Un film mettant en scène un homme infirme qui va tenter de faire usage de sa déficience pour redéfinir son environnement.

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Présentation détaillée du projet

"Si je pouvais me traîner jusqu'à la mer ! Je me ferais un oreiller de sable et la marée viendrait."

Fin de partie, S. Beckett

 

Excroissance est un court-métrage expérimental de fiction, une sorte d'errance numérique qui questionne la notion de voyage et de déplacement. D'après une idée originale de Léo Pacquelet et produit par le Fresnoy - Studio national des arts contemporains.

 

 

SYNOPSIS

Un homme est handicapé par une tumeur numérique qui lui pousse dans le dos. Cette tumeur prend la forme d’une tache en relief, une sorte d’excroissance, qui génère en continu un remous de pixel coloré. Cet homme bossu, ce cyborg raté, est en quête d’un paysage sauvage et isolé pour s’y perdre et s’affranchir du mal technologique qui le détruit. Il marche lentement à l’aide de béquilles dans un décor très sombre et dépouillé, presque absent. Il est accompagné d’une jeune femme rencontrée sur son chemin qui est obnubilée par sa tumeur.

A chaque fois qu’ils s’arrêtent de marcher, les personnages se retrouvent dans le même espace, une petite pièce matérialisée par un pan de mur avec une petite fenêtre par laquelle ils peuvent observer le paysage vers lequel ils se dirigent mais qui reste toujours aussi lointain. Face à l’ennui et au désespoir, et frustrés par ce réel inatteignable, les deux personnages vont faire route ensemble vers un décor fantasmé à travers l’excroissance du bossu.

 

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NOTE D'INTENTION

« Toute technique, engagée dans une culture, véhicule un imaginaire ; elle est traversée des récits qui sont à l’œuvre à la fois dans le processus de conception et dans celui de son inscription sociale. Toute technique est engagée dans un processus de symbolisation. » (Le golem et la cybernétique, Michel Faucheux)

Ce projet part d'un intérêt concernant la relation qu'entretient le corps humain avec les nouvelles technologies. De la tablette tactile, qui permet d’avoir le monde à portée de doigts, à la prothèse qui offre une fonctionnalité que le corps a perdu ou n’a jamais eu, le mariage entre le corps et la machine semble être de plus en plus fort et s’illustre d’autant plus fortement dans le domaine de la cybernétique et du biohacking. Pour ce film, je souhaite créer un personnage qui incarne une fragilité et pousser l’idée de la cybernétique dans une dimension absurde, en créant une sorte de cyborg raté.

 

La mise en scène se fera en deux parties qui seront chacune deux types de tournages et deux temporalités très différentes. La première partie, celle avec les personnages, se fera en studio avec des éléments de décor construits. Je souhaite que ce décor matérialise l’espace mental du personnage du bossu : un personnage à la dérive, en fuite, pessimiste, désespéré, inquiet. 

La deuxième partie de la mise en scène sera composée à la fois d’images de paysages sauvages (montagne et bord de mer) ainsi que d’images variées prises au quotidien. Ces images alimenteront par la suite la partie fictionnelle filmée en studio et elles pourront être interprétées soit comme des images flash-back ou des souvenirs, soit comme des images fantasmées par les personnages.

 

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(Aspect possible de l'excroissance)

 

La dégénérescence de l'excroissance

Le moment où l’excroissance dégénère sera semblable à l’apparition d’une erreur dans l’encodage d’un fichier numérique, et par extension au dysfonctionnement d’un dispositif technologique : il y aura d’abord une impression de chaos irréversible, puis peu à peu apparaîtront des choses auxquelles on peut se raccrocher, des choses qui se combinent et donnent de nouvelles formes, une nouvelle narration. 

Dans sa dégénérescence, le corps du bossu va générer son propre environnement (cf : images références ci-dessous)

 

Aspects techniques 

Visuellement, la dégénérescence de l’excroissance sera entre autre obtenue grâce à un travail sur les erreurs de compression vidéo, notamment sur les prédictions temporelles des pixels d’une image à l’autre (cf : vidéo test en haut de page). L’idée étant de créer un lien poétique entre ce bossu qui veut s’affranchir d’une autorité technologique et un pixel qui déjoue les conventions de la compression vidéo et génère des formes et des couleurs tant nouvelles qu'inattendues.

Dans un deuxième temps, il y aura un travail assez conséquent d'effets spéciaux, notamment de modélisation 3D pour que la tumeur numérique ait du relief et soit incrustée dans le dos du personnage.

 

Le son

Dans la partie filmée en studio, le son aura plusieurs caractéristiques. Il pourra d’abord être fidèle à l’image et donc alimenter une ambiance sombre et minimaliste. Sans avoir toujours un aspect réaliste, il pourra aussi se focaliser sur des éléments précis vus à l’image en abolissant tout le reste, par exemple en mettant en avant les craquements de la colonne vertébrale du bossu ainsi que les cliquetis de ses béquilles. Le son pourra aussi par moment s’affranchir complètement de l’image pour ramener des éléments d’ambiance extérieur et ainsi faire revivre aux personnages des sensations depuis longtemps perdues (ex : entendre le bruit de la pluie). Enfin je souhaiterais que tous ces sons forment une composition bruitiste marquée par des éléments de répétitions plutôt minimalistes.

Outre cette composition bruitiste, une voix-off lira une sorte de carnet de voyage dont chaque journée semble être similaire à la précédente tout en relatant la difficulté pour le personnage d’accéder à un lieu ou de le quitter.

 

 

 

IMAGES EXTRAITES DU STORYBOARD

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REFERENCES

 

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Under the skin, Jonathan Glazer, 2014

 

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Fat shades, Takao Minami, 2008

 

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Mountain Tour, Kim Asendorf

 

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I might, in the end, be no more than a reflection of your imagination, Rosa Menkman

 

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Alpi, Jacques Perconte, 2014

 

 

 

PLANNING

 

Tournage en studio :

du 23 au 26 février

 

Tournage en extérieur (paysages) :

de début janvier à début mars

 

Post-production image :

du 2 mars au 2 avril

 

Post-production son :

du 05 avril au 10 mai 

À quoi servira la collecte ?

Bien que le film soit produit et financé par Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains, il nécessite néanmoins un apport financier supplémentaire. 

Pour ce projet, l'apport financier du Fresnoy est alloué en grande partie à la post-production images (effets spéciaux...etc). Vos contributions permettront donc de financer une partie du tournage ainsi que le mixage :

 

Assistant réalisateur/3 jours : 400 €

Chef opérateur/3 jours : 450 €

Assistant opérateur/3 jours : 390 €

Chef électricien/3 jours : 390 €

Electricien/1 jour : 150 €

Chef machiniste/1 jour : 150 €

Chef opérateur son/2 jour : 300 €

Mixeur son/2 jours : 300 €

 

Total : 2530 € (hors charges sociales)

 

Si la collecte dépasse les 2500€? L'argent sera utilisé pour couvrir les frais de diffusion et de déplacement (inscription à des festivals...etc.)

 

Je vous remercie d'avance pour votre précieux soutien.

 

  

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Léo Pacquelet

Né en 1988 à Besançon, je vis et travaille actuellement à Lille. Après un parcours à travers les écoles d’Arts de Besançon, Lyon et Sheffield (UK), j’ai obtenu en 2013 mon Diplôme National Supérieur d’Expressions Plastiques à l’Ecole des Beaux Arts de Montpellier. Je complète actuellement un post-diplôme au Fresnoy, Studio National des arts... Voir la suite

Derniers commentaires

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Salut mon poulet. J'espère que ce n'est pas trop tard. C'était pas l'essuie glace de ma bagnole ?! ça va te couter du pognon en royalties ma poule
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Beau projet!
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Merci Beaucoup!