Cie Ophélia Théâtre

Le film est tourné avec les comédiens du groupe « Mange-cafard », groupe atypique composé de personnes aux situations sociales diverses, parfois en situation de rupture ou de marginalisation sociale, avec des personnalités souvent atypiques et des expériences de vie peu communes. S’expriment de chacun une force dans la fragilité et la différence, une poésie, une intensité de vie qui rayonne et crève l’écran dans les regards et dans les corps. Il y a ce qu’on appelle généralement des « gueules » parmi eux. Le groupe « Mange Cafard » est né du théâtre.7 pièces ont été ainsi créés et jouées en Europe, toutes montées par le metteur en scène Laurent Poncelet à l’origine du groupe (voir ci-après). Toutes ces expériences théâtrales hors norme aux exigences professionnelles en tournée dans les théâtres ont transformé les vies des acteurs les plus isolés et marginalisés socialement. Aujourd’hui, le travail se déplace face à une caméra comme a pu le faire récemment Vincent Macaigne en s’appuyant sur les énergies collectives et individuelles. Dans une démarche proche des frères Dardenne ou de Bruno Dumont, Laurent Poncelet travaille ainsi pour ce projet avec des non professionnels qui ont des personnalités, une histoire particulière, quelque chose de fort à exprimer, à raconter sur le plateau ou devant une caméra. Son travail tout en énergie s’appuie essentiellement sur les corps. Qu’elles soient menées en France ou à l’étranger, avec des artistes des favelas du Brésil, des jeunes chômeurs d’Albanie ou des quartiers défavorisés du Maroc, ses créations parlent et interrogent notre monde et notamment ses périphéries. Par la poésie des personnages, l’humanité qui s’en dégage, il fait ainsi parler les plus marginalisés et oubliés de nos sociétés en France et ailleurs dans le monde. L’enjeu est que le public en sorte transformé et bousculé. Il a fondé et dirige également le FITA Rhône-Alpes (Festival International de Théâtre Action) organisé en biennale par la compagnie. Ce festival accueille une quinzaine de spectacles internationaux durant 3 semaines dans une trentaine de lieux en Isère et Rhône-Alpes et cherche à faire vivre le théâtre au cœur de la cité, à toucher tous les habitants, à rapprocher théâtre et population à travers des créations aux thématiques sociales ou politiques. De plus en plus, son travail se dirige vers l'image avec la réalisation de plusieurs films - "Chemins de vie" (2014, en cours de réalisation) - "Portraits d'avenir" (co-réalisation avec Tomas Bozzato 2013) - "Magie Noire ou la Vie en Corps" (co-réalisation avec Martin de la Laubie 2012) - "Une culture de résistance " (2007) - "Dans 5 minutes il va pleuvoir" (2008) .