OWmusic

Brest, France

OW c'est Ouille. Ou Olympic Waterloo c'est selon. Les vieilles douleurs des os qui craquent dans les carcasses. Le bruit des vieilles lames qu'on sort des fourreaux. Le chant des guitares. « Les Garçons » parle d'expérience. Celle de la trahison. Et puis de foi, de perte. Et d'espérance. Celle qui pousse les gens vers les gens, encore, toujours, malgré tout. Malgré les vieilles douleurs des os qui craquent dans les carcasses (encore). Sinon il y a aussi là-dedans des tas de filles à la redresse (« Pénélope », « Esther »), des figures terribles de vieillards grimaçants (« Bob Denard »), des hallucinations collectives (« La Chaleur ») et des rencontres avec la jeunesse (« Personne »), des nuits et des jours encore plus durs à avaler que la pluie sur les ponts («Arcole »). Avec au bout la mort qui guette (« Le Moment de Partir », « Notre-Dame des Rasoirs ») ou qui prend juste là, par surprise (« Rivière de Diamants »). Et au loin, tout là-bas, le Grand Tunnel de Lumière (« Saloum », « Vers le Conquet »). « Les Garçons » parle donc avec les doigts et des guitares de l'Expérience. Celle du chaud, du froid, du salé. Comme tous ces gens qui s'aiment, grandissent, se perdent, se retrouvent et se trahissent. Sans cesse, à ras-bord et cul-sec.