Soutenez notre documentaire sur le rôle des femmes indigènes pour préserver leur culture et leur territoire en Équateur.

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Présentation détaillée du projet

Elles sont des actrices majeures de la lutte contre le pillage de leur territoire, sans cesse menacé par les géants du pétrole, de l’or et du cuivre. Elles sont aussi les garantes de leur culture par la transmission et l’enseignement, croisant savoirs ancestraux et une nouvelle forme de modernité. Ces femmes indigènes équatoriennes, des Andes ou d’Amazonie, tiennent un rôle central dans leur communauté et leurs batailles. Entre Terre et Mères est un projet de création documentaire, né d'un désir de mettre en lumière ces femmes et de récolter leurs histoires. Il s’agit de capturer une rencontre, entre elles et nous – femmes d’ici – pour, à travers la découverte de l'Autre et d'une autre vision de la modernité, repenser notre rapport au monde.

 

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Depuis son élection comme président de l’Équateur en 2006, Rafael Correa s'est engagé à mettre fin à la soumission de son pays aux capitaux étrangers et d’enclencher une « révolution citoyenne », aux avancées sociales indéniables. Pourtant, la politique publique de création et de redistribution des richesses de Rafael Correa divise : elle se finance en effet grâce à l’exploitation du pétrole. Bien que la Constitution équatorienne de 2008 représente un des plus grands progrès qu’ait connus l’Amérique latine (droits inaliénables de la nature, consultation des indigènes concernant l’exploitation de leurs territoires, reconnaissance de la diversité culturelle...), celle-ci ne se traduit finalement que peu dans la réalité.

 

En 2012, le président équatorien lance la 11e ronde pétrolière, divisant le sud-est de l’Équateur en 21 blocs pétrolifères destinés à l’exploitation chinoise. En août 2013, Rafael Correa annonce le sacrifice aux grands intérêts pétroliers d’un sanctuaire unique de la biodiversité : le Parc Yasuní. Pourtant, le souvenir des exploitations pétrolières de Chevron-Texaco est encore cuisant. Présent dans les régions de l’Amazonie équatorienne de 1972 à 1992, Chevron-Texaco a déversé plus de 71 millions de tonnes de déchets toxiques et de pétrole brut dans les fleuves de l’Amazonie. Un désastre écologique et social détruisant la terre ancestrale de peuples originaires n’ayant pas été consultés ni prévenus des risques sanitaires. Mais également un exemple de la force de la société civile, ayant finalement gagné un procès de plus de dix ans face au géant Chevron-Texaco.

 

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http://www.felipejacome.com/

 

Les peuples autochtones ont en effet émergé depuis une dizaine d’années comme véritables acteurs politiques sur la scène nationale équatorienne et internationale, porteurs d’un discours prônant la coexistence de plusieurs cultures, interrogeant les fondements de la démocratie et une logique de profit destructrice pour la nature. Bien loin de l’image folklorisée des peuples indigènes, nous voyons là non pas des sociétés repliées sur elles-mêmes, mais bien l’une des rares forces capable d’interroger le modèle politique, économique et culturel dominant. Les peuples indigènes réclament, comme nous, la reconnaissance de leur potentiel à la construction de la société à venir.

 

Le peuple Kichwa de Sarayaku fait partie de ces résistants pacifiques. En 2006, les habitants plantent les premières graines d’une future ligne matérielle et symbolique d’arbres floristiques et fruitiers marquant les limites de leur territoire. Ce projet s’appelle Frontière de Vie. Dans la continuité de celui-ci, la communauté met actuellement en place un nouveau projet, intitulé Forêt Vivante : pour la première fois dans l’histoire des réserves naturelles, les peuples indigènes ne seraient pas mis à l’écart ou réduits à l’état de folklore ; Sarayaku se propose en effet d’être le gestionnaire de son territoire en utilisant son savoir millénaire. C’est ainsi qu’en décembre dernier, les femmes de Sarayaku ont déposé le projet Forêt Vivante au gouvernement.

 

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Entre Terre et Mère est un projet de documentaire vidéo de 26 minutes. Il s'agit d'un projet ambitieux que nous préparons depuis plus de six mois déjà, épaulées notamment par Jacques Dochamps, réalisateur et président de l'ASBL Frontière de Vie. C'est grâce à lui que nous avons pu rencontrer un membre de la communauté de Sarayaku, Eriberto Gualinga, lors de sa récente tournée en Europe. Ce dernier est le réalisateur du documentaire Les Descendants du Jaguar.

 

 

Après avoir rencontré de nombreux activistes, chercheurs et anthropologues en Belgique, nous avons constaté que certaines communautés sont en demande de visibilité par rapport à leurs actions. C’est pourquoi, même si le peuple originaire Kichwa de Sarayaku est celui qui nous a tout de suite interpellées par ses projets pacifiques et innovants, notre but est de ne pas nous limiter à ce seul peuple. Grâce à un fixeur exceptionnel avec lequel nous sommes en contact, nous allons également parcourir les Andes et explorer davantage l’Amazonie, pour partir à la rencontre d’autres communautés. Nous bénéficierons également de l'aide du Centre de Droits Économiques et Sociaux d’Équateur une fois sur place.

 

Nous sommes cinq jeunes femmes. Notre démarche consiste donc à nous positionner en tant que telles, en nous focalisant sur la place qu'occupent les femmes dans ces sociétés ainsi que sur leurs rôles au sein des luttes indigènes. Ces femmes sont encore victimes d'une double discrimination : de genre et d'origine. Elles occupent pourtant une place centrale dans la lutte pour la reconnaissance de leurs droits et dans l'éducation de la jeunesse. À travers les arts, l’éducation, la vie en communauté et la transmission de la mémoire et des savoirs, de femmes à femmes, l’objet de ce documentaire sera avant tout de donner une portée universelle au combat humain pour le respect de ses droits, malgré différentes manières d’être au monde. 

 

Entre Terre et Mères est la mise en images de cette rencontre entre elles et nous. Il s'agira de notre côté d'être capables de traduire un monde et des modes de vie et de pensée différents, ainsi que d'en partager les enseignements pour, nous l'espérons, contribuer à une société en transition. Si le sujet peut paraître exotique et lointain à première vue, il nous concerne pourtant tous en tant qu’acteurs de la société : l’impact environnemental à échelle planétaire est réel, la problématique multiculturelle universelle, et le questionnement sur notre rapport à la nature précieux pour repenser nos modes de consommation.

 

Pour nous suivre sur Facebook : Entre Terre & Mères

 

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Nous sommes cinq étudiantes en première année de Master en Animation Socio-Culturelle et Éducation Permanente à l’IHECS, une section qui a pour vocation de nous engager dans une réflexion autour des thèmes sociaux, culturels, environnementaux, éducatifs... et qui a déjà une longue tradition documentaire. Nous sommes un groupe motivé, soudé et profondément engagé, et si notre projet représente l’aboutissement de nos études, pour nous, il représente bien plus qu’un simple travail scolaire. Dans le cadre de nos études, nous avons déjà eu l’occasion de nous familiariser avec les outils audiovisuels ; certaines membres de notre équipe ont par exemple participé à un projet de co-création de deux reportages sur la situation des femmes au Kivu (RDC) et leur représentation dans les médias. Voici le lien Tumblr reprenant ces deux travaux : http://ihecsfemmeskivu.tumblr.com/. Nous avons toutes également de l'expérience en photographie, prise de son, rédaction... pratiques dispensées lors des nombreux ateliers de notre école.

 

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L'équipe de choc : Alix - Mathilde - Delphine - Charline - Laure

 

Delphine : Si le projet que mon équipe et moi-même venons de vous présenter me tient tant à cœur, ce n’est pas seulement parce que partir découvrir cette autre culture, tellement différente de la nôtre, me fait trépigner d’impatience ; c’est aussi pour mieux en appréhender les valeurs, et surtout comprendre les véritables enjeux auxquels sont confrontés les peuples originaires face à l’exploitation de leurs terres. Après de longues recherches étalées sur plusieurs mois, je souhaite aujourd'hui me rendre sur place avec mes coéquipières pour découvrir la réalité du terrain. Ayant déjà eu l'occasion de voyager au Chili, au Pérou et en Bolivie pendant plusieurs mois, je suis littéralement tombée amoureuse de l'Amérique latine... L'idée d'y retourner me comble de bonheur, et d'autant plus de partager cette expérience avec mon équipe de choc ;)

 

Charline : Étudiante en animation socio-culturelle, je voulais que mon projet de fin d’études me ressemble et me surprenne à la fois. En ce qui me concerne, ce voyage en Équateur sera mon premier pas en Amérique latine, un endroit qui m’a toujours attirée. Je me réjouis de pouvoir capter ces moments de rencontre et témoigner de ce que nous aurons appris sur place ! Cette démarche est collective, et c’est de cette force que nous allons jouer !

 

Alix : J’ai longuement hésité entre poursuivre mes études de journalisme et ce master en animation socio-culturelle. Aujourd’hui, je ne regrette absolument pas mon choix ! Avec un autre regard, qui correspond sans doute plus à ma sensibilité, j’ai tout autant l’occasion de combler ma curiosité insatiable, de voyager et m'enrichir à travers l'autre. Le sujet est vaste, complexe, et me passionne par les remises en question qui le sous-tendent. Ce sera la première fois que je mets les pieds en Amérique latine. Et je commence une fixation étrange sur les piranhas... que je compte bien goûter (et pas l'inverse) !

 

Mathilde : Cela fait maintenant quelques mois que je m'en donne à cœur joie dans ce projet. Depuis le début, je prends énormément de plaisir à me renseigner et à en apprendre toujours plus sur les différentes thématiques qui touchent de près ou de loin à notre mémoire. Maintenant, il ne reste plus qu'à vivre l'aventure là-bas, en Équateur, dans les Andes ou en Amazonie. J'en suis sûre, grâce à toutes les compétences que nous avons acquis ces dernières années, mes coéquipières et moi-même reviendrons avec du lourd, du très lourd !  

 

Laure : Étudiante en première Master à l’IHECS, section animation socio-culturelle et éducation permanente, je suis très intéressée par la création de nouvelles formes de développement social, de cohésion sociale et de citoyenneté active. L’anthropologie, l’ethnologie, les questions environne- mentales m’ont toujours passionnée. Je suis particulièrement attirée par l’intervention sur le terrain grâce à l’outil audiovisuel. Je suis convaincue que les techniques audiovisuelles sont de bons moyens d’éducation et de sensibilisation. A tout âge, à toute échelle, en tout lieu nous pouvons faire un pas. Il est important pour moi que pensées et dires se transforment en actions. Aujourd’hui, nous sommes prêtes à nous retrousser les manches, à découvrir et être à découvert.

 

À quoi servira la collecte ?

 

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Pour financer ce projet, chacune de nous effectue un ou deux jobs étudiants parallèlement à ses études. Nous avons déjà nos billets d’avion, car nous croyons en notre projet et comptons le réaliser coûte que coûte. Cependant, l’aide financière de la collecte KissKissBankBank représente pour nous un enjeu essentiel, qui permettrait d’améliorer grandement la qualité de notre documentaire. Elle nous permettrait de louer un matériel de qualité, de nous déplacer à l’intérieur du pays plus efficacement (nous nous rendons dans des zones reculées, uniquement accessibles en pirogue ou en avionnette), de nous loger sur place et de bénéficier de l’aide d’un guide et traducteur local : si nous maîtrisons en effet l’espagnol, nous ne sommes pas encore familiarisées au quechua.

 

Nous nous rendons sur place du 5 août au 12 septembre, c'est-à-dire pratiquement six semaines. Une durée indispensable pour pouvoir réaliser un documentaire de qualité, et surtout prendre le temps de nous intégrer aux communautés avant de filmer. Le but est bien de travailler en coopération avec les femmes indigènes, et non de nous cantonner à un reportage de surface. La réalisation de notre projet documentaire implique un budget total d'environ 15 000 euros. N’hésitez donc pas à nous soutenir si nous dépassons la barre des 100% ! Si ce palier des 100% n’est pas atteint, l’intégralité de vos dons vous sera remboursée.

 

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Les autres frais que nous prenons en charge personnellement sont ceux relatifs à la préparation du voyage (passeports, vaccins, assurances et cours de langue), qui reviennent à 1 763,25 € ; les billets d'avion, que nous avons déjà et qui nous ont coûté 4 828 € ; la nourriture sur place, qui reviendrait approximativement à 1 400 € ; la communication du projet (affiches, site web, traducteur...), pour laquelle nous comptons environ 2 000 € ; les contreparties payantes que nous vous proposons ; et bien sûr quelques impondérables.

 

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Nous sommes cinq étudiantes de Master 1 en Animation Socio-Culturelle et Éducation Permanente à l'IHECS. Ce documentaire représente notre travail de fin d'études, mais surtout et avant tout l'expression concrète de nos convictions et des valeurs que nous désirons défendre.

Derniers commentaires

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Félicitations à Delphine,Alix,Mathilde, Laure et notre fille Charline dont nous sommes très fières! Papi,mami et toute la famille...vous souhaitent de vivre pleinement cette belle aventure
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Mon coeur est plein d'amour et d'admiration pour votre projet ! Je vous souhaite un voyage lumineux, éclairé et éclairant vers toutes ces Mères et sur Notre Terre, un voyage dans le coeur, la conscience et à l'écoute des besoins qui sont là Ps : je suis prête à acheter une photo de Felipe Jacome ! Elles sont sublimes
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Beaucoup de succès dans votre projet