Marine Dricot & Gaspard Ryelandt

Marine Dricot est née le 16 avril 1988 à Liège (Belgique) Fille cadette d'un père moniteur national de plongée sous-marine et d'une mère institutrice maternelle. Elle grandit dans le New-Gervais de Liège. Fascinée par l’image et les séries américaines pour adolescents, elle décide à l’âge de 14 ans de s’initier à la photographie en rentrant à l’Institut St-Luc de Liège. En attendant d'être un jour cinéaste, comme "Dawson". Trainant de bars en bars avec sa bande de copains au centre ville. Elle est très vite initiée à la photographie et au cinéma underground, à l'alcool, la drogue et à l'amour sans lendemain. Elle s'adonne alors à témoigner par une image sale de son entourage. De plus en plus convaincue par le rôle de rapprochement social qu’exerce la photographie, elle consacrera son travail de fin d’études sur ses relations tissées avec ses copains ainsi qu’avec sa mère qu’elle suivra ainsi pendant une année. Après avoir coupé les cheveux de son professeur de façon assez réussie lors de la remise des bulletins de Pâques, elle obtient son diplôme en juin 2007 avec la plus grande distinction. Elle décide alors d'être une photographe. En septembre 2007, elle rentre à l’E.N.A.V de la Cambre (Bruxelles) où elle étudie la photographie pendant un an. Elle y apprend que la photographie n'a rien de simple. Qu'il n'est pas utile de trop photographier. Que les images sourdes et épurées sont souvent les mieux vendues. Elle décide alors de dire au revoir à sa jeunesse et de rentrer dans le monde des adultes. Elle commence à prendre de la distance avec ses sujets, à faire des associations d'images sans rapport entres-elles, à ne plus présenter qu'une seule image par exposition, mise en rapport à des essais sur la photographie contemporaine. Et à lire énormément. Elle commence à participer à des concours de photographie. Comme elle est encore très jeune et que personne ne comprend ce qu'elle dit, le monde de la photographie contemporaine Belge crie au talent. Elle devient lauréate du concours « Emerging talents from belgian schools of photography 2008 » ainsi que du concours "En quête de belgitude" organisé par le Vif l'Express. Ses photographies sont projetées aux Troisièmes Rencontres Photographiques (bruxelles),et à l’Open Screen Photography (Bruxelles). Les journalistes commencent à lui poser beaucoup de questions sur le propos de son travail. Etant plutôt bien roulée, tout fini toujours par bien se passer. Mais ayant peur de tomber un jour sur un bon journaliste, elle décide de se lancer dans des activités plus concrètes pendant un moment… Le temps que le succès passe. Elle devient photographe de plateau pour les films "La balançoire" de Christophe Hermans et "Mal de mère" de Christophe Istace. En 2010, elle collabore avec le collectif de photojournaliste « Nadaar ». C’est un projet documentaire de longue haleine sur Bruxelles et ses habitants qui a donné naissance au livre Facing Brussels (aux éditions BAI), à une exposition au musée BELvue (Bruxelles) et au Flanders center (Osaka - Japon). A 25 ans, alors mitigée entre le reportage et la mode de la photographie contemporaine. Elle décide de travailler seule sur les héros ratés, et la trace de l'influence du foisonnement des images qui nous entourent, de leur prolifération autonome dans la mémoire, et leur impact sur la perception du souvenir avant même d'avoir été vécu. Un travail sombre et sourd qui essaye de raconter quelque chose tout en restant à la mode. Ce travail vient d’être projeté aux « Boutographies 2013 » de Montpellier, France. Elle est exposée au Palais Provincial de Liège, à la galerie « Les Chiroux » (Liège), à la 4e Biennale de photographie dans le Condroz (Marchin), à la « BIP 2010 » 7e Biennale internationale de photographie de Liège, à la galerie "le carré d'art" (Rennes, France), à l’événement « Genthof 2012/wonderful world » (Brugge), à la galerie « Satellite » (Liège), et à la "44 Gallery" (Brugge). Elle anime régulièrement des ateliers photo avec des enfants, ou des gens normaux. Ses photographies sont publiées dans le View Photography Magazine, De morgen, De standaard, le Vif l’Express, Paris Match, Knack, Réponse-photo, axelle, L’Art même, ainsi que sur le site «soyons.net». Elle est l'une des 10 photographes présentée dans le magazine « .tiff » 2013, publication annuelle du musée de la photographie d'Anvers sur la jeune photographie belge. En octobre 2013, elle a exposé son dernier travail au musée OCT de Shenzhen (China) lors d'une exposition collective sur la jeune photographie belge et chinoise. Elle a tenté d'y trouver de la bonne poutine et du bon vol-au-vent, les deux plats emblématiques chinois. Elle réalise, en aout 2013, avec Gaspard Ryelandt, le clip "Ritualistic" des "Robbing millions", sélectionné pour la compétition clip du festival international du film francophone de Namur en octobre 2013. Leur deuxième clip "Tenshinhan", toujours pour les "Robbing millions" est sorti le 30 septembre 2013. Elle est représentée par "44 GALLERY", Bruges. .................................................................................................................................... Gaspard Ryelandt est né en 1987 à Bruxelles. Il fait des études de bande dessinée à l’école supérieure de Saint-Luc puis participe à différents collectifs de l’employé du Moi ainsi qu’au site grandpapier.org. Il édite son premier livre "Eclosion" en 2012 aux éditions de l'employé du Moi. En 2013 il se met à la musique avec son groupe Robbing Millions. Ils ont déjà joué à Dour, aux Ardentes, à Deep in the Woods, au Botanique, à l'Ancienne Belgique. Ils ont fait la première partie de Girls in Hawaii au Cirque Royal en novembre dernier. Ils obtiennent une résidence d'artiste à l'Ancienne Belgique et au Botanique pour l'année 2013.