Michaël Bier

Pourquoi réaliser ce film à trois? Vincent Solheid avait dans ses tiroirs, dans ses envies, un film sur lequel il travaillait depuis longtemps avec plusieurs personnes. Il a montré ce scénario à Erika Sainte, son amoureuse, avec qui il venait d'écrire le court métrage "Free falling" et ils ont commencé à en parler, un peu… beaucoup. Puis Vincent a demandé à Erika de faire plus que d’en parler et de le réaliser avec lui. Erika a dit oui. Oui mais… Mais avec une personne extérieure à leur couple pour permettre d’avoir du recul. Avec quelqu’un de confiance, quelqu’un qui a déjà une expérience concrète de la réalisation. C’est à ce moment-là que l’idée d’intégrer Michaël Bier s’est imposée. Il avait adoré “Le Grand’tour”, le film précédent de Vincent Solheid, réalisé plusieurs courts métrage, savait diriger des comédiens non professionnels de par son métier de directeur de casting, bref, il est devenu le troisième ingrédient indispensable. Nous avons repris les embryons de scénario de Vincent pour nous les approprier en vue d’en faire naître un qui nous ressemblerait à nous trois. L’expérience artistique de Vincent Solheid est un voyage, une écriture mystérieuse, un périple mouvant où le geste et la parole interrogent le sens de la présence. Rocambolesque, nourri d’humour et de dérision, l’artiste multiplie les rôles sans perdre la tête. Héritier masqué de James Ensor, Fantômas et Louis de Funès, il est à la fois dessinateur, peintre, marcheur, cinéaste, enfant de choeur, performer, stratège du déplacement, comédien errant, chanteur de l’hostie panée, coureur cycliste, scénariste, président de fanfare carnavalesque. Avant tout, il est un plasticien qui conjugue la tragique articulation entre mythes de départ et de retour. (Dominique Legrand, monographie « Vincent Solheid », 2013) Erika Sainte est diplômée en 2000 de l'Académie d’Ixelles, section humanités artistiques, puis elle étudie l'art dramatique à l'Institut des arts de diffusion à Bruxelles, et y obtient son diplôme en 2004. Elle a obtenu le Magritte du meilleur espoir féminin en 2012 pour son rôle dans Elle ne pleure pas, elle chante. Michaël aime passionnément Claude Piéplu, les lémuriens, Samantha Mathis dans les années 80 et 90, ses parents, la Belgique unie et la Tour Eiffel, Wes Anderson, Johan Museeuw, Palavas-les-flots, le Genesis des années 70, le restoroute de Bierges, Stefan Edberg... il aime beaucoup Praetorius, Jack Nicholson,les lunettes de soleil, le bicky frites de l'avenue du Parc, les Muppets, observer le lapin de sa soeur dans la cour, Ultranova et Calvaire, les oeufs, les 5 heures sur Pure, Nathalie Portman et Jean Rochefort, le stoemp du Vieux Bruxelles, prendre des champis avec Alice, les Mystérieuses Cités d'Or, Arvo Pärt et Pana Rhei, son frère et l’ex copain de sa soeur... il aime aussi sa soeur, transpirer en faisant du sport, bronzer au soleil jusqu'à ce que ça lui fasse mal... par contre il n'aime pas le bronzage des cyclistes, les desserts, la musique d'attente de Belgacom, le Trivial Poursuite, René Vandereycken, la rencontre entre deux femmes enceintes... et alors, il n'aime pas du tout mais alors pas du tout du tout les fans du klaxon en voiture et ceux qui vous collent (parfois ce sont les-mêmes), se réveiller le matin mort bourré en ayant oublié de boire beaucoup d'eau la veille, l'avion, les distributeurs d'argent hors service, le rap, le reggae et le funk, le coup du petit juif. Il est par ailleurs réalisateur et directeur de casting.