Je suis féministe et je mange des hommes au petit-déjeuner. Non je déconne.

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Présentation détaillée du projet

   

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Contexte actuel : les droits des femmes ont positivement évolué en Europe depuis une centaine d’années. Aujourd’hui, seuls quelques marginaux remettent en question le droit de vote des femmes en Europe. Elles participent activement à la démocratie européenne et dans tous les états qui la composent.

 

 

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Malgré ces acquis, les droits des femmes sont constamment remis en question, même dans ce havre de démocratie que l’Union Européenne devrait représenter.

 

Les personnes revendiquant de se battre pour renverser la domination masculine sont appelé-e-s « féministes ». Mais ce terme fait débat depuis qu’il existe. Traité depuis le début avec mépris, il peine à trouver ses lettres de noblesse, malgré un timide retour à la mode dans certaines sphères (la pop ou le marketing), il reste plutôt péjoratif pour une grande partie des anciennes et des nouvelles générations, qui considèrent que l’égalité hommes/femmes est suffisante ou même que les femmes ont déjà pris le pouvoir. Pourtant la définition du féminisme est clair : « Mouvement social qui a pour objet l'émancipation de la femme, l'extension de ses droits en vue d'égaliser son statut avec celui de l'homme, en particulier dans le domaine juridique, politique, économique ».

 

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Nous commencerons ce tour d’Europe par la ville de Strasbourg pendant la période parlementaire pour présenter l’Union Européenne et pour interviewer des députés européens sur le sujet du droit des femmes. Par la suite, nous serons en Islande, au Royaume-Uni, au Danemark, en Espagne, en Pologne, en Hongrie, en Grèce, en Turquie, en Allemagne et en Autriche.

 

Dans chaque pays, nous privilégierons le couch-surfing pour rencontrer les locaux et s’intégrer dans les villes et pays que nous traverserons.

 

Pendant le voyage et en rentrant, nous mettrons en ligne des articles sur le voyage, prendrons des photos des personnes rencontrées sur le chemin en vue de l’organisation d’une exposition. Les interviews filmées seront mises en ligne sur la page Youtube de notre projet.

 

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-          Le premier objectif du projet « EuroFeminist Tour » est de mettre en lumière le combat des femmes (et des hommes) qui assument d’être féministes et de se battre pour le droit des femmes que ce soit dans la sphère politique, associative, artistique ou dans la société civile en Europe.

-          Nous souhaitons combattre les stéréotypes dont les féministes sont victimes avec humour.

-          Il s’agit aussi de créer une communauté féministe européenne qui pourrait se rencontrer pour des événements ou des partenariats par la suite avec l’association. Mettre en relations des artistes, des associations, des politiques ou des personnes issus du monde économique pour élaborer ensemble des projets avec l’objectif de faire progresser la visibilité, les droits et le pouvoir des femmes ensemble.

-         Enfin il y a un objectif artistique : celui de réaliser des portraits des personnes rencontrées dans les différents pays pour montrer en images les différents visages des féministes et organiser une exposition en rentrant du voyage et plus tard rassembler ces témoignages et ces photos dans un livre.

 

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Margaux Pastor (La chargée de projet)

 

Qui es-tu?

Je m’appelle Margaux Pastor, j’ai 27 ans et je vis actuellement à Paris. Je suis née à Montpellier, j’ai profité du soleil du sud jusqu’à mes 19 ans et je suis partie après une année de prépa en sciences politiques à Lyon pour ma licence en sciences politiques et relations internationales à l’université Lyon III (licence qui a disparu depuis). Je suis partie en Australie pendant un an, par amour et par goût de l’aventure avant de rentrer en France pour entreprendre un master en études européennes et relations internationales à l’Institut des Hautes Etudes Européennes de Strasbourg (Institut qui lui aussi a disparu et a été annexé à l’I.E.P de Strasbourg) (J’ai un parcours universitaire fantôme). Après moult péripéties : retour chez ma mère, retour à Strasbourg, j’ai finalement suivi mon compagnon à Paris lorsqu’il a trouvé un emploi. J’y suis toujours et j’essaye d’y créer ma propre chance en tant que photographe.

 

Donc tu es photographe?

Depuis toute petite, j’adore l’art : le dessin, la peinture, la photo. J’aime traîner dans les musées, j’adore l’histoire, et j’admire l’architecture. Au bac, j’avais pris d’ailleurs l’option « art plastique », et j’avais construit mon projet autour du droit des femmes… Je voulais faire des études de stylisme ou d’histoire de l’art. On m’a bien fait comprendre que je ne trouverais jamais de travail dans ces domaines. Mouarf, si j’avais su…

J’ai toujours eu plus ou moins un appareil photo sur moi, jetable, puis un digital assez basique, puis finalement un reflex. Un jour, alors que je cherchais une issue à l’ennui mortel de ma vie en tant qu’hôtesse d’accueil, je me suis simplement dit « Pourquoi pas moi? » et voilà, j’ai commencé à me dire que je pouvais essayer d’en vivre, que c’était un projet, que ça m’occuperait et que je me battrai pour y arriver. A force de chercher du travail et de laisser les autres décider de ce que je devais faire, j’avais oublier que je devais reprendre la main et devenir actrice de ma vie.

 

Comment es-tu devenue féministe?

J’aimerais bien dire que je l’ai toujours été mais ça serait un mensonge. En fait, durant toute la période de mon enfance et de mes études, je n’ai jamais vraiment ressenti la différence entre les garçons et moi. Mes parents nous ont traité mon frère et moi de la même manière et nous ont donné les mêmes chances. Je n’ai jamais eu de problème pour assumer ma sexualité non plus, j’ai eu tous les renseignements sur la contraception mais on ne m’a jamais embêtée sur qui je voyais, qu’est ce que je faisais. En plus, je suis issue d’une famille de classe moyenne, je vivais dans une maison, je n’ai jamais manqué de rien jusqu’à la fin de mes études (sans rouler sur l’or non plus), je suis en bonne santé, blanche, hétéro et bien intégrée. Féministe? Le mot ne m’inspirait pas confiance, mais si vous m’aviez demandé à l’époque, étant quand même assez consciente des injustices (on ne fait pas des sciences politiques sans avoir envie de changer le monde, non?), j'aurai répondu que bien sûr je soutenais le droit des femmes.

J’ai ressenti la rage un soir, il y a trois ans, au détour d’une conversation sur l’avortement avec deux garçons qui étaient contre. Comment pouvaient-ils imaginer qu’ils pouvaient décider à la place des femmes? J’ai senti que mon corps m’échappait. Jamais je ne souhaiterais que l’on décide à ma place de ce que je dois faire dans une situation pareille. Ce soir là ils m’ont « traité » de « féministe », j’ai décidé que non seulement j’acceptais le terme, mais qu'en plus il n’y avait pas de raison que je n’en sois pas fière de l’être! C’est comme ça que j’ai pris conscience de tout, que j’ai ouvert les yeux sur le patriarcat, que j’ai commencé à militer, à me renseigner, à lire sur la question.

Dans ma recherche d’emploi, et dans mes emplois successifs, j’ai été victime de cette discrimination, à des moments où je ne l’attendais même pas et cela a eu parfois des conséquences très difficiles. Et c’est TOUJOURS une douleur. Je ne peux que compatir à celle des millions de femmes qui la subissent elles, quotidiennement et dans des proportions toutes autres.

 

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Agathe Sayegh (la graphiste)

 

 Après une licence de lettres modernes à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, j’ai intégré l’École Supérieure d’Art des Pyrénées où j’ai suivi un cursus de cinq ans en Design Graphique Multimédia. En janvier 2015, diplôme en poche, je suis partie à la conquête de Paris sans trop savoir dans quelle aventure j’embarquais… mais aventure oblige, et étant grande passionnée de Cinéma, je devais être à la hauteur de l’image que je me faisais d’une héroïne indépendante, confiante, curieuse et créative. Sauf que non, je ne suis pas résumable en une phrase comme tant —trop— de rôles féminins, au cinéma ou à la télé, qui représentent, généralement, la femme comme dépendante, secondaire, soumise, monochrome.

 

Je me suis donc penchée sur qui j’étais vraiment, qu’est-ce qui me faisait rêver, qui m’enrageait, qui me faisait me sentir utile. Mon grand combat, c’était quoi ? C’était si évident que j’ai mis du temps à le comprendre…

 

Lorsque j’ai terminé ma licence de lettres en Angleterre, j’ai dû écrire une dissertation sur le féminisme dans Death Proof de Tarantino. Ce travail m’a passionné et c’est vraiment là que ça m’a frappé : mon grand combat c’était d’être une femme, parmi les femmes, parmi les hommes.

 

En fait, j’avais toujours été une féministe dans l’âme, mais —comme Margaux— je n’avais pas compris ce que cela impliquait vraiment. À vrai dire, lorsque j’étais adolescente, je me suis mise à croire au mythe de la féministe enragée. La violence et l’agressivité dont on les accusaient, partout, tout le temps, m’empêchaient de comprendre à quel point nous étions tous concernés par ce sujet.

Mais la violence en général faites aux femmes, les inégalités et le sentiment d’insécurité dont j’ai été témoin et parfois victime moi-même m’ont fait réaliser qu’il fallait que les choses changent.  J’ai compris que stigmatiser et discréditer les femmes qui se mobilisent, se battent et s’expriment était un moyen d’empêcher qu’on les écoute. Je ne crois plus au mythe de la féministe hystérique qui déteste les hommes. Il n’existe qu’un combat, celui de l’égalité. Et il s’adresse à toutes et tous.

Cela va sans dire que les femmes sont les premières cibles de la misogynie, et ça par-delà toutes les frontières : qu’elle soit physique ou morale, la souffrance est toujours là. Encore aujourd’hui, trop de femmes ressentent dans leur chair que les hommes peuvent être de potentielles menaces et ont peur de sortir seules dans la rue. Elles sont trop nombreuses à se sentir jugées par rapport à leur physique ou leur tenue. Et trop de femmes sont violées et/ou meurent chaque jour sous les coups des hommes. Cependant, bien qu’étant victimes majoritaires, elles ne sont pas pour autant les seules : des hommes aussi souffrent de cette stigmatisation et de toutes ces inégalités. Nos sociétés et nos cultures ont tant été basées sur l’opposition entre l’homme et la femme et leurs conceptions propres que pour être un « vrai mâle », ils se doivent d’être tout ce qu’une femme n’est, soi-disant, pas : ils se doivent d’être viriles, forts et courageux, réfléchis et conquérants.

 

En tant que graphiste, je m’interroge : pourquoi les hommes et les femmes se cantonnent souvent à des mondes et des couleurs propres aux stéréotypes de leurs sexes?

 

Emma Watson l’expliquait brillamment, le 20 septembre 2014, lors de son discours à l’ONU pour la campagne He For She : « Nous parlons peu des hommes qui sont prisonniers de stéréotypes liés au genre, mais je sais qu’il y en a, et que le jour où ils parviendront à s’en libérer, la situation des femmes s’en verra spontanément améliorée.  Si les hommes n’ont plus besoin d’être agressifs pour se faire accepter, les femmes ne se sentiront plus obligées d’être soumises. Si les hommes n’ont plus besoin de dominer, les femmes n’auront alors pas à être dominées. Les hommes, au même titre que les femmes, ont le droit d’être sensibles. Les hommes, tout comme les femmes, devraient se sentir libres d’être forts… Il est grand temps que nous appréhendions l’égalité comme un spectre, au lieu d’y voir deux idéaux distincts et opposés. »

 

Je ressens aujourd’hui le besoin de voir des hommes à nos côtés et j’aimerais qu’ils se sentent concernés et qu’ils se battent avec nous parce que, selon moi, le féminisme ne gagnera jamais le combat contre l’inégalité si cette opposition perdure. Aujourd’hui, plus que jamais, j’ai le sentiment que le féminisme mobilise et que les choses sont véritablement en train de changer et d’évoluer. Aujourd’hui, plus que jamais, je veux faire partie de ce combat.

 

Je veux me battre, aussi longtemps que je le pourrai, pour que les femmes soient respectées au même titre que les hommes, qu’elles puissent vivre librement et en sécurité, où qu’elles soient, où qu’elles veuillent, dans des villes et des pays qui leur appartiennent autant qu’aux hommes. Je veux qu’elles comprennent qu’elles ne sont pas seulement un corps, et surtout, que si elles ont besoin d’être sauvées, elles sont leurs propres héroïnes, qu’elles ont le droit d’avoir de l’esprit, des opinions, des combats.

 

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-          Le premier impact attendu est de faire connaître le combat des personnes qui se battent pour le droit des femmes en Europe et qui se revendiquent féministes. C’est aussi d’interroger de façon transmédia, les citoyens sur ces sujets, de casser les idées préconçues et d’inciter au débat.

-          Nous souhaitons que les médias s’emparent de ce sujet, qu’ils interpellent les politiques sur les sujets de droits des femmes en France et en Europe.

-         Nous voulons que d’autres filles s’engagent en faveur du droit des femmes, qu’elles participent à la démocratie et au pouvoir politique, que les hommes comprennent les enjeux de ces actions et s’engagent aussi.

 

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Si nous dépassons les 3500 euros...

 

- de 100 euros : Agathe pourra partir avec Margaux dans le pays de son choix pour participer de plus près à l'aventure.

- de 500 euros / 1000 euros et plus : nous pourrons financer une partie ou la totalité d'une exposition à la fin du voyage.

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EuroFeminist Tour

L'EuroFeminist Tour est un projet qui a germé dans la tête de Margaux fin 2014, dans l'espoir de créer une communauté européenne de féministes. Femmes et hommes nous avons besoin de tous les talents pour atteindre ENFIN ! l'égalité. Hop hop hop, on s'y met, il y a du pain sur la planche !

Derniers commentaires

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Trop top comme projet!!! Allez et montrez qu'être féministe c'est pas une tare et qu'on est pas CONTRE les hommes mais pour l'Homme ;)
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Merci à vous :)
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Bon courage pour votre beau projet ! C'est une belle initiative, très constructive !