JAHPSY

Paris, France

Jah Prince est un artiste complet : auteur, compositeur, interprète, musicien et leader du groupe « Jah Prince and the prophets ». Jah Prince est l’un des pionniers de la scène reggae made in Africa. A l’âge de 12 ans, il quitte la Côte d’Ivoire pour la France, il rejoint alors son père expert-comptable pour Citroën. Il grandit à Aulnay-Sous-Bois mais, à 21 ans, il plaque ses études en génie civil pour la musique et entreprend le trajet retour : back to Zion ! C'est en 1981 après la mort de Bob Marley et sous son influence évidente qu'il monte son premier groupe" Center of Fire ". Guitariste, il n'a aucun mal à composer ses premiers morceaux et à poser sa voix dessus puisqu'il a étudié très jeune le chant avec son père. Jah Prince a choisi le reggae afin de véhiculer « un message pour la paix des nations ». Ses textes, il les écrit pour qu'enfin « l'Afrique se libère de ses chaînes et pour que cesse toute forme d'oppression ». Habile au football sur le terrain avec les jeunes du quartier et ouvert au peuple lorsqu’il vend au marché de Niangon (Abidjan) des plantes médicinales dont sa grand-mère a le secret, Jah Prince est Papus 1er, le vieux père du peuple, l’homme aux mille tribulations, le borrow man du ghetto. Il se distingue alors dans des concerts comme Tambo 93, le Rocking Marlboro de Korhogo, avec Tiken Jah en première partie, et joue sur la scène du festival Rock de Cocody où il triomphe en 95 avec le groupe “Ying ô yang”. Il participe également en vedette au mémorial de Bob à Treichville à la ITACI. En 1998, il entreprend la production de son premier album " First Mystic Revelation in the Roots " en Côte d'Ivoire puis au studio Kos & Co à Paris. En août 2003 après 5 années de travail, il nous apporte un nouveau message d'amour et continue à défier l'injustice dans son deuxième album " Prisonniers de Babylone " enregistré en live, sous le nom de Jah Prince and The Prophets, une grande famille de 7 à 12 musiciens (chants, guitares, basse, batterie, clavier, percussion, cuivres) qui s'est produite dans bon nombre de salles et festivals en Europe. En 2010, Jah Prince prépare des projets pour l’Afrique : avec son association Jahps, il veut construire une école de musique, monter un festival et donner une série de concerts pour réconcilier une Côte d’Ivoire déchirée par des intérêts politico-économiques. A cet effet il emmène avec lui du matériel de musique et une production de 3 000 CDs de l’album « Prisonniers de Babylone ». La guerre éclate. Les douaniers ne protègent pas les effets de Jah Prince au port d’Abidjan, au contraire, les instruments et les 3 000 CDs sont pillés. Jah Prince dénonce alors dans la presse locale « un piratage d’Etat ». Son franc parlé est peu apprécié du régime : après une arrestation arbitraire, le 21 novembre 2012, Jah Prince se voit infliger une peine de prison d’un an et de cinq années d’interdiction du territoire ivoirien pour consommation de cannabis. En tant que père de famille et artiste, Jah Prince souhaite malgré tout ne pas regardé en arrière mais continuer à réaliser ses projets économiques et artistiques. Il souhaite être un acteur majeur de la réconciliation des peuples à travers son travail de chanteur compositeur.

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