Un web-documentaire en roadtrip dans tout le Maroc à la rencontre des enfants de la honte. Nés hors mariage, ils sont les oubliés du pays.

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Présentation détaillée du projet

Synopsis

 

Ouled El Haram”, enfant du péché, une insulte qui sort tous les jours de la bouche des Marocains, et qui ponctue presque chaque fin de phrase. Banale. Mais cette apparence décomplexée masque mal les tabous greffés à la société. Ces enfants du péché ont beau exister, ils sont invisibles aux yeux des Marocains et de la justice. Au ban de la société, ces enfants du péché, issus de relations extra-conjugales doublement condamnées par l'Islam et la justice marocaine, sont maudits de tous. Tout juste sortis du ventre de leur mère, ces mômes sont marqués par leur péché originel: exister.

 

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Chaque jour, plus de 150 enfants naissent hors mariage. Dans ce Maroc pris entre deux cultures, déchiré entre l'envie de vivre à l'occidentale et ses bonnes moeurs, les enfants du péché font honte à des familles entières. C’est écrit dans le code pénal marocain - article 490. Toute relation extra-conjugale est punissable par la loi. Au Maroc, un couple peut être interpellé s’il n’est pas marié. Pas d’acte de mariage, pas de relation. Et la brise du Printemps Arabe qui a effleuré le pays n’y a rien fait.

 

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En octobre dernier, le baiser de Nador a défrayé la chronique. Trois jeunes ados ont été arrêtés pour avoir posté sur Facebook une photo montrant deux d’entre eux en train de s’embrasser. L’évènement a vivement été critiqué par la jeunesse marocaine, qui a immédiatement organisé un kiss-in à Rabat. Pourtant une hypocrisie ambiante persiste à régir les règles. Au Maroc, il y a les moeurs. Il faut s’y soumettre.

 

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Vides ton ventre et reviens”, une phrase que beaucoup ont entendue par leur propre mère. Une honte aux yeux de tout le Maroc, de tout le quartier, des voisins et de toute la famille. Elles sont plus de 200 000, et environ 60% d’entre elles ont moins de 26 ans. A l’hôpital, le médecin a obligation de respecter une circulaire : alerter les autorités quand une mère célibataire s’y présente. Des mères courageuses répudiées de leurs familles. Elles aussi sont les oubliées de la Moudawana, le code de la famille mis en application en 2004. A la naissance, ces mères peuvent déclarer leur enfant sous un nom qu’elles choisissent dans une liste. Aux yeux des autres, elles restent de simples prostituées. Mais toutes n’attendent pas d’arriver à terme. L’avortement, pourtant interdit, devient vite une solution pour nombre d’entre elles. Ces enfants suivent des parcours divers mais souvent imposés. Marqués au fer avant même leur naissance, leurs destins sont brisés in vitro. L’orphelinat, la prostitution, la drogue, la violence et la rue.

 

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- Aicha Ech Chenna, présidente de l'association Solidarité Féminine. 

 

Sur les traces des enfants de la honte

 

J’irai donc tout au long de ce web-documentaire à la rencontre de mères, parfois très jeunes, et d’enfants afin de comprendre leur parcours et leurs choix de vie. C’est un web-documentaire que je veux à l’image d’un roadtrip, voyager au travers tout le pays - des ruelles scabreuses casablancaises aux vallées de l’Atlas marocain en passant par les plaines du Souss (région du Sud, dans les environs d’Agadir). En ville ou en campagne, les situations sont diverses mais les causes sont les mêmes. Visuellement, le web-doc se constituera en 2 parties distinctes : un parcours de mères et un parcours d’enfants, qui parfois se croisent et se séparent. Libre à vous de commencer par l'un ou par l'autre. Un voyage interactif mêlant sons, vidéos, photos, et textes. 

 

 

 

Faites partie du voyage

 

La merveilleuse plate-forme KissKissBankBank permet de nous entraider. Alors entraidons nous. J’ai volontairement choisi d’entamer ce périple de web-documentaire seule. Avec presque pas de fonds de financement propres et étant tout juste sortie d’école, je fais appel à vous, qui allez visionner le produit final, pour m’aider à mettre en image plusieurs mois d’enquête et beaucoup de nuits blanches. 

Et pendant tout le voyage, vous pourrez me suivre sur mon compte Twitter ou Facebook où je posterai des photos régulièrement. 

 

À quoi servira la collecte ?

 

La totalité des recettes obtenues grâce à Kiss Kiss Bank Bank servira à lancer le projet. Sans cela, impossible pour moi d’aller en tournage. J’ai donc besoin de vous pour développer ce web-documentaire et aller jusqu’au bout de ce projet, qui est à la fois personnel et professionnel. Je prévois un peu moins de 2 mois de tournage. 

Tout le tournage de ce web-documentaire repose sur cette collecte.  A noter que 8% vont au site KissKissBankBank. 

 

Budget nécessaire au total:  

 

Matériel : 3000 euros

Logements : 900 euros

Déplacements : 1600 euros

Interprète : 200 euros

Contribution : 300 euros

 

Total = 6000 euros  

 

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Zineb Ait-Elmkadem

Zineb Ait-Elmkadem, journaliste de 24 ans et d’origine marocaine évidemment. Un BAC L en poche, j’ai d’abord étudié la langue anglaise à Paris (Université Paris Diderot). Après 4 années de fac, je me suis inscrite à l’Institut Européen de Journalisme dans le XVIème arrondissement de la capitale. Après une année d’étude, j’entreprends enfin mon projet -... Voir la suite

Derniers commentaires

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Très beau projet! Je suis tombée dessus par hasard et je vous soutiens de tout coeur! Bon courage pour le mener à bout! Merci pour elles!
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PROJET QUI ME TOUCHE ESPERE QUE LA COLLECTE SERA BONNE il faut tout faire pour changer cette situation
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Merci beaucoup pour vos messages ! J'espère que le webdoc aboutira. Un immense merci à tous. Amicalement, Zineb