L'étoffe des rêves

Odile Burley voit le jour en Bretagne parmi les vents turbulents et les landes mystérieuses. Elle commence le théâtre à l’âge de 15 ans au Conservatoire de Région de Rennes avec Guy Parigot et Robert Angebaud, et participe, en 1984, à la création du Théâtre de l’Embarcadère. Elle joue dans La casa Nova mise en scène Robert Angebaud au Théâtre de la Parcheminerie, puis dans L’homme aux semelles de vent de Michel Le Bris, mise en scène Pierre Spadoni au Festival des Tombées de la nuit. En 1986 elle part à Paris et continue de se former au Studio 34 auprès de Claude Mathieu. Puis Odile poursuit sa carrière de comédienne avec Crime et Châtiments au Théâtre de Boulogne Billancourt puis Avec Bernard Loti au Théâtre de l’Instant où elle jouera dans deux pièces de Molière au Théâtre de la Parcheminerie, au Théâtre National de Bretagne puis au Quartz, à Brest. Elle joue avec Eric Vigner dans La Maison d’Os, Le jeune homme, Brancusi contre Etats-Unis à Avignon puis au Centre Dramatique de Lorient. Puis ses interrogations artistiques l’amènent à travailler deux années sur le clown avec Dominique Chevalier. Un spectacle se crée : Encore heureux. À partir du clown où elle découvre avec bonheur la relation directe avec le public, son chemin artistique l’amène au conte, « l’art de la relation par excellence ». Avec le conteur Hamadi, puis Claudine Aerts et enfin Henri Gougaud, Odile se forme et découvre le vaste océan des contes et de ses versions, s’initiant bientôt à l’écriture de ses propres versions, à partir de contes traditionnels. En tant que conteuse elle sillonne les festivals et y interprète Les Métamorphoses de l’amour, Les yeux plus gros que le ventre, La femme du loup gris… En 2011 elle crée la compagnie L’Etoffe des rêves dont le premier spectacle, L’Odyssée, se joue (entre autres) au festival Premiers Pas à la Cartoucherie. Puis elle crée Cache-Cache, un spectacle musical avec la violoncelliste Elisabeth Urlic, qui se joue au printemps 2013 à l’Aktéon Théâtre à Paris. Archibald, le fou de Shakespeare sera sa troisième création. Ariane Bégoin fait toute sa scolarité dans une école bilingue où elle découvre le théâtre, grâce à l’anglais, dès l’âge de 11 ans. Après une licence d’anglais et une maîtrise de lettres modernes option arts du spectacle à Paris X (où elle reçoit entre autres l’enseignement de Jean-Michel Déprats sur Shakespeare), elle se forme comme comédienne à l’École Claude Mathieu dont elle sort en 1997. En 1999 elle traduit La Tragédie de Macbeth de Shakespeare pour Alexandre Zloto et sa troupe le TAFThéâtre, puis c’est pour Hélène Cinque qu’elle traduit et adapte Peines d’Amour Perdues et Cymbeline, toutes deux publiées chez ALNA à l’occasion de la reprise de la seconde en 2012. Puis c’est au tour de La Tempête qu’elle traduit et co-adapte pour une création de Ned Grujic et Rafael Bianciotto. Lorsqu’en 2013 Odile Burley lui fait part de son désir d’écriture (et qu’elle la sollicite pour la mise en scène du spectacle), Ariane Bégoin se propose de traduire tous les extraits des pièces de Shakespeare qu’elle souhaitera voir figurer dans sa pièce, Archibald, le Fou de Shakespeare. Côté mise en scène, Ariane commence dès l’école de théâtre avec une adaptation de L’Écume des Jours de Boris Vian en 1997, et dès l’université où elle dirige ses camarades dans une pièce qu’elle écrit lors d’un atelier avec Serge Kribus, Prométhée-moi la vie ou appelez-moi Pedro ! En 1998 elle monte La Nuit juste avant les forêts de Bernard Marie Koltès pour l’inauguration du Théâtre BMK de l’université Paris X Nanterre et met en scène la Double Inconstance de Marivaux qui sera joué par la compagnie AFTP en France et en Angleterre en 1999. Ensuite elle se consacrera à son métier de comédienne et, dès 2008, de pédagogue à l’École Claude Mathieu, avant de revenir aujourd’hui à la mise en scène avec Archibald, le Fou de Shakespeare.