Maura Guerrera

MAURA GUERRERA Création Sicile/Bretagne: Maura GUERRERA est née à Messina, dans la partie nord-orientale de la Sicile. Elle a eu la chance de se familiariser avec la culture musicale populaire sicilienne, dès 1996, grâce à sa rencontre avec des musiciens porteurs de la tradition de musique agro-pastorale de la région des Monts Peloritani, près de Messina. Elle découvre (grâce à Don Nino Sergio, joueur de double flûte et de flûte de roseau ‘friscalettu’, Pietro MORABITO, joueur et facteur de tambourin sicilien et de ‘zampogna’, Felice Currò, joueur et facteur de tambourin sicilien et de ‘marranzano’, Salvatore VINCI, excellent joueur de ‘zampogna a paro Messinese’, Turiddu CORRAO, chanteur, et bien d’autres) un répertoire et un monde très précieux qui est en train de disparaître. Maura a été guidée dans sa recherche par Fabio TRICOMI, excellent musicien et connaisseur de la musique traditionnelle sicilienne. Avec lui, elle a commencé l’apprentissage de la technique du tambourin sicilien, instrument traditionnellement réservé aux femmes. Puis elle a continué l’apprentissage avec Pietro MORABITO et a aussi étudié la technique du chant avec Germana Giannini, du Centre Art et Culture de la Voix, et ‘Les Modes du Chant Paysan’ avec Giovanna MARINI, à l’école de Musique Testaccio de Roma. Depuis 1996, elle apprend la musique traditionnelle au contact des porteurs de la tradition de musique agro-pastorale de la région des Monts Peloritani et à travers le travail des musicologues siciliens. De 1999 à 2006, elle a collaboré, en Italie et à l’étranger, avec plusieurs artistes et groupes : Lino Cannavacciulo et Peppe Barra, Mimmo MAGLIONICO et l’ensemble Pietrarsa, La Mescla, Qasim Odal. Depuis 2007, elle vit à Rome où elle a élaboré des spectacles de musique traditionnelle sicilienne : chants d’amour, berceuses, chants de Pâques, chants de travail, avec la collaboration de : Pietro CERNUTO, Josè MOBILIA, Daniele DEL MONACO, Stefano COGOLO, Valerio RODELLI, Felice ZACCHEO. Elle collabore aussi avec Margherita BADALÀ, danse-thérapeute, dans le cadre de stages et concerts centrés sur la danse de tradition agro-pastorale des Monts Peloritani. Depuis 2011, elle collabore avec Giancarlo PARISI et Katia PESTO au projet «Canti e Incanti de Sicilia», ou les chants de la tradition populaire populaire et les sonorités des instruments de Sicille (en particulier la «Zampogna a paro» et le tambourin) s’alternent et se frottent a l’univers du jazz et au monde sonore contemporain, avec l’emploi du piano préparé qui devient harmonie et percussion. GURVANT LE GAC Né en 1976, Gurvant LE GAC fréquente les Festoù Noz depuis sa plus tendre enfance. A 16 ans il débute la flûte traversière en bois et est formé tour à tour par Jean Michel VEILLON (pionnier de cette instrument en musique bretonne), Jean Luc THOMAS (hastan, kej, dibenn) et Yannig ALLORY (carré manchot). Il fonde alors le groupe Zaïda avec lequel il anime de nombreux festoù noz et concerts, en Bretagne et à l’étranger. Dès l’an 2000 avec la création du groupe Djalamichto, il aborde les musiques roumaines, bulgares, et joue aux Rencontres internationales de la clarinette populaire de Glomel. Il crée en 2005 le groupe Chega au sein duquel il compose la majorité du répertoire qui mélange musiques orientales et electroniques. Remarqué par Erik MARCHAND, Gurvant participe à la Kreiz Breizh Akademi (Izhpenn12). Il accompagne également le chanteur dans une rencontre entre musiciens bretons, musiciens bosniaques et serbes au festival de la paix et de l’amitié à Gorazde (Bosnie) en août 2007. En août 2008, Erik marchand l’invite avec Bruno Saadna et Thierry Robin au sein des Balkaniks : une formation qui regroupe virtuoses bretons (Jacky Molard , Gabi Kerdoncuf), turques (Hasan Yarim Dounia), tziganes du Banat roumain(Costica Olan) et serbes (Viorel Tajkuna). Gurvant est un pillier du groupe Bayati. Compositeur de la grande majorité des morceaux du répertoire, il est aussi un improvisateur d’exception inspiré tant par John Coltrane que par les joueurs de banshuri indiens (Chaurasia), ou les grands clarinettistes turcs (Hasan Yarimdunia). YANN LE CORRE « De patience en perdition, Yann LE CORRE dompte les notes de son accordéon à la force du soufflet.Il explore, comme d’autres pianistes a bretelles de sa génération un « accordéonisme » virtuose et décomplexé loin du boléro à paillettes, des perruques oranges et autre caravanes du tour...» Accordéoniste, compositeur, Yann LE CORRE, est né dans une famille bretonne de musiciens traditionnels. Mais, non content de s’en satisfaire le jeune accordéoniste, du haut de ses 11 printemps, s’influence à l’écoute de nombreux styles musicaux qu’ils soient jazz, classique ou « du monde ». Plus tard c’est ça rencontre avec l’accordéoniste virtuose Daniel MILLE, alors qu’il usait ses fonds de soufflet sur les bancs de l’école Arpège à Paris, que se confirme sa volonté d’associer la musique bretonne au jazz par l’improvisation et l’harmonie. Lauréat de nombreux prix et concours (prix Paul Le Flem, Kan Ar Bobl, Prix Albert Milbeau...), Yann continue néanmoins aujourd’hui de se perfectionner auprès de Jean Appere à Brest. En quinze ans de scènes, de festoù-noz en festivals, il a su développer son univers musical, notamment dans le groupe KARMA (fusion celtique) dont il fut le créateur et l’inextinguible agitateur, mais aussi au contact de nombreux artistes tels que Patrick MOLARD, Jean Louis LE VALLEGANT (« Les Confidences Sonores »), Frédérique Lory, Fred Boudineau (Fred COMBO), Erik MARCHAND (KBA-Elektridal)... GAETAN SANSOM Gaëtan SAMSON (Percussions)est un musicien aux expériences multiples. D’abord percussionniste et chanteur au sein du groupe rock « Hocus le Grand », il se produit sur plus de 200 scènes entre 1997 et 2004, comme le festival de la Villette à Paris, les Transmusicales de Rennes, le Printemps de Bourges, ou les Jeunes Charrues à Carhaix. Il se consacre aussi à l’étude des percussions africaines, puis aux percussions orientales qu’il commence à travailler en 2000 avec Khalid Cohen (derbouka). Il travaille aussi en autodidacte le bendhir, le daf, le riq et le zarb jusqu’en 2006, ou il part étudier le zarb en Iran auprès du maitre Hamid Ghanbari à Téhéran. Ce voyage le pousse à visiter l’Égypte et la Turquie, ou il retourne régulièrement pour perfectionner son approche du riq, du daf et de la derbouka. Depuis 2009, Gaëtan travaille le zarb sous la tutelle de Keyvan CHEMIRANI. Travailleur acharné, il est vite invité à rejoindre plusieurs formations comme Serefe (musique et chants de Turquie), Safar (musique du moyen orient), Zahra (trio saz/percussions/danse), Hidjab (danse contemporaine orientale), Madhar (oriental groove), Aremonirikistan (jazz oriental), Bayati(musique orientale et bretonne), ainsi qu’Izhpenn12 ou il découvre la musique bretonne, et la richesse des possibilités rythmiques qu’elle offre. TIMOTHEE LE BOUR Né en 1988, Timothée Le Bour fréquente les Festoù Noz depuis son plus jeune âge. A 8 ans, son apprentissage musical démarre par l’accordéon diatonique avec son oncle, Daniel Le Féon, qui lui enseigne la musique traditionnelle bretonne. Il poursuit, dans ce domaine, avec le saxophone qu’il apprend en autodidacte. Ses expériences en musique traditionnelle se succèdent : on pense notamment au groupe «Mosso» avec lequel il remporte le concours Interlycée en 2003, ou encore le trophée du Kan ar Bobl en 2004 avec le duo «Le Bour - Le Gallic». Depuis 2006, toujours dans ce registre, il joue en duo avec Youen Bodros, avec qui il partage les scènes de Festoù Noz et Festivals. Rapidement, il découvre d’autres cultures populaires d’Europe et s’en inspire. Sa curiosité et son envie de créer des liens avec sa culture l’ont notamment conduit à Caransebes (Banat, Roumanie) pour étudier avec deux grands maîtres du saxophone et du taragot, Costica Olan et Dany Lova. En 2010, il intègre le troisième collectif Kreiz Breizh Akademi dirigé par Erik Marchand, où il développe l’apprentissage d’un nouveau jeu basé sur l’entendement de la musique modale. C’est pour lui l’occasion également d’approfondir un travail sur les musiques improvisées qu’il a démarré quelques années auparavant. Il intègre aussi la formation «Rambalh», collectif d’une trentaine d’artistes, rassemblant des musiciens de groupes tels : La Mal Coiffée, Du Bartàs, Têtes Raides etc... Différents projets voient le jour suite à ces rencontres : le groupe Charkha, autour des compositions du flûtiste Gurvan Le Gac, et le groupe Ndiaz, avec Yann Le Corre, Youenn Le Cam et Jérôme Kerihuel. Plus récemment, il initie la rencontre entre la chanteuse Sicilienne Maura Guerrera et quatre musiciens bretons. Ils commencent un travail autour du chant traditionnel Sicilien et ont d’ores et déjà monté un spectacle en collaboration avec un éclairagiste- vidéaste.