Je veux, à travers ce film, parler avant tout du désir. Le désir de l’autre, le désir pour l’autre, le désir de soi. Les femmes fatales des années 50 étaient l'incarnation du désir sous toutes ses formes. Nous allons fêter les 50 ans de la mort de Marylin Monroe et Jane Russel vient de disparaître. L'occasion aussi, de leur rendre hommage.

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Présentation détaillée du projet

 

 

Synopsis

 

Dans un cabaret d'aujourd'hui dédié au music-hall des année 50, emblème d’un glamour inné et assumé, s'entremêlent les désirs et les frustrations des artistes, formant un entrelacs de désirs, un Entre Désirs.

 

 

 

 

Adeline et Eva travaillent dans ce cabaret. L’une joue Marylin Monroe, l’autre Rita Hayworth et Jane Russel.

 

  

   

 

Elles ont toutes deux des vies et des désirs  très différents. L’une mariée avec un enfant, l’autre volage ; l’une dont le désir au sein de son couple s’est envolé, l’autre ne vivant qu’au travers du désir des autres. C'est lors d'une représentaion de leur spectacle, Glamour's 50, qu'elles vont se révéler.


 

 

 

 

Note d'intention  

 

L'action se déroule entre la scène, lieu de représentation où les corps s’exposent au désir du public ; les coulisses, sorte d’antichambre du spectacle où les artistes à fleur de peau touchent du doigt une forte intimité et les loges, lieu d’échange. Echange de mots, de regards, de dits, de non-dits...Mais aussi, lieu de sensualité, où les corps et les cœurs se découvrent et se mettent à nu.

 

L’histoire s’articule autour d’Eva et Adeline. Eva enchaîne les aventures car elle confond désir et amour. A chaque fois qu’un homme la désire, elle se sent exister car elle-même ne s’aime pas et ne se désire pas. Elle est obnubilée par les années 50, les pins ups et la représentation du glamour. Mais sous cette apparence de femmes fatale, se cache une femme fragile en mal d’amour et de reconnaissance qui espère à chacune de ses aventures, tomber sur le prince charmant. 

 

  

 

Adeline a tout ce que l'on peut désirer : un mari qui l’aime, tendre et attentionné, ainsi qu’un magnifique petit garçon. Ils ont tout du couple et de la famille idéals…Seulement le désir au sein de son couple s’est envolé, son mari la voyant comme la mère de son fils et non plus comme une femme. Adeline en souffre beaucoup. Il se crée un véritable décalage entre l’icône du désir qu’elle incarne tous les soirs, Marylin Monroe, et ce qu’il se passe chez elle. C’est pourquoi elle est à deux doigts de répondre au désir que Victor, le metteur en scène du spectacle, a pour elle et qu’elle ressent aussi à son égard.

 

 

Adeline et Eva s'alimentent de la vie de l'autre car elles ont chacune ce que l’autre désire secrètement. Pour Adeline, il s’agit de la liberté et pour Eva, d’une stabilité affective. Elles jouent constamment un rôle pour ne pas décevoir l’autre et ne pas se décevoir. Adeline joue celui de la femme et de la mère parfaite et ne confie jamais à Eva le malaise qu’il y a dans son couple et Eva, celui de la femme libérée en se gardant d’expliquer les diverses humiliations qu’elle peut subir avec les hommes.

 

 

 

Voilà pourquoi elles se défendent mutuellement et défendent cette image de l’autre quand Ginger la danseuse, perspicace et instinctive, qui a bien remarqué qu'elles ne se disent pas tout, joue l'avocat du diable en leur lançant des petits pics. Mais Eva et Adeline ne sont pas les seules à jouer un rôle, car sous sa carapace un peu acide et coriace de femme à qui on ne la fait pas, Ginger peut être très douce et de bons conseils... Mais surtout, elle se voile la face quand à son attirance pour le chanteur Liberto.  

 

 

 

 

 

Note de réalisation

 

Je souhaite que ce court-métrage soit une sorte de puzzle fait d’entrelacs d’images, de lumières, de chansons, de dialogues et de désirs.

 

L’ambiance des deux scènes d’ouverture sera crue, vraie, sans artifice. Celle du cabaret, quant à elle, sera chaude et sensuelle.

 

La façon de filmer variera également selon que l’action se déroule sur scène, dans coulisses ou dans les loges.

 

Pour la scène, les plans seront très travaillés, lumineux, colorés et pétillants. Il faut que les artistes brillent sur scène ; on est dans le show, dans le paraître. Des stars que l’on peut toucher du bout des doigts, qui se donnent à leur public, mais des stars qui demeurent inaccessibles. 

 

Côté coulisses, l’ambiance sera beaucoup plus intimiste. Les coulisses, c’est le lieu où l’on doit se « cacher » du public avant d’entrer sur scène et de paraître dans la lumière. Les coulisses, c'est le lieu qu’on ne montre jamais mais où les émotions atteignent pourtant leur paroxysme. Il y aura peu de plans larges, surtout des gros plans sur des visages, des bouches, des regards et des expressions volées. Il y aura une forte présence du rideau qui permettra de jouer sur des clairs-obscurs. Les personnages seront ainsi tour à tour cachés et dévoilés, comme dans un film en noir et blanc.

 

Quant aux loges, la lumière y sera douce et feutrée, dans les tons beiges et chocolats. La caméra accompagnera les mouvements de chacun des personnages, elle prendra le temps « d’entrer en eux » pour qu’ils expriment toute leur épaisseur. En loges, les corps et les cœurs se dévoilent parfois à leur insu.

 

Au montage, les rythmes seront également très différents. J’imagine un plan séquence pour les deux scènes d'ouverture, un montage lent pour les coulisses , rapide sur scène et un peu « compulsif » en loges.

 

Qui suis-je ?

 

Je m'appelle Cristina Palma de Figueiredo.

 

 

 

 

J'ai toujours adoré l'univers du music-hall et des paillettes. J'ai fait beaucoup de danse et je suis comédienne-chanteuse depuis près de 12 ans.

 

J'aime tout ce qui est artistique, j'ai d'ailleurs fait l'Ecole Nationale des     Beaux-Arts de Dijon dont je suis sortie 1ère ex-aequo

 

J'ai mis en scène plusieurs spectacles dont Eva Peron de Copi qui a reçu Le Prix Jeune Talent de la Mairie de Paris.

 

Mais plus que tout, je suis une passionnée de cinéma ! J'ai fait une formation courte de production/réalisation à l'Esra et j'ai travaillé près de 1an en production de court-métrages chez Divine Production

 

J'ai co-réalisé un documentaire sur les coulisses du Prix de la Danse de Lausanne.

 

Entre Désirs est mon premier court-métrage. Il traite du spectacle et du désir, il parle de l'artiste et de la femme.

 

À quoi servira la collecte ?

 

Ce court-métrage sera très visuel et esthétique. Il ne faut qu'aucun détail ne soit laissé au hasard. On est dans l'univers du spectacle, des paillettes !

 

 

 

Je dois louer un lieu qui puisse nous emmener dans un univers proche des années 50. Je souhaite que les gens regardent le spectacle depuis des tables, comme à l'époque. Il y aura donc de gros frais pour la décoration, que ce soit pour la salle, la scène et les loges. Mais aussi pour la décoration des appartements dans les deux scènes d'ouverture.

 

 

 

J'aurai, évidemment, aussi besoin d'argent pour les costumes, le maquillages, les perruques. Les artistes doivent être beaux et nous faire rêver...

 

 

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CristinaPalmadeFigueiredo

Je viens de Suisse et depuis toujours je suis une passionnée par la danse, le chant et le cinéma. Mon grand intérêt pour l’Art et l’Architecture me pousse à m’expatrier en France pour aller faire l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Dijon. Je pars ensuite à Paris pour me former à la danse, au théâtre et au chant notamment avec Damien Silvert au Studio... Voir la suite