteur associatif à Essaouira (et surtout artiste et philosophe), du Maâlem Mokhtar Gania, et de la coopération des membres des confréries Gnaoua et Hamadcha.
  • Son, lumière et costumes ce sera moi aussi… n’oublions pas que c’est une petite production Niçoise !

 

Toujours plus de questions pour M. Benhammou, merci à lui pour ses réponses !

Vous êtes curieux d'en voir plus ?

Suivez-moi sur les réseaux sociaux ! Grâce à Instagram ou à Facebook, tout au long de ce mois à Essaouira, vous voyagerez un peu avec moi ! Je partagerai l'avancée du reportage, mais surtout les anecdotes, les rencontres, les portraits, les moments importants et les moments insolites !

Ensuite, chaque participant recevra un ebook, la version numérique de la présentation du projet, qui retracera ces mois d'immersion dans cet univers !  Ce dossier servira de support afin de démarcher la presse, les festivals etc. Et qui sait, ce sera peut être une porte vers une autre aventure…

Et pour tout ça, j'ai besoin de vous !!!


Explicatif des contreparties 

Pour tous ceux qui ont envie de me soutenir dans ce projet, j'ai choisi des contreparties grâce auxquelles je pourrai partager mes photos avec vous !

  • Le ebook de présentation du projet vous sera envoyé en PDF par mail, une fois son montage terminé, courant 2020. Il sera le compte rendu en images et en textes de ce projet finalisé.
  • Les tirages argentiques sont issus de photos réalisées au Maroc lors de mes voyages. Ils sont tirés par mes soins, en laboratoire, avec ma petite lumière rouge, en format carte postale. Ils seront prêts à être envoyés au mois de juin. Je prendrai contact avec vous à la fin de la collecte de manière à recueillir vos choix de photos. Celles présentées plus bas donnent un aperçu, et j'enverrai à chacun un fichier par mail, qui permettra une meilleures visibilité des images.
  • Les tirages numériques sont aussi issus de mes voyages dans le pays, et sont imprimés en Fine Art.  Ils seront également prêts à être envoyés au mois de juin. Voici plus bas la liste de la sélection parmi laquelle vous choisissez votre tirage. Il suffira de me faire parvenir votre choix !
  • Les goodies, c’est une surprise que je chinerai au gré des balades dans la médina :) 
  • La séance portrait devra se dérouler dans le 06, sur rdv, avant octobre 2020, ou entre Essaouira et Marrakech en Avril 2020.

Voici le choix des photos destinées au tirage Fine Art :

Allocation of funds

1er palier de 2000 euros : 

Grâce à vous le projet continue, dans des conditions sommaires mais ça continue ! Un mois d’immersion dans l’univers des confréries, avec le soutien à temps partiel de Fatima, et la possibilité d’un petite geste généreux envers les confréries qui m’ouvrent leurs portes.

Et je fabrique les contreparties commandées à mon retour !

2ème palier de 3000 euros

Le confinement dû au Coronavirus ayant changé le cours des évènements, il est possible que j'aie à envisager un second séjour au Maroc pour un complément d'images, et une plus courte durée, car les rituels ont lieu à des moments bien précis de l'année, et pour des durées plus ou moins longues ! 

3ème palier de 3800 euros

Ce supplément sera investi dans l'exposition, où je pourrai vous présenter cette série de vive voix ! Ce palier atteint permettra une exposition sommaire mais sympa, et s'il est dépassé, elle prendra plus d'ampleur, grâce à vous !

 

Mille mercis à tous pour l’intérêt que vous portez à mon projet ! Merci à tous ceux qui m'ont toujours soutenue, et merci à ceux qui prennent part à l'aventure ! 

Thé à la menthe à votre santé !!!

 

 

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