Enfermée(s) est un monologue à quatre voix de femmes, dont la première se jouera le 26 Septembre à Nice. Pour cela, on a besoin de vous !

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Présentation détaillée du projet

Résumé

 

« Enfermée(s) c’est l’histoire de plusieurs femmes qui vont s’imbriquer et se confondre jusqu’à ne laisser aucune trace, ou si peu…

C’est l’histoire de femmes qui ont beau crier mais en vain : le son de leur voix ne nous parvient pas ou si peu.

Elles souffrent, se battent, suffoquent, coulent, avec un fracas qui souvent semble laisser indifférent ceux qui les regardent.

A travers ce monologue sont mises en exergue leurs souffrances pour qu’enfin résonnent leur voix et que l’on ne puisse pas faire autrement que de les écouter. »                                                                                                                                                      

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Pourquoi financer ce projet ?

 

Parce qu’au 1er octobre 2014 en France, 2838 femmes sont incarcérées soit 3.7 % de la population carcérale globale. Cette minorité numéraire, les rend presque « invisibles » pendant leur détention et encore plus lors de leur réinsertion.

 

Parce que, toujours en France, chaque année 200 000 femmes sont victimes de violences conjugales, dont une sur trois décèdent à la suite des coups de son conjoint, et 86 000 femmes sont victimes de viol.

 

Parce que cette pièce à pour objectif de:

 

                Participer au dialogue et à la réflexion sur la place de la femme dans la société à travers la création artistique, en organisant des représentations suivies d'un débat sur la question de l'enfermement et de l'isolement.

 

             Sensibiliser la population sur l'enfermement de la femme avec des représentations organisées dans des lieux diversifiés (hors théâtre) : prisons pour femmes, manifestations associatives sur la condition féminine, etc.

 

Note d’intention de l’auteure

 

            Il est parfois des sujets qui vous happent. Une irrésistible envie d’écrire vous prend et ne vous lâche plus. C’est ce que j’ai ressenti en commençant « Enfermée(s) ». Un besoin de parler, de dire des choses. Un besoin de me confier mais aussi et surtout de donner la parole, à celles qui ne l’ont pas toujours. Laisser des mots résonner pour que leurs échos parviennent à un public.

           

           Il y a presque trois ans, la voix d’une chanteuse s’est imprégnée en moi. Sa voix si puissante et touchante m’a bouleversée. Son combat aussi. Elle s’appelle Emel Mathlouthi, elle est tunisienne et elle chante la liberté d’un peuple, son peuple.

De ses chansons m’est venue cette envie d’écrire sur la liberté, et particulièrement sur celles des femmes. Parce que le combat, les envies, les peurs et les doutes de chaque femme me rappellent les miennes. Parce que je suis une femme, et que je me bats au quotidien pour exister dans un monde qui m’échappe peu à peu…Parce que je voudrais sortir de mon enfermement…

 

            C’est en cherchant comment traduire cette envie de « dire des choses », que le monologue s’est imposé à moi comme une évidence. Il permet d’exprimer une parole comme une confession. Tour à tour cri ou chuchotement. Seulement, raconter mon histoire m’était trop difficile. J’avais besoin d’un support pour dire mes « maux ». Alors j’ai cherché comment exprimer mes sentiments à travers d’autres voix que la mienne.

 

            C’est par l’enfermement physique, que j’ai voulu commencer mon travail. Et particulièrement, celui de la prison. Comme je ne connaissais pas l’univers carcéral, je me suis documentée. Je voulais saisir ce que l’on peut bien ressentir lorsqu’on est en prison. Je voulais comprendre ce sentiment d’enfermement.La femme en prison est la première « Enfermée ».

C’est ce sentiment là que j’ai eu envie d’exprimer, cette double peine de l’enfermement physique et de la condamnation de la société.

 

            Puis un matin, alors que je pensais aux personnages, « la » lettre du tribunal est arrivée. Celle qui m’annonçait les dates de ce procès tant attendu, celui de mon violeur.Je ne pouvais plus reculer, il fallait l’affronter, lui et les démons qu’il m’a laissés. Alors l’écriture, exutoire béni, m’a donné la force de vivre cette épreuve. C’est comme ça que la deuxième « Enfermée » a vu le jour. Cette femme s’est laissée enfermer dans une vie qui lui échappe. Elle se retrouve ainsi à la merci d’un homme qui abuse d’elle.

 

            Et puis j’ai eu envie de réfléchir sur d’autres possibilités de ressentir l’enfermement.

Par exemple, comment vit-on l’enfermement dans sa propre maison ? Comment vit-on la séparation d’avec tous les êtres que l’on aime ? C’est à travers le destin tragique et digne d’Aung San Suu Kyi, que j’ai voulu m’exprimer sur cet isolement. Il n’était pas question de raconter « son » histoire, mais plutôt de la prendre pour point de départ, pour raconter « une » histoire.Cette fois encore, l’enfermement est physique, mais son esprit reste toujours libre.Il va continuer de résister, de se battre, de penser, d’exister…C’est la troisième « Enfermée ».

 

            Pourquoi ? C’est le cri de la dernière « Enfermée ».

Une femme ne reconnaît plus la société dans laquelle elle vit. Elle se sent enfermée, malgré elle, dans une vie qui lui échappe. On l’enferme dans les clichés d’une religion, sa religion : l’islam. Mais comment lutter contre ces clichés ? Pourquoi en est-on arrivé là ? Au nom de quoi ? A travers cette dernière « Enfermée », il n’est pas question de juger la place de la religion, mais plutôt d'essayer de déchiffrer la dérive qui mène des hommes et des femmes à regarder quelqu'un à travers le prisme de cette dernière et, par conséquent, de le rejeter pour cela. Essayer d’analyser ces comportements qui enferment dans l’ignorance, dans la peur de l’autre, et dans la peur de l’inconnu.

 

            Tout au long de ce monologue, on verra apparaître un lien invisible qui tisse les femmes entre elles : celui de la transmission. La transmission par les enfants : ceux qu’elles n’ont pas encore, ou n’auront peut-être jamais, et ceux qu’elles protègent par tous les moyens.

 

L'équipe

 

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Virginie VIGNOLO

Auteure, interprète et metteure en scène

 

Née à Nice en 1978, Virginie Vignolo est comédienne, auteure, metteure en scène et professeure de théâtre.

 

Formée à  l’ERAC, puis au cours Florent, ainsi qu'à l’Atelier international de Salant et Weaver, elle joue entre autres sous la direction de Lilian Llyod ou d’Eric Hénon, interprête le théâtre de Feydeau, Choderlos de Laclos...

 

C’est après plusieurs années de doutes, une reconstruction psychique et un retour dans sa ville natale, qu’elle renoue avec le théâtre, et surtout, qu’elle a envie d’écrire pour la première fois.

Pour cette pièce, elle choisira de raconter l’histoire de deux sœurs qui ne se sont pas vues depuis dix ans, « Deux filles et des costumes », puis une autre suivra sur les relations hommes/femmes « Les armes sœurs », coécrite avec son amie Karine Gaquère.

 

En Mars 2012, elle crée avec cette dernière, sa compagnie de théâtre « La Compagnie la Folie de nos Envies ». Comme une évidence, l’écriture devient une partie intégrante de sa vie ; comme le prolongement d’elle-même.

 

« Enfermée(s) » est sa troisième pièce, mais certainement la plus intime. C’est aussi pour cette raison qu’en plus de l’interpréter, elle décide de la mettre en scène.

 

 

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Arnaud PIANA

Auteur, compositeur et interprète

 

Né en 1986 à Nice, Arnaud Piana débute la guitare classique à l’âge de sept ans, puis le jazz quelques années plus tard.

 

C’est en 2008, qu’il crée Les P’tits Gars Laids avec trois amis. Gagnants des tremplins “jeunes talents du festival des Nuits du Sud 2011” et de “la Ruche 2012”,  ces derniers connaissent un grand succès et sortent deux albums. Le troisième étant actuellement en préparation.

 

En septembre 2011, Arnaud part en mission humanitaire sur l’île de Madagascar, et revient un an plus tard avec dans ses bagages plusieurs dizaines de nouvelles compositions originales.

 

Enrichi de ses expériences et de ses rencontres, il se lance dans un projet solo. A travers ses chansons, il nous dépeint une fresque sensible de sa vision de la beauté et de l’horreur du monde. Epris des textes de Ferré, Vian ou Prévert, il exprime ses désirs de liberté et de révolte inconditionnels comme si sa vie en dépendait.

En juillet 2013 il sort son premier CD solo, et entame une série de concerts.

 

Avec ses textes parfois incisifs et cruels, doux et poétiques, amoureux et lunatiques, il nous offre une musique qui reflète ses ressentis.

Un passeur d’émotion qui trimbale sa douce poésie...

 

Mise en scène et scénographie

 

                En plus de la création théâtrale et musicale, il était important pour moi que ce spectacle aborde d’autres formes d’art, telles que la vidéo ou la danse.

J’ai donc demandé à une amie réalisatrice, Coralie Prosper, de réaliser un film court avec des images de femmes, dont les actes et les paroles ont marqué les époques et les esprits.

 

                Et puis comme un aboutissement, une libération, je voulais finir sur une note d’espoir, par une danse orientale sur une musique d’Emel Mathlouthi. Cette danse millénaire symbolise la féminité, la sensualité et met en valeur avec beaucoup de grâce le corps des femmes. De toutes les femmes.

 

                Pour accompagner mon propos, je souhaite donc une scénographie intimiste, épurée, sobre et à la fois dérangeante. J’ai envie qu’au-delà du texte, le lieu où la pièce est jouée représente cet enfermement, ainsi que la scène en elle-même.

 

                Je veux que chaque spectateur respire et suffoque aux rythmes de mes enfermées…

 

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L'affiche

 

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            Quand il a fallu trouver une idée pour l’affiche, comme une évidence, j’ai pensé au célèbre tableau de Munch « Le cri ».

Depuis toujours, je trouve cette œuvre noire, forte et dérangeante.

 

            Ce tableau qui symbolise pour le peintre « l’homme moderne emporté par une crise d'angoisse existentielle», est finalement assez proche de mes enfermées. Elles aussi sont « emportées » par des peurs et des angoisses de notre société moderne.

Pour moi, cela reflète bien l’image de la pièce et de la scénographie.

 

L’objectif de cette affiche est à la fois :

 

            Retranscrire le « cri » que ces quatre femmes vont tour à tour tenter de pousser.

 

            Mais c’est aussi l’idée d’un « cri » de souffrance, de révolte et de colère, qui motive ces enfermée(s)

 

          

 

À quoi servira la collecte ?

Le budget global de la pièce est de 11 401 euros très précisément !

Cette somme de 4 500 euros représente le minimum vital pour commencer le travail de création, à savoir :

 

Location d'une salle de répétitions pour un mois : 360 euros

Décor et accessoires : 100 euros

Costumes : 350 euros

Création musicale : 1000 euros

Salaire de la comédienne + charges sociales pour un mois de répétitions : 2231 euros

 

Total : 4041 euros auxquels s’ajoutent les 8% de frais de kisskissbankbank  soit 4500 euros (en arrondissant le tout…)

 

Si vous êtes très généreux (ce dont nous ne doutons pas !), et que l’objectif est dépassé, cela nous permettra de continuer à financer les autres postes à savoir : la mise en scène, la communication (affiches, flyers, relation presse...), un photographe, un vidéaste pour la captation, le teaser…

 

Tout cela dans le but pour vous présenter un magnifique spectacle, dont la première aura lieu :

Samedi 26 Septembre à 20h30 au théâtre Francis Gag à Nice.

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La Compagnie la Folie de nos Envies

Nos écrits sont pour nous le prolongement de notre souffle et nous avons créé cette compagnie pour continuer de respirer. La compagnie c’est parce qu’il nous fallait un endroit, un berceau, un nid pour permettre à nos projets de voir le jour, de grandir, de se réaliser. Notre force a été de créer une compagnie de théâtre professionnelle... Voir la suite

Derniers commentaires

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Très bon projet, sur un sujet qu'il est important d'amener. Bon courage à toute l'équipe.
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Vivement le 26 septembre ! Je serai assise quelque part dans une salle de théâtre à Nice pour profiter d'un pure moment artistique et émouvant. Longue vie à ce beau projet !
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Bravo pour ce beau projet!